‹ Dictionnaire alphabêtico-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 207 sur 480 · Après le Credo, ou si l'on ne le chante · texte numérisé non relu

Après le Credo, ou si l'on ne le chante

pas, après l'Evangile, le célébrant chante’

Dominus vobiscum et l'Oremus de l'offer- Wire; puis il baise le texte, que lui présente sus-diacre, s'il ne l'a déjà baisé; et faisint une inclination à la croix, il va au côté de l'Eplire sc laver les mains pour la prenière fois, sans rien dire, el revient au milieu de l'autel, où il fait une inclination.

16. Si l'on offre du pain à bénir, le célébrant le bénit aprés l'Oremus de l'offerloire, en récilant la prière marquée dans le Missel où dans le Rituel; puis, ayant reçu l'aspersoir de la main du diacre, il jette trois fois "^ l'eau bénite sur le pain en forme de croix, ‘! donne à ceux quile présentent lo croix ou Imsirument de paix à baiser; mais jamais L patène (2).

11. Si! y a offrande du clergé ou du pcuple, le célébrant, avant de se laver les mains, ndis que le chœur chante l'offertoire, prend

|!) Robr, gener.. 6,8 1, n.24.

8 Bitucl ort ade là Marge.

Diertoxxama Des Rutes sacn£s. II.

Mrg eua

l'instrument de paix sur l'autel, fail une génuflexion, et descend am plus bas degré ou à la balustrade, ayant le diacre à sa droite, *Lle sous-diacre à sa gauche. Il présento Yinstrument de paix à baiser à chaque personne, en disant : Paz (ecum, à Et cum spiritutuo. Aux messes de mort, il dit Reguiescat ou Requiescant in pace, el chacun répond Amen (3).

Aprés avoir reçu les offrandes, il retourne à l'autel, dépose l'instrument de paix, fait la génuflexion et va se laver les mains comme ci-dessus.

18. Le célébrant s'étant lavé les mains pour ia première fois, atlend au milieu de autel que le diacre lui présente le calice; et alors se tournant à demi, il lui dit par maniére d'interrogation : Quid retribuam Domino pro omnibus qua retribuit mihi? Le diacre tenant toujours le calice, répond :

Jmmola Deo sacrificium laudis, et redde Altissimo cota (ua; et le celébrant ayant fait un signe de croix sur le calice, le prend parle nœud et par le pied, en disant : Calicem salutaris accipiam, et nomen Domini invocabo.

19. 11 fait aussitôt l'oblation comme à la messe basse, en disant : Hanc oblationem, elc., In spiritu humilitatis, etc.; puis, ayant déposé le calice et l'hostie sur l'autel, il remet ja patne au diacre, et couvre le calice.

20. Après avoir dit Veni, sanctificator, il reçoit du diacre la navelle, met une seule fois de l'encens dans l'encensoir, et le bénit comme ci-dessus; puis il rend la navette au diacre, reçoit l'encensoir de l'acolyte, ct le tonant de la main gauche par le haut des chaînes, et de la droite par le bas, près du couvercle, ilencensetroisfois horizontalement sur l'hostieetle calice en même temps, faisant unegénuflexionavantetaprès,endisant: Dirigatur, Domine, oratio mea sicut incensum in conspectu (uo; ensuite il encense l'autel de cette manière : 1* 1l donne trois coups sur]a surface de l’autel, en s'avangant au coin de l'Epftre; 2 deux coups au cóté de l'autel, en dehors : le premier coup en haut, le second en bas ; 3* trois coups par-devant l'autel, en revenant au milieu; 5' il fait une génuflexion à la croix, et se reculant un peu, il l'encense trois fois, fait une seconde génuflexion, et va encenser le cóté de l'Evangile comme le cóté de l'Epitre: 5* de retour au milieu de l'autel, il fait une inclination à la croix, et, sans encenser davantage, il va au côté de l'Epitre, où il remet des deux mains l'encensoir au diacre, qui l'encense de deux coups, debout à la méme place, et illai rend le salut par une petite inclination. Remarquez que l'on donne chaque coup d'encensoir de suite, sans y entreméler autant de petits coups comme dans lo romain.

91. 1l se lave pour la seconde fois les mains, ou plutót les doigts, en disant : Lavabo , clc., revient au milieu de l'autol, et continue comme à Ja messe basse ; il chante la préface sur le ton solennel, à tousles doubles mineurs et au-dessus; et sur le ton fé-

(5) Ordinariom misse.

rial, aux semi-doubles majeurs et au-dessous (1).

99. Au Libera nos, le célébrant reçoit, entre l'index et le doigt du milien, la palàne, que lui présente le diacre, et fait le signe de la croix à ces mots: Petro et Paulo atque Andrea, etc.

23. Aprés la première oraison avant la communion, le célébrant baise l'autel et ensuite l'instrument de paix prósenté par le diacre, en disant: Paz tecum à Et cum spi ritu tuo.

24. S'il se sert de la pale, il doit la déposer du côté de l'Evangile, afin que le diacre puisse la prendre plus commodément et l'emporter avec le corporal.

25. Si l'on doit donner la sainte communion, le célébrant ayant déposé le calice à gauche, se relire un peu du côté de l'Evangile, où il se tient debout, tourné du côté du saint sacrement, pendant que le diacre tire le ciboire da tabernacle et le découvre; ensuite il revient au milieu de l'autel, fait une génuflexion profonde, se tourne vers ceux quidoiveutcommunier, dit : Misereatur, elc., etc., et distribue la sainte communion comme aux messes basses, ayant lediacre à sa droite, et le sous-diacre à sa gauche.

26. Aprés la communion, il revient à l'autel avec ses ministres, et il fait avec eux une

énuflexion ; le diacre couvre le ciboire et

e remet dans le tabernacle, qu'il ferme après avoir fait une scconde génuflexion.

971. Le célébrant ayant pris les ablutions, essuie le calice avec le purificatoire, qu'il met tout entier dans le calice, et la paténe par dessus; et tenant le calice penché horizontalement dela main droite sur la patène, et de la gauche par le pied, les deux mains étendues et tournées l'une contre l'autre, il fait une inclination à la croix, et, s'avaoçant au coin de l'Epitre, il donne le calice au diacre, en lui faisant une inclination.

98. Les dimanches et les fétes chómées par le peuple, où l'on a chanté dans le chœur le verset. Domine, salvum fac regem, le célébrant, aprés la dernière postcommunion, dit, sous la méme conclusion, l'oraison pour le roi : Quæsumus, omnipotens , etc.

29. Aprés les oraisons il revient aü milieu de l'autel sans fermer le livre, chante Dominus vobiscum, et dit : Jte, missa est ou. Benedicamus Domino, ou Requiescant in pace.

30. Aprèsavoirrécité Placeat, il donne, sans chanter, la bénédiction au peuple, se tourne vers lo milieu de l'autel, dit Dominus vobiscum, auquelles ministres qui sont pràs de lui répondent; fait un signe de croix sur

l'autel en disant : Initium sancti. Evangelii , etc. ; puis, ayant faitau méme endroit une génuflexion avec les autres officiants, il descend par le chemin le plus court, se couvre el retourne à lasacristie dans le méme ordre qu'il est venu, en récitant l'Evangile de saint Jean.

A la cathédrale, lo cólébrant ne bénit ja-

(4) Le célèbre Lulli musique frapgaise, pr

jardé comme le créateur de la I, dii-oo, le chant de la préface

LJ

mais le peuple, parce que monseigaeur l'é véque est loujours censé présent, el que c'est à lui à donner la béuédiction solennelle. Mais après avoir dit Placeat, il baise Y'autel, dit Dominus vobiscum, et commence l'Evangile.

31. Si l'Evangile de saint Jean n'est pas fini, en arrivant à la sacristie, le célébrant fait, avec tous les ministres, la génullexion à cesmots: Et Verbum caro factum est (3). S'il y a un Evangile propre, il le lit à la sa assisté du diacre et du sous-diacre; ensui il salue la croix, pois les offciants à droite et à gauche, et quilte les ornements.

5 III. De La grand'messe pour les morts.

1. Le cétébrant observe les mêmes cérémonies qu'aux autres grand'messes, excepté ce quisuit :

2. Si la messe est du rit solennel, ou pour un enterrement, on chante la prose. À lasirophe Pie Jesu, le célébrant, s'il est àVantel, se met à genoux au milieu de la plus haute marche ; s'il est assis, il se met à genoux des sus ou devant son siége. A la cathédrale, le célébrant et les ministres se tiennent debout el découverts, prés de leurs siéges pendaut celte strophe.

3. 11 bénit le diacre et l'encens avant lEvangile et baise le texte, comme à l'ordinaire, quoiqu'il ne baise pas le livre àl messe basse. .

^. Il bénit l'encens et encense l'autel i l'offerloire; mais il ne donne pas la pair, ni la bénédiction à la fin de la messe.

5. Si l'on fait l'absonte après la messe, le célébrant se rend derrière l'autel ou à la s2cristie, quitte la chasuble et le manipule, dnoue son étole, et la laisse pendre des deux côtés, prend une chape noire; et, la téte couverte, il va, par le côté de l'Evangile, vers le cénotaphe, précédé des acolytes, du sous-diacre, du diacre el des prétres induts, et suivi des chapiers et de tout lo clergé.

6. 11 se place du côté de l'Evangile, ayast le diacre à sa gauche. Après le Libera noset le Kyrie eleison , il reçoit le goupillon dela main da clerc; et, tourné vers le cénotapbe, il dit à haute voix : Pater noster ; puis, evulinuant à voix basse, il jette de l'eau bénit* en forme decroix, et remet l'aspersoir au diacre ; si monseigneur l’évêque est préses!, il asperge le cénotaphe immédiatement après le célébrant.

T. Le prêtre dit à baute voix : Ef mess inducas in tentationem, el chante les versets etoraisons marquésdans le Processionnal oa dans lo Missel que le diacre soutient devant lui. En méme temps, les officiants, les chaztres et le clergé des hautes stalles asperges! le cénolaphe ; aprés quoi, le célébrant dit seulement : Requiescant in pace; à Amen: et retourne à la sacristio dans le méme orére, avec tous les officiants.

$1V. Dela grand'messe ea présence da saint sacremer -

1. Si l'autel où l’on célèbre la messe solesnelle a un tabernacle où le saint sacremesl

et du Pater compositions.

(3) &cd. Bourg, et.

à ses

lus belles.

Eccl. prim. Cérém. de

el MES

repose, on ne doit rien pjouter nichanger aux cérémonies ordinaires (1).

9. Si le saint sacrement est exposé publiquement, le célébrant observera tout ce qui est prescrit pour la messe basse, avec les exceptions suivantes :

3. S'il est couvert, il se découvre à l'entrée du chœur et fait devant l'autel une gévuflexion plus profonde qu'à l'ordinaire, mais non la prostration.

4.11 bénit l'encens comme à l'ordinaire (8), et tenant l'encensoir des deux mains , il encense de suile trois fois les Oblata, faisant une génuflexion avant et aprés; ensuile il semel à genoux sur la plus haute marche de l'autel, el encense trois fois le saint sacrement, faisant avant et aprés une inclination

rofonde, et tous les ministres étant debout.

Fe lève, remonte à l'autel, fait une génuflexion profonde, et l'encense comme à l'ordinaire, exceplé au milieu, où il fait seulement la génuflexion profonde toutes les fois qu'il I passe (3).

5$. Ayant rendu l'encensoir au diacre, il descend hors de l'autel, du côté de l'Epitre, sans tourner le dos au saint sacrement; là, debout sur le second degré, le visage tourné vers le peuple, il est encensé par le diacre, ct x laveles mains la première el la seconde luis.

6. Si l'on donne la bénédiction du saint sacrement après la messe, leprétre commence l'Evangile In principio, au milieu de l'autel;

. le continue en descendant, et encense après ai l'a terminé. S'il y a un autre Evapgile, il le dit après la bénédiction, lorsqu'il est de relour à la sacristie.

7. Le saint sacrement doit âtre voilé pendant l'aspersion de l'eau bénite, la bénédiclion du pain et le sermon. On ne l'expose jamais à la messe où l'on doit dire ou chanter la Passion (&).

Y. rand'messe en nce de monseigneur 3V.Dela gi n m prese le igu'

1. Le célébrant et tous les mivistres, avant la confession, se rendent auprès de mouseigueur l’évêque, sans saluer l'autel en ce moment, à moi que lesaint sacrement no soil exposé; auquel cas, ils font deux àdeux la génuflexion en passant. Ils se placent devaut le prélat, en demi cercle, le célébrant au centre, ct les acolytes aux deux extrémités, lui fonttous ensembleune génuflexion, s'inclinent pour recevoir sa bénédiction; et, après avoir fait une seconde géouflexion, ils

I) Voyez col. 611, note 4.

) Parce qu'il doit encenser satre chose que le saint

(5) Parce qu'il Jamais le sai il n'encense le saint sacrement dehou. Tops eo. qui est dit du dtacre, cap. 10, n. 9, in nor. liL Missalis. de Bourg, p. 90.

(5 Cest ce qui s'observe à la primatiale de Lyon, et mec raison, paree que la présence du saint sacremeut demaude Aoujours plus de solennité qu'on n'en pent metpegonque l'Eglise rappelle le souvenir donloureux des

T5) Da Lee jo, l'évêque ne baise 1

a rubrique, te ne baise le texte qu'a-

près le prêtre; maisi nous parait que c'est une fate;

pum (3 messe base HE seul ^ le ime et lie eélébesnt ne le baise point. par respec le pontife,

Ea-ce que l'on rendrait moios d'honneur f la digolté épi-

MES ea

vont tons à leurs places ordinaires, saluent l'autel, et le prêtre commencela messe.

2. C'est le pontife et non le célébrant qui bénitle diacre et l'encens pour l'Evangile et l'offertoire.

3. L'Evangile chanté, le célébrant baise le texte aprés le prélat (5).

^. Le célébrant baise l'instrument de paix.

comme à l'ordinaire, et le diacre le porte ensuite au pontife.

5. Au dernier Dominus vobiscum, tous les ministres se pacent devant l'autel comme à la seconde élévation ; et après l'Zte, missa est, le célébrant se tourne avec tous les officiants vers monseigneur l'évêque, qui donne labénédiction solenne!le, pendant laquelle tous sont profondément inclinés.

$ VI. De l'office des prêtres induts.

1. Cette fonction ne peut être exercée que par des prétres qui sont revétus des mémes ornements que le célébrant.

2. Les prêtres induts, lorsqu'ils sont ass ou debout, tiennent les doigts entrelacés audessous de la poitrine, de manière que la

aume des maius ne regarde ni leur visage, ni la terre; mais lorsqu'ils sont à l'autel, ils mettent leurs mains jointes dessus.

3. En allant à l'autel, ils marchent deux à deux avant le célébrant, ils se placent de— vant l'autel à ses cótés, sur une méme ligne, de manière que le diacre prineipal soit immédiatement à la droite du célébrant.

5. lis font tous ensemble la génuflexion et répondent avec le diacre au commencement de la messe, tenant les mains jointes et étendues devant la poitrine, et faisant les signes de croix et les inclinations que fait le célébrant.

5. Ils montent à l'autel avec le célébrant , en passant par les marches collatérales; ils se placent de chaque cóté face à face, ceux qui sont les plus élevés en dignité, les plus prés du célébrant, font tous ensemble la

énuflexion, et lorsqu'il baise le texte, ils Baisent eux-mêmes les côtés de l'autel, et mettent sur le bord leurs mains jointes, les doigls entrelacés. Ceux qui sont du côté de VEpttre récitent le Kyrie avec le cé:ébrant.

6. À ces mots : Adoramus te, du Gloriuin excelsis, ils font üne génuflexion avec le célébrant, et vont s'asseoir sur leurs siéges, les plus dignes marcbant les premiers. Ils se meltent à genoux à la méme place à Suscipe deprecationem nostram , reviennent à l'autel sur la fin de l'bymue, font la génu-

scopale dans une circonstance solennelle, à la face de tous. les fidèles assemblés, que dans un oratoire, où l'évêque n'est ordinairement aecompagné que d'un petit ombre de personnes? À la messe solennelle, le célébrant et les ministres ne commencent leurs fonctions qu'après avoir demandé et reçu la bénédiction du premier pasteur ; c'est lui qui bénit l'encens et qi doune la bénédiction solennelte au peuple à 1: fin de la messe ; et cette dernière bé- .nédiction lui est tellement réservée à la cathédrale, qu'un simple prêtre ne la donne jamais à la grand'messe | lors même que le pontife est absent. Il faut donc, pour être €onséquent, suivre l'orüre que nous indiquons, et qui est suivi dans toutes les autres liturgier. Gav. et part. v, tit. 14, n. 29. Dauld., part. v, lib. u, ch: l. Man. des Cérém. rom., p. n, art. 15. Cérém, de Toulouse, etc. Le Cérém. de Lyon est contraire,

flexion et appuient leurs mains jointes sur l'autel.

V. Aprés les oraisons, ils font la génuflexion et vont à la suite du célébrant s'asseoir pour la seconde fois. Ceux qui sont du côté de l'Epitre s'asseyent immédiatement à la droite du célébrant, auquel ils font une génuflexion avant de s'asseoir, et lorsqu'ils se lèvent, le diacre s'assied apr eux (1).

8. Au commencement de l'Evangile, ils montent à l'autel à la suite du célébrant, font une gónuflexion, et se tournent du côté du livre de l'Evangile. A ces mots, Gloria tibi, Domine, ils font le signe de la croix sur le front, la bouche et la poitrine, faisant en méme temps la génuflexion à la croix de l'autel.

9. A ces mots, Jesum Christum du Credo , ils font une génuflexion et vont s'asseoir pour la troisiéme fois; ils se mettent à genoux à ces mots, Et incarnatus est, jusqu'à ceux-ci, Crucifixus, elc.; font la génullexion à Simul adoratur, et reviennent à l'autel à la fin du Symbole.

10. Aprés l'Oremus de l'offertoire, ils font une génuflexion, vont s'asseoir pour la quatriéme fois, et reviennent lorsque le diacre, aprés l'encenscment de l'autel, a rendu l'encensoir au premier acolyte. Si le saint sacrement est exposé, ils se liennent debout pendant que le célébrant l'encense à genoux.

11. Lorsque le célébrant dit: Qui pridie , les prêtres induts font la génuflexion, se mellent à genoux avec tous les autres officiants, s'inclinent pendant l'élévation de l'hostie et celle du calice; après quoi, ils se lévent el font une seconde génuflexion.

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