GEN
GENCIVE , s. f. , gingiva , vhov des Grecs. On donne ce nom à un tissu rougeâtre plus ou moins ferme , qui couvre les deux arcades alvc'olaires , se prolouge entre les dents , et enveloppe le collet , auquel il est fortement attache'. Ce tissa peu connu dans sa nature , se continue avec la membrane palatine, avec celle qui tapisse le plancher de la bouche, les* joues et les lèvres , et s'identifie en quelque sorte avec le périoste des deux arcades alve'olaires
Les gencives sont recouvertes par la membrane interne de la bouche; elles reçoivent le sang de l'artère sous-roentonière de la maxillaire inférieure , de la sons- orbitaire , de la buccale et de la labiale; leurs veines, des jugulaires externe et interne ; leurs nerfs , du sous-orbitaire , du maxillaire inférieur et de la partie dure du nerf auditif. L'usage des gencives est d'affermir les dents qui ne tardent pas à s'ébranler du moment où, par une cause quelconque, elles viennent à se relâcher ou à abandonner le collet des dents. (petit)
gencives (séméïotique). Dans l'état naturel , les gencives sont fermes , de couleur rosée , et elles recouvrent les racines des dents. Durant les maladies, elles éprouvent différentes altérations qui concourent à faire reconnaître diverses affections morbifiques. Les gencives sont le siège de démangeaisons , de douleurs , d'hémorragies , d'excoriations , de crevasses et d'aphtes plus ou moins étendus. Elles diminuent de volume de manière à recouvrir à peine les bords alvéolaires , on au contraire elles s'engorgent , se tuméfient , s'amollissent et offrent des excroissances qui quelquefois dépassent les dents. Elles deviennent blanches , pâles, rouges, livides.
Lorsque , pendant le traitement des maladies vénériennes , le mercure se porte aux gencives , les malades éprouvent un
Ïicoteroent et une démangeaison assez pénibles. Elles se gonent, rougissent, et sont humectées d'une salive plus abondante et d'une odeur fétide.
Le prurit et les douleurs des gencives , qui engagent les ebfans à y porter la main, ou des corps étrangers, sont au nombre des signes de la dentition.
Le saignement fréquent des gencives annonce souvent une faiblesse des fonctions de l'estomac. Le saignement des gencives se remarque dans certaines lésions organiques du foie , dans quelques affections hémorroïdales. Les gencives saignantes, avec le ventre lâche , sont un signe funeste (Hipp. , coac. , liv. ii , chap. 7 ). On trouve cependant quelques exemples de crises survenues dans le saignement des gencives. Araatus Lnsitanus parle d'une fièvre ardente qui fut jugée par nne hémorragie des gencives. Le malade perdit plus de cinq livres de sang par cette voie. Dodon<rus dit qu'une hemor-
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ragie critique des gencives termina une maladie ëruptive.
Les gencives sont pâles , blanchâtres, affaissées dans la chlorose , dans quelques scorbuts qui viennent compliquer les affections chroniques , et dans toutes les maladies qui jettent dans le marasme. Durant les fièvres adynamiques elles sont , ou plus rouges que dans l'état naturel , ou brunes et même noirâtres. Quelquefois un enduit fuligineux s'étend alors des dents jusque sur une partie des gencives. Les scorbutiques sentent des démangeaisons d^ns les gencives , qui se tuméfient et saignent pour peu qu'on les frotte. Elles sont d'une rougeur livide, molles, spongieuses, et deviennent ensuite extrêmement fétides et fongueuses. Après le scorbut les gencives demeurent affectées , soit parce qu'elles ont été rongées et qu'elles laissent les dents trop à découvert ; soit parce qu'elles restent mollasses et qu'elles couvrent trop les dents. Elles sont alors sujettes à saigner par la moindre pression.
(LAKORi-BCACTAls)
tiy DU I) I X- SEPTIEME VOLUME.