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1* Il ne laisse pas cependant d'y avoir , quant aux effets, une grande différence entre l'une et l'autre censure. Celui qui célèbre avec une excommunicatíon majeure, outre l'énorme péché dont il se rend coupable, encourt l'irrégularilé; mais l'autre ne l'encourt pas, parce qu'elle n'est nulle part portée dans le droit, et que la communion ne lui est interdite que comme elle l'est aux simples fidèles, c'est-à-dire que comme la réception d'un sacrement, el non pas comme l'exercice d'un ordre.
2* Il n'est pas moins sûr qu'un prétre suspens de son office, ab officio, péche mortellement, s'il cst assez téméraire pour monter à l'autel. La raison en esl que celle sorte de suspense, quand clle est portéc indéfiniment, prive de l'exercice de l'ordre et de la juridiction, ainsi que je l'ai prouvé dans mon Traité des Censures. Ce même prétre encourt aussi l'irrégularité.
3* Il est encore sûr
Enn il est sûr qu'un prêtre irrégulier, déposé, ou dégradé, «8t tenu de s'abstenir de la célébration d ss divins mystères. La simple définition des termes ne permet pas den d uter. .
7. Nous ferons ici deux observations. La première, qu'il se trouve des occasions où un homme lié de censure peut, ct même sans encourir d'irrégularité, faire les fonctions do son ministére. Cela a lieu dans les cas quo nous avons ci-devant détaillés ; c'est-à-dire, quand d'un côté il ne peut hic et nunc étre absous ou dispensé, el que de l'autre une pressante nécessité l'oblige à faire par luiméme ce qu'il ne peut faire par un autre. La seconde, qu'il est à craindre que bien des gens, sans trop y réfléchir, ne soient dans le cas de l'irrégularité, de la suspense, ou d'une censure encore plus forte. Combien de ministres sacrés en courent les risques, soit en se faisant des titres frauduleux, et évalués par de faux témoins au delà de leur produit; soit en lisant, sans une permission qui s'obtiendrait aisément, des livres prohibés, soit en violant de justes et salutaires statuts, qui leur défendent la chasse, le caliabere debet ; scilicet consecrandi eas omnes quas ante se ad consecrandum positas habet. Rubrica, part. un, tit. T,
(5) Si intentio non sit actualis in ipsa consecratione , propler evagationem mentis, sed virtualis, cum accedens ad allare intendat facere quod facit Ecclesia, conficitur sacramentum, etsi curare debet sacerdos ut eljam actualem intentionem adhibeat. Rubric., ibid., n. 4.
(6) Si quis suspensus, excommunicatus, degradatus, {rregularis, vel alias cauonice impeditus, celebret; conficit quidem sacramentum, sed gravissime peccat, tam propter corumunionem quam indique sumit, quam propter exseeu-
tonem ordinum, qu sibl erat interdicta, Rubnca, ti R, ,
(7) Si quis habens. copiam confessoris, celebret in peccato mortali, graviter peccat, Ibid., u. 4:
cs DICTIONNAIRE DES CEREMONIES ET DES RITES SACRES. «
barct, ou cerlains jeux peu convenables à leur état. [1 ne faut souvent qu'au homine, moins habile peut-être, mais plus bardi qu'un autre, pour mettre en ce genre le dé-ordre dans lout un canton. Il en devient le Sainte- Beuve, non par la supériorité de ses lumiàres, mais par le ton imposant de ses décisions frivoles. Toute loi qu'il n'a ni l'bumilité ni la force de pratiquer est, au jugement de son orgueilleux tribunal, une loi qui ne peut faire peur qu'aux enfants. À ses ycux tout ce qu il méprise mérite de l'être, e que des imbéciles qui ne pensent pas lui. On le croit parce qu'on n'ose le cuntredire, el quiconque marche par une autre route que la sienne est l'objet de son implacable satire. Les premiers remords sont étouffés ; ils étaient bons pour le séminaire: ils ne valent plus rien quand on est loin du soleil. On monte à l'autel; on y lave ses mains parmi les innocents : on n'élait que suspens, on devient irrégulier. La nombreuse compagnie de ceux qui sont dans le méme cas rassure : el on ne commence guère à s'alarmer que quand il n'est plus temps.
Fili mi, si te lactiverint peccatores, ne acquiescas eis (1). La lecon du plus sür est souvent la leçon de l'unique sûr.
8. Après ce que nous avons dit des dispositions du corps, il n'y a presque plus ricn qui puisse nous arréier à cet égard. Nous ajouterons seulement qu'un prêtre, soriout quand il célébre, doit annoncer ce qu'il est, par la modestie, par la décence, par la régularité, par l'exacte composition de tout son extérieur, Point de ces négligences affectées ou naturelles, qui font plus de pitié qu'elles ne donnent d'édification : mais beaucou; moins de ces proprelés étudiées qui n'offrent au licu d'un ministre de Jésus-Christ, qu'un vil esclave des modes et de la mondanité. Si on n'a pas les cheveux gras à faire au cœur, qu'on les ait encore moins arngés au com él tels qu'un homme qui va au spectacle. Que la tonsure paraisse, ct qu'elle soit réglée sur l'ordre dont on est vêtu ; qu'on ne célèbre jamais sans soutai pas méine dans les diocèses où on le pourrait sans encourir la suspense (2) ; que hors le cas d'une pressante et subite nécessité oo ne s'ingère point de porter la calotte à l'autel sans une dispense bien et düment obtenue; dispense qui est si considérable aux yeux du saint-siége, qu'il se l'est réservée; el qu'un abbé régulier, qui communément a de grands pouvoirs, ne peut l'accorder à ses fréres (3).
Les étrangers en sont à savoir si l'on peut célébrer avec l'amict sur la téte, Il faudrait décider à Paris si pendant l'hiver on peut ue l'avoir pas. Toute partie qui ne se conforme pas au lout, est hors de l'ordre : ce seul mot d'un saint docteur décide les deux questions. Vivons à Rome comme à Rome, et ailleurs comme l'on vit ailleurs; c'est le moyen de
|l) Proverb 1. 10.
3. [(y a plusieurs dioc&«es où cette censure s'encourt facio par ceux qui célèvrent saps sootane. Tel eu le Miechse de Paris, eic.
43) Ce point a été déctlé plusicurs fols por Ia congréga-
nous épargner et d'épargner aux autres bien de petits sujets d'affliction et de «candale.