‹ Dictionnaire alphabêtico-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 219 sur 480 · NIS · texte numérisé non relu

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ecclesiarum. predictarum usu, longissima et immemorabili prascriptione, non tamen supra ducentos annos, roborato, statutis et consuetudinibus contrariis quibuscunque. Volumus autem, et eadem. auctoritate decernimus, ut posthujus nostra. constitutionis ac Missalis editionem, qui in Romana adsunt curia presbyteri post mensem; qui vero intra montes, post tres, el qui ultra montes incolunt, post sez menses, aut cum primum illis Missale hoc venale propositum fuerit, juxta illud missam decantare vel legere teneantur. Quod ut ubique terrarum incorruptum, ac mendis et erroribus purgalum praservetur, omnibus in nostro et sanct Romane Ecclesie dominio mediate vel immediate subjecto commornntibus impreesoribus, sub amissionis librorum ac centum ducatorum auri, camere apostolica ipso facto applicandorum, aliis vero in quacunque orbis parte consistentibus sub excommunicationis (ate sententie, et aliis arbitrii mosiri panis, ne sine nostra, vel speciulis ud id apostolici commissarii in eisdem partibus a nobis constituendi, licentia, ac nisi per eumdem commissarium ridem impressori Missilis exemplum, ex quo aliorum imprimendorum ab ipso impressore erit accipienda norma cum Missali in Urbe secundum. magnam impressionem impresso collatum fuisse , et concotdare, nec in nullo penitus discrepare prius plena fides facta fuerit, imprimere, vel propomere, vel recipere, ullo modo audeant vel praswmani, auctoritate apostolica, et tenore presentium similiter inhibemus. Verum, quia difficile esset. presentes. litteras ad queque Christiani erbis loca deferri, ac primo quoque tempore inomnium notitiam perferri, illue ad valvas busilicæ principis apostolorum, ue cuncellariæ apostolice , et in acie Campi Flore de more publicari et affigi, uc earumdem litterarum exemplis etiam. impressis, ae manu alicujus publici tabellionis subscriptis, mec non sigillo persona in dignitate ecclesiastica constitute munilis, eamdem prorsua indubitatam fidem ubique geniiu:n et locorum haberi precipimus, que prasentibus haberetur, si ostenderentur, vel exhiberentur. Nulli ergo omnino hominum liceat hanc paginam nostre permissionis , statuti, ordinationis , mandati , pracepti , concessionis, indulti, et declarationis, voluntatis, decreti, et inhibitionis infringere, vel ei ausu temerario contraire. Si quis autem hoc attentare presumpserit, indignationem omnipotentis Dei ac beatorum Pari et Pauli apostolorum ejus, se noverit incursurum, Datum Rome apud sunctum Petrum, anno. Incarnationis Dominica millesimo quingentesimo septuagesimo , pridie idus Julii, pontificatus anno quinto.

Cans. GronigBiUs. H. Couxv.

Anno a Nativitate Domini millesimo quingentesimo sepluagesimo , indictione. decima tertia, die vero vigesima mona mensis Julii; pontificaiws sanctissimi in Christo patrís et domini no tri, domini Pii divina Provideniia pape quinti anmo quinto, retroscripta.

littere publicate et affiz& fuerunt ad valvas busilicæ principis apostolorum, uc cuncelluriæ apostolice et in acie Campi Flore, ut

moris est, per nos Joannem Andream Rojerium, et Philibertum Cappuis cursores.

SciPio DE Ocraviawis, magister cursorum.

TRADUCTION

PIE, ÉVÊQUE, SERYITEUR DES SERVITEURS DE DIEU, À LA PERPÉTUELLE MÉMOIRE.

Du moment que nous fümes élevé au supréme pontificat, nous dirigeámes avec une application empressée nos forces, notre esprit el toutes nos pensées vers le soin particulier que nous devions prendre de lout ce qui devait procurer la pureté du culte divin, et tous. nos efforts, aidés du secours de Dieu, tendirent à obtenir ce résultat. EL comme entre les autres décrets du saint concile de Trente, nous devions faire observer celui qui concerne la publisation el la correction des livres sacrés , du Catéchisme, du Missel et da Bréviair comme d’ailleurs, avec ia grâce du Tré:

Haut, nous avions publié pour l'instruction du peuple le Catéchisme, ct corrigé le Bréviaire, dans lequel nous payons à Dieu le tribut des louanges qui lui sont dues, et qu'il était convenable et méme nécessaire que dans l'Eglise de Dieu il n'y cüt qu'une seule maniére de psalmodicr, et un seul rite pour la célébration de là messe, nous devions achever ce qui nous restail à faire, en nous occupant de la publication d'un nouvcau Missel qui répondit au Bréviaire déjà pus blié. C'est pourquoi nous avons jugé que ce soin devait tre confié à des hommes érudits et choisis par nous ; el ceux-ci après avoir soigueusement comparé les uüs avec les aütres tous les plus anciens manuscrits de notre bibliothèque du Vatican, aprés en avoir recherché un grand nombre d’autres corrigés et non altérés, ainsi qu'äprès avoir consulté lés écrits des auteurs anciens cl approuvés, qui nous ont transmis des monumènts sur les rites sacrés, ont restitué le Missel luisméme, en le rendant conforme à la règle et au rite des añciens Péres. Ce M sel ayant été reconnu ct corrigé avec le grand soin, pour que tout le monde puis retirer les fruits de ce travail, nous avons ordonné qu'il fût imprimé au plus tôt possible et ensuite pub!ié, afin que les prétres sachent quelles prières, quels rites et quelles cérémonies ils doivent employer dans la célébration des messes. Mais, afin que tous et en tous lieux einbrassent et observent les de la sainte Eglise romaine, mère sse des autres Eglises, nous faisous expresse défense, pour les temps à veel à perpétuité, que la messe soit chanou récilée d'une autre manière que suivaut la forme du Missel publié par nous dans Loutes les Eglises patriarcales, cathédrales, collégiales, paroissiales, tanl sécu lières que couventuelles, de quelque ordre vu mouaslère que ce soit, lant d'hommes que de femmes, et méme des militaires réguliers, et dans les églises ou chapelles sans charge d'âmes, dans lesquelles la messe de communauté duit être, selon la coutume ou le droit, chantée ou dite à voix basse au chœur,

conformément aux rites de l'Eg'ise roet cela lors méme que ces Fglises, ique exemples, seraient en possetaion iduli du siége apostolique, de coutumes, priviléges, ou toutes autres facullés confirinées par serment ou autorité apostolique; à moins qu'en vertu d'une instilulion primitive, ‘ou d'une coutume précédente el ayant une ancienneté d'au moins deux cents ns ct au delà, on ail observé, dans ces Eglises, avec assiduité, une coutume particuliére dans la célébration des messes ; tellement que, ne leur enlevant pas l'usage it de cette coutume, il leur soit permis, a leur convient mieux, toutefois aprè en avoir oblenu le consentement de l'évêque ou du prélat et du Chapitre entier, de se servir du présent Missel que nous publions.

En ce qui regarde toutes les autres Eglises,

nous abolissons et rejetons complétement el absolument l'usage des mêmes Missels dont elles se servent.

pétuité, sous peine d'encourir notre iedignation, de ne jamais rien ajouter, retran- Cher ni changer à ce Missel par nous publié.

Nous mandons et enjoignons striclemeat, en vertu de là sainte obéissance, à tous ei à chacun des patriarches , adininistrateurs des Eglises susdites, et à toutes autres personnes jodissant d'une dignité ecclésiaslique quelconque, iuême aux cardinaux de la sainte Eglise romaine, de quelque autre degré ou prééminence qu'elles puissent étre revétues, de chanter et réciter à l'avenir la messe selon le rite, le mode et la régle que nous établissons en publiant ce présent Missel, en omettant et rejetant tout à fail à l'avenir toute autre formule, tout autre rite des autres Missels, quelle que suit leur ancienneté, et leur faisant expresse défeas d'avoir la présomption d'ajouter d'autre riles, ou de récilet d'autres prières que celles qui sont contenues dans ce Mise.

£n outre, par notre autorité apostolique, et par la leneur des présentes nous dons et perimettous que l'ou puisse user librement et licitement de ce Misset. dans les messes chantées ou récitées, en quelques Eglises que cela puisse être, sans aucos scrupule de conscience et sans étre passible d'aucune peine, sentence et censure:

voulant que les prélats, administrateurs, ch.:noines, chapelaiüs, el tous autres prétres de quelque titre ou dénomination qu'ils soient revétus, ainsi que les rel X de lout ordre, ne puissent étre contraints el forcés par qui que ce soit de célébrer la messe en toute. autre forme que celle pat nous réglée, ni de changer ce présent Missel. Nous statuons et déclarons eu wiême temps, que ces présentes lelires ne pourront ea aucun temps être réroquées ou modifiées; mais qu'elles resteront stables et investics le toute leur valid.té, nonobstant tout ce qui a précédé. les conslitutions, les ordres Aposto'iques, méine publiés dans les coaciles provinciaux ct les assemblées sy uodalo-

em MIS

les dispositions générales ct spéciales, l'usage immémorial des Eglises, la longue preseription, si cet usage nc remonte pas au delà de deux cents ans; nonobstant les statuts et les coutumes quelconques contraires aux présentes lettres. Nous voulons, et par la méme auforilé nous décrétons qu'après la publication de la présente constitution et de re Missel, lous seront tenus de s'y conformer dans la célébration do la messe solennelle et privée; les prêtres qui sont à Romo après un mois; ceux qui sont en deçà des monts, après trois mois; el ceux qui sont au delà après six mois, ou du moins dès qu'ils trouveront ce Missel en vente. Pour le conserver intact et le préserver de faates dans tout l'univers, nous défendons à (ous les imprimeurs qui habitent des lieux as:ujettis médintement ou immédiatement à notre domination el à celle de la sainte Eglise romaine, sous peine d'encourir par le seul fait la perte des livres, et l'amende de cent ducnts d'or applicable à la chambre anostolique ; et.aux aulres quelque part. qu'ils demeurent, sous peine d'excommunication encourue par le seul fait, el sous d'antres peines à notre volonté, d'imprimer, débiter ou recevoir ce Mis:el sans notre permission ou celle d'un commissaire apostolique qui sera spécialement établi par nous dans les divers lieux, el sans que le méme commissaire ail atlesté selon les règles à l'imprimeur que le Missel qui lui servira de modèle a été comparé à celui de Rome, el trouvé parfaitement conforme; nous défendons, d'autorité apostolique, et par la teneur des présentes, toute tentative de ce genre.

Mais, parce qu'il serait difficile que les présentes lettres. fassent portées à toutes les parties du monde chrétien, et parvinssent bientôt à la connaissance de tous, nous ordonnons de les publier et afficher selon l'usage aux portes de la basilique du prince des apôtres, à celle de la chancellerie aposlolique, et sur la place du Champ de Flore; que les exemplaires de ces mémes lettres, méme imprimés, souscrils de la main de quelque notaire public, et munis du sceau d'un ecclésiastique constitué en dignité, soient tenus pour certains et authentiques dans tous les lieux du monde, aussi bien que l'original. Que personne donc n'ait la témérité de violer ou transgresser les présentes par lesquelles nous permettons, slaluons, ordonnons, commandons, prescrivons, concédons, accordous, déclarons notre volonté, décrétons et défendons. Si quelqu'un ose le tenter, qu'il s'attende à l'indiguation de Dieu lont-paissant, et de ses bienheureux apôtres re et Paul, Douné à Rome, àSaint-Pierre, l'an 1570 de l'incarnation du Seigneur, la reille des ides de juillet, la cinquiéme année de notr* pontificat.

Cæs. GrLonrgRiUs. H. Cours.

La publication fut faite le 29 juillet 1570.

CLEMENS para VIII an PERPETUAM BE!

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