‹ Dictionnaire alphabêtico-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 150 sur 480 · LÀ MES · texte numérisé non relu

LÀ MES

19. Pour donner la bénédiction, il baise l'autel, et dit: Benedicat vos omnipotens Deus, sans incliner la tête, parce que aussitôt après il fait la génuflexion, et s'étant retiré un peu au côté de l'Evangile, il poursuit :

Pater, et Filius, et Spiritus sanctus; après quoi il n'achéve pas le tour, et no retourne pas aussi au milieu de l'autel, mais au coin de l'Evangile, où, sans faire la génuflexion, il dit le dernier Evangile à l'ordinaire.

90. ]I ne fait pas le signe de la croix sur l'autel, selon la rubrique du jeudi saint, mais sur le livre ou sur le carton, s'il y en a uu, el sor lui. .

91. A ces paroles : Et Verbum caro factum et, il fait la génufloxion un peu tourné vers le saint sacrement; ce qu'il observerait encore au premier Kvangile et méme à l'Epttre, s'il arrivait qu'il y prononcát quelques mois auxquels il fallüt faire la génuflexion.

93. L'Evaugile étant dit, avant de prendre lecalice pour s’en aller, il fait la génuflexion, eL en descendant il prend garde à ne pas lourner le dos au saint sacrement.

93. Etant descendu au bas des degrés, il fait la géuuflexion à deux genoux sur le até, comme en arrivant, el ne reçoit sa

rrelle qu'au même lieu où il l'a quittée; puisil se couvreels’en retourne à la sacristie.

2%. S'il donno la communion durant la messe, lorsque tenant entre ses mains le aint sacrement, il dit: £cce Agnus Dei:

il a, comme à l'ordinaire, le dos tourné au milieu de l'auæl.

25. On doit observer tout ce qni vient d'être dit lorsque le saint sacrement est exposé, quand méme il serait voilé ou renfermé dans le ciboire, selon un décret de la sucrée congrégation des Rites, du 22 décembre 1752.

VABIÉTÉS.

Quand on vient au milieu de l'autel, la

remière chose à faire, c'est la génuflexion.

a rubrique viennoise manque à celle règle, disant qu'après avoir la la Communion, on baise l'autel, puis on fait la génuflexion.

On pourrait croire qu'il faut se placer hors de l'autel pour recevoir la derniàro ablation comme pour le lavement des mains; mais il y a de la différence entre ces deux cas. Il faut se Javer les mains hors de l'autel parce que la rubrique romaine du vendredi saint le marque ainsi: Aliquantulum extra dltare in cornu Epistolæ; la congrégation des lites l'a déclaré en 182. S'il fallait recevoir la dernière ablution dans la même postare, la rubrique romaine du jeudi saint le marquerail; son silence prouve lo conaire. Les autres rubriques viennent à l'appui de cette. décision. Elle est aussi fondée sur ce que le calice doit étre sur l'autel aulant qu'il est possible, quand on reçoit les ablutiuns.

ARTICLE XY

De la messe basse qu'on célèbre devant le souverain pontife ou un cardinal en quelque lieu que ce soit, ou devant un nonce et légat apostolique dans les lieux de sa légalion, un archecéque dans sa province, un

évêque dans son diocèse, et un abbé bénit

dans son monastère.

1. «Le prêtre allant à l'autel pour célébrer devant un des prélats que nous venons de nommer, s'arréte au lieu convenable; il lui fait une inclination profonde,» la téte découverte, s'il ne porte pas le calice, ou s'il le-

orte, il lui fait une inclination médiocro a téte couverte; puis il salue l'autel au milieu et y monte. (Si tout est prêt sur l'au:el, il ne va pas au milieu pour le saluer.) I! est plus à propos que le calice et le Missel soient prépar s sur l'autel, et même que le céléant y arrive avant le prélat, l'attendant sur le paré au côté de l'Evangile (si la place du prélat n’est pas de ce côté), la face tournée vers le côté opposé. ( Baldeschi.)

2. Si le prélat est arrivé avant lui, après avoir préparé le calice et le Missel, s'ils ne l'étaient déjà, il descend au bas des degrés du côté de l'Evangile, supposé que le prélat soit au milieu de l'autel ou au côté de l'Epltre, «et il se tient debout tant soit peu tourné vers le prélat, jusqu'à ce qu'il lui fasse signo de commencer» (Rub. miss. p. n, tit.3,n. 2), ou bien sans atlendre ce signe, si ce n'est m l'usage (Baldeschi), « ensuite le célébraut fait une inclination profonde au prélat sans changer de place, puis il se tourue vers l'autel el fait aussi une inclination profonde à la croix, ou la génuflexion si lesaint sacrement y est, et commence la messe. S'il devait célébrer devant le souverain pontife, il attendrait sa bénédiction, à genoux sur le paré, tourné vers lui.» (Rubr., ibid.)

3. «Au Confiteor, au lieu de dire vobis, fratres, et vos, fratres ; il dit tibi, Pater, et te, Pater, s'inclinant profondément vers le prélat, faisant la génuflexion si c’est le pape.» (Ibid. , n. 8.) S'il y avait plusieurs prélats, l'usage est de dire au pluriel, vobis, Patres, et vos Patres.

5. Après avoir dit Oremus, il fait une inclination profonde au prélat (une génuflexion au souverain pontife), et va au milieu de l'autel, devant le plus bas degré, où il commence l'oraison Aufer a nobis, elc., en montant les degrés, et continue le reste à l'ordinaire, excepté ce qui est marqué ci-après.

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