A la fin de l'Évangile, il ne dit pas, Per
evangelica dicta, el ne baise point le livre, parce qu'il doit étre porté au prélat par son üumónier, s'il est en surplis, ou par lo clerc, comme il sera dil en son lieu. S'il y avait plusieurs prélats, ou ne porterait le livre qu'au plus digne; s'il étaient tous égaux en dignité, on ne le porterait à aucun, et lc prêtre ne le baiserail pas. C'est le célébrant et non l'évêque qui bénit l'eau. (Cærem. episc.
6. Après l'Agnus Dei, si ce n'est pas uno messe des moris, le célébrant ayant dit la première oraison, baise l'autel au milieu, et ensuite l'insirument de la paix qui lui est présenté, disant Paz tecum. S'il y a plusieurs prélats, on commence par donner la paix au plus digne, et s'ils sont tous égaux, on coinmence par celui qui oceupe la première place, ou qui cst le plus prés de l'aulcl.
"I. « Aprés avoir dit Benedicat vos omnipotens Deus, et s'étre tourné, il fait une inclination profonde au prélat (une génuflexion au souverain pontife), comme lui demandant permission de bénir, et puis il poursuit :
Pater, et Filius, et Spiritus sanctus , donaant la bénédiction du côté oà le prélat n'est pas; » s'il est au milieu, le prélre bénit le côté de l'Evai file. (Baldeschi.)
8. Sitôt qu'il a achevé Je dernier Evangile, « il se tourne » au même lieu où il l'a dit, « vers le prélat , et lui fait une inclination profond», comme au commencement de la messe. » (Rubr. miss. tit. 12), et attend là qu'il soit parti. (Baldeschi.)
. S'i! ne part pas encore, le prétre va au milieu, prend le calice, descend, salue l'autel et le prélat, se couvre et retourne à la sacristie.
10. S'il célèbre devant un légat bors du lieu de sa légation, un archevêque hors de sa province, ou un évêque hors de son diocèse, mais que ce soit dans une chapelle domestique, il abserve tout ce qui vient d'être marqué ; mais si c'est dans une église publique qu'il célèbre devant eux, il fait toutes les actions de la messe comme s'il n'y avait aucun prélat , si ce n'est qu'il peut leur faire présenter l'instrument de la paix, et les saluer d'une inclination médiocre avant el aprés la messe, si c'est la coutume. Il peut aussi observer la méme chose quand il célébre la messe en présence de quelques grands princes ou princesses ; si en quelque lieu l'usage £sl de présenter l'Evangile à baiser aux hommes de celle qualité, on leur doit porter un autrelivre que celui dont se sert le prêtre, lequel baise toujours le sien à l'ordinaire; mais ilnele faut jamais présenter aux fommes,niau scigneurdulieu, nià un commandeur de Malte, selon le décret de la sacrée congrégation du 17 septembre 1611, ni même à un vicaire apostolique, s'il n'est évêque, d'après le décret du 8 mars 1815 ; dans celui du 2 septembre 1559, il est établi que si l'évêque assiste à une messe célébrée pontificalement par un abbé, on lui doit faire baiser lo livre des Evangiles, s'il est l'évéque diocésain. Pour :ce qui regarde les rois et les reines, et autres princes souverains, on doit suivre la coutume louable des lieux, qu'on peut appreudre de leurs chapelains.
VARIÉTÉS
Les Missels français ne supposent pas qu'on se place au côté de l'Evangile ; il faudrait le faire si l'évêque était devant le inilieu de l'autel.
Les rubriques parisiennes ef viennoises veulent que le célébrant baise le livre de l'Evangile aprés l'évêque. Celles de Vienne veu:ent que l'évêque bénisse l'eau; ceci est contraire au Cérémonial des évêques, ch. 30,
3. Saint Liguori décide qu'on doit s’en abstenir, et le silence des aulres auteurs confirme sa décision, dit M. Caron.
ARTICLE XVI
Sommaire des cérémonies de la messe basse.
Kévérences.
I y a trois sortes de révérences en géné-
ral. La première s'appelle prostration , qui se fait en prosternant tout le corps à terre; ce que le célébrant avec les ministres sacrès pratiquent le vendredi saiut au commence.
ment de l'office et le samedi saint pendant qu'on chante les litanies. La seconde est la génuflexion que le prétre fait ordinairement d'un seul genou et quelquefois de tous les deux. La troisième est l'inclination , dont il y a trois espèces. La première est l'inclinalion profonde, pour laquelle le prétre baisse la moitié du corps, en sorte qu'il puisse toucher les genoux de l'extrémité des mains; la seconde, l'inclination médiocre qu'on fait en Courbant à demi la téte et les épaules; et la troisième, l'inclination de tête, qui est de trois sortes; savoir, la plus grande, la moyenne et la plus pe . La plus grande inclination de téte se fait en baissant la tête sur ledevant, et penchant aussi taut soit peu les épaules. L'inclination de tête moyenne se fait en baissant la tête notablement sans pencher les épaules. La plus petite inclination de tée consiste à baisser légèrement la tête.
Inclination de tête.
1. Le prêtre fait la plus grande inclination de téte , quand il a accommodé le calice au milieu de l'autel, avant d'aller revoir les signets du Missel au côté de l'Epttre, et quand il y est revenu avant de descendre (Rubr.
iss.) ; dans la suite de la messe, quoique la rubrique ne prescrive pas cette inclination, si ce n'est quand le prêtre Jransporte luiméme le Missel, il convient qu'il la fasse toutes les fois qu'il va au milieu de l'autel ou qu'il s'en relire, ou qu'il passe par devant, si la rubrique ne l'oblige à quelque autre inclination plus grande, ou à baiser l'autel.
2. Au Gloria Putri du psaume Judica; à celui de l'Introit, et celui du Lavabo.
3. Pendant le Gloria in excelsis, à ces mots : Deo; Adoramus te; Gratius agimus tibi; Jesu Christe; Suscipe deprecatio mosiram ; Jesu Christe.
^. Toutes les fois qu'il dit Oremus.