‹ Dictionnaire alphabêtico-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 26 sur 480 · Le prétre se tient au milieu de l'autel. Vl · texte numérisé non relu

Le prétre se tient au milieu de l'autel. Vl

18) Ab Adventn Domini osque ad Nativitatem ejus Te Deum laudamus, Gloria in excelsis Deo, Ile, missa est, dimittimus, quia major gloria novi Testamenti quam veteris, cujus typum iufra Adventum Domiui observamus. Microl. Eccles. observat. cap. 20. .

i9. Cantat missam cum Gloria in excelsis Deo, sicut in m Doiniaícis, usque ad Natalem Dumiul. Ordo Rom. x1, n. 4. -

(10) Quasi novum canticum redditur Gloria in. excelsis Dco, in nocte nativitst Dumini, ut eo magis ad memoriam nolis reducatur, tuuc priuum celebratum esse eumdew ekütum byunis angeloruu. Amal. |. wi, ut supra,

était autrefois indifférent de dire le Gloria in excelsis auprès de l'autel ou à l'un des côtés. L'évéque (1) l'entonnait anciennement de son siége en se tournant vers le peuple; et il l'entonne encore de sa place lorsqu'il officie solennellement (2). Depuis le ix* siècle (3), on le disait à l'autcl au côté droit de l'Eplire, ce que les chartreux et les carmes ont conservé. Mais l'Eglise de Rome a considéré que, lorsque rien ne détermine le prétre à étre devant le livre, il était plus à propos qu'il füt au milieu de l'autel, vis-à-vis la croix, qu'on salue aux endroits marqués. Cela s'observait ainsi au xm° siècle (4).

9. Le prétre étend et élève les mains. C'est xun geste (5) que l'amour des choses célestes a toujours fait faire, pour montrer qu'on voudrait les embrasser et les posséder. La rubrique veut qu'on n'éléve les mains que jusqu'aux épaules, afin qu'on fasse ce geste avec bienséance, et qu'on évite les mouvements irréguliers.

8. Il rejoint les mains, fait une inclination de téte, el s'incline à la croix en disant Deo, par respect pour le saint nom de Dieu. Il s'incline devant le crucifix, qui est l'image de Jésus-Christ vrai Dieu.

k. Comme le crucifix représente l'homme Dieu, et non pas la personne du Père ou du Saiut-Esprit, le prêtre ne s'inc'ine qu'aux ‘mots de Dieu ou de Jésus-Christ, et non pas quand il prononce lc nom de Père ou de

aint-Esprit.

5. En Gnissant le Gloria in excelsis le pr&tre fait le signe de la croix selon l'ancienne règle rapportée par Durand N , qui dit qu'à chaque action considérable, à la Gin de l'Evangile, du Symbole, de l'Oraison dominicale, du Gloria in ezcelsis, du Sanctus, de l'Agnus Dei, du Benedictus, du Magnifical, elc., on fait le signe de la croix, suivant la coutume des anciens chrétiens, qui le faisaient au commencement et à la fin de toutes leurs actions. On a conservé cet ancien usage à 1a fin du Gloria in ezcelsis ct du Credo. Les carmes font le signe de la croix à la fin du Kyrie, quand ils ne disent pas le Gloria in excelsis (7).

$ 1V. Explication du Gloria in excelsis.

Aprés que les fidèles ont crié à Dicu plusieurs fois de leur faire miséricorde, Kyrie eleison, ils se souviennent avec joie de cello que Dicu a faite aux bommes en leur donnant son Fils. Ils l'es louent, ils l'en remerle pressent par Jésus-Christ Nor de leur être favorable. C'est la qu'ils se proposent en chantant ou en récitant cette hymne. Expliquons-en tous les lermes.

(1) Dirigens se pontifex contra popolum incipit Gl. in excelsis Deo, e uam Tegyrat se sd orieuteun, m dam faiatur. Ordo Rom. », Hus. Ital. p. 9.

8 Cæremon. episcop.

4) lium imchnando stat ante medium . Durand.

Pi m liv, €. 5. atris, Dar

(51 Leveuius corda nostra cum. manibus a4 Dominum n exlos. Fer. Türen. 41; Orig. How. $ in fap. vi

10d. ; Basil. in c. 1 5 Aug. de Cura pro iat. €. 5;

Gloria in excelsis Deo; el in torra pax us bone vo-

Gloire à Dieu au plus haut des cieux; et paix sur la terre aux hommesdebonne volonté.

Nous vous louons.

Nous vous bénis-

Laudamus te.

Benedicimus te.

sons.

Nous vous adorons. Adoramus te.

Nous vous glori- Glorificamus te.

flons.

Nous vous rendons grâces à cause de votre grande gloire.

Seigneur Dieu, roi du ciel,

DicuPéretout-puis-

Gratias agimus tibi propter magnam gloriam tuam.

Domine Deus, rex celestis,

Dcus Pater omnipotens.

Domine fili unigenite Jesu Christe,

DomineDeus agnus Dci, Filius Patris,

Jésusique,

Seigneur Dieu agneau de Dieu, Fils du Père,

Vous qui ótez les péchés du monde, uyez pitié de nous;

Vous qui ótez lcs péchés du monde, re- Cevez notre très-humble prière ;

Vous qui êtes assis à la draite du Père, ayez pitié de nous :

Car vous éles le seul saint, vous éles le seul Seigneur,

Vous êtes le seul Trés -Haut, 6 Jésus-

Qui tollis peccata mundi, miserere ne-

bis;

Qui tollis peccata mundi, su:cipe deprecationem nostram ;

Qui sedes ad dexteram Patris, misercre nobis.

Quoniam tu solus sanctus, tu solus Dominus,

Tu solus Altissimus, Jesu Christe,

Christ,

Avec le SaintEs- — CumsanctoSpirito, prit,

Dans la gloire de In gloria Dei Pa- Dieu le Père. tris.

Amen. Amen.

GtoniA 18 zxceLeis Dx», Gloire à Dieu au plus haut des cieux. On cnlend par les cieux les lieux les plus hauts, la demeure des esprits bienheureux que l'Eglise appelle souvent la milice céleste.

Gloire à Dieu. Rendre gloire à quelqu'un, C'esl en avoir une grande idée, ct faire connaître cette idée en lui donnant les louanges qu'il mérite pour quelque grande action.

L'incarnation, qui réunit le cicl ct la terre en unissant l'homme à Dicu, fait découvrir bicnheureux des sujets infinis ce louer Dieu, et un nouveau moyen do l'adorer de la manière qu'il mérite. Ils célèbrent donc ses louanges au moment de la naissance de Jésus-Christ (8), à cause des grandes

is verbis debemus.

Svinboli, Doni dus, eic. Da-

# "GLO

mervellles que Dicu opère par ce mystère, el parce qu'alors un adoraleur digne de Dieu paralt dans le monde, Les holocaus'es et les sacrifices, qui n'étaient que figuratifs , n'étaient plus »gréábles à Dieu ; et ce divin adorater, entrant dams le monde, dit à Dieu (1) : Vous n'arez point voulu d'hostie ni d'oblation, mais vous m'avez formé un corps pour vous être offert en sacrifice. C'est une gloire à Dicu d'être adoré par un Dieu revêlu de l'humanité, qui doit étre une victime vivante, toujours sainte, toujours agréable.

Er IN TERRA PAX HOMINIBUS : Et paix sur la terre aux hommes. Jésus-Christ, qui fait rendre la gloire qui est due à son Père, nous apporte aussi la paix, pacifiant par son sang, selon l'expression de l'Ecriture (2), tout ce qui est dams le ciel et sur la terre.

La paix n'est autre chose que l'union et la bonne intelligence que nous devons avoir avec Dicu, avec nous -mémes el avec le prochain. Or, il n'y a que Jésus Christ qui rétablisse cet ordre pri les hommes, cn soumellant notre volonté à celle de Dieu par l'amour et par la pratique de ses saintes lois; en assujettissant en nous, par l'impression de sa gráce, la chair à l'esprit, les sens Ala raison; en nous délivrant de notre or-

eil, de notre ambition, de l'amour des

iens temporels ; et en tournant nos vues du

côlé des biens solides et éternels, qui ne sauraient causer de la division parmi les hommes.

Le fruit de la paix, c'est la tranquillité qui exclut tout trouble et qui remplit tous nos désirs. Les hommes ne pouvaient avoir cette tranquillité, sentant continuellement le besoin de leur libérateur, et le désirant sans tesse. Le voilà venu, ce divin libérateur, et arcc lui celle paix tant désirée : tous Jours souhaits sont remplis.

Mais à qui est donnée cette paix ? Hou - NUS BONÆ VOLUNTATIS, aux hommes de bonne tolonté, pour qui Dieu a une bonne volonté, qui sont aimés el chéris de Dieu (3), et qui ont cux -mémes une bonno volonté pour Dieu, c'est-à-dire qui l'aimen! et qui lui sont soumis par amour. Le texte grec et la Vulge nous donnent ces deux sens respecta-

lcs, qui ne sont pas vpposés, qui sc donnent au contraire du jour l'un à l'autre. L'un fait connaltre la source de la bonne volonté dans Dieu, et l'autre marque l'effet de cette bonne. volonté dans l'homme, parce que l'amour de Dieu pour l’homme cst le principe et la cause de l'amour de l'homme envers Dieu. De la bonne volonté partent tous les saints désirs, qui ne tendent qu'à l'union des hommes avec Dieu, en quoi consiste la paix. Celle paix s'est donc que poor les hommes de désirs, tel qu'était Daniel, appelé par l'ange Thomme de désirs (4), pour ces hommes qui

(0) Hebr. x, 5.

(3) Pacilicans per sanguinem erucis ejus, sive quie in

que in teris suut, Colo. 1, 30.

(3) 3elon le texte grec.

V) Vir dexideriorum. Dan. x, 11, 19.

15) Tu aotem in sancio habitas, laus [sraol. Psal. xxt 66) M Cor. y, t.

CLO #1 pou selon le cœur et la bonne volonté de

LAUDAMUS TE, nous vous louons. Louer, c'est dire le bien que l'on sait de quelqu'un, c’est reconnaître et publier ses vertus et ses ^ qualités. Nous ne saurions louer Dieu qu'imparfaitement, parce qu'il est infiniment audessus de tout ce que nous pouvons dire ou penser. Louons-le néanmoins autant qu'il nous est possible, et disons : Nous vous louons, Seigneur, comme le sujet inépuisable de nos admirations et de nos louanges (5).

BENEDICIMUS TE, nous vous bénissons commo la source de teut notre bien. On peut louer quelqu'un pour quelques grandes actions qui n'ont aucun rapport à nous. Le bénir, c’est le louer comme notre bienfaileur aveo un cœur plein de reconnaissance. Nous bénissons Dieu quand nous le louons et que nous désirons que tout le monde le loue comme l'auteur de tout ce que nous avons et de tout ce que nous espérons. C'est en ca sens que l'Eglise nous fait dire ces paroles do saint Paul (6) : Béni soit Lieu et le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes, et le Dieu de loute consolation, gi nous console en toutes nos afflictions. La

énédiction tient un milieu entre la.

louange et l'action de grâces

ADORAMUS TE, nous vous adorons comme notre Créateur, notre conservateur et notresouverain bien. Orare, c'est prier, et adorare, c'est ajouter à la prière des signes do notre attachement, de notre dépendance, de notro affection , soit en portant la main à la bouche, comme pour baiser ce que nous ho-norons, soit en donnant d'autres marques de respect et de vénération.

Les respects qu'on rend aux hommes sont quelquefois exprimés dans l'Ecriture par lo mot d'adorer, ct alors ce terme signifie qu'on. leur rend le qu: grand honneur qu'on puisse rendre à des créatures qui n'ont qu'une grandeur communiquée, el que nous.

ne respectons et ne servons pas pour ellesmémes. Mais adorer, par rapport à Dieu, c'est rendre à sa souveraine majesté le culte. supréme qui ne convient qu'à lui seul; c'est l'aimer et le servir pour lui-même et comme notre dernière fin. Si l'on ne se met pas communément dans une posture particuliére qui marque l'adoration, comme il se pratique dans quelques Eglises (7) ant: Adoramus (e, on no laisse pas d'adorer intérieurement, parce que cela se peut faire en touto situation.

GroniriCAMUS TE, nous vous glorifions. On ne peut passer toutes ces expressions sans en remarquer la justesse, la liaison et l'ordre. Celui qi rend à Dieu ce qui lui est dà, le loue, le bénit, l'adore, le glorie. Louer est un acle de l'esprit. Bénir est une effusion

*. (7) À Sens, le prêtre, le discre el le sous-diacre se mettentà genoux aux JJ. Adoramus (e et Suscipe deprecuttonem nostram, et tout le elergé se tient debout , la face tournée à l'autel. (Rif, an. 1804, p. 465). Dans l'ordre de Clleaux, tout le chœue s'incline profondément. Les sta- Luis du éuapiire de Strasbourg, en 1400, ordonnent que le chœur se tourne et se ticnue incliné à ect paroles, Adoe ramus Le.

de cœur qui nous porte à la glorification; car adorant l'Etre infini comme le principe de tout ce que nous sommes, nous voulons que tout ce qui est en nous lui rende gloire; et c'est ce qu'on entend. par glorifier. Nous ne pouvons rendre à Dien toutela gloire qui lui est due, mais nous voulons que nos pensées, nos paroles el nos aclions soient consacrées à sa gloire. Nous souhaitons que tout. ce qui est eu nous et tout ce qui dépend de nous soil employé à son service, puisque nous avons tout recu de lui. Voilà à quoi saint Paul nousexhorte quand il nous dit (1): Vous ates été achetés d'un grand prix; glorifiez donc et portez Dieu dans votre corps {et dans votre esprit (2)), puisque l'un et l'autre sont à lui

GnariA8 AGIMUS... flous vous rendons grâces à cause de votre grande gloire; de celte gloire qui éclate dans l'union de la nature bumaine avec la divine, le chef-d'œuvre de la

uissance, de la sagesse et de la bonté de ieu.

Pour bien entendre quelle est la grande gloire dont l'Eglise nous fait ici rendre gráces à Dieu, il faut se souvenir que toutes les paroles dont elle a composé ce cantique ne sont qu'une extension de celles des anges qui chantèrent Gloire à Dieu et paix aux hommes, au moment que Jésus-Christ parut dans le monde. Dieu a tiré une gloire infinie do la tivine victime qui nous a donné la paix.

Nous le remercions de cette grande gloire qu'il a fait paraître en nous procurant un si grand bienfait.

La grâce et la miséricorde de Dieu sont souvent prises pour sa gloire. Tous ont péché, et ont besoin de la miséricorde de Dieu, dit saint Paul (3). J| nous a appelés par sa gloire et par sa vertu, dit saint Pierre (4). Ainsi la grande gloire de Dieu se prend pour sa grande miséricorde, parce que, selon l'expression d'[sate, la gloire de Dieu est révélée en nous pardonnant (5); et cette gloire ou celle miséricorde éclaie surtout dans le mystère de l'incarnation, Ce grand mystère d'amour, dit l'Apôtre (6), qui. s'est fait voir dans la chair, qui a été justifié par l'esprit; reçu dans la Jloire. On pourrait donc dire simplement : Nous vous rendons gráces pour votre grande miséricorde, qui vous est si gloricuse ; mais l'Eglise, tout cmbrasée d'aamour, plus occupée de la gloire do son Dieu que du bien qui nous en revient, nous fait dire, par unc expression noble et généreuse :

(1) 1 Cor. vi, 20.

apparti a pré

de Lunden ei

le 1515: eu ia Liege de l'archevêque d'Upsal,

rime à Stokholm en 1536, sous le Lire de Liturqia lie

a M. l'évêque de

Suecana, que les Liats protestants de Suède lirent Liâier,

Nous vous rendons grâces pour optre grande gloire, qui éelate en nous sauvant, 6 Seigneur Dieu, roi du ciel, devant qui les babitants de la terre ne sont que néant.

Deus, PATER OMNIPOTENS. Toutes les paroles precédentes s'adressent aux trois divines personnes qui sont ensuite distinctement exprimées. O Dieu, Père tout-puissant, 0. Sei-

ur, Fils unique; et le texte grec (7) de cette ymne et quelques liturgies latines mettent ici le Saint-Esprit (8). Mais depuis buit à neuf cents ans loules les versions latines mettent le Saint-Esprit à la fin du cantique, et c'est ce que nous suivons.

Douine, FiLi umGeniTe, vous qui êtes aussi notre Seigneur, Fils unique, seul engendré du Père, celui en qui il met toutes ses complaisances. Dès que l'Eglise a nommé ce divin Fils, qui est son Epoux, elle ne peut pas terminer si succinctlement ce qu'elle veut lui dire. Ses délices sont de s'entretenir avec lui, et de lui exposer ses besoins avec une conflance pleine de tendresse. Toules ses expressions marqueront son amour, et réveil

leront de nouveaux motifs d'obtenir le salut qu'elle désire.

Jesu, vous qui éles notre Sauveur. Caniste, vous qui êtes l'Oint par excellence, et consacré pour le grand ouvrage de la réconciliation.

Dow Deus : Seigneur qui étes Lieu, qui pouvez par conséquent ce que vous voulez.

AGnus Der: vous qui êtes l'Agneau de Dieu, celte seule victime qui est agréable à Dieu votre Père, cet Agneaa immolé dès le commencement du monde, cet Agneau qui devait s'assujettir toute la lerre (9) par son sang, cel Agneau à qui toutes les créatures crient (10) : Bénédiction, honneur, gloire e£ Puissance, comme à celui qui est assis sur le trône.

Fiurus Paruis. Pourquoi encore une fois Fils du Père? C'est que Jésus-Christ, prepant par sa résurreclion une nourelle vie, devient encore d'une manière particulière le Y'ils du Père, qui le glorifie pour être pontife éternel, en lui disant (11): Vouséles mon Fils bien-aimé: je vous ai engendré aujourd'hui.

Qui rois (12) PECCATA MUNDI : vous qui êtes le prétre el la victime pure el sans tache, qui ôlez les péchés du monde, ayez. pitié de nous, MISERERE NOBIS.

Qui rozLis..... (13). Qui dtez les péchés du monde, recevez nos (rés-humbles prières. Les

el dont Il reste nn exemplaire à Paris dans la biliothè jue de M. le cardinal de Roban,

(9) Dominstorem terræ. faci. xvi, 1. .

nu] Sedenti in throno, et Ago benedictio, eL honor, et ria, el potestas. À , pri } Psal. w, Hera 12) À la cathédrale de Noyon, le prêtre, le discre , le iere et tout le chœur $e metient à genonx au pre mier Qui tollis, jusqu'à ce qu'on alt chauté deprecationem mosiram. À la cathédrale de Liége, on se met aussi à gc noux au premier Qui tollis; et on ne se relère qu'à cca mois, quouiam tu solus.

(15) À ec mots,: la rubrique, le prêtre fit ane inclinstion de tête. À Paris et ailleurs, lout le chœur «e tourne vers l'autel. À R-ims, à Lisicux, à Auserre el at leurs, on se metà genoux.

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fêtes, touchés de l'immense charité du Sauveur qui se charge des péchés du munde, s'arrêtent à cette circonstance si tendre; et pour avoir Là cette charité infinie, ils Puisque vous vous chargez les péchés du monde, recevez-la prière que nous vous faisons d'expier les nôtres.

…... Qui étes assis à la droite. du püié de nous. Nouveau molif d'engager Jésus-Christ à nous faire misérieorde: sa séance à la droite du Père. C'est nous lui disions: Vous qui avez ééjà payé pour nous, qui jouissez méine de la recoi se de ce rachat, étant à la droite du Pè s-nous ressentir les-effets de votre miséricorde el de votre puissance. Saint Paal dit (1) que Jésus-Christ est à la droite de Dieu où il interpelle pour nous. Et ce grand apôtre dit encore ailleurs (2) qu'il. est toujours vivant pour interpeller pour mous.

Remarquons ici qu'interpeller dit beaucoup plus qu'intercéder. Celui qui interpelle a druit de parler, d'ajouter de nouvelles raisons, el do dire : Ayez égard à tel ou tel chef. Jésus- Christ donc, étant à la droi'o de son Père el. interpellant pour nous, a droit de dire au Père céleste: Ayez-égard à mon sang, qui est le prix de leur rédemption.

Ainsi nous disons à Jésus-Christ : Vous, Seigneur, qui êtes à la droite du Père après avoir payé pour nous, qui êles le vrai pon- Wife pour inlerpeller pour nous, ayez pitié de ceux qu vent aller à vous avec la confance que marque votre oue (3) : Aunt done pour grand pontife Jésus-Christ, Fils de Dieu, qui est monté a4 plus haut des cieux, allons nous présenter avec confiance devant le trône de la grâce, afin-d'y recevoir miséricorde, et d'y (rouver gráce pour étre secourus dans nos besoins.

Oui, Seigneur, c'est de votre trône que doireat émaner toutes les grâces : parce que tous êtes le seul Saint, QUONIAM TU 8OLDS Saxcrus. Premièrement, le seul pontife saint (4j, innocent, sans lache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux ; qui par conséquent n'êtes pas obligé d'offrir des viclines pour vous avant que d'en offrir pourle peuple, comme fait le prétre qui vous représente à l'autel. Secondement, vous êtes le seul Saint, le seul qui renfermez dans vous tous les sainls comme vos membres , qui n'ont de sainteté qu'en vous et par vous.

To sous Dominus. Vous étes aussi le seul

letravit lucia ad NT us no. Jlebr. iv, 1s, 16.

'Wregatus a peocaion hahet peceasl-

p 14) Sauctus, iunocens, impol lotibus, et excelsr culis laci iem quotidie, qnemadmodum sacerdotes, prius pro sus éehcis losiias offerre, delode pro populi. Hebr. vn, 28. 15 Les mdulgences sccordées à la dévotion À saint lows de Gonzague sont hien proures à exciter les Bdèles à la pratiquer. 11 serait à désirer que la jeunesse chré- Meuse suriout se ml sous la protection de cet aimable nt, que Benoit. XIII lui à donné tout à la fois pour pares et pour inodèle, Nous ne seurions tre recommander,

Gox 86

Seigneur par nalure el par acquisition, nous ayant rachetés par votre sang. Vous iei seul qui exercek toute souverainelé, pui:

que vous étes le seul qni ayez la méme autorité que le Père et le Saint-Esprit.

: Tu soLus ArtIssIMOS, Jus CnuisrE : le seul Trés- Haut, égal à Dieu, avec le Saint-Esprit, dans la gloire du Père, cum sawcro SPIRITU IN GLOnJA Dri PATRIS. Amen.

GONZAGUE (SaiwT Louis pz) (5).

(Indulgei.ces authentiques.) -

Indulgence plénière accordée à perpétuité à tous les fidèles, le jour de la fête de ce saint.

Pour gagner celle indulgence, ondoit, après. S'étro confessé eL avoircommunié, prier pour. les intentions de l'Eglise devant un autel où cette féle soil célébrée avec la permission de l'ordinaire (6).

N. B. 1° La fête de saibt Lonis de Gonzague est üxée au 21 juin ; mais s'il arrivait que Cette fête se célébrát un autre jour, avec la permission de l'ordinaire, l'indulgence sa egnrait ce jour-là, et non plus fe 21 juin.

+ Il n'est pas nécessaire que l'autel soit.

dédié à saint Louis de Gonzague, il faut seu— lement qu'on y célèbre la féte de ce saint avec la permission de l'ordinaire.

Ik

Indulgences accordées à perpéluilé à tout fidéle qui célébrera, cn l'honneur de saint Lovis de Gonzague, les six dimanches qui précèdent sa fête, ou même six autres dimanches consécutifs dans le cours de l'annéc.

ladulgence plénière pour. chacun des six dimanches, aux conditions suivantes - 1* Que l'on célèbre les six dimanch qu'on les célèbre de suite sans interuption;

2 Qu'aprés s'être confessó on commu-.

nio chacun de ces six dimanches. *

3° Que l'on sanctifie.chacun de ces diman+ ches par de pieuses méditations, ou des prières vocules, ou d'autres aueres de piété en l'honneur de saint Louis de Gonzague. (termes. du. rescrit! (7).

Indulgence accordée à tout fidéle qui récilera, avec dévotion et un cœur contrit, la prière suivante à-saint Louis de Gonzague, avec un Pater et un Ave.

Indolgence. de 100 jours, une fois par jour (8).

à ce sojet, le petit-ourrage qui a pour titre : Exercices de pen à B agis de Censaque, eis. À ool. in-18. On trouve l'Abrégé de la vie du saint, des prières en son. Tomneor, et des lectures ous un exercice de uela jours, pour uns neuvaine, poor les six dimanches et pour le jour de sa fête, Posset les jeunes gens apprendre dant co livre à imiter lesserus dun saint, mort le fleur de l'âge, urtant chargé de mérites pour le ALGO) Bref de Benul XIII, da 22 novembre 1729: de Cl5meut XII, du 31 novembre 1757 ; et de Benoît XIV, du 22 avril 1742.

(7) Clément XIT, décrets de la sacrée congrégation d-s InSoigenres, du 11 septembre 1129, et du T Janvier 1740, (8) Pie Vll, décret Urbis et orbis de la sacrée congré= gation des Indolgences, du 6 mats 1902.

" DICTIONNAIRE DES CEREMONIES ET DES RITES SACRES. ss

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