Le célébrant doit particulièrementpren
dre garde de ne pas prononcer trop vile, ni trop lentement, ni d'un ton trop élevé et capab'e d'interrompre les autres prêtres qui céèbrent en méme temps dans l'église. Sa voix doil être grave, uuiforme et distincte, pour étre entendue de ceux quine sont pas fort é'u'gnésde l'autel et les exciter à la dévolion. Pour les choses qu'on doit dire tont bas, il les prononce assez bas pour qu'il n'y ait que lui qui les entende. Foy. l'articleSr- CRÈTES.
7. « ll ditl'antienne Jntroibo etle psaume Judica » d’une voix intelligible, jusqu'à l'oraison Aufer a nolis, où il commence à parler bas jusqu'à l'Iniroit. On n'omet jam; le psaume Judica, si ce n'est aux messes des morts, et depuis le dimanche de la Passion inclusivement jusqu'au samedi saint exclusivement; et cela seulement aux messes du temps, c'est-à-dire, des dimanches el des féries, el non à-celles des saints dont on fait l'office dans la semaine de la Passion, ni aux messes volives, méme à celle de la croix et de la Passion, si l'on ea dit pendant ce temps-là; car cn toutes ccs messes on doit toujours direle psaume Judica (1).
8. Il incliae la tête durant tont. le verset Gloria Patri, et Filio, et Spiritui sancto; ce qu'il fait toutes les fois qu'il dit ce méme verset, « Jl répéte | ienne {ntroibo ad altare Dei, et fait le signe de la croix sur lui, disant : Adjutorium nostrum elc. »
9. «Quandil dit Confiteor, il tient les maii jointes, étaut incliné profondément, jusqu ce que le servant ail dit Afisereatur ; | ne se redresse qu'après avoir répondu Amen. » ll ue doit ajouter au Confiteor le nom d'aucun saint, soit patron, soil autre. Quaud il dit vobis, fratres, ou vos, fratres, il ne lourne pas vers le servant, et ne dit jamais ces paroles au singulier, quoiqu'il n'y ait point d'autre personne prés: nte.
10. «En disant Mea culpa, etc., il frappe trois fo.s sa poitrine avec la main droite, = non pas du plat de la main, mais du bout des doigls unis ensemble, « tenant la gauche au-dcssuus de sa poitrine, » en quoi il prend garde de ne pas frapper la poitrine avce€ grand effort, el de n» pas élcudre la mais droite hors de la largeur du corps. Ayant son, pendant la semaine de la Pasioe et la seutime Sulite, si on cn célébrsil daus ce tempe-a,
Ant MES
dit mea mazima culpa, il rejoint aussitôt les mains.
11. « Quand le servant a achevé le Confiteor, le célébrant reprend Misereatur vestri , elc., et fait le signe de la croix sur lui, disant: Indulgentiam, etc. Après cela, s'étant incliné médiocrement, il dit: Deus, tu conemus, etc., eLil ne se redresse point qu'il dit Oremus tout haut; en disant ce mot, lend et élève les mains » qu'il rejoint et abaisse aussitôt. Puis étant droit, « il dit tout bas l'oraison Aufer a nobis en montant d l'autel » sans se presser, en sorlo qu'elle soit achevée quand il y arrive.
ARTICLE IV
De Introitu , Kyrie eleison et Gloria in excelsis.
(Robriques.) -
1. Dum dicit : Aufer a nobis, elc., celebrans junctis manibus ascendit ad medium altacis, et ibi inclinalus, manibusque ilem junclis super eo positis, ita ut digiti parvi duntaxat frontem, seu medium anterioris partis labulæ, seu mensæ altaris tangant , residuo manuum inter allare et se rctento, pollice dextro super sinistrum in modum erucis posito (qua omnia semper observanlur, cum manus juncla super altare auntor), secreto dicit : Oramus te, Domine, elc., el cum dicit : Quorum reliquiæ hic sunt, osculatur altare in medio, manibus exteusis equaliter hinc indesuper eo positis :
quod semper servatur, quando osculatur allarc; sed post consecralionem pollices ab indicibus non disjungunter. In omni etiam drosculatione sive altaris, sive libri , sive allerius rei, non producitur siguum crucis pollice vel manu super id quod osculandum est.
2. Oscolato altari, accedit ad cornu ejus sinistrum, id est Epistolam, ubi stans versus allare, producens a fronte ad pectus signum €rucis, iucipit intelligibili voce Introitum. misse, et prosequitur junctis manibus. Cum dicit Gloria Patri, tenens junctas manus, eaput inclinat versus crucem. Cum repelit Hiroitum, non signat se, ut prius ; el eo rejetito, junctis manibus ante pectus accedit ad medium altaris; ubi stans versus illud similiter manibus junctis, dicit eadem voce ter B yrie eleison, ter Christe eleison, et iterum Vr Kyrie eleison, allernatim cum ministro.
Si minister vel qui intersunt celebranti non respondeant, ipse solus novies dicit.
3. Dicto ultimo Kyrie eleison , sacerdos stans in medio altaris , et manus extendens, eievansque usqué ad humeros (quod in omni manuuu elevatione observatur), voce prædicta incipit, si dicendum sil, Gloria in excelsis. Cum dicil Deo, jungens manus, caput cruci ir.c'isat ; quo erecto, stans junctis manibus ante peclus, prosequilur usque ad finem. Cum dicit : Adoramus te; Gratias agimus (ibi , ct Jesu Christe ; Suscipe deprecafionem nostram, et ilerum Jesu Christe, caput cruci inclinat, Cum dicit in fine cum iuncto. Spiritu, scipsum a fronte ad pectus
signat , interim absolvens in Gloria Dci Patris. Amen.
Del'Introti, du Kyrie et du Gloria in excelsis. (Traduction et développements.)
1. Etant arrivé au milieu de l'antel , « il fait une inclination médiocre, cl sans se relever il appuie les mains jointes sur le bord de l'autel, en telle façon qu'il touche du bout des petits doigts toujours unis aux autres, le devant du méme autel, et qu'il n'appuie déssus que lcs extrémités des autres doigts; c'est de celle manière qu'il doit tenir les mains jointes sur l'autel en toutes les autres rencontres, » méme aprés la consécration.
«liditencette posture : Oramus te, Domine, etc. Quand il dit ces mots : Quorum reliquie hio sunt, il étend également les deux mains de part et d'autre sur l'autel » bors du corporal, en sorte que la paume des mains touche la nappe, « et il baise l'autel au milieu » el non
as à côté ; ce qu'il doit observer toutes lcs lois qu'il baise l'autel , si ce n'est qu'après la consécration il met les mains sur le corporal. :
9. 11 est à remarquer, 1* que lorsqu'on doit baiser l'autel, ou le livre , ou quelqua autre chose, il ne faut point faire le signe de la croix dessus avec le pouce ni avec les mains ; 2* quand le corporal est étendu sur l'autel, on peut baiser le corporal à l'endroit de la croix s'il y en a une, préférablement à la corniche qui est autour de quelques autels; afin de-le baiser plus commodément , il faut s'en éloigner tant soit peu , ce qu'il.est bon d'observer aussi lorsqu'on fait quelque in— clination médiocre eu profonde, quoiqu'on ne baise pas l'autel.
3. « Le prêtre ayant baisé l'autel, va, les mains jointes, au côté de l'Epltre, » el marche droit devant lui, en sorte qu'il tourne le côté, et non pas la face vers l'autel ; ce qu'il doit toujours observer quand il marche le long de l'autel. Etant arrivé au lieu où est le Missel, « il se tourne vers le livre et commence '/ntroit tout haut, en faisant le signe de la croix sur lui, puis il continue les mains jointes. »
k. « Au Gloria Patri , il fait une inclina-
tion de téte vers la croix, jusqu'à icut erat , etc., » lournant aussi lant soit peu le corps, e! « tenant toujours les mains jointes; puis il répèie l'/ntroii sans faire aucun signe de croix. »
* B5. « On dit toujours le Gloria Patri à Y'Introit, excepté aux messes des morts, et aux messes du temps, depuis le dimanche de la Passion jusqu’à Pâques ; mais on ne l'omet jamais aux messes des saints ni aux volives.
Au lemps pascal on ajoute à l'Introit deux Alleluia. »
6. « Le prêtre, ayant achevé l'Introit, va, les mains jointes, au milieu de l'autel, où il dit tout baut alternativement avec le servant trois fois Kyrie eleison, autant de fois Christe eleison, el de nouveau trois fois Kyrie eleimais il ne les commence qu'aprés être 6 au milieu et avoir fait une inclina-
tion de tête à la croix. « Si le servant ou les assistants ne répondent point, le prétre les dit neuf fois d'un méme ton de voix, » et il supplée ainsi d'une voix intelligible aux autres choses que le clerc doit dire s'il y manque, excepld Suscipiat aprés Orate, fratres, que le prêtre doit dire à voix basse au déaut du servant, parce qu'il ne le dit pas alors au nom du clerc, mais en son propre nom, disant de manibus meis, etc.
7. « Après avoir dit le dernier Kyrie eleison, élan encore tout droit au milieu de l'autel , il étend et élève les mains selon la largeur du corps et à la hauteur des épaules, sans remuer les poignets (ce qu'il observe toujours lorsqu'il tient les mains étendues ot élevées) » et sa qu'il soit nécessaire de lever les yeux; «il dit du méme ton de voix Gloria in excelsis Deo, s'il le faut dire; à ce mot Deo , il rejoint les mains » devant les yeux (Cerem. episc. l. T, c. 19, 43), les abaisse « devant la poitrine et fait une inclination de tête à la croix, puis il se redresse el continue , ayant les mains jointes jusquà la (in. Il fait une inclination de téte
lorsqu'il dit, Adoramus te; Gratias agimus tibi, Jesu Christe ; suscipe deprecationem sostram , el encore Jesu Christe; à la (in, quand il dit Cum sancto Spiritu, etc., il fait le signe de la croix sur lui ; » il n'est pas nécessaire qu'il rejoigne les mains (S. R.
8. « On dit le Gloria in excelsis toutes les fois qu'on a dit l'hymne Te Deum à matines, et que la messe s'accorde avec l'office. » Suivant cette règle on ne le dit point aux messes votives, méme dans le temps pascal, sinon en quelques cas ci-aprés exceptés, ni à la messe des Rogations qu'on dit le mardi avant l'Ascension, ni aux messes des morts, ni aux messes des veilles des apótres saint Pierre et saint Paul, et de l'Assomption de la sainte Vierge, parce qu'en ces cas, quoiqu'on ait dit le Te Deum à matines, la messe re s'accordo pas avec l'office.
9. De cette régle sont exceptées les messes suivantes où l'on dit le Gloria in excelsis, quoiqu'on n'ait pas dit le Te Deum à malines, ou qu'elles ne s'accordent pas avec l'office : les messes du jeudi et du samedi saints, les messes volives des anges en quelque jour que ce soit , celles de la sainte Vierge au samedi en tout temps, et celle
* d'un saint au jour de son décès, quoiqu'on n'en ait pas fait l'office ni la mémoire; enfin les messes volives qu'on chante solennellement avec le concours du clergé et du peuple pour une affaire importante ou qui regarde le bien public de l'Eglise, si ce n'est que suivant les rubriques, ces messes requiérent les ornements violeis, avec lesquels on ne doit jamais dire le Gloria iu excelsis, selon le décret de la sacrée congrégation des Rites du 19 mai 1607, ni méme le Credo, sinon le dimanche.
VARIÉTÉS
Dans plusieurs Missels usités en France, dca rubriques prescrivent le Gloria in ez-
celsis à la plupart des messes votives dg Sei-
neur et des saints el autres qui ne se e&li-
rent pas sous le rite quadragésimal. Cela est marqué dans les rubriques générales et aux différentes messes votives. Les décreis de la congrégation des Rites l'excluent de la messe votire même solennelle pour us mariage.
Le mercredi et lo samedi des Quatre-Temps de la Pentecôte, le Gloria im excelsis est placé dans le Missel romain immédiatement avant Dominus vobiscum ; et dans le Mise viennois, il est indiqué après le Kyrie. Dass ce Missel il n'y a Flectamus genua que la vendredi saint, et dans l'ancienne édition, le mercredi des Quatre-Temps de l'Avent; il ne dit pas qui doit répondre Levate aox messes basses; la rubrique de Paris veut que ce soit le prétre lui-méme.
Dans le rite lyonnais le prétre (ait vae petite inclination à la croix en disant Deminus, puis se tourne vers le peuple pour dire vobiscum. Dans les autres rites il oe faut pas séparer tes deux mots
ÁRTICLE V.
De oratione.
(Rubriques)
1. Dicto hymno Gloria in excelsis, vel, si non sit dicendus, eo omisso, celebrans oscalatur altare in medio, manibus hinc inde se per eo, ut supra, exlensis : tum illis aote pectus janctis, et demissis ad terram oculis, vertit se a sinistro latere ad dextrum versus populum, hoc est, per eam partem quee respicit cornu Epistolæ, et extendens ac jungess manus ante pectus, ut prius, dicit voce prædicia. Dominus vobiscum, vel, si sil episco-
us, Pax vobis (quod dicilur tantum boc To, quando diclus est bymnus Gloria is wæcelsis), À Et cum spiritu tuo; el junctis ul prius manibus revertitur per eamdem viam ad librum, ubi eas extendens et jungens anle pectus, caputque cruci inclinans, dicit Oremus; tum extendit manus ante pectus, ila ol palma unius manus respiciat alteram, et digitis simul junctis, quorum summitas bumerorum altitudinem distantiamque non excedat; quod in omni extensione manuum aule pectus servalur.Slans autem, ut supra, exlessis manibus, dicil orationem. Cum dicit Per Dominum nostrum, jungit manus, eaque junctos tenet usque ad finem. Si aliter coacloditur oratio Qui tecum, vel Qui vivis, cum dicit ín unitate, jungit manus.
2. Cum nominatur nomen Jesus, caps versus crucem inclinat : quod etiam fact cum nominatur in Epistola. Et similiter ubicunque nominatur nomen beate) Mariæ vel sanctorum, de quibus dicilur missa vel 6t commemoraliv, ítem in oratione pro pap:
quando nominatur, semper caput inciieat, non tamen versus cruc. m. Si plures orationes sint dicendæ, idem in eis, in voce, exlessione manuum. et capilis inclinatione, quod supra dictum est, observatur.
3. Si allare sit ad orientem versus popu- Jum, celebrans versa facie ad populum, non verit humeros ad altare, cum diclarus est
us MES
Dominus vobiscum; Orate, fratres; Ite, missa eit, vel daturus benedictionem : sed osculato altari in medio, ibi expausis et junctis manibus, ut supra, salutat populum ct dut benedictionem,
&. In Quataor Temporibus, vel alias, quando dicendae sunt plures orationes cum prophetiis. dicto. Kyrie eleison, in medio altaris, reverlilur ad cornu Episto'ie, ubi stans ante librum, extensis et junctis anle peclus manibus, c put croci inclinans, dicit Oremus, Flectamus genua, et illico manibus super allare extensis, ul seipsum ad altare sustineat, genuflertit et, sine mora surgens, eadem
inistro respondente Levate, manibus t orationem ut supra, el in conclusione eas jungit. Dum autem legit prophetias, tenet manus super librum vel super allare positas, ut mox dicetur de Epistola.
Des oraisons.
(Traduction et développements.
1. «Le Gloria in excelsis étant dit ou, si on doit l'omettre, aprés le Kyrie. le célébrant baise l'autel, ayant les mains étendues dessus de part et d'autre; puis, les joignant devant la poitrine ct baissant la vue. il se tourne vers le peuple par le côté de l'Eplire; étendant jusqu'à la largeur des épaules les mains, qu'il rejoint aussitôt comme auparavant, il dit tout haut Dominus vobiscum, »
sans aucune inclination de tête, et saus appuyer le dos contre l'autel, ce qu'il observe loujours en semblables occasions.
2. Reinarquez, 1° que quand le célébrant €«nd les mains pour les rejoindre, il peut en méme temps les élever, selon l'usage cuuforme au Cérémonial des évêques (Liv. 1, ch. 19), où il s'agit de quelque célébrant que ce soit, per episcopum vel alium celebrantem. Cependant, selon le méme Cérémonial (Liv.u, . 8, n. 39, 35 et 66) et la congrégation des Rites, il n'est pas nécessaire d'élever les mains quandons'adresse aux assistants par ces paroles: Dominus vobiscum, Oremus, Orate fratres; mais à Gloria in excelsis, Credo, V eni, Sanctificator, et autres paroles auxquelles la rubrique marque cette élévation ; le célébrant étend premièrement les mains, puis il les élève tant soit peu (c'est-à-dire jusqu'à la hauteur des épaules, suivant la rubrique du Missel, tit. &, n. 3, et le Cérémonial, liv. i, Chap. 8, ou devant les yeux selon le méme Cérémonial, liv. 1, ch. 19, n. 3); ensuite il ks rejoint vers la poitrine comme auparavant. Il] y a encore d'autres endroits où suivant le Missel et le Cérémonial des évéques, on duil uu peu élever les mains; mais
(1) En suivant la règle du Cérémonial, c'est-à-dire en &lerant les mains toutes les fois qu'on les étend pour les rejoindre, on s épargne la peine de distinguer les cas où ls rubrique prescrit de les élever. Quelques-uns trouvent. Mus de grâce, de bienséance et méme de piété à les élever ainsi. On peut toujours le faire, puisque le Cérémonial ques, 1.1, c. 19, en fait une règle générale sous ce tire : Ordo el modus jungendi .. manus, etc. Au n. 3, ll applique cette règle à Dominus vobiscum, Oremus, et uires paroles semblables. Cum ea rerba incipit proferre, dliguentulum disjungit (manus), el mox, dum pronuntiat ullima verba ex pradiclis , eas iterum aule. oculos elevatis huit. 11 semble, d'après celte citation, qu'on devrait tou-
MES 406 nous les marquerons ci-après dans leur propre lieu (1).
3. Remarquez, 2* que ceux qui se servent de lunettes doivent les ôter et les mettre sur V'autel hors du corporal, avant de se tourner vers le peuple, s'il n'est pas d'usage de les garder quand on se tourne; mais il ne paraít pas plus inconvenant de garder les lunettes pour se tourner un instant vers le peuple, que d'interrompre les prières et les cérémonies pour les quitter et les reprendre.
^. Si le célébrant est à un autel tellement disposé qu'en disant la messe il ait la face tournée vers le peuple, il ne se tourne point lorsqu'il doit dire Dominus vobiscum; Orate fratres, el Ite, missa est, ni quand il doit donner la bénédielion; mais ayant baisé l'autel au milieu, il salue le peuple par les paroles susdiles, ou lui donne la bènédiction.
5. Quand il a dit Dominus vobiscum, il fera bien d'avancer le pied droit le premier, pour relourner au livre avec plus de gravité et de bienséance; car, par ce. moyen, en faisant mE pas, il arrivera comme il faut devant le
ivre.
6. « Il retourne au livre ayant les mains jointes; étant nrrivé, il les étend, puis les rejoint aussitôt devant la poitrine, comme nous l'avons dit, el faisant en même temps une inclination de tête, un peu tourné vers la croix, il dit tout haut Oremus, et poursuit l'oraison du méme ton, élant debout et tenant les mains séparées et élevées, en sorte quela paume d'une main regarde l'autre, et que l'extrémité des doigts joints ne passe ni la hauteur des épaules, ni la largeur du corps ; ce qu'il faut observer toutes les fois qu'on tient les mains étendues et élevées. »
7. «A la conclusion Per Dominum nostrum, il joint les mains jusqu'à la (in; mais si l'oraison se conclut autrement, savoir :
Qui tecum, ou Qui vivi nejoint les mains qu'à ces mots, 7n unitate, elc., » quoigu* immédiatement avant cette conclusior, Oui tecum, ou Qui vivis, il ail dil ces paroles, Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum, qui sont dans l'oraison de saint Etienne et quelques autres. Il ne se tourne pas vers la croix aux conclusions des oraisons, sinon quand le nom de Jésus s'y rencontre, « lequel on ne prononce jamais dans la messe saus faire une inclinalion de téte à la croix » ou au sain! sacrement s'il est sur l'aulel, excepté que pend :nt l'Evangile on fait l'inclination vers le Missel, comme il sera dit ci-après (2):
8. « Il fait aussi nne inclination sans s^ tourner vers la croix toutes les fois qu'il
jours en sgir ainsi. Mais comme la rubrique du Missel se eontente de dire en plusieurs cas ( c'est-à-dire, quand on s'adresse aux assistants ) qu'il faut joindre les mains, devant la poitrine; comme la congrégation s'est bornée à dire : Serventur rubricæ, il s'ensuit qu'on est libre dans les cas où la rubrique ne prescrit pas l'élévation des mains. (2) Selon les rubriques parisiennes et viennoiscs, on «e tourne vers la croix au commencement de la conclusion, et l'on ne joint les mains qu'a unifate; mais pourquoi se lourner vers la croix quand on ne prononce pas le nom Jésus, surtout quand on ne s'adresse pas à lui, n Père, par ces paroles : Qui tecum vivit el requat ? Serail -ce. your représenter l'union des trois personnes divines qu'on .
prononce le nom de la sainte Vierge ou celui des saints dont il dit la messe ou fait la mémoire, si cette mémoire est prescrile ; et n reillement au nom du pape, » soit dans l'oraison qu'on dit quelquefois pour lui, soit dans le canon de la messe (1).
9. Remarquez touchant cette inclination qu'on doit faire au nom des saints, 1* que selon l'opinion jugée plus probable par Merati et Romsée, conformément à la rubrique qui dit ubicunque nominatur, on doit incliner la téte en prononçant le nom sous lequel l'Eglise honore ces saints, quand il se trouve dans le titre des Epltres et des Evangiles, où quelques-uns sont exprimés, aussi bien qu'aux autres endroits de la messe, où on les profére avec quelque vépération particuliére, comme aux oraisons, à l'Epltre, à l'Evangile, au Canon, etc.; 2* qu'on ne la fait point dans la mémoire commune des saints, savoir: l'oraison À cunctis, mais seulement dans les mémoires particulières, comme sont elles qu'on fait aux fêtes des saints, ou dans leurs octaves; 3° qu'on la fait aussi bien dans les messes volives des saints, qu'à celles qu'on dit le jour de leur féte; 4° que par le nom des sainis auquel on doit faire inclination l'on entend seulement le nom propre sous lequel ils sont connus et nommés communément dans l'Eglise, et non pas celui do dignité ou d'office.
10. S'il y a plusieurs oraisons, le prétre ne dit Oremus qu'à la première et à la seconde; H dit Per Dominum, etc.. ou autre conclusion convenable, à la première et à la dernière seulement ; « il dil toutes ces oraisons de la manière qui a été marquée ci-dessus. »
11. Aux Quatre-Temps et autres jours oà Jl faut dire plusieurs oraisons et prophéties, ayant dit au milieu de l'autel Kyrie eleison, il fait une inclination de téte à la croix, et retourne au côté de l'Epitre, où i! dit Oremus de la manière ordinaire, el ensuile Flectamus genua, s'il le faut dire, faisant la génuflexion au méme lieu, d'un seul genou, les mains étendues et appuyées sur l'autel, et se relevant incontinen! ue le servant a répondu Levate, il aison les mains étendues, lesquelles il rejoint à la conclusion ; mais lorsqu'il lit les prophéties, il tient les mains sur le livre ou sur l'autel, comme nous le dirons ci-après en parlant de l'Epitre.
12. Aux fêtes doubles on ne dit qu'une oraison, si ce n'est qu'il faille ajouter quelque mémoire qu'on ait faite à l'office. Sur quoi il faut remarquer que quand on a fait wémoire d'une fête simple aux premières vépres de l'office, on en fait aussi mémoire à la messe; mais quand on n'a fait mémoire joint les mains à wmitale ? n'est-ce pas plutôt pour mar- Quer là prière, comme à Qremus ? Cette jonction de mains, selon Gavautus, est un signe de dévotion et d'humilité, par lequel on termine la prière comme ou l'a commencée,
(1) La rubrique ne dit pas clairement s'il faut faire ii clination au nom de Marie à toutes les messes; le. Mi vrennois de 1784, à la prière icanies, indique l'i clination au nom de Jésus, et nou à celui de Marie: lar brique de 1840 l'indique aussi au nom de Mari f imément au Cérémonial des évêques, 1. LI, ch. 8, n. 46, qui dit expressément m profert nomen Jesu vel Marie, AWgutxar 58, sed profunaius cum dicil Jesus; quod el omne
d'une fête simple qu'à laudes seulement , on n'en fait point de mémoire aux grand'messes, mais seulement aux messes basses. ll en faut excepter le dimanche des Rameaux etla veille de la Pentecôte, auxquels jours on ne dit jamais qu'une oraison à la messe, et l'on n'y fait aucune mémoire, quoiqu'à l'office on en ail fait de quelque féle simple.
13. On fait mémoire du dimanche quand on célèbre en ce jour-là quelque fête double, et lorsque dans une octave on fait l'office du dimanche ou de quelque fête, on fait mémoire de l'octave, si ce n'est que la fête soit des plus solennelles et de celles qui excluent celle mémoire, selon les rubiques du Bré- Yiaire.
15. On fait mémoire des féries de l'Avent, du Caréme, des Quatre-Temps, des Rogations et des veilles, quand quelque fête double ou semi-double se rencontre ces jours-là ; mais dans les églises cathédrales ei dans les collégiales on dit pour lors deux messes hautes (excepté aux féries de l'Avent qui n'ont point de messe propre); la premiére est de la fête, et la seconde est de la férie, ct l'on ne fait point mémoire de l'une à la messe de l'autre. Si la féte cst de premiére classe , on ne fait rien de la veille, ni à la messe ni à l'office.
15. Lorsqu'on fait mémoire de la férie des Quatre-Temps faut prendre la première oraison aprés l'Introit, qui est la mé.ne qu'on dit à l'office divin.
16. Aux dimanches el aux fêtes semidoubles, on dit trois oraisons, comme elles sont marquées dans le Missel, si ce n'est qu'il faille faire plusieurs mémoires qui obli-
ent d'en dire davantage. ll faut excepter ics imanches suivants : 1° celui des Rameauz, où l'on ne dit jamais qu'une oraison à la messe, comme il a été dit ci-dessus ; 2* celui de Quasimodo, où l'on n'en dit aussi qu'une, à moins qu'on n'ait fait à l'office la mémoire de quelque fête simple ; 3° celui de la Passion, où l'on n'en dit que deux , et s'il faut fe mémoire d’une fête simple, on omet l'oraison pour l'Eglise ou pour le pape, laquelle devait être la seconde : car les mémoires communes cédent en tout temps de l'année aux mémoires particulières des saints qui se rencontrent, de sorte que le nombre le deux oraisons preserit par la rubrique propre de ce dimanche avec exclusion d'ure troisième étant rempli par la mémoire d'une fête simple, on doit par conséquent omeltre l'oraison pour l'Eglise ou pour le pape : on le pratique ainsi à Rome; &* on n'en dit aussi que deux au dimanche de la Trinité, en tous ceux qui se rencontrent dans le: oc- . C'est ainsi que l'Eglise distingue le culte de Marie
de celui de Dieu et de celui des saints.
Les Missels français qui marquent une inclipstion 2e nom de Jésus, el n'en marquen point à celui de Marie qui précàde;dans la prière Communicantes, peuveut induire ea erreur. [I est à remarquer que l'Eghse s institué une Rte en l'hooneur du nom de Marie, comme en l'hoeneur da nom do Jésus, mais d'un degré ‘inférieur ; et que daas les processions oü l'on chante les litanies on est d'abord à ge« hour, et on ne se lève qu'après l'invocation de Marie , tee lon le Rituel ro;aio, Procession du 25 avril.
us MES tres, excepté quand il faut faire quelque mémoire d'une féte simple.
17. Dans les octaves de Pâques el do la Pentecôte, on ne dit que deux oraisons , la première du jour, et la seconde pour l'Eglise ou pour le pape; on omet cette seconde quand on fait mémoire de quelque fête simple qui arrive en ce temps-là, pour la raison rapportée au numéro précédent; mais dans le autres octaves on dit trois oraisons, el quand il n'y a point de mémoire particulière à faire, la seconde oraison est Concede 10, e la troisième pour l'Eglise ou pour lo pape. ll n'y a point d'exception quant à la troisième, mais bien pour la seconde, au lieu de laquelle on dit dans l'octave de l'Epiphanie : Deus, qui salutis, et dans l'octave dela Tonssaint et dans celles de là sainte Vierge, Deus, qui corda fidelium. Quant au jour de l'octave, comme l'office est double, on ne dil qu'une oraison, si ce n'est qu'il y ail quelque mémoire à faire.
18. On dit aussi trois oraisons aux messes des vigiles, à la réserve de celle de la Penteróte et de celle de Noël, dans lesquelles on wen dit qu'une, si ce n'est quand celle-ci arrive un dimanche, duquel on doit faire mémoire à la messe de celte vigile.
19. Aux fétes simples el aux féries on dit trois oraisons, comme aux semi-doubles ; on peut même ces jours là en dire cinq ou sept, selon la dévotion du célébrant; on en dit quatre ou six, lorsque lcs commémorations qui sont à faire exigent ce nombre; car il west pas prescrit par la rubrique qu'aux lites, soit semi-doubles, soit simples, el aux féries, les oraisons que l'on dit à la messe ‘0ienl en nombre impair, comme il a été dédaré parle décret de lasacrée congrégation du ? décembre 1685. On peut donc, aux jours simples, ne dire que quatre oraisons, s'il n'y ena pas davantage à dire, selon la rubrique des commémoraisons. Quant aux féries du lemps de la Passion jusqu'au mercredi saint inclusivement, on n'y dit que deux oraisons, omellant celle qui est marquée en second lieu poor l'Eglise ou pour le pape, quand on fait mémoire d'une fête simple, selon la réponse que la congrégation a faile, ayant été intermgée sur ce sujet, le 15 septembre 1736. Il ven est pas de méme des messes qu'on dit aux fêtes semi-doubles dans la semaine de la Passion; car on i dit à l'ordinaire trois orai- 3005, savoir, celle de la férie au second lieu, el celle pour l'Eglise ou pour le pape au troisième. Mais dans les églises cathédrales *i dans les collégiales où l'on célèbre en ces jurs-là deux grand'messes, une du semidouble et l'autre de la férie, on ne dil en
l'une et en l'autre que deux oraisons, savoir, -
telle du jour et celle pour l'Eglise ou pour le pape. Si dans cette méme semaine de la Passion quelqu'un disait une messe volire avec cause raisonnable, il devrait dire trois vraisons, dont la seconde serait de la férie, tlla troisième pour l'Eglise ou pour le pape.
30. Aux messes volives on observe pour lenombre des oraisons ce qui vient d'être warqué pour les fetes simples et les féries.
MES At
La seconde oraison est toujours celle de l'office qu'on a dit, et la troisième celle qui devrait étre dite la seconde, si on cüt dit la messe conforme à l'office; pour celle qu'on eût dile au troisième lieu à la messe du jour, si c'est une mémoire particulière qu'on ne
doive pas omettre, on la ditla quatrième,
saus qu'on soit obligé d'en ajouter une cinquième pour garder le nombre impair; si ce n'est pas une mémoire particulière qu'on ait faite à l'office, mais seulement une commune, encore qu'elle fût déterminée par la rubrique, on peut l'omeltre, à moins que par dévotion on ne voulût dire cinq oraisons ; car alors il faudrait qu'elle fût du nombre de celles qu'on veut ajouter. Ou observe la même chose quand on dit la messe d'un saint titulaire d'un autel au jour de sa fée, dont on n'a pas dit l'office. 11 faut excepter les messes volives solennelles qu'on dit pour une affaire de grande importance ou quiregarde lebien public de l'Eglise, dans lesquelles on ne dit qu'une oraison, à la réserve de celles qu'on dit pour action de grâces, où l'on ajoute une seconde oraisun marquée en son lieu, laquelle on joinL à la premiére sous une méme conclusion. Si la messe volive pour l'aclion de gráces est basse, on ne dit qu'en lroisième lieu l'oraison marquée pour l'action de grâces.
21. On n'omet point les oraisons communes qui sont marquées dans le Missel pour le second el le troisióme lieu, sii quand le nombre des oraisons est rem, les mémoires particulières qui se rencontrent dans l'office du méme jour; s'il n'y a qu'une mémoire particulière à faire, on dit au troisième lieu l'oraison qui étail marquée pour le second, ometiani celle qui était assignés pour le troisième.
92. Lorsqu'aux messes des fêtes simples et des féries, on ajoute par dévotion quelques oraisons qui ne sont pas marquées daus le Missel pour ce jour-là, on ne les doit dire qu'aprés les oraisons communes qui sont prescrites pour le second et le troi sième lieu. Quand pour un sujet important au bien public, l'évêque ordonne de diro chaque jour pendant quelque temps l'oraison Deus, refugium nostrum ou autre convenable, on la doit ajouter comme une nouvelle mémoire, en sorte qu'on n'omelle aucnne des oraisons prescriles par le Missel (S. C.). Quand elle devient ainsi la quatrième aux simples, aux féries ct aux messes volives, il n'est pas nécessaire d'en ajouter une cinquième, quoiqu'on puisse le faire.
On omet la susdile oraison aux fêtes de la premiére classe ; on l'omet aussi aux messes solennelles des fêtes de la seconde. On ne la dit, ni la veille de Noël, ni la veille de la Pentecôte, ni le dimanche des Raueaux.
23. L'ordre qu'on doit garder entre les oraisons est de dire celle du dimanche avant celle du jour infra octavam, celle-ci avant celles d'une férie majeure et d'uno vigi:e; ces dernières avant celle d'une féte simple; celle des Simples avant les communcs qui sont pour le second el le troisième lieu, el celles-ci avaut
les oraisons votives qu'on dit par dévotion.
Entre les eraisons votives on dit celles de la sainte Trinité, du Saint-Esprit, du Saint- Bacrement et de la Croix, avant celles de Notre-Dame; ces dernières avant celles des Auges, de saint Jean-Baptiste, de saint Joscph; et celles-ci avant celle des Apótres, etc., s lon l'ordre suivi dans les litanies. Si l'on fait mémoire des défunts, soit en général, s6it en particulier, on la met toujours au pénultième lieu.
24. Quand la troisième oraison est laissée par la rubriqve t 14 volonté du prêtre, il ne faut pas entendre cela dans ce sens qu'il lui soit libre de la dire ou de l'omettre , mais seulement qu'il lui est perinis de choisir dans le Missel celle qu'il voüdra, suivant l'ordre prescrit par les rubriques; et mémo en ce cas, s'il célèbre en présence d'une personne supérieure onduclergé assemblédans une messe solennelle, il doit s'abstenir par modestie de dire l'oraison qui a pour titre Pro seipso sacerdote, ct choisir plutôt celle qui peut convenir aux supérieurs ou au clergé.
25. Dans l'oraison À cunctis, et dans sa Postcommunion, on doit prononcer à la lettreN le nom du patron ou titulaire de l'église où l'on célèbre, le nommant en sun rang, c'est-à-dire, après les apôtres, s'il est moins digne, et avant eur, s'il les doit précéder, comme si c'est saint Michel ou saint Jean-Baptiste, ou saint Joseph , auquel cas on dit ainsi: Cum beato Michaele archangelo, ou cum beato Joanne Baptista, ou cum beato Top atque beatis apostolis tuis. Petro ct Paulo et omnibus sanctis. Si l'on dit une messe votive du patron, on doit omettre son nom dans l'oraison A cunctis, sans nommer un autre saint dont on fait mémoire à volunté, ou dont on a une gne relique dans celte église, ni un autri t sclon sa dévotion; ou bien on substitue l'oraison Concede, qui précède l'oraison À cunctis, el qui ale même objet ; on f.it de méme lorsque le titulaire de l'église oü l'on célébre est la très-sainte Trinité ou Notre-Seignéur Jésus- Christ. Si l'église a pour patrons deux saints qu'on a coutume de joindre ensemble, comme saint Gervais et saint Protais, on les nomme tous les deux dans l'oraison A cunctis; maissi elle a pour patrons deux saints qu'on n'a pas coutume de joindre ensemble, comme saint Blaise et saint Charles, alors il ne faut nommer que celui qui est le principal patron.
26. S'il arrive que deux oraisons qu'on doit dire à la messe se trouvent semblables , il faut. changer celle qu'on devait dire la dernière, et en prendre une autre au commun. 8i la seconde oraison qu'on doit changer est d’un dimanche ou d'une férie qui peut être la méme en quelque cas que celle d'un saint dont on fait la fête, comune à la féte des Quarante-Martyrs, lorsqu'elle arrive le jeudi aprés les Cenüres, et à la fée de saint Martin, confesscur, quand elle arrive le 22* dimanche aprés la Pentecôte, dont les Secrètes sont semblables, pour lors on doit prendre celle du dimanche vu de la férie qui suit. Daus la messe volive des apôtres saiut
PICTIONNAIRE DES CEREMONIES ET DES RITES SACRES. tu
Picrro et saint Paul, on dit l'oraison de !
Vierge Concede nos, au lieu de l'oraison 4 cunctis, quand elle est marquée pour ce temps-là. Quaod on dit la messe votive de saint Picrre ou de saiot Paul, alors la se.
conde oraison est celle de l'un ou de l'autre de ces deux apôtres, et la troisiéme celle de l'office; il n'est pas nécessaire de dire eu quatriéme lieu l'oraison de la
lerge.
27. On termine les oraisons de la manière suivante : si l'oraison est adressée au Père, la conclusion est Per
lominum mosirum clle s'adresse au Fils, Qui vivis et. regnas cum Deo Patre in unitate, elc.;si l'on fait mention du Fils au commencement de l'oraison, on dit Per eundem Dominum; si c'est à la Gn,on dit Qui tecum v'vit el regnat, etc. Enfin, si l'on fait mention du Saint-Esprit dans l'oraison , oa ajoute ejusdem à la conclusion, disant ín uni late ejusdem. Spiritus sancti, elc. Lorsqu'on dit deux ou plusieurs oraisons sous une nine conclusion, quoique l'uue il soit fait mention du Saint-Espri ce n'est puintdaus la deruière, on ne dit point dans la conclusioa in. unitate ejusdem Spiritus sancti , etc.
28. Le premier jour de chaque mois (hors de l'Avent, du Caréme et du temps pascal) qui n'est point empéché par un oflice double ou semi-double, et le lundi de chaque semaine qui n'a pas un pareil office, même aa temps de l'Avent , mah non pas dans le Caréme, ni au lemps pascal, on doit faire, méme aux messes basses , mémoire des defunts par l'oraison Fidelium.
VARIÉTÉS
La rubrique viennoise n'admet pas les mémoires des semi-duubles ni des simples à la messe des dimanches de l'Avent et du Caréme, et à celle des annuels et solennels m3jeurs; cependant le jour de l'Annonciation , sulennel majeur,on fait mémoire d'une férie de Caréme; et le jour de la Conception de Marie, solennel mineur, on fait mémoire d'une ferie de l'Arent. Selon la nouvelle édition,la mémoire des simples est exclue dans l'Avent aprés le 16 décembre, dans tout le Caréime et les octaves , excepté celle de l'anniversaire de la Dédicace des églises. La rubrique de Paris prescrit à la messe les ménes commémoraisons qu'à laules, excepté le dimanche des Rameaux.
Selon le Missel viennois, dans les octaves phanie, de l'Ascension et de la fête du saint sacrement, on ue fail pas mémoire de l'uctave à la messe du dimauche ; on soppose que l'objet de l'office est le même, quoique l'Évangile soit différent.
La rubrique viennoise ne prescrit plasieurs oraisons qu'aux férics ct aux messes volives, Ce qui est prescrit par la rubrique romaine est permis par la viennoise , ancienne édition, à loutes les messes basses, el méme à la grand'messe, quaud l'office est semi-double ou simple;on peut méme croire qu'elle a permis une oraison votive à ‘a grand'messe, quand l'office n'est pas annuel ou solennel ;on pourrait par conséquent dire deux oraisous tous les dimanches qui cu eet
us MES
dent od rois dans le Missel romain. Je dis qu'on peut croire cela permis dans l'ancienue édition ;car il y a une faute dans cette phrase : Nullum addere poterit in duplicibus e infra in missis majoribus; la rubrique de Toulouse et l'ancienne de Paris, qui s'expriment dans les mémes termes, mettent wnam au lieu de nullam. C'est ainsi que l'ont entendu les statuts diocésains de Valence, qui portent : «On peut faire autant de commémoraisons qu'on le juge à propos dans les messes privées ; mais à la messe solennelle on ne doit en faire qu'une.» outre celles qui tout prescrites. La nouvelle édition viennoise a conservé le mot nullam, en ajoutant ez devotione privata; quant aux messes bas- $65, elleue permeldes oraisons volivesqu'aux “doub'es mineurs el au-dessous. La nouselle rubrique de Paris les permet aux doubles majeurs avec quelques exceptions. Celle de Vienne admet méme la mémoire de Nuptiis el de Defuncto, corpore presente, les jours solennels. Pie VI a ordonné, en 1785, qu'on fasse mémoire de la messe pro Sponso et Sponsa, méme les dimanches et les fétes de réceple de première classe; la nouvelle ruique viennoise ne le permet qu'aux solennels mineurs et au-dessous.
La rubrique viennoise veut qu'on dise pour deuxiéme oraison celle de l'office du
ur, lors méme que la messe votive est so-
nelle pro re gravi, de mandato antistitis; cela doit s'entendre des mémoires qu'on n'omeltrait pas un jour de féte solennelle, et des églises où l'on ne chante pas en outre la messe du jour (Voy. Romsée , t. V, p. 2C0).
L'ancienne rubrique parisienne et cello de Toulouse, aussi bien que la romaine, exceplent la messe solennelle pro re gravi.
La rubrique viennoise exige que les mémoires pour les défunts se fassent aprés celles de l'office. La romaine veut que ce soit avant la dernière (car elle n'admet d'oraison pour les défunts que quand on en dit trois) , afin, dil Innocent II, qu'on finisse comme on à commencé, par une oraison pour les vivani , ou bien pour siguifier , selon Durand de Mende , que |" âmes du purgatoire ne peuvent pas aider les vivants, ce qui cependant n'est pas certain.
Les statuts diocésains de Valence portent que«les jours annuels ou solennels majeurs ; toutes les oraisons se disent sous une seule tonclusion. »
La rubrique viennoise donne celte règle pour le cas où il y a deux oraisons. La rubrique de Paris et celle de Toulouse l'étendent méme aux solennels mineurs; mais elles 3jeotent que s'il y a plus de deux oraisons , il ya deux conclusions; cela est supposé dans la rubrique viennoise, mais les Ordo #ul contraires.
ARTICLE VI
De Epistola, Graduali et aliis usque «d Offertorium.
(Rubriques.
is orationibus, celebrans positis surui vel super allaro manibus, ita ut
MES Li
alme librum tangant, vel (ut placuerit) li- Erum lenens, legit. Epistolam inte!ligibili voco, et respondetur a ministro Deo gratias, et similiter stans eodem modo, prosequitur Graduale, Alleluia, et Tractum ac Sequentiam,si dicenda sint. Quibus dictis, sacerdos, si privatim celebret, ipsemet, seu minister portat librum Missalis ad alteram partem alfaris in cornu Evangelii, et dum transit ante medium altaris, caput cruci inclinat, et Misle sic locat, ut posterior pars libri respiciat sum cornu altaris, el non ad parietem , sive ad partem ejus contra se directam.
2. Locato Missali in altari, celebrans redit ad medium allaris , ibique stans junctis manibus ante pectus, levatisque ad Deum oculis, et statim demissis, tum profunde inclinalus, dicit secreto: Munda cor meum,.et Jube, Domine, benedicere. Dominus sit in corde meo, ut in ordinario. Quibus diclis, vadit ad librum Missalis,ubi stans versus illum junctis manibus ante peclus, dicit intelligibili voce Dominus vobiscum. à Et cum spiritu tuo.
Deinde pollice dextre manus siguo crucis signat primo librum super principio Evangelii, quod est lectürus; postea seipsum in fronte, ore, el pectore, dicens Sequentia vel Initium sancti Evangelii , etc. à Gloria tibi , Domine. Tum junctis iterum manibus ante pectus , stans ut supra, prosequitur Evangelium usque ad fiuem. Quo finito, mioister stans in cornu Epistolæ post infimum gradum altaris, respondet Laus tibi, Christe, et sacerdos elevans parumper librum , osculatur principium Evangelii , dicens : Per evanfica dicta, e:c., prælerquam in missis deunctorum, el nisi celebret coram summo pontifice, cardinali et legalo sedis apostolice vel patriarcha, archiepiscopo et episcopo, in eorum residentiis ; quo casu defertur cuilibet prædictorum osculandus liber, et celebrans tunc non osculatur illum, nec dicit Per evangelica dicta. Cum autem nominatur Jesus, raput versus librum inclinat; et eodem modo versus librum Senufiectit, cum in Evangelio est genuflectendum.
3. Dicto Evangclio, stans in medio altaris versus crucem, elevans el exlendens manus , incipit (si dicendum sit) Credo; cum dicil in unum Deum , jungit manus et caput cruci inc'inal ; quo erecto, stans ibidem junctis ante peclus manibus , ut prius, prosc—
uilur usque ad finem. Cum dicit Jesum Christum caput cruci ii Cum dicit Et incarnatus est, usque ad Et homo factus est, inclusive, genuflectit, Cum dicit , simul adoratur, caput cruci inclinat. Cum dicil, Et vitam venturi seculi. Amen, producit sibi manu dexlera signuin crucis a fronte ad pectus.
De l'Eyttre jusqu'à l'Offertoire (Traduction et déreloppements.)
1. « Les oraisons étant achevées, le prétre dit l'Epltre du méme ton de voix, ayant les mains séparées sur l'autel ou sur le Missel, ou sur le pupitre, pourvu qu'il touche le livre de la paume des mains, ou bien le tenant si bon lui semble. » Il baisse un peu let de la voix aux dernières parcles de l'Epitre,
ais DICTIONNAIRE DES CEREMONIES ET DES RITES SAURES. A6
afin de faire connaltre au servant, par cette iuflexion de voix, quaud « il doit répondre Deo gratias. » ll fait de méme, en finissant Y'Evaugile. Aprés l'Epltre, « il dit de la méme manière le Graduel,les versets ou le Trait et la Prose, s’il les doit dire. » S'il faut faire la génuflexion à quelques mots de l'Epltre ou à quelque versel suivant, il la fait d'un seul genou , appuyant les mains sur l'autel, el se relevant aussitót.
2. Durant toute l'année, hors les temps spécifiés ci-dessous , on dit le Graduel après VEpttre , avec deux Alleluia avant le verset qui suit, auquel on ajoute un autre Alleluia.
3. Dans le temps pascal, au lieu du Graduel , on dit deux versets et quatre Alleluia, selon l'ordre qui est marqué au samedi in Albis. Si , dans l'oelave de Páques, on chantait une messe solennelle pour une affaire iinportante, on y devrait dire, au lieu du Graduel, deux versels et quatre Alleluia.
On omet l' Alleluia avec sun verset, depuis le dimanche de la Septuagésime inclusivement jusqu'au samedi saint exclusivement, comme aussi aux messes de la férie dans l'Avent, où l'on reprend la messe du dimanche précédent , aux Quatre-Temps et aux vigiles où l'on jeüne, excepté la vigile de la Nativité de Notre-Seigneur, quand elle arrive le dimanche, et la vigile de Páques et celle dela Pentecóte, avec les Qualre-Temps qui sont dans son octave. On l'omet aussi à la fête des saints Innocents, à moins qu'elle n'arrive le dimanche. Au lieu de l'Alleluia et do son verset, on dit un Trait depuis la Septuagésime jusqu'à Pâques , excepté à quelques féries du Caréme, comine il est marqué en leur propre lieu, et aux féries depuis la Beptuagésime jusqu'au Caréme , quand on y reprend la messe du dimanche.
k. « Le prêtre, ayant dit le graduel ou les autres choses qu'on doit dire après l'Epttre, va au milieu de l'autel; les mains jointes devant la poitrine , et sans les étendre ni les nppnyer sur l'autel , il éiàve les yeux et les abaisse aussitôt, et s'étant profondémeut incliné, il dit tout bas : Munda cor meum, elc. Tube ,- Domine , benedicere. Dominus sit in corde meo , etc. S'il transporte lui-même le livre, il fait en passant une inclination de téte i la croix ; il place le livre de maniére que le dos soit tourné vers l'angle des gradins, ensuite il revient au milieu de l'autel faire ce qu'on vient de dire. » (Rubr. miss.)
5. « Cette priére étant finie, il va au livre, où, étant tourné à demi vers l'autel, et ayant les mains jointes, il dit tout haut :
Dominus vobiscum; puis il ajoute : Sequentia ou Initium sancti Evangelii, etc., faisant un [id signe de croix sur le commencement de l'Evangile avec le dedans du pouce de la main droite, » lequel il sépare un peu pour cet effet des autres doigts qu'il tient joints ensemble et étendus. 1] met en méme temps la main gauche sur le livre, et la porle ensuite sur la poitrine, « pendant qu'il fait avec le pouce droit trois autres petils signes de croix, au front, à la bouche et à la poi-
trine, » tenant pour lors la paume de la main tournée vers lui.
6. « I! rejoint les mains et poursuit du méme {on de voix l'Evangile, à la ün duquel il élève un peu le Missel, » et sans faire aucun signe de croix dessus, e il baise le commencement du texte de l'Evangile, en disant : Per evangelica dicta, etc. S'il profère le saiut nom de Jésus pendant qu'il lit l'Evangile, il fait une inclination de téle vers le livre; s'il faut faire quelque génuffexion pendant ce méme temps, il la fait aussi vers le Missel, » les mains appuyées sur l'autel.
7. Il approche le livre avec le coussin ou le pupitre, sans le tralner, et le dispose de telle sorle proche du corporal , qu'il puisse lire commodément du milieu de l'autel. Ensuite, s'il ne doit pas dire le Credo , étant arrivé au milieu de l'autel, il le baise i; y a Credo, il étond et élève les mains, »
sans qu'il soit nécessaire de lever les yeux, et dit tout haut : Credo ; « il abaisse et rejoint les mains, disant unum, et incline la tête à Deum, poursuivant le reste, les maius jointes. » - N
8. « Il fait une inclination de tête à ces mots : Jesum Christum , ct simul adoratur.
Disant Et incarnatus est, ctc., il fait dévotement et posément la génuflexion, jusqu'à ce qu'il ait dit : Et homo factus est , après quoi il se relève. Quand il dit : Et vitam centuri. seculi, il fait le signe de la croix sur lui, » comme à la fin du Gloria.
9. On dit le Symbole après l'Evangile, tous les dimanches de l'année , même lorsqu'ua fait l'office d'un saint, à la messe duquel on ne le dirait pas, s'il arrivait un autre jour. On le dit aussi aux trois messes de la Nativilé de Notre-Seigneur, et jusqu'à. l'octave de saint Jean inclusivement, à la fête de l'Epiphanie, au jeudi saint, à Pâques, à l'Ascension, à la Pentecóte, à la Féte-Dieu, à la fête de tous les Saints, à toutes les fêtes de la sainte Vierge, aux fêtes des apôtres et évangélistes, et durant toute l'octave des susdiles fêtes. On le dit encore aux fêtes des deux Chaires de saint Pierre, de saint Pierre aux liens, de la Conversion et la Commémoration de saint Paul, de saint Jean devant la porte Latine, de saint Barnabé, apótre, de l'Iavention et de l'Exaltation de la sainte croix, de la Transfiguration, des anges, de sainte Madeleine , des saints docteurs Grégoire, pape, Augustin, Jéróme, Pierre Chrysulugue, lsido:e de Séville, Anselme, Thomas d'Aquin, Bonaventure, Athanase , Basile, Grégoire de Nazianze , Jean Chrysostome, Pierre Damien et Bernard; aux jours des octaves de saint Jean-Baptiste et de saint Laurent ; aux dédicaces des églises de Saiat- Sauveur et des apôtres saint Pierre et saiat Paul ; au jour anniversaire de la dédicace de l'église propre, et durant son octave; au jour de la consécration d'une église ou d autel; aux fétes des saints au nom desquels l'église est dédiée, et de ceux dont on a le corps ou quelque insigne relique , comme la téte , le bras, la jambe ou la partie du cerps en laquelle le martyr a souffert, pourvu
Am MES
qu'elle soit entière et d'une médiocre grandeur; au jour de la création el du couronnement du pape, el à celui de son anniversaire ; au jour et à l'anniversaire de l'élection et de la consécration d'un évêque. On le dit aussi à toutes les fêtes qui se rencontrent le dimanche ou dans une octave durant laquelle on le doit dire ; à la fête du patron du lieu «o da titulaire de l'église, mais non pas du titulaire d'une chapelle ou d'un autel ; aux fes principales des ordres religieux et durant leurs octaves. On entend par ces fétes principales celles des saints de ces ordres qu'on célèbre sous le rite double de la seconde classe avec grand concours de peuple.
On ne dit jamais le Credo aux messes de ceux quine sont que béatifiés. Enfin oo le dil aux messes votives qu'on célèbre solennellement
pour une affaire de grande importance ou.
qui concerne le bien public de l'Eglise, même quand on la dit avec les ornemeuts violets , si c'est un jour de dimanche.
10. On ne dit jamais le Credo aux messes des morts ni à la messe des Rogations, quoique saint Marc tombe le dimanche, ni à celles des vigiles, encore qu'elles arrivent dans une oclave, pendant laquelle on le doit dire aux autres messes. Il faut néanmoins excepler les vigiles de Noël et de l'Epiphanie, dans lesquelles on dit le Credo quand elles se renentrent le dimanche.
VARIÉTÉS
Le Missel viennois met quatre Alleluia in lemps pascal, tous avant la Prose s'il y en a une. t
La aouvelle rubrique viennoise supprime les mots Jube, Domine, benedicere, à la messe basse. Puisque l'évêque dit ces paroles dans w office public à matines, selon le Cérémo- *ial romain et celui de Grenoble, le pré- Le peut bien s'adresser de méme à Dicu dans une messe basse, comme quand il dit k Bréviaire romain élant seul. C'est une prière de plus ; faut-il qu'il annonce l'Evanfile sans mission? qu'il attende une bénédiclon sans la demander?
Les anciennes rubriques ne marquent pas la jonction des mains à la fin du Credo, après le signe de la croix; quelques auteurs leveulcnt ainsi; d'autres, n'en voyant pas de raison ni de nécessité, regardent celle pralique comme arbitraire, et par con équent tonme réprébensible, parce qu'en fait de rubrique il ne faut pas plus ajouter que retranther.Cependant cela a passé dans la robriquo Parisienne el viennoise, dernière édition.
Les Missels français indiquent le Credo à on plus grand nombre de messes que le Missel romain.
ARTICLE VIL
De Offertorio et aliis usque ad Canonem.
(Rubriques. )
1. Dicto Symbolo, vel, si non sit dicendum, Post Evangelium celebrans osculatur altare ^ medio, et junctis manibus ante pectus, ibidem a manu sinistra ad dextram (ut diclum e t supra) vertit se ad populum, et ex-
MES us
tendens ac jungens manus dicil Dominus vobiscum, el junctis manibus revertitur per eamdem viam ad medium altaris, ubi extendens et jungens manus, caputque cruci inclinans, L Oremus; tum junctis ut prius ma»
nibus, dicit Offertorium el omnia qui usque ad (inem missa in medio altaris dicenda sunt, dicil ibidem stans versus ad altare, nisi ubi aliter ordinatur.
2. Dicto Offertorio , discooperit calicem et ad cornu Epistolm sistit, el manu dextra amovet parvam pallam desuper hostiam, accipit patenam cum hostia, et ambabus usque ad pectus eam elevatam tenens, oculis ad Deum c'evatis, et statim demissis, dicit:
Sueipe, sancte Pater, etc.
3. Si fuerint aliæ hostis non super patenam, sed super corporale, vel in alio calice seu vase pro communione populi consecrandæ, calicem illum, seu vas dextra discooperit, et intentionem suam etiam ad illas offerendas et consecrandas dirigeus, dicit, ut supra, Suscipe, etc., ut in ordine missas. Quo dicto, patenam utraque manu tenens, cum ea facil signum crucis super corporale, et deponit hostiam circa medium anterioris partis corporalis ante $e, el patenam ad manum dextram aliquantulum subtus corpo— rale; quam, exterso calice, ut dicetur, cooperit purificalorio. Si autem adsit vas, seu calix cum aliis hostiis, ipsum cooperit alia patena vel palla. ,
5. Deinde in cornu Epistolæ accipit calicem, purificatorio extergit, et sinistra tenens illius nodum, accipit ampollam vini de manu ministri (qui osculatur ipsam ampullam, non autem manum celebrantis), et ponit vinum in calicem. Deinde eodem modo tenens calicem, producit signum crucis super ampullam aquse, et dicit : Deus, qui humone substantie, eL infundens parum aquae in calice, prosequitur: da nolis per hujus agua et vini myslerium, clc. Si vero celebrat pro defunctis, non facil signum crucis super aquam. Sed imponit absque benedictione, dicens orationem, ul supra.
5. Imposita aqua in calice, el finita oralione pradicta, accipit manu dextra calicem discoopertum, stans ante med.um altaris, ipsum ambabus manibus elevatum tenens, videlicet cum sinistra pedem, cum dextra aulem nodum infra cuppam, intentis ad Deum oculis, offert, dicens Offerimus tibi, Domine, ctc.; qua oratione dicla, facit signum crucis cum calice super corporale, et ipsum in medio post hostiam collocat, ct palla cooperit. Deinde junctis manibus super altare positis, aliquantulum inclinatus dicit secreto : Jn. spiritu. humilitatis, eic. Postea. erectus, elevans oculos, manusque expandens, et statim jungens ante pectus (quod semper facit, quando aliquid est benedicturus), dicit : V eni, sanctificator, etc. Cum di cit et benedic, signat manu dextra commumiter super hostiam et calicem , siuistra posila super altare.
6. Tum junctis ante pectus manibus acce« dit ad cornu Epistola, ubi stans, ministro aquam fundente, lavat manus, id cst extre-
Au)
mitates digitorum pollicis et indicis, dicens psalmum Lavabo inter innocentes, cum Gloria Patri, elc.; qui versus, Gloria Patri pra termittitur in missis defunctorum ot in mis— sis de tempore a dominica de Passione usque ad sabbatum sanctum exclusive.
T. Celebrans, lotis manibus, eas tergit, ct illis ante pectus junctis revertitur ad medium ullaris, ubi stans, oculosque ad Deum elevans, ct statim demittens, manibus junctis super allare, aliquantulum inclinatus dicit secrelo oralionem Suscipe, sancla Trínitas, etc. Qua dicta , manibus hinc inde extensis, et snoer altare positis, osculatur illad in medio; {um junctis manibus ante pectus, demissisque oculis ad terram, a sinistra manu ad dexiram vertit se ad populum, et versus eum extendens et jungens manus, dicit voce aliquantulum elata : Orate, fratres, et secreto prosequens uf meum ac vestrum sacrificium, ete. perficit circulum, revertens junctis manibus ante pectus a manu dextra ad mcdium altaris. Et responso a ministro vel a circumstantibus, Suscipiat Dominus sacrificium de manibus tuis, etc. (alioquin per seipsum, dicens sacrificium de manibus meis), ipse celebrans submissa voce dicit Amen, el manibus ante pectus extensis, ut fit ad orationem, staus in medio altaris versus librum , dicit absolute sine Oremus et sine alia interpositione Orationem, vel Orationes secretas.
Cum dicit Per Dominum, jungit manus; cum dicit Jesum Christum, caput inclinat; quod facit in prima oratione et in ultima, si plures sint dicenda.
8. Pervento utem in conclusione ultime secrelæ ad verba illa : Per omnia secula seculorum, exclusive , sacerdos stans in medio altaris, depositis super eo manibus hinc inde extensis, dicit convenienti et intelligibili voce Prefationem. Cum dicit Sursum corda, elevat manus hinc inde extensas usque ad pectus , ita ut palma unius manus respiciat alteram. Cum dicit Gratias agamus Domino, jungil manus ; cum dicit Deo nostro , oculos elevat , et statim cruci caput. inclinat. Responso Dignum et justum est , clevatis et exlensis ut prius manibus , prosequitur Præfationem propriam vel communem, ut tempus requirit. Cum dicit Sanctus, junctis ante pectus manibus et inclinatus, voce mediocri prosequitur , ministro inte! parvam campanulan pulsante. Cum dicit Benedictus qui venit. in nomine Domini , elc., crigil se et tignum crucis sibi producit a fronte ad pecus.
De l'Offertoire jusqu'au Canon (Traduction et développements.)
1. « Le Symbole étant dit, ou si on ne lo doit pas dire, l'Evangile étant achevé, le cébrant baise l'autel au milieu et se tourne vers le peuple pour dire Dominus vobiscum de la mauière accoutuméc. »
2. « ll retourne par le méme có:é au milieu de l'autel, où , étendant el joiguant les nains devant la poitrine , il fait uue inclination de tête à la croix, disant Oremus; puis ayant les maius jointes il dit tout baut l'uf-
A fertoire ; » au temps pascal il ajoute un Alleluia
8. S'il y a offrande du peuple, ce qui n'es usité dans l'Eglise romaine qu'à la consécration des évêques, la bénédiction des abbés, l'ordination ct autres cas semblables
S. C. 1665), le prêtre, après avoir dit l'ofertoire, fait une inclination de téte à la croix , puis il se tourne et présente l'instrument de la paix ou quelque autre à baiser, et non pas la paténe , ce q défendu par le pape saint Pie V ; ensuite il se retourne vers l'autel.
k. « L'Offertoire étant fini » et l'offrande achevée, «le prêtre découvre le calice, » plie le voile si le servant n'est pas en état de le faire décemment, ct le met auprès du gradia entre le corporal et le coin de l'autel, du có 6 de l'Epftre.
5. Il prend ensuite de la main droite le calice par le nœud, « et le met au côté de l'Eplire » hors du corporal, tenant la gauche sur l'autel ; « ensuite il lève la pale avec la main droite , » et la met droite sur le corpo= ral, ou bien l'éléve un peu sur le bord du voile, afin qu'elle soit plus aisée à prendre quand il faudra.
6. « il prend dela main droite la patène sur laquélle est l'hostie, et la porte devant lui , la prenant aussi avec la main gauche; et la tenant ainsi élevée à la bauteur de la poitrine » et environnée du pouce et de l'in-. dex de chaque main , les autres doigts étaat 6:endus et joints au-dessous, « il élève les yeux au ciel , et les abaissant bientôt, il dit lout bas : Suscipe, sancte Pater, etc.»
7. « S'il y a d'autres hosties à consacrer sur la paie ou sur le corporal» (Mereti, etc.), il dresse son intention pour les offrir et les consacrertoutesensemble, et dil comme ci-dessus , Suscipe , sancte Pater , ele. Cette prière étant finie, il fait le signe de fa croix au-dessus du corporal avec la paténe qu'il tient des deux mains » élevée à la méme bauteur; « puis il met l'hostie au milieu du de vant du corporal » sur la pierre sacrée. ce qu'il peut faire sans toucher l'bostie de la main; « ensuite il met la patène à moitié sous le corporal du côté de l'Epitre, » l'éioignaot du bord de l'autel autant qu'il faut pour qu'il ne la touche, ni avec la main en
U sur l'autel, ni avec le coude à Le
8. « Remarquez que si les petites hosties sont dans un calice ou dans un autre vase »
(qui doit étre placé sur la pierre sacrée der— riére le calice qui sert pour la messe, où s'il n'ya pas assez d'espace , du côté de l'Epitre), «il le découvreavaut de commencer Suscipe, sancte Pater ; » mais il n'est pas nécessaire de l'ôter de sa place, ni de l'élever pour faire l'oblation; quand il a achevé et mis l'Eostie et la paténe chacune en son lieu, « il recoavre le vase avec une paléne ou avec vue .» s'il n'a pas son couvercle propre ; 1 l'avait approché de lui, il le remettrait à sa place aprés l'avoir couvert. Si les petit s hosties sont sur le corporal , il les laisse aua wilieu ou au côté de l'Evangile, sur La
üt MES
pierre sacrée , à deux doigts environ de la grande, S'il n’y en a pas beaucoup, il peut les offrir sur la patéue avec la grande.
9. Si aprés l'oblation faite on lui apporte de petites hosties à consacrer, il peut les retevoir, s'il y 1 justo cause, pourvu que ce soitavant la préface , ou du moins avant le canon; il suffit qu'il les offre mentalement par une élévation d'esprit , sans répéter Suseipt, elc.
10. Ensuite, ayant les mains jointes , il fait vae inclination de tête à la croix, «va au côté de l'Epftre , et prend en passant le calire» avec la main gauche par le nœud, et de la droite « il nettoie la coupe avec le purilicatoire, » qu'il enfonce à cet effet avec deux ou trois doigts jusqu'au fond , tenant par le dehors le pouce sur le purificatoire , et faisant aissi légèrement un ou deux lours de là coupe, Jl est à propos de tenir de la main gauche le calice par le bas de la coupe quand wa le nelloie, de peur que le pied ne sa rompe ou ne se démonte.
11. « Tenant ensuite le calice de la main fec e par le nœud , » conjointement avec
t purificatoire , qu'il laisse pendre sur le piel du calice, « il prend de la droite la bu— rele du vin des mains de celui qui sert la me», » eL en verse autant qu'il juge à-pro-
pos dans le calice, qu'il tient appuyé sur.
l'autel et penché du côté qu'il verse. Il tient æssi la burette sur lo bassin ou sur le purifialoire étendu, afin qu'il ne tombe aucune postie sur la nappe do l'autel.
12 li rend la burette du vin et « fait le signe de la croix sur celle de l'eau, disant loutbas : Deus, qui humane substantie, elc.; pois illa prend el met quelques gouttes d'eau dans le calice, disant : Da nobis per hujus aque et vini mysterium, elc. »
13. Sil y a quelques gouttes séparées, il les unit en tournant doucement de côté et d'autre le vin qui est dans lecalice, ou bien il les essuie avec le purificatoire, ce qui est vne pratique louable s C.1816); avant de partir du coin de l'Epltre, il avance un peu le catice vers le milieu de l'autel , en sorte qu'il le puisse prendre commodément lorsqUil y sera arrivé; puis il met en passant où en arrivant le purificatoire sur la partie décourerte de la paréne. .
15. Elant retourné au milieu , et mettant h main gauche sur l'autel hors du corporal, «il prend le calice de la droite par le nœud, puis de la gauche par le pied, » et l'élève en sorte que la coupe ne soit pas plus haute que M5 yeux , ni plus basse que sa bouche, « tehint les yeux élevés, pendant qu'il dit tout ba Offerimus tibi, elc., jusqu'à ce que cette vnison soit achevée. »
15. «C-ite prière étant finie, il fait le signe de la croix au-dessus du corporal avec le ilice» qu'il tient toujours à la même haulur, sans passer , s'il se peut, par-dessus l'bostie; «pui: place le calice au milieu du trrporal derrière l'hostie » , en sorte qu'il y ii deux ou trois pouces de distance entro deux; si l'étendue de Ja pierre sacrée sur laquelle l'hostic et le calice doircnt étre posés,
MES us
le permet ; « ensuite il couvre le calice de la pale, » qu'il prend de la main droite, et en la mettant dessus il peut aussi porterla gauche sur le pied du calice , pour faire celle action avec plus de bienséance ct sans danger do renverser le calice.
16. « Ayant les mains jointes sur l'autel, et s'étant médiocrement incliné, il dit tout bas: In spiritu humilitatis, ctc. ; puis s'étant relevé, il sépare et élève les mains, qu'il rejoint aussitót devant la poitrine; en méme temps il élève aussi les yeux et les abaisse incontinent, disant tout bas : Veni, Sanctificator , elc. , quand il dit benedic , il fait la signe de la croix sur le calice et sur l'hostie ensemble, tenant la main gauche surl'autel »
17. Remarquez, 1* que pour bien former le signedela croix il ne faut pas désigner quatre points, la main sautant, pour ainsi dire, d'un côté à l'autre ; mais il faut former une ligne droite, ainsi | , tirant la main vers soi sans lui donner d'autre mouvement, et sans l'a-
© baisser quand elle passe sur l'hostic ; après
cela on lire sur le devant de la pale entre lo calice et l'hostie , une autre ligne égale qui traverse la première, ainsi T. En tirant celte seconde ligne, la main doit étre étendue et droite comme quand elle a formé la première:
chacune de ces lignes ne doit étre au plus que d'un pied ordinaire. Quand on fait le signe dela croix sur le calice seulement, les lignes doivent étre proportionuées à la grandeur dela pale; et quand on lefaitsurl hostie seule, elles doivent être un peu moindres ; elles se doivent former par le bout du petit doigt. Quand on fait le signe de la croix sur le calice et sur l'hostie ensemble , on commence la premiére ligne vers le milicu de la pale, et on n'abaisse point la main lorsqu'on continue cette ligne sur l'hostie ; on forme. ensuite la seconde ligne d'un bout de la pale à l'autre par le devant. Le prétre forme ainsi en deux lignes droites et égales les croix
u'il fait avec le calice, ou avec la patène ct l'hostie, ou avec l'encensoir aux messes solennelles. Quant aux autres signes de croix, nous en avons parlé ci-dessus, art. 3, n. 3 et b.
18. Remarquez, 2 que «toutes les fois que le prétre doit bénir quelque chose, il joint les mains avant de faire le signe de la croix dessus» ; ce qui s'entend seulement quand il a les deux mains libres, et non pas quand l'une est occupée à tenir l'hostie oa le calice, etc.
19. Leprétre, ayant fait le signede lacroix, rejoint les mains, fait one inclination de téte à la croix, et « va les mains jointes au coin de l'Epftre, où il lave le bout du pouce et de l'index de chaque main, disant tous bas Lavabo, cte., avec le Gloria Patri», pendant lequel il fait une inclination de téte vers la croix étant au coin de l'Epltre, « et il retourne aussitót au milicu de l'autel », disant Sicut erat, etc.
20. « On omet le Gloria Patri à la fin du Lavabo aux messes des morts », sans dire à sa place Requiem eternam, eic. « On l'omet aussi aux messes du temps seulement, de-
us
puis le dimanche de la Passion inclusivement jusqu'au samedi saint exclusivement.»
(Rubr. miss., loco proprio.)
21. «Le prétre, étaut au milieu de l'autel, élève les yeux , les abaisse aussitôt, el s'inclinant médiocrement , il appuie les mains jointes sur l'autel , disant à voix basse Suscipe, sancta Trinilas, elc.; puis il baisel'autel, rejoint les mains et se tourne vers le peuple» de la même façon qu'à Dominus vobiscum; «et étendant les mains qu'il rejoint incontinent devant la poitrine, il dit d'un ton de voix médiocre , Orate, fratres, et poursuivant tout bas, uf meum ac vestrum, elc.
(Rubr. miss. Cerem. l. n, c. 8, n. 66), il retourne au milieu de l'autel, non par le côté de l'Eplire, mais par celui de l'Evangile, faisant le tour entier»; puis il fait une inclination à la croix, selon Romsée, « Quand le servant a achevé suscipiat Dominus , elc. , il répond tout bas Amen (1).»
5». «ll étend les maius, comme durant les oraisons qu'on dit avant l'Eptire, et sans quitter le milieu de l'autel, il se tourne taut soil peu vers le livre ; il lit à voix basse l'oraison ou les oraisons secréles, sans dire Oremus au commencement», observant pour la conclusion les mêmes choses que nous avons marquées ci-dessus pour les oraisons, art. 5, n°7 et 27, mais il répond lui-même Amen à la conclusion de la première seciéte, « et lit tout à voix basse jusqu'à ces mots de la dernière secréte, Per omnia secula seculorum, qu'il dit à haute voix, aprés avoir trouvé la
réface, ayant les mains étendues sur l'autel Fors du corporal , et les tenant encore ainsi à Dominus vobiscum.»
23. «Lorsqu'il dit Sursum corda, ilélève les maius étendues de part et d'autre, jusqu'à la hauteur de sa poitrine , en sorte que la
ume de lune regarde celle de l'autre.
Duand il dit Gratias agamus Domino», il les élève un peu plus, selon le Cérémonial du pape (l. it, miss. de Nativit. Domi: «et les rejoint aussitót devant sa poitrine ; en disant Deo nostro, il élève les yeux , et fait une iuclination de tête à la croix.»
2h. « Quand le servant a répondu Dignum el justum est, il poursuit, les mains étendues et élevées, la Préface commune ou propre, selon que le temps le requiert.»
95. $ur quoi il faut remarquer, 1* qu'on prend toujours la Préface commune quand il n'y en a point de propreà la messe «ue l'on dit, ni au temps dans lequel on la d.L; z* que les préfaces propres qui sont marquées pour certains temps et pour quelques octaves sc disent les dimanches el fétes qu'on célébre en ce temps-là , si ces fêtes n'en. ont point de propre ; quoique peut-être, à cause dela dignilé de la fête qui se rencontre, on u'ait fait aucune mémuire de l'office auquel cette préface se rapporte. On observe la méne
e Tl est contraire à la rubrique romaine et au Cérémonial des évêques, de rester tourné vers le peuple pour achever l'Orale, fratres. La rubrique de Paris el celle de Nevers le prescrivent, mais sans qu'on abaisse la voix, Si Tou est touraé vers le peuple pour lui parler, il faut bien qu'il puisse entendre les paroles qu'ou lui adresse,
chose aux messes volives qui n'ont poiut de préface parliculiére. 3* Lorsque deux prefaces propres se rencontrent dans un méme jour, on duit ordinairement préférer celle qui convient à la fête dont on a fait l'office: par exemple, si durant le temps pascal on dit la messe de saint Marc ou de saint Philippe ct de saint Jacques, on doit dire la préface des apôtres. On excepte néanmoins de cette règle quelques cas ci-après exprimés.
À* Dans l'octave de Noël on dit toujours la préface propre de la Nativité avec son Communicantes , méme à la messe de saint Jean l'Évangéliste et à quelque messe votive que ce soit qui ait sa préface particulière.
n la dit encore au jour de l'ocjave de saint Etieune , bien qu'il se trouve dans l'octave de saintJean, qui en a un^ propre; mais non pas au jour méme de l'octave de saint Jean, auquel s'il arrive une féte qui n'ait point de préface propre, comme ce!le de sainte Geneviève à Paris, on dit alors la préface des apôtres, à cause du jour de l'octave do saint Jein. 5" Aux messes des morts on ne dit jamais d'autre préface que la commune, ni d'autre Communicantes que l'ordinaire , ce qu'on observe aussi aux messes des férirs
ivilégiées, comme des Quatre Temps et des les, quand elles arrivent daus les octares qui ont des préfaces propres, et qu'on les chante dans les églises cathédrales et collégiales, outre la messe de l'o:!avr, ainsi qu'il arrive lorsqu'une férie des Quatre-Temps se rencontre le jour de l'octave de la Natività ou de la Conception de la trés-sainte Vierge, on lorsque la veille de saint Jean-Baptiste ou des apótres saint Pierre cl saiot Paul arrive dans l'octave du très-saint sacremeut; mais si celte férie privilégiée arrive dans l'octave d'une fête de la trés-sainte Vierge, on dit la messe de la férie, avec mémoire de l'octave et avec la Préface de lasainteVicrge, ainsi que porte le décret de la sacrée congregation du 1& décembre 1715. 6* A la messe des litanies majeures et mineures quise dit à la procession le jour de saint Marc, et aux féries des Rogations,on dittoujours la préface fériale du temps pascal. 7° Tous les dimanches, hors du Caréme etdu temps pascal, on dit la préface de la sainte Trinité, lorsque les fêtes ou octaves qu'on célèbre n'ont pas de préface propre. (Clem. XIII, 1759.)
26. La préface étant achevée, « le prétre s'incline médiocrement, joignant les mains devant la poitrine, sans les appuyer sur l'autel et sans frapper sa poiirine, et il dit d'ua ton de voix médiocre : Sanctus, Sanctus, etc À ces mots, Benedictus qui venit, elc., il se redresse et fait le signe de la croix sur lui, e tenant la gauche au-dessous de la poitrine z la rubrique ne prescrit pas de rejoindre ici les maius, et il sufft de l'observer (S. €.
) Romsée veut qu'on joigne tes mains après avoir cher
ché le Canon, parce que, dit-il, la rubrique veut qua je a étende cnsuite; mais on pent. bien les étendre en les cle à ces mots : Fiat, dilectissimi, avant lesque--m. ignes de croit, p: o laut que l'aa'rr e& vx pas avant de dire Senctmg quu faut
ss . ARTICLE VIN.
De Canone misse usque ad Consecrationem.
(Rubriques.)
junctis, et super altare positis, proclinatus, incipit canonem, secreto * igitur, etc., ut in ordine missam.
Cum dicil, us accepta habeas et benedicas, prius osculatur altare in medio, deinde erigit se, el stat junctis manibus ante prelus. Cum dil, hac + dona hec + munera, hac sancta tscrificia, dexira manu signat ter commuurer super hostiam et calicem. Deinde exleasis manibus ante pectus, prosequitur in prinis, qua tibi offerimus, elc.
3. Ubi dieit una cum famulo tuo papa soiro N., ex primit nomen pape; sede autem vacante verba predicta omittuntur. Ubi diciter e antistite nostro N., specificalar nomen patriarchae, archiepiscopi vel episcopi ordiwrii ia propria diccesi, et non allerius superioris, etiamsi celebrans sit omnino exemplus vel sub alterius episcopi jurisdictione. Si vero episcopus ordinarius iilius loci in qno missa celebratur sit vita functus, predicta verba ouillontur : qu: eliam omittuntur ab iis qui Roms celebrant. Si celebrans est episc:
hiepiscopus vel patriarcha, omissis diclis verbis, eorum loco dicit, e£ meindigno svo (uo. Summus autem pontifex cnm celebrat, omissis verbis, una cum famulo tuo papa nostro N. et antistite nostro N., dicit, 6 can me indigno famulo tuo, quem gregi luo praeesse voluisti. Et continuant oues ut
jitar, e£ omnibus orthodozis, etc.
Cum dicit Memento, Domine, clevans et juagens manus usque ad faciem vel pectus, sic jauctis manibus stal paulisper in quiete, demisso. aliquantulum capite, faciens commemuralionem vivorum Christi fidelium ad Wan voluntatem, quorum nomina, si vul, #erelo commemorel ; non tamen necesse est ea exprimere, sed mente tantum corum memoriam babeat. Potes! enim celebrans, si pro Moribus orare intendit, ne eircumstantibus sil morosus, ante missam in animo proposere sibi omnes illos tam vivos quam defandos, pro quibus in ipsa missa orare intendi, # hec loco generaliter unico contextu ipsotum vivorum commemorationem agere, pro quibus ante missam orare proposuit iu missa.
+.Commemoralione vivorum facta,demi € exleosis ut prius manibus, continuat.
9 mium circumstantium, elc. Simililer prosequitur, Communicantes. Cum dici Christi, caput eruci inclinat; in coriclusione, quaudo dicit Per eundem, jungit manus. Cum cit, Hone igitur oblationem, expandit mates simul auper oblata, ila ut pahnæ sint Mperüb versus ac supra calicem ct hostiam, quà sic tenet usque ad ilia verba, Per Chrilun Dominum nostrum; lunc enim jongit 33005, et sic prosequitur, Quam oblationem
fhercher le canon; après dicentes, il faut dire Sanctus, 32 laterruption, les mains jointes. Il est dans l'unire
Dicrionnains Des Rives sacaés. I.
tu, Deus, in omnibus, quesumus, et cam dicit, bene dictam, adscri + ptam, ra t tain. communiter signat ler super hostiam et calicem.
simul; deinde cum dicit, ut nobis corpus, separatim signat semel super hostiam tanlum; et eum dicit, ef sanguis, sci calicem tantum; deinde clevans et jungens manus ante peclus prosequitur, fiat dilectissimi Filii tui Domini nostri Jesu Christi; et inclinans caput cruci, extergit, si opus fuerit, pollices et indices super corporale, ct dicit
secreto, ut prius, Qui pridie quam pateretur, -et accipiens pollice et indice dextræ manus ho:
un, et eam cum illis ac indice et pollice sinistrae mauus tenens, stans erectus. ante medium altaris, dicit, accepit panem. in sanctas ac venerabiles manus suas; elevansque ad cc:um oculos, et statim demiltens dicil, et elevatis oculis in celum ad te Deum Patrem suum omnipotentem, caputque aliquantulum linans, dicit, tibi grutias agems, et tenens hostiam inter pollicem et indicem sinistra mauus, dexira producit signum crucis super eam, dicens, benetdizit, fFegit. deditque discipulis suis, dicens : Accipite el manducate ex. hoc omnes.
5. Si adsit vas cum aliis hostiis consecrandis, antequam accipiat hostiam, discooperit manu dextra calicem, seu vas aliarum hostia-. rum. Cum autem finierit supradicta verba, cubitis super altare positis, stans capile inclinato, distincte, reverenter el secreto profert verba conseerationis super hostiam, et simul Super omnes, si plures sint cousecrandæ, ct hostiam suam pollicibus et indicibus tantuin tenens, dicit : Hoc est enim corpus menm.
Quibus grol . celebrans tenens hostiam inter pollices et indices prædictos super altare, reliquis manuum digitis extensi, et simul junctis (et hostiis, si plures sint conse: crates, in loco in quo a Principio missæ positze sunt, super corporali vel in alio vasc, aut calice demissis) genüflexus eam adorat.
Tunc se erigens, quantum commode potest, elevat in altum hustlam, et intentis in eam ocnlis (quod et in elevatione calicis facit) populo reverenter ostendit adorandam, et mox sola manu dextra ipsam reverenter reponit super corporale in eodem loco unde eam levavit, et deinceps pollices et indices non disjungit, nisi quando hostiam consecralam langere vel tractare debet, usque ad ablutionem digitorum post communionem.