Le.diaere ayant fait la génuflexion
quand le célébrant est revenu au milieu de l'autel, la réitère et chante : Ile, missa est, tourné à demi vers le peuple, hors du milieu de l'autel, au côté de l'Evangile, de la même manière que le célébrant; puis fous Irois font la génuflexion au milieu. Le sous-dia- €re monte sur le second degré à la gauche du diacre, où ils reçoivent tous deux à genoux la bénédiclion, et assistent au dernier Evangile, comme aux autres messes solennelles.
13. Le célébrant, ayant achevé l'Evangile, retourne au milieu de l'autel entre scs deux ministres, et tous trois ayant fait la génofl-x:on, descendent en bas sans tournerle dos au saint sacrement, le célébrant et le sous-diaere se retirant à cet effet un peu vers le coté de l'Evangile, ct le disere vera le côté de l'Epftre ; puis il font avec les autres ministres inférieurs la génuflexion à deux genoux sur le pavé comme ils ont fait en arrivant; s'étant levés, ils reçoivent leur barretles et s'en retournent de la méme fagon qu'ils sont venus, se couvrant seulemeul à la sortie du chœur. Si l'on doit chanter après la messe quelque prière pour le roi ou pour les nécessités publiques, selon ce qui a été dit ci-dessus , art. 10, n. 7, l'Evangile élant fini, les deux ministres sacrés descendent à leurs places derrière le célébraat , et vont au côté de l'Epitre, faisant comme lui la génufl.xion cm passant au milieu, où, étant retournés aprés les oraisons, ils font unc autre génuflexion, et tout le reste qui a été
it.
15. Si l'on doit exposer le saint sacrement avant la messe, et ensuite le reufermer, oa bien faire quelque procession, il faut observer ce qui est dit ci-dessus, à l'article Evciu- BisTIE. Les autres choses particulières au célébrant, qui ont été ici omiscs,ou rapporlées seulement en général, sont amplement décrites part. 1, art. 14, de la messe basse de vant le saint sacrement ; el pour le reste qui regarde la messe solennelle, on doit suivre ce qui a été dit ci-dessus de la messe solcapelle ordinaire.
VARIÉTÉ
1. Le Missel viennois ct celui de Toulouse disent qu'en présence du sain! s3crement exposé, la grand'messe principale doit être célébrée sous le rite solennel avec Credo, quand même ce serait la messe de la férie. La rubrique romains le marque seulemeul aux messes volives solennelles pre re gravi, vel pro publica Ecclesie causa ; on mel de ce nombre les messes votives des quàrante heures.
2. La rubrique de Paris, eclle de Toulouse et l'ancienne vicnnvise prescrirent d'ôter la croix quand le saint sacrement et
exposé. Voy. lo Traité des saints Mystères, par
Collet, à l'article PRÉPARATION de l'autel.
3. L'ancienne rubrique parisienne , celles de Toulouse et de Vienne disent que lediacre et le sous-diacre font la génuflexion in accessu prope altare. La nouvelle rubrique de Paris dit : Quoties altare conscendunt, aut ab eo descendunt, ce qui est équivalent à ce que dit Romsée : In termino a quo. Ceci parali bien fondé : puisqu'ils font la génuflexion au lieu d'où ils partent, lorsqu'il n'y a que la croix sur l'autel, il doit en être de méme lorsque le saint sacrement y est au même lieu; on le voit hien quoiqu'on soit derrière le prêtre; il esl vrai que, quand il est sur l'autel, aprés la consécration, on fait la génuflexion aux deux côtés du prêtre; mais le cas est différent : le prétre alors empéche devoirlesaint sacrement, et lesous-diacre fait lagénuflexion sur le marchepied après avoir déposé la patène, quoiqu'il ne la fasse qu'à sa place, au milieu du plus bas degré, quand il l'a reçue à l'Offertoire. Ainsi on peut donner pour régle que quand le saint sacrement est sur l'autel devant le prétre, on fait la génuflexion à ses côtés, en y arrivant et en parlant; mais, quand il est exposé plus haut , vn fait la génuflexion comme à l'ordinaire, au lieu d'où l'on part. Les rubriques non romaines, qui prescrivent de la faire en arrirant aux. côtés du célébrant, n'en prescrivent aucune quand le saint sacrement n'est ras exposé, lorsque le diacre et le sous-diacre montent aux côtés du cé'ébrant avant lo canon; elles ne pouvaient donc pas dire que la génuflexion se fait comme à l'ordinaire
quand il est. exposé.
5. Les Missels de France disent que, si Yon préche, il faut voiler le saint sacrement. La rubrique de Paris ajoute que, malgré cela, it doit y avoir au moins deux cierges allumés. S'il est entièrement caché par un roile, on peut être assis el couvert, soit en chaire, soit dans le chœur. ( Décr. 1796, V.
Gardellini, np. 2, p. 222); maisil serait louable d'être découvert quoi qu'assis (/bid.). Il vaut mieux étre près de l'autel pour précher, afiu que les auditeurs ne so tournent pas vers le côté opposé au saint sacrement.
10. La congrégation des Rites a décidé que, pendant la messe, les ministres font Ja génuflexion d'un seul genou ; il semble qu'il doit en étre de méme des autres qui viennent communier ct qui s'en relournent; si on la faisait à deux genoux, il faudrail la faire ainsi toutes les fois que l'on est près du prétre qui distribue la communion, comme Gervasi et Merati l'exigent du servant qui doit communicr à une messe basse. Ces auleurs veulent qu'après avoir dit le Confiteor à sa place, il fasse la génuflexion à deux genoux in plana terra , avant de so placer sur un degré pour communier, ct qu'après il répèle la méme génuflexion , mais la décision
susdite [e dispense de cela; et il semble qu'elle est applicable aux autres qui viennent communier après lui. On s'est mis d'abord à deux genoux pour le Confiteor, ct jour la communion cela paraît suffisant.
MES on
Les dominicains ne font qu'une inclination , comme lorsque le saint sacrement cst daus , le tabernaclc.
ARTICLE XIII
De la messe solennelle en présence del'évéque diocésain.
1. Avant que l'évêque vienne à l'Eglise, le sacristain lui prépare au côté de l'Evangile, s'il se peut, entre l'autel et le chœur, un . siége élevé par devant et aux côtés de trois degrós couverts de lapis, avec un carreau tout proche pour s'agenouiller, quand il faut, s'il ne désire pas pour cela descendre de son siége.li dresse encore en bas devant l'autel un accoudoir ou prie-Dieu couvert d'un tapis violet, avec un carreau de même couleur sur lequel l’évêque s'agenouille en arrivant et en sortant , pour faire sa prière; comme aussi, s'il veut, durant la messe, à l'élévation et à quelques autres endroits ciaprès marqués, n. 16. Si c'est la coutume de donner la paix à l'évêque avec un instrument, comme on le pratique plusieurs églises de France, le cérémoniaire met sur la crédence cet instrument, auquel doit être attaché un petit voile de soie ou de lin pour l'essuyer avant de le présenter à baiser. I prépare de plus un beau Missel qu'un clerc soutient, quand il faut, devant l'évéque durant la messe, el un hougeoir avec son cicrge qu'un autre clerc lient allumé à son côté, si c’est la coutume ou s'il lc désire.
2. L'évéquo diacésain doit être recu à la porte de l'église par le clergé en surplis avec l'eau bénite, tous lui faisant une révérence convenable quand il arrive ; le supérieur ou le plas digne du clergé lui ayant présenté l'aspersoir avec les baisers accoutumés, il prend de l'eau bénite eten donne aux autres; puis il va, suivi du clergé, devant l'autel où repose le saint sacrement. et ensuite devant le grand autel, s'il est different de celui-là . faisant sa priére à genoux devant l'un ct l'autre. Le clergé, ayant fait sa prière derriére l'évêque, se relire au chœur où chacun prend sa place. Si l'évéque en entrant dans l'église n'a pas son camail et son rochet, il va. les prendre dans la sacriste, aprés avoir fait sa priére devant le saint sacrement , et il revient ensuite devant le grand autel, comme il a été dit.
3. Aussitôt que l'évêque entre au chœur, le célébrant et ses ministres sortent de la sacristie el vont à l'autel (si ce n'est qu'on n'eüt pas encore achevé quelque office ); après avoir salué l'autel ,'ils saluent l'évéque lorsqu'il est relevé de sa prière; savoir, le célébrant par une inclination profonde, ct tous les ministres par une génuflexion, si c'est l'usage ; ce qu'ils font durant la messe toutes les fois qu'ils passent devant lui.
5. L'évéque étant arrivé au bas des degrés du milieu de l'autel, le célébrant se met à sa gauche, el les ministres sacrés sc relirent à la gauche du célébrant, un peu derrière lui. L'évéque commenco la messe, ct le célé-
inistres lui répondent, se tournant vers lui quand ils disent : £t tibi, patcr, el Et te, pater.
$. Apres que l'évêque a dil Andulyertam, eic., le célébrant et ses ministres le saluent, s’élant un peu écartés des degrés de l'autel pour le laisser passer à son siége où il poursuit : Deus , tu. conversus. vivificabis nos, elc., juan Aufer a nobis, etc., exclusivement. Le célébrant, s'élant avancé devant le milieu de l'autel, continue la messe à l'ordinaire entre ses deux ministres; avant de monter sur le marchepied, il salue avec eux l'évêque, s'il est assez proche de l'autel. Si l'évéque ne désirait pas commencer la messe et faire la confession, quoiqu'il soit à propos qu'il le fasse toujours, le célébrant la commencerait de la méme maniére qui a été dite pour la messe basse en présence de l'évêque diocésain; et ses ministres ne se conformeraient pas à lui dans les révérences qu'il ferail pour lors à l'évêque, d'autant plus qu'elles sont toutes particuliéres au célébrant.
6. Le diacre ayant fait la génuflexion à la droite du célébrant, quand il baise l'autel à ces paroles : Quorum reliquie hic sunt , va, accompagné du cérémoniaire à sa gauche el du thuriféraire à sa droite, trouver l'évêque à son siége ; l'ayant salué avec cux en bas par une génuflexion, il lui fait bénir l'encens, lui présentant la cuiller avec les baisers üccoutumés, ct disant : Benedicite, pater recerendissime , ou, s'il était cardinal, eminentissime , pendant que le thuriléraire tient à genoux l'encensoir ouvert devant l'évéque; ensuite, ayant rendu la navette au thuriféraire , el salué l'évéque comme en arrivan, ils retournent tous trois à l'autel, où le diacrc, ayant reçu l'encensoir du thuriféraire, le présente au célébrant, qui fait l'encensement à l'ordinaire. 1l fait bénir l'encens de la méme façon, aprés l'offertoire , avec les susdits ministres; mais, avant l'Evangile, le cérémoniaire fait béuir l'encens pendant que le diacre dit: Munda cor meum, etc. Si l'évéque a auprés de lui un prétre assistant en surplis , il se sert toujours de lui pour bénir l'encens et pour être encensé ; et en ce eas, le diacre ne vient point trouver lévéque pour ce sujet, mais seulement le thuriférairo et le cérémoniaire ; ce qu'il suffit d'avoir dit en ce lieu pour tous les autres cas semblables. .
7. Après l'encensement do l'autel, le diacre eucense le célébrant de deux coups, mais non pas l'évêque, lorsqu'il n'est pas revêtu des ornements ponlificaux , comme de la mitre et de la chape; car, en ce cas, il ne doit étre encensé qu'une seule fois à la messe, savoir : après l'offertoire, encore qu'il fût cardinal el légat , selon le Cérémonial , liv. 1'*, chap. 23.
8. L'évéque élant à son siége lit quand il faut les choses suivantes dans le Missel , qu'un de ses aumóniers ou quelque clerc soutient sur sa téte devant lui, pendant qu'un autre lient à côté le bougcoir avec le cierge allumé, s'il a coutume de s'en servir. 1* Il lit debout et découvert l'/ntroit , le Kyrie et le Gloria in excelsis, en méme temps que le célébrant les dit, 9* 11 lil assis el. couvert V'Epitre, le graduel, l' Alleluia, la prose ou le
trait, jusqu'à l'Evangile. 3: ll lit debout le Symbole, l'offertoire et le Sanctus. &° TI lit debout l'Agnus Dei el l'antienne appelée communion. Pour cc qui est des cercles que les chanoines doivent faire devant l'évéque dans les messes où il assiste : savoir, à l'Introit jusqu'aprés le Gloria , si on le dit, au Credo , au Sanctus et à l'Agnus Dei, ils ne se praliquent pas dans les églises où il n'y a point de chanoines, ni aux messes des morts, ni ao vendredi saint, en quelque lieu que ce soil.
9. Quoique l'évéque ait son siége pràs de l'autel, le célébrant peut s'asseoir à l'ordinaire avec ses ministres au Gloria, au Credo, etc. Les clercs qui suivent l'évêque s'asseyent sur les degrés de son tróne ou en quelque autre lieu commode ; quand le célébran retourne de son siége au milieu de l'autel , il fait avec ses ministres les révérences convenables à l’évêque , aprés avoir salué l'autel.
10: Le sous-diacre, étant accompagné Ja cérémoniaire à sa gauche, fait la géuullexion à l'autel, puis à l'évéque, avant de chanter VEpttre ; et l'ayant achevée, il fait la géooflexion i l'autel, et va devant l'éréque, où, étant à deux genoux , il appuie son livre sur ceux de l'évêque, dont il baise la main el reçoit la bénédiction, el non pas du c&ébrant; puis, ayant fait la génuflexion ao bas du trône de l'évêque, il retourne à l'aukl, où il quite son livre entre les maius du cirémoniaire.
11. Le diacre ayant recu du cérémoniaire le livre des Evangiles, le porte sur l'autel, saluant l'évêque en passant , comme il a été dit du sous-diacre; ayant mis le livre sur l'autel et fait la génuffexion , il va trourer l'évéque, baise sa main à genoux, el se relire aprés lui avoir fait la révérence; puis H va dire : Munda cor meum, elc., surle dernier degré de l'autel, selon le Cérémonial, lir. n, ch. 8. Etant monté, il prend le livre. fait la génuftexion, et descend en bas, au côté de l'Epitre, où il attend qu'il soit temps de partir. Ensuite, ayant fait la géuuflexioa à V'auiel , il va avec les autres dans l'ordre accoutumé devant l'évéque , où tous élaut à genoux , comme en droite ligne, si le lieu le permet, le diacre qui est un peu plus avance
ue les autres demande à l'évêque sa béaé-
iclion, disant : Jube, domne, benedicere; et l'ayant reçue, sans baiser sa main, lous # lèvent, font la génuflexion à l'évêque, & vont au lieu destiné pour chanter l'Evangile, où ils se placent comme aux autres messes, sans tourner le dos ni à l'autel, ui à l'évêque.
42. L'Evangile étant achevé, le sous diacre , sans faire aucune révérence, porie le livre à baiser à l'évêque ; pois l'ayant salué par une génuflexion, comme foni les autres s'ils passent devant lui , il s'en retourne de la manière accoutamée, le cél brant ne baisant point le livre el u'élant point encensé; après quoi, et non pas plot tôt, le célébrant entonne le Credo ou Dosinus vobiscum. S'il y avait quelque au're prélat présent, plus cousidérab;c que lo
lébrant s'assied cnire ses deux ministres sur son siége ordinaire comme au Gloria; si ensuite le prédicateur publie des indulgences accordées par l'évéque, selon ce qui est orté au Cérémonial , liv. r, chap. 22, le céliant, pendant celte publication et fa confession que le diaere fait auparavant, demeure debout et découvertau coin de l'Epttre, comme lorsqu'on chante l'Evangile, ayant de plus la tête inclinée, et tous les autres sont à genoux de la manière ci-après exprimée, n. 19.
18, Le sous-diacre, avant de mettre l'eau dans le calice, se tourne vers l'évéque, tesant la burette de l'eau élevée pour la lui faire voir ; et faisant une demi-génuflexion, il loi dit : Benedicite, pater reverendissime, où, s'il est cardinal, eminentissime , ct l'évique la hénit de son siége ; mais si le sousdiacre, étant à l'autel, ne pouvait être commodément aperçu de l'évêque, il irait devant sn siége, accompagné du cérémoniaire, pour faire bénir l'eau, ob:ervant les révérences requises, lant en allant qu'en rcvenant.
15. Après l'oblation du calice, le diacre, accompagné du thuriféraire et du cérémonire, va faire bénir l'encens à l'évêque, ronme il a été dit ci-dessus, n. 6; étant retourué à l'autel, au côté de l'Epltre, il reçoit l'encensoir du thuriféraire , et le donne au éélébrant qui encense l'autel comme aux autres messes. Ensuite le diacre encense le télébrant de deux coups seulement, puis il va encenser l'évêque de (rois coups avec les révérences eonvenäbles , et reçoit de lui la Lénéliclion ; aprés, il encense à l'ordinairo le chœur, et il est lui-n.ême encensé par le lhuriféraire , comme aussi les aco!ytes et le peuple. Si l'évéque avait uu prétre assistaut, re serait à celui-ci à l'encenser, après quoi d serait lui-méme encensé par le diacre qui tontinueraiL ensuite l'encensement du chœur comme il a été dit.
16. Un peu avant l'élévation , l'évêque se mel à genoux sur un carreau à sa place, ou Men il descend de son trône et s'agenouille levant l'autel sur un accoudoir qu'on pré- Fare auparavant ; en ce cas, le sous-diacre nes'agenouillerail pas au milieu de l'autel, mais on peu vers le côté de l'Epftre, et les purle-flimbeaux pourraient se retirer pour une plus grande commodité aux deux côtés de l'autel, ayant la face tournée l'un vers l'autre, suivant ce qui a été dit ci-dessus, art. 8, n. 3. Après l'élévation, l’évêque retourne à son siège, s'il en est descendu, si ce n'est aux messes des morts et des féries privilégiées , duut il a été parlé ci-dessus, art. &, u. 9, auxquelles l'evéque demeure à genoux, comme ceux do chœur, depuis Sanctus in— C5sivement jusqu'à Paz Domini cxclusive- , pendant les oraisons que le célé-
MES . 685 hrant chante ; ce qu'il observe encore à c2rlains versets, coume Adjusa nos, Deus, ele.; Veni, sancte Spiritus, elc.
17. Le sous-diacre, ayant recu la paix du diaere, va, accompagné du céré-noniaire, la porter à l'évéque, mettant les mains sous ses coudes, lui disant comme aux autres, Paz tecum, et ne le saluant point auparavant, mais seulement aprés; puis il la porte au chœur de la manière ordinaire : mais si c'est la coutume du lieu de donner la paix à l'évéque avec un instrument, le diacre, aprés avoir donné la paix au sous-diacre, regoit du cérémoniaire l'instrument de la paix, et l'ayant baisé, lo donne au sous-diacre qui le
orte des deux mains, élevé à la hauteur de a poitrine, et le présente à baiser à l'évêque, l'essuyant auparavant avec le voile qui y est attaché; puis il le rend au. cérémoniaire, ct observe le reste qui a été dit.
18. Si l'évêque a auprès de lui quelque personne considérab:e qui lui serve de prálre assistant, celui-ci va à l'autel, et reçoit seul la paix du célébrant, laquelle il porte à l'évêque, comme il a été dit du sous-diacre, ou avec le baiser, ou avec l'instrument qu'il baise et essuie auparavant. Ensuite le sousdiacre vient recevoir du même prêtre assistant le baiser de paix, qu'il donne après au chœur, puis au diacre el au cérámoniaire.
Mais si le célébraut avait ua prêtre a:
tant, il irait recevoir la paix du prêtre assislant de l'évêque, et la distribuerail ensuita au chœur, puis au diacre, au sous-diacre et au cérémoniaire.
19. Le célébrant, ayant dit Pluceat et baisé l'autel, ne donne pas la bénédiction, mais ik fait une inclination à la croix, ses deux minisires étant à leurs places l'un derrière l'autre, el se relire avec eux au côté de l'Ebitre, où il demeure debout sur le second degré, la face tournée vers le côté de l'Evaugile, el profondément incliné, ayant le dia- Cre à sa gauche, et le sous-diacre à la gauche du diacre, tous deux à genoux sur leurs de
rés ordinaires, pendant que l'évêque donuo a bénédiction, suit de son siége, soit du milieu de l'autel; ce qui dépend de sa volonté. Si le siége épiscopal était au côté de l'Eplire, le célébrant recevrait la bénédiction au côté de l'Evangile ayant le diacre à sa droile, et le sous-diacre 1 la droite du diacre, de la manière qui a élé dite. Si l'évéque renvoyait au célébrant à donner la bénédiction, ce qui ne semble pas néanmoins convenable, alors le célébrant, ayant dit Benedicat vos, omnipotens Deus, à l'ordinaire, et s'étant lourné, ferait une inclination profonde à l'évéque, ct puis donnerait la bénédiction du côté où il
u retourné vers l'au il attend. que l'évéque soil parli; easuite il va au milieu de l'autel
el avec lous ses ministres, et retourne de la ananière ordinaire à la sacristie. Les ecclésiastiques qui sont au chœur doivent accompagner l'évêque quand il s'en va, ou au moins une partie d'entre eux, s'il est nécessaire que les autres demeurent au chœur pour dire quelque office immédiatement après la messe.
21. Remarquez, 1* qu'on doit observer toutes les mêmes choses à l'égard d'un archevéque dans sa province, d'un légat apostolique dans le lieu de sa légation, et d'un cardinal en tous licax, pourvu qu'ils soient en rochet et en camail; si le légat et le cardinal ne sont pas prétres, le célébrant doit donner la bénédiction à la fin de la messe, dela maniére qui a été ci-dessus marquée sur la fin du n. 19.
22. Remarquez , 2° que si l’évêque diocésain, ou quelqu'un des autres ci-dessus nommés assistait à la messe revétu pontificalement avec la mitre et la crosse (ce qui n'est pas ordinairc), outre toutes les cérémonies ci-dessus décrites, on l'encenserait avant VIntroit immédiatement après le célébrant, comme aussi après l'Evangile, à l'exclusion du célébrant, qui n'est point encensé ; après Ja messe, le célébrant et ses ministres, ayant salué l'autel, salucraient ensuite le prélat, qui demeure à son trône pour y quiller ses ornements ; el comme cn ce cas il doit toujours avoir un prêtre assistant, celui-ci ferait à la bénédiction de l'encens, à l'encensement de l'éréque et à la paix ce qui a été dit aux n. 6, 15 eL 18.
93. Remarquer v 3 quo si, au contraire, l'évêque diocésain, ou quelqu'un des autres prélats susdits n'était qu'en habit long, sans rochet et sans camail (ce qui n’est pas convenable et ne devrait jamais arriver), on lui rendrait moins d'honneur que lorsqu'il est dans l'habit propre de sa dignité, et l'on se contenterail de le saluer en entrant à l'autel et à la fin de la messe, de lui porter le livre à baiser aprés l'Evangile, et de l'encenser de trois coups à l'offertoire immédiatement après le célébrant.
25. Remarquez, &* que lorsqu'un évêque hors de son diocèse, ou un archevêque hors de sa province, assiste en rochet el en camail à la messe solennelle, on observe sculement les choses suivantes : 1. 1l n'est pas ordinairement placé dans le sanctuaire, mais dans un des siéges les plus honorables du chœur. 2. Le célébrant et ses ministres le saluent par une inclination profonde au Commencement et à la fin de la messe, avant de saluer chaque côté du chœur. 3. Le dia- ‘re l'encense à l'offertoire immédiatement iprés le célébrant, lequel est encensé de trois coups, aussi bien que lui. &. Le sous-diacre lui porte la paix de la manière indiquée au n. 17, avant de la donner aux chapiers. On Observe à peu prés les mémes cérémonies à l'égard d'un prince souverain ou autre grand prince ou princesse, auxquels loute— lois on ne présente jamais la paix qu'avec un instrument, Pour les. prélats inféricurs, Counne les abbés bénits hors de leur mo-
Lo) nastère, et les scigneurs ou magistrats con.
sidérables, il suffil, si la coutume n'oblige à faire autrement, de les encenser de deux coups, et de leur porter la paix après les chapiers. Voyez ce qui a été dit sur cela au sujet de la messe basse, art. 15, n. 10.
95. Remarquez, 5° quant aux révérences qu'on doit faire à l'évêque et aux aures
endant la messo, 1. que le célébrant soit
a messe solennelle, soit à la messe basse, ne doit faire la génufléxion ni aux prélats, ni aux princes, mais seulement au pa] tt aux autres une inclination profonde; 2. que les ministres sacrés et tous les ministres inférieurs, si l'usage contraire n'a prévalu, Tont la génuflexion à l'évéque diocésain revétu de rochet et de camail, comme aussi à l'archevêque dans sa province, à un légat apostolique dans le lieu de sa légation, et à un eardinal en tous lieux ; mais aux autres évêques ils font seulement une inclination profonde, si ce n'est quand ces prélals ofüitient. Les réguliers font en pareil!e occasion les mêmes génuflexions que les ministres sacrés, et, selon la sacrée congrégation des Rites, les chanoines des églises collégiales les doivent faire aussi, si la coutume n'ait contraire; 3. que selon l'usage communément recu, el le sentiment de quelques cé rémoniaires inslruiis, tous ceux du chœur qui sont prêtres, ou qui ne l'étant pas sont revétus de chapes, font sculement une indination profonde à l'évêque diocésain el aux autres, en quelque habit qu'ils soient. 4. Si l'évêque diocésain n'est pas placé dans uu trône proche de l'autel, mais dans le premier siége du chœur, les ministres de l'autel Je saluent seulement au commencement el à la fin, et lorsqu'ils vont le trouver à son siége durant la messe, auquel cas ils saluent aussi le chœur aprés l'évéque, toules les fois qu'ils y entrent, ou qu'ils en sortent, selon la règle générale. S'il est placé près de l'autel, et qu'on n'entre point dans le chœur our aller à son siége, comme il arrive dans les églises de France où les chœars sont distants de l'autel, il suffit en ce cas de saluer l'autel, si l'on passe par devant, et l'évêque quand on l’aborde ou qu'on le quitte, sans saluer le chœur.
26. Remarquez, 6° qu'aux messes des morts qu'on célèbre en présence de l'évêque diocésain, et des autres ci-dessus nommés, on observe à proportion les mêmes cérémonies, excepté celles qu'on retranche dans les autres messes solennelles pour les moris.
1. 11 fait la confession avec le célébrant. 2. ll bénit seulement l'encens à l'offertoire sass les baisers ordinaires de la cuiller et de La main, et il est seul encensé aprés le célébrant. 3. 1l so met à genoux sur l'accoodoit devant l'autel aux oraisons, et depuis le Sanctus, inclusivement, jusqu'à Par Domisi exclusivement, comme ia dé dit p. 16. 4.11 ne bénit point l'eau; on ne lui porte point la paix ; il ne donne point la bénédiction à la fiu de la messe; on ne publie point d'indulgences, cl le reste se fait à l'ordinaire.
vABiÉTÉS.
Selon les Missels de Toulouse et de Vienne it baiser le livre de l'Evangile non-sculement à l'évêque, mais encore aux archidiacres qui l'assistent el aux chanoines qui sont dass le chœur.