‹ Dictionnaire abrégé de la fableChapitre 2 sur 74 · ABRÉGÉ · texte numérisé non relu

ABRÉGÉ

.A.. Cette lettre , chez les Grecs , était regardée comme de mauvais augure dans leurs sacrifices ; car c'était ordinairement par elle que commençaient les menaces que les ministres de leur religion leur lésaient de la part des dieux. De-là les Grecs désignaient fréquemment cette lettre pour un mot de leur langue qui commence par un a , et qui signifie menace.

Aba ou Ab.£ , ville de la Phocide , ainsi appelée du nom d'Abas , fils de Lyncée et d'Hypermnestre, C'était aussi une ville de Lycie , où il y avait un temple d'Apollon.

Abadir ou Betyle. C'est le nom de la pierre qu'Ops ou Rhée , femme de Saturne 5 emmaillotta lorsqu'elle mit Jupiter au monde , pour la présenter à son mari , qui dévorait tous ses enfants mâles , de crainte qu'ils ne le détrônassent. On a mal-tà-propos confondu cette pierre avec le dieu Terme , puisqu'il n'était pas moins révéré sous la figure d'un pieu ou d'une tuile, que sous celle d'une pierre.

Ae^us , Apollon était ainsi surnommé d'us temple qu'il avait à Aba, ville de la Phocide.

Abantiades , nom patronimique de Persée, petitfils d'Abas , roi des Argiens ^ d'où encore îes rots d'Argos furent nommés Abantiades. Comme il y a eu plusieurs héros du nom d'Abas , leurs fils se trouvant «£iisa gaas ks poètes ? d§sign*'s pa^ celai $Abaïitiadu*

AbantïAS , nom patronimique de Danaé et d'Ala-' lante , toutes deux petites-filles d Abas, roi des Avgiens.

AbarbarÉe , uue des Naïades , que Bu col î on fils inné de Laomédon épousa , et dont il eut deux fils , lEsèpe et Pédase. Honi. i. 6. II.

Abaris était un Scythe , qui pour avoir chante le voyage d'Apollon au pays des Hyperboréens , fut fait grand-pretre de ce dieu, et reçut de lui, outre l'esprit de divination, une flèche sur laquelle il traversait les airs. On dit qu'ayant fabrique une statue de Minerve «les os de Pélops , il la vendit aux Troyens, qui crurent sur sa parole , que cette statue venait du ciel , d'où il Favait aide'e à descendre. C'est ce simulacre qui depuis fut célèbre sous le uom de Palladium,

Il y a eu deux autres Abaris ; un qui fut tué par Persée , et l'autre qui le fut par Euryale.

Abas , fils de Métanire et d'Hippothoon , qnelques- 1ms disent de Céléus. Il fut changé en lézard par la déesse Cérès , parcequ'il s'était moqué d'elle et de ses sacrifices , en ia regardant boire avec trop d'avidité- On croit que c'est le même que Steîlé. Mét. I. o>

Il y avait un compagnon d'Enée, et un Centaure de ce nom.

Il y eut un autre Abas, roi des Argiens, fils de !Lyncée et d'IIypermnestre , et selon d'autres de Eélus. Il fut père de prœtus et J'Acrise , et aïeul de Persée. Il aimait passionnément la guerre.

C'était aussi le nom d'un des principaux Grecs , qui Itorent tués la nuit de la prise de Troie.

Abaster, l'un des che aux de PJuton.

Abatos. C'était un grand rocher séparé de l'île de Philé dans le TS il , où était le tombeau d'Osiris dans un temple qui lui était dédié.

Abdere, ville de Thrace , qu'Abdera soeur de T)\omède fit bâtir. Selon d'autres, ce fut Hercule qui bâtit cette ville en l'honneur de sou ami Abderus, qui avait fcté dévoré par les chevaux de Diomède. Les Abueritajas sont assez communément maltraités par les au-

ciens , étant représentes dans leurs e'crîts avec un caractère de stupidité qui ne s'accorde guère avec la passion qu'ils avaient pour la poésie, pour la musique et pour la déclamation des pièces de théâtre , sur-tout des tragédies. Ils furent contraints d'abandonner leur Ville , à cause d'une quantité prodigieuse de grenouilles et de rats, qui se multipliaient dans ce pays , et ils se retirèrent dans la Macédoine. Pomp. Solin.

Abderus, jeune Grec qui fut dévoré parles chevaux de Diomède, qu'Hercule, après les avoir enlevés à ce roi de Thrace, lui avait donnés à garder. ApolL

Aeeilles. Voy. Aristée.

Abeillion , ancienne divinité des Gaulois. C'est le même qu'Apollon ou le Soleil, ^que les Crétois appelaie7U Abelios.

Abeone et Adeoke, divinités qui présidaient aux voyages; la première au départ, et l'autre à l'arrivée.

Aberides, fils de Ccelus et de Vesta. On croit que c'est le même que Saturne.

Aberrigenes. Voy. Aborigènes.

Abia , fille d'Hercule , sœur et nourrice d'Hyllus. Elle avait un temple fameux en Messénie. Elie se retira dans la ville d'Ira , à laquelle elle donna son nom , et qui fut Tune des sept villes qu'Agamemnon. promit à Achille. Horner.

Aeieiïs, peuples de Scythie, qui e'taient au voisinage des Mysiens de Thrace. On a mal-à-propos cou-, fondu dansHomérc ces Scythes avec les Hippomolgues* Ceux-ci qu'on nommait aussi Galactcphages , fesaient, du lait de jument, leur principale nourriture. Parmi les Abiens , les uns , dit-on , vivaient dans le célibat 7 et les antres tenaient à l'honneur d'épouser un grandi nombre de femmes. Hem. Strabon.

Abïlà. Vcy. Abyla.

Abondais ce , divinité allégorique qu'on représente sous la figure d'une jeune fille au milieu de toutes sortes de biens , avec beaucoup d'embonpoint , des couleurs vives, et tenant en sa main une corne veux-

plie de fleurs et de fruits. On dit que c'est celle d'Acheioùs ou de la cîièvre Amalthée. Cette déesse se sauva avec Saturue , lorsque Jupiter le détrôna. Ovïd. Met. Voy. Corne.

Aborigènes, peuples que Saturne poliea, et qu'il conduisit d'Egypte en Italie , où ils s'établirent. Quelques auteurs ont cru que les Aborigènes étaient Tenus d'Arcadie , sous la conduite d'OEuotrus , et que c e^t pour cela que Virgile les appelle Œnotrii y'ivi. Il y a peu d'étvmologies plus incertaines que celle du nom de ces peuples. Les uns le font venir iïabkorrenda gens , peuple abominable ; d'autres à'Aierr:gèncs , peuples vagabonds , etc.

Abracadabra ., nom qui servait à former une figure superstitieuse à laquelle on attribuait la vertu de prévenir les mal idie et de les guérir. Les lettres de ce nom devaient être disposées ainsi :

ABRACADABRA ABRACADABR ARRACADAB ÀBRACADA A B ft A C AD A B R A C A A B R A C A B R A A B R A B A

Cette figuré e'tant principalement compose'e des lettres du nom Abvaca , le même quAbracax ou Abidxas , qu'on croyait être le plus ancien des dieux, c'tait elle-même révérée comme une espèce de divinité. Voy. Abra.ax,

Abracax et Abraxas , divinité singulière que quelques-uns croient être le Mitlira des Perses. On avait un grand respect pour son nom, dont les let-

très en caractères grecs , prises chacune pour ira chifre, forment dans leur totalité le nombre de trois cents soixante-cinq, qui est celui des jours de Tannée» Voyez Abracadabra.

Abretànus, surnom de Jupiter* V. Abrétie* Abrétie , nymphe qui donna son nom à la Mysie, d'où Jupiter qui y était adoré , fut aussi surnommé Abretànus.

AbsÉe, géant, fils de la Terre et du Tartare.

Absïrte j frère de Médée. Cette Magicienne le coupa par morceaux, et sema ses membres dans le chemin pour retarder son père qui la poursuivait lorsqu'elle se sauva avec Jason. Un fleuve de la Colchide sur les bords duquel on disait que ceci se passa, en fut aussi appelé Absyrte.

Abydos, ville d'Asie sur l'Heïîespont, et patrie de Héro et de Léandre.

Il y en avait encore une de ce nom en Egypte , on était le fameux temple d'Osiris, et ou Memnon fesait son séjour ordinaire?

Abyla ou Abila , montagne d'Afrique, et Calpé* , autre montagne en Espagne sur le détroit de Gibraltar: c'est ce qu'on appelle les colonnes d'Hercule. On feint que ce prince vagabond trouvant ces deux montagnes unies, les sépara, et fit par ce moyen communiquer les eaux de l'Océan avec la Méditerranée.

Acacalis, nymphe qu'Apollon épousa. Ce fut aussi le nom d'une fille de Mines. Paus*

AcacÉsius; c'est Mercure, ainsi surnommé ^lu nom de son père nourricier Acacus, fils de Lycaon.

AcADiivE , fontaine célèbre de Sicile. Elle e'tait consacrée aux frères Paliques , divinités particulièrement honorées dans cette île. On attribuait à cette fontaine une propriété merveilleuse pour faire connaître la sincérité des serments. On les écrivait sur des tablettes qu'on jetait dans l'eau } et si elles ne surnageaient pas , on était persuadé que ces tablettes lie contenaient que des parjures.

Acale on Perdix , neveu de Dédale , inventa la scie et le compas. Dédale en fut si jaloux , qu'il le précipita du haut d'une tour ; mais Minerve par compassion le métamorphosa en Perdrix. Hyg.

Acalis ou Acasis. On croit que c'est la même qu'Acacalis. Voy. Acasis.

Acamarchis , nymphe , fille de l'Océan. , Acamas , îlis de Thésée et de Phèdre. Il était au siège de Troie , et fut député avec Diomède pour aller redemander Hélène. Pendant cette ambassade , qui fut inutile, Laodieée, fille de Priam , eut de lui un fils qui fut élevé par Ethra , aïeule paternelle d7 Acamas , que Paris avait emmenée a^ec Hélène. Quand les Grecs se rendirent maîtres de Troie , Acamas que Virgile nomme x\thamas , fut un de ceux qui s'étaient enfermés dans ie cheval de bois. Au milieu du carnage , ce prince eut la double joie de reconnaître Ethra avec son fils , et de les retirer d'entre les mains des Grecs. Voy. Ethra.

Acanthe, jeune homme , qui fut métamorphosé en oiseau. Ant. lib. Aucun auteur ancien ne parle d'une prétendue nymphe de ce nom changée en plante.

Acantho. La théologie païenne admettait cinq différents soleils , et donnait Acantho pour mère au quatrième. C'ic. de fiât. Deor. L 3. Arnob. /. 4- Un traducteur de l'ouvrage De naturel Decrum , s'est singulièrement mépris , en lésant dire à Cieéron que le quatrième soleil.... naquit.... d'un père appelé Achante, Tome 3 , p. 131.

x4carîïame, province d'Epire. Il y avait aussi une région de ce nom en Egypte , et. une ville auprès de Syracuse , où l'on voyait un vieux temple dédié à Jupiter Olvmpien. Pline. Serv. Thucyd.

Acarnas et Amphoterf&, frères, enfants d'Alcméon et de Gallirhoé. Leur mère obtint de Jupiter qu'ils devinssent grands tout-d'un-coup pour venger la mort de leur père , que les frères d'Âlphésihce çvaient tué. Voy, Alcméon*

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