DE LA MESSE SOLENNELLE
jure troswais osrré avamr 1858.)
TITRE Ie.
DE Li GRAXD'MESSE A DIACRE ET SOUS-DIACRE.
CuanTae PREMIER. — Observations générales.
1. Le prêtre qui célèbre les divins mystres et les ministres qui l'assistent doivent se pénétrer de la sainteté de leurs fonctions, eise faire un honneur et un devoir de s'en acquitter avec toute l'exactitude, la décence el la piété convenables. Chacun doit s’instruire avec soin de toutes les cérémonies qu'il a à faire, s'y exercer d'avance, et obserrer ponctuellement tout co que prescrit la rubrique, sans rien omneltre ni rien changer.
2. Avant de commencer ses fonctions, on doit toujours s'y préparer par le recueillement et la prière , offrir à Dieu l'action que Yon va faire, et lui demander la gráce de s'en acquitter diguement. Pendant toute la cérémonie, il faut entrer dans les sentiments dont les rites sensibles sont les signes el les symboles, accompaguer toutes ses aclions extérieures d'actes intérieurs de religion , et ne jamais manquer de faire son action de grâces après la cérémonie.
3. Le respect dà à la souveraine majesté de Dieu erige qu'on ne se présente pour exercer quelque fonction qu'avec l'habit ecclésiastique , la tonsure de son ordre , et dans un costume propre et décent, qui annonce lcs sentiments dont on est pénétré.
Á. En se revétant des ornements, on doit éviter toute conversation inutile, el réciter avec piété les prières prescrites, qui sont si instructives, si touchantes et si analogues aux dispositions requises dans les ministres des autels.
5. On doit observer en officiant la plus exacte modestie, faire toutes les cérémonies Javec dignité, et en méme temps d'un air aisé et naturel, sans hésiler et sans paraltre con-
(!) Ces balustres, placés autour des autels, sont de toute Antiquité; ils avaient ordinalrement trois portes pour enrer dans le sanctuaire. La principale était la porte auinte, 2 deux battants, vis-à-vis l'autel; les deux autres, plus timples, étaient aux côtés de l'antel : l'une à droite, l'autea gauche. La porte sainte était pour l'entrée solennelle du célébrant ; les portes collatérales étaient pour les mi- Nistres inférieurs. À Lson, la nuit de Noël, monseigneur l'archevêque, ou le grand prêtre en son absence, entrait Seul par la porte sainte, pour baiser l'autel pendant l'invitatoire ; les chantres et les chanoines entraient el sortient par les portes collatórales. Excepté le temps de la messe, la balustrade était toujours fermée ; on ne l'ouvrait ret cérémonie el majeslé qu'avant le Benedictus et le
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traint et embarrassé ; tenir la tête droite sans affectation, les yeux modestement baissés, et tout le corps dans une attitude grave el respectueuse.
6. Il faut, en marchant, éviter la précipitation el une trop grande lenteur ; si l'ou marche deux à deux , se tenir toujours à la méme distance, el ne point se devancer l'un l'autre ; mais aller toujours de front et d'un pas égal, ayant soin pour cela de se regarder de temps eu temps du coin de l'ail.
7. Chacun doit mettre une grande précision dans toutes ses actions, el faire chaque <hose en son temps, afin qu'il n'y ait point d'interruption dans les cérémonies ou dans le chant. t
8. Lorsque plusieurs officiants agissent <nsémble, ils doivent être trés-attentifs à faire en méme temps et de la méme manièré les córémonies qui leur sont communes , et avoir grand soin de se lever, s'asseoir, s'incliner, se mettre à genoux tous ensemble, avec une parfaite uniformité ; car il n'est rien qui contribue davantage à lá beauté des cérémonies. Pour cela , il est important de s'exercer d'avance, et pendant la cérémoi nie chacun doit observer celui qui oflicie eu chef, afin de se régler sur lui