‹ Dictionnaire alphabêtico-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 162 sur 480 · ARTICLE UNIQUE · texte numérisé non relu

ARTICLE UNIQUE

Manièrede chanter lamesseavecdeux acolytes, selon Baldeschi.

1. Les acolytes destinés à cet emploi mettront en. pratique tout ce qui esl prescrit quaudonsert la messe basse; ils observerout eu outre les choses suivantes :

2. Avant le dernier coup de cloche, ils se Tevélent du surp'is, préparent toutes les choses nécessaires, savoir : sur l'autel, le corporal étendu, le calice dessus, le ciboire en arrière, s’il y a des commaniants, le Missel ouvert avec les signets à leur place.

3. Sur la crédence, les burelles , le manulerge, le Missel pour chanter l'Epttre (que le premier acolyte doit avoir prévue pour la bien chanter), et la nappe pour la communion.

Nota. ll n'y a pas d'encensement à une lelle messe ; l'usage de le faire, s'il existe dans certaines églises, est contraire à un décret de la sacrée congrégation des Ritos, donné le 18 décembre 1779. .

^. Au dernier signal de la cloche , le premier acolyte revêt le célébrant, et le second allame les cierges de l'autel.

5. Quand le célébrant est revêtu, les aco- Jes se placent à ses côtés, tous trois font la révérence à l'image ou au crucifix de la sacrislie; ensuile, marchant de front, les mains jointes , ils précèdent le célébrant en allant à l'autel: le premier présente de l'eau bénile au célébrant, puis à l'autre acolyte.

Nota. lls marchent aux côtés du célébrant Pour soutenir les côlés antérieurs de la chape, quand il va faire la procession ou l'aspersion. Si le célébrant n'a pas la chape, ils marchent de front, parce qu'ils sont égaux en dignité el en costume , co qui n'a Pas lieu à l'égard du diacre et du sous-diacre qui marchent l'un aprés l'autre.

6. Eu arrivant à l'autel, ils se mettent aux côtés du célébrant ; le premier reçoit la bar- Telle de sa main avec les baisers accoutumés, et quand ils ont fail la génullexion, il la porte sur le siége du célébraat. Le second acolyte se met à genoux à la gaughe du célébrant, un peu en arrière, et le premier s'élant aussi mis à genoux à sa droite, ils répondent enseuibic. Dt

MES : ami

"I. À ces mots: Domine, exaudi. orationem meam , après la confession, ils se lèvent tous deux pour soulever un peu le bas de l'aube; pendant que le prêtre monte sur le marche pied, eux se meltent à genoux sur le plus bas degré, et répondent qnand il faut.

8. Après avoir récité le Kyrie, si le cétébrant veut s'asseoir, ils se lèvent, se rapprochent, font la génuflexion ( toujours sur le pavé ), et vont au banc, le premier se mettant à droite et le second à gauche ; là, élèrent la chasuble du célébrant afin qu'il u'y soil pas assis dessus; le premier lui présente là barrétte avec les baisers ordinaires, et tous deux restent debout, les mains posées sur la poitrine, lournés en face l'un de l'autre, sans tourner le dos à l'autel.

Nota. Ils sont debout parce que l'un. fait l'office de cérémoniaire ; si c'est l'usage qu'à lá messe solennelle lecérémoniaire soilassis, les acolytes peuvent aussi s'asseoir, pourvu qu'ils se lèvent quand l'un d'eux doit avertir le célébrant.

9. Au dernier Kyrie, le premier avertit le célébrant de partir, reprend la barrette, la remet sar le banc; tous deux vont avec le célébrant au milieu de l'autel, font la génuflexion sur le pavé, élévent l'aube et se mettent à genoux à leur place.

Nota. Ils observent la méme chose quand on va s'asseoir au Glor^ bien attentifs à se lever vent que le célébrant s; s'asseoir; quand on cl qui exige une inclinati:

nés vers la croix; le y tissant toujours le célél et de se recouvrir. Penc le chœur chante ces mo!

ils se mettent à genoux

10. Quand le célébra nière oraison, ils vont au côté de l'Epttre; fo second se tient debout près du célébrant, le premier prend le Missel sur la crédence, ct se place derrière le célébrantsur le pavé ; aux mots Jesum Christum de la conclusion , il s'incline vers la croix ; puis il va au milieu, y fait une génuflexion vers l'autel, relourne au méme lieu pour chanter l'Epftre avec gravité et faisant les inflexions requises : quand il a fini, il salue l'autel, et sans baiser la main du célébrant ( Ru. miss. p.

MI, tit. 6, n. 8), il porte le Missel sur la e:édence, etrevientse mettre à genoux à sa place.

Nota. Quand on a chanté l'Epltre, s'il y a une prose ou un long trait, le célébrant va s'asseoir comme au Kyrie ; au dernier verset il retourne à l'autel par le plus court chemin pour dire : Munda cor meum.

11. Le second acolyte transporte le Missel, quand il en est temps, par le chemin le p'us long, el se remel encore à genoux à sa place. Au commencement de l'Evangile ils $e lèvent ; à la fin ayant répondu : Laus tibi, "Christe, ils se mettent de nouveau à genoux, jusqu'à ce que le célébrant ayant récité le Credo, aille s'asseoir .

12. Lorsque aprés le Credo il a chanté Dominus voliscum ct Oremus, ils se veut, fout

us DICTIONNAIRE DES CEREMONIES ET DES RITES SACRES. m

ensemble la génuflexion au milicu, vont à Ja crélence pour apporter les burettes sur l'autel ; le premier présente celle du vin, et le second à sa gauche celle de l’eau; le premier verse l'eau sur les mains du célébrant, et le second lui présente le manuterge, pour les essuyer, ayant soin de faire ensemble l'inclination au célébrant avant et aprés, comme à la messe solennelle.

13. Ayant déposé les burettes, ils retournent au wilieu de l'autel, font la génuflexion sur le pavé, et se remettent à genoux à leur

lace.

P 16. A l'élévation, ils élèvent tous deux la chasuble et font le reste comme aux autres messes.

15. Le prêtre ayant communié et fait la génuflexion, le premier acolyle se lève et va présenter le vin et l'eau avec les révérences accoutumées; en même temps le second aco- ]yte va au Missel, et pendant que le premier vaau côté de l'Evangile pour couvrir lecalice, le second descend sur le pavé avec le Missel, fait avec l'autre la génuflexion, place le Missel au côté de l'Epitre, et retourne à sa place,

.aprés avoir fait la génuflexion avec l'autre.

16. Le premier acolyte ayant porté le calice sur la crédence, fait la génuflexion au milieu avec le second, comme il vient d'étre dit, et chacun se remet à genoux à sa place.

17. Au dernier Evangile ils se lèvent, et le premier va prendre la barrelle; à Verbum «aro ils font la génuflexion, et le eé*ébrant étant descendu de l'autel fontde nouveau la génuflexion avec lui ; on lui donne la barrette, et l'on retourne À la sacristie comme

.on en est venu.

18. Arrivés à la sacristie, ils font l'inclination ; le premier aide le célébrant à se déshabiller, tandis que le second va de suite étein-

dre les cierges et replacer chaque chose en

son lieu.

Nota. S'il y a communion, quand le célébranta pris Ja sainte hostie et qu'il a fait ensuite la génuflexion, le premier acolyte seul va prendre la nappe de communion, retourne au milieu, et se mel à genoux avec l'autre sur le pavé. Quand le prêtre prend le

récieux sang, ils disent le Confiteor, proundément inclinés. Après Indulgentiam, ils se lèvent, font la génuflexion pendant que le célébrant la fait, et se mettent à genoux sar le bord du marchepied, pour commanier ; ensuite ils se lèvent, font la génuflexion, se séparent et se remettent à genoux pour tenir la nappe. Aprés la communion du clergé et du peuple, le premier acolyte retire à lui toute la nappe. ils font tous deux la génuflexion, et le premier va présenter les ablutions, comme il est dit ci-dessus. S'il y avait une nappe suspendue au balustre pour la tommunion du peuple, il en faudrait une autre à l'autel pour celle des clercs.

Selon Bauldry, le célébrant couvre le calice et le place sur l'autel aprés la communion, comme il l'était au commencement de la messe. (En France il est d'usage que les acolytes ne touchent pas les vases sacrés sans une permission de l'évéque .)

. Selon le méme auteur, quand ik y a ias.

persion avant la messe, le premier acolyte porle le bénitier à droite du célébrant, essuite il soutient le livre au méme côté, après l'aspersion ; en méme temps l'autre acolyte apporte de la sacristie au côté de l'Eplire, le manipule et la chasuble, puis remporte la chape

S'il n'y a qu'un acolyte, Bauldry dit encore que le célébrant répond lui-même: Die gratias , à la fin de l'Epttre ; un autre lec'eor en surplis peut la chanter selon le Mi:sl romain. (Rubr. p. n, tit. 6, n. 8.)

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