‹ Dictionnaire alphabêtico-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 277 sur 480 · OFF T · texte numérisé non relu

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mauière de le commencer et de le finir, et dans le retrancheinent du Gloria Patri, des caritules, des hymnes, de l'encensement à Mugnificat ct à Benedictus et d'autres choses qu'on oinet pour mieux signifier le deuil qui est convenable à cet office. C'est encore pour celle raison que, selon l'usage le plus approuvé, on ne salue point le chœur lorsqu'on 1 entre ou qu'on en sort; que l'officiant et es chantres sont assis sur des bancs nus sans tapis, et que ces derniers ne vont point annoncer les antiennes, mais les commencent cux-mêmes devant le lutrin, aussi bien que les psaumes et les versets.

2. 1 n'y a point. d'obligation générale de dire l'office des morts, sinon au jour de la commémoralion de tons les défunts; l'obligation de le réciter hors le temps pascal, le premier jour de chaque mois qui n'est pas empêché par un office de neuf leçons, et tous les lundis seulement de l'Avent et du Caréme, excepté la semaine sainte, regarde particulièrement les églises cathédrales ct les collégiales qui en ont conservé l'usage, et.ne s'étend pas aux autres, ni aux person nes qui récitent l'office hors du chœur. On peut néanmoins y étre obligé d'ailleurs par des fondations particulières, pour l'acquit desquelles il est permis de le réciter dans les jours auxquels, selon la rubrique du Missel, on peut dire la messe de Requiem. On pourrait méme encore, selon Gavan!us et autres graves auleurs, le réciter en chœur en d'auires jours, auxquels il ne serait pas permis de dire la messe de-Requiem, si la coutume du lieu u'était contraire; on le peut quand on fait l'office ordinaire du dimanche, si c'est une fondation (S. €. 9 mart. 1557: mais on doit au moins en excepler les fêtes de premiére et de seconde classe. Quant au jour de la déposition d'un défunt, on peut toujours dire l'office des morts, si ce n'est le vendredi saint et le jour de Pâques, dans les quels on doit remettre (si l'on peut) la sépulture au lendemain. On doit aussi le jeudi saint et le samedi saint, dire sans chanter l'office et les prières des morts, d'après un décret de la sacrée congrégation du #1 août 1736. Si, dans les autres fêtes principales de l'anuée, on ne peut commodément ni chanter la messe en présence du corps (cela étant permis aux fêtes de seconde classe (S. C. 1808), ni différer la sépulture au jour suivant, on doit la faire sur le soir avec le susdit office, après que celui du jour est entièrement achevé.

3. Cet office n'a nisecondes vépres, ni comlies, ni petites heures ; dans les chœurs où "on doit le réciter aux jours prescrits par la

rubrique, on dit les vépres des morts après celles de l'office ordinaire, quoiqu'il soit

(8) De Eccles. Offic. 1.1, c. 14.

(3) Porrexit manum suam iu libatione, et libavit de sanguine uva. Effudit in fundamento altaris odorem divinum excelso Principl. Tuno exelamaverunt (lil Aaron, in tubis produciilibus sonuerunt,, et auditam fecerout vocem magnsm in memoriam coram Deo. Tunc omnis populns Simul properaverunt... Et amplificaverunt psalleutes ín vocibus suis, ele, Eccli. n, 16 et seq.

doublé, pourvu que le jour suivant désigné n la rubrique n'ait pas un office de ncuf ccons; et méme selon le décret de la sacrée congrégation du 23 mai 1703, si le premier jour du mois est libre, l'on doit dire les vépres des moris après celles du jour précédent, quoiqu'il soit fête de commandeinent. On dit de méme les matines et les laudes des morts après les laudes du jour. Pour l'office des moris qu'on dit extraordinairement, on le

eut joindre de même à l'office ordinaire du Jour lorsqu'il le suit immédiatement, si ce m'est dans le cas ci-dessus excepté; mais «uaud on le dit séparément, soit dans le chœur, soit en particulier, n'y a point d'obligation de dire, avant ni après, le Pater, ni autre chose, le Rituel romain n'en faisant aucune mention. Si l'on divise matines d'avec laudes, on doit dire à la fin les prièxes sans le psaume, avec l'oraison ou les oraisons, afin de conclure cette partie de V'office d'une manière convenable,

^. Si l'on chante matines avant la messe en présence du corps, on ne doit pas dire vépres auparavant, parce que le malin n'est pas un temps convenable pour les vépres; Quand on chante l'aprés-dinéóe maliues de trois leçons, on prend le nocturne du jour suivant auquel cet office appartient proprement, si ce n'est lorsqu'on le dit à l'enterrement d'un défunt, auquel cas on prend toujours le premier nocturne, si l'on n'en doit dire qu'un.

5. On fait l'office double des morts au jour de la commémoration de tous les défunts, le 2 novembre, et au jour du décès ou de la déposition d'un défunt, selon la rubrique de l'office double, n. 1. A quoi le Rituel romain ajoute les 3°, 7° et 30* jours aprés la déposition (c'est-à-dire, selon quelques-uns, après Ja sépulture, mais selon le seutiment le plus commun, et qui paraît le plus conforme aux rubriques, aprés le décès), avec l'anniversaire. Quoiqu'on dise en d'autres jours les trois nocturnes, on n'y doit point doubler Jes antiennes; si au jour du décès, ou en quelqu'un des autres jours ci-dessus nommés on ne dit qu'un noclurne, on ne laisse pas de doubler les antiennes, comme on le peut inférer du Rituel romain.

6. Quand l'office est double, on ne dit qu'une oraison des huit qui sont placées à Ja fin des vépres des morts ; savoir : Fidelium au jour de la commémoration de tous les défunis, et les autres, selon que le titre de chacune le désigne; l'on doit en ce cas leur donner la conclusion enliére. Mais dans l'of- Bce commun qu'on dit au commencement du mois et aux féries secondes de l'Avent et du Carôme, on dit les oraisons sous une seule et courte conclusion. On observe le même nombre et la même façon de conclure les oraisons dans tout autre office non solennel, meltant au premier et second lieu les oraisons particulières qu'on doit dire, et l'oraison Fidelium aprés toutes les autres. l'our les noms propres des personnes, on les ex-

rime dans les oraisons où l'on trouve lg ere N., eL on les omet dans les autres.

7. On dit toujours les prières prescriles après les vépres el les laudes des morts; si l'on fait l'office pour un seul défunt, on dit les verscis et les répons de ces p au nombre singulier, aussi bien que l'oraisoa suivante; si c'est pour une femme, l'on y observe le genre féminin; mais on ne fait point d'autre changement dans tout l'office, pas même aux deux versels Requiem eterfiam, etc., Reguiescant in pace, qu'on dit après l'oraison toujours au pluriel. Pour les psaumes Lauda et De profundis, qui sont marqués dans les mêmes prières, on ne les omet qu'au jour de la commémoration des morts, et au jour de la dépositiou d'un défunt; on doit les dire aux autres offices, quoique dunbles, d'aprés les décrets de la sacrée congrégation du 5 juillet 1698 et du 93 juin 136.

8. On prépare dans la sacristie deux chandeliers avec des cierges pour les acolytes, Sans encensoir, et une chape, ou du moins une étole de couleur noire pour l'officiant, dont il se sert seulement à vépres et à laudes, et non point à inatines, si ce n'est qu'il ait été obligé de la prendre auparavant, comine il arrive aux obsèques des défunts, auquel cas il la peut retenir durant les matines, qu'on dit en celte occasion. On ne donne point de chape aux chantres, si la coutume des lieux ne demande qu'on en use autrement, On n'a pas coutume d'exposer la représentation morluaire aux vépres ni aus malines des morts

9. Si l'on doit dire les vépres ou les matines des morts immédiatement après les v&pres ou les laudes du jour, dés que les chapiers ont chanté Benedicamus Domino, le sacristain change les ornements de l'autel et des officiers du chœur par le moyen de quelques clercs, faisant rapporter à la sacri:lie la chape de l'officiant avec celles des autre:; ce quil doit faire avec tant de diligence qu'on puisse commencer bientôt aprés la première antienne de vépres ou de matines, l'officiant omettant loujours en ce cas le verset Fidelium anime, etc

10. Les matines de l'office des morts soal composées de trois nocturnes et de neuf leons; mais, dans l'office ordinaire durant l'année, on ne dit qu'un nocturne avec trois Jeçons, qu'on diversifie selon l'ordre des jours marqués dans le méme office. La ru

rique prescrit seulement les trois nocturnes au jour de la commémoration de tous les défunts, et au jour de la déposition; en ce dernier cas, le Rituel romain permet de ne dire qu'un nocturne avec cause raisonnable; ce qui a lieu à plus forte rais: ux 3° 74 30* jours et à l'anniversaire, si ce n'est que les bienfaiteurs ou fondateurs eusseot demandé expressément les trois nocturnes. Os dit l'invitatoire, selon la méme rubrique, ae jour dela commémoration de tous les défunts, et au jour du décès ou de la dépositios, lors méme qu'on ne dit qu'un nocturne.

comme il est porté dans le Rituel; selon la coutume et le sentiment des mei teurs , on le dit toutes les fois qnc l'office est soleunel, et régulièrement quaud oa dit uui

nocturnes. Quant au répons Libera me, Domine, de morte, etc., on le dit seulement au. jour de la commémoration des défunts, et loutes les fois qu'on dit trois nocturnes.

11. On ne peut point réciter dans le chœur, après complies, le jour de tous les saints, les matines des morts; on ne doit les dire qu'aprés les laudes du jour, d'aprés le décret de la sacrée congrégation du 22 janvier 1701; ou peut cependant, dans les églises cathédrales, en présence de l'évêque, les dire le jour de tous les saints, méme avant complies, selon le décret de la sacrée congrégation du 5 juillet 1698. Quant à ceux qui, hors du chœur, récitent l'office divin, ils peuvent dire le soir matines et laudes des morts, aprés avoir dit les maltines et les laudes du lendemain.

Cnar. Il. — Des vépres solennelles pour les morts.

1. Si on ne dit pas les vépres des morts immédiatement aprés celles du jour, mais en quelque autre temps, l'heure étant venue, les acolytes allument les cierges de l'autel et ceux de leurs chandeliers, et le clergé s'étant assemblé au chœur de la manière ordinaire, l'officiant y va revêtu d'une chape, ou au moins d'une étole noire, selon le Cérémonial, liv. u, c. 10. ]l est précédé des deux acolytes et du cérémoniaire. Aprés avoir fait une courte prière sur le dernier degré de l'autel, il va dans le méme ordre à sa place sans saluer le cheur en entrant ; et dés qu'il y est arrivé, les deux chantres commencent l'antienne Placebo, qu'on ne double pas, non plus que les autres, sinon aux jours ci-dessus marqués.

2. Après l'aitienne, les deux chantres enfonnent le premier verset du psaume, comme il sera dit aux vépres solennelles, et tout le chœur s'assied el se couvre à la n édialion du même verset, demeurant en cette posture jusqu'à Magnificat, sans se découvrir au versel Requiem eternam , qu'on dit à la fin des psaumes toujours au pluriel, et divisé en deux parties, comme le Gloria Patri. Les deux chantres s'asseyent au si devant le lu— trio sur un banc nu, après qu'ils on! cntonné le premier verset du psaume ; mais ils se lèvent à la fin de chacun pour répéter l'antienne et chanter la suivante, avec le prc»

mier verset du psaume.

3. Tou: les psaumes étant fais, et la dernière antienne répétée, les deux chantres , sans quitter leur place, chantent le ‘verset d'un ton particulier à cet office ; et le chœur y ayaut répondu, sans se lever ni se découvrir, suivant le Cérémonial, les chantres commencent l'antienne de Magnificat , que tout le chœur continue étant assis, si on la double ; puis les deux chantres entonnent lo cantique Magnificut, durant lequel tous sont debout à l'ordinaire, et l'officiaut n'encense point l'autel.

4. Sur la fin du cantique, les deux aco- Jytes, sans saluer le chœur, vont allumer Jes deux cierges de leurs chandeliers, faisant &vant el après la gévuflexion à l'autel ; puis

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ils vont avec leurs chandeliers devant l'officiant, qu'ils saluent en arrivant, et se tournent en face jusqu'à la fin de l'office. L'antienne étant répétée, tous so mettent à genoux durant les prières qui suivent, excepté les deux acolytes. L'officiant commence les prières par ces deux mots, P:ter noster, qu'il dit tout haut étant debuut ; ct s'étant mis à genoux, il continue le reste à voix basse Jusqu'à ces paroles : Et ne nos inducas, elc., qu'il dit du méme ton que les premières ; à quoi toutle chœur répond Sed liberanos, etc.

Ensuite chaque côté récite alternativement le psaume Lruda anima, etc., s'il le faut dire; l'officiant dit les versets suivants, auxquels le chœur répond jusqu'à la fin. Puis l'officiant se lève pour dire le versel Dominus vobiscum et l'oraison ou les oraisons, suivant la qualité de l'offre, ajoutant à la fin le verset Requiem eternam, dona eis, Do mine, el les chantres entonnent Requiescant in pace; après quoi l'officiant, sans ajouter autre chose, va à la sacristie, précédé des aculytes et du cérémoniaire, comme il est venu, et le clergé se retire à l'ordiuaire.

Cnr. lll. — Des matines solennelles pour les morts.

1. Quand on ne dit pas matines immédiatement après les laudes du jour, le clergé s'a-semble au chœur de la manière qni a été dite à l'art. 6, des Marines ordinaires ; après une courte prière à genoux, lous se lèvent, et deux chantres commencent l'invilatoire avec le psaume Venice exsullemus, elc.

le doit dire, le chœur y répondant debout et tourné vers l'autel.

2. Les deux chantres entonnent les antiennes , les psaumes et les versets à la fin de chaque nocturne devant le fotrin, et le chœur demeuro assis et couvert depuis la médiation du commencement du premier psaume , jusqu'à ce qu'il ait chanté le répons du verset qü'ou dit avant les leçons; alors tous se lèvent el disent à voix basse i- Pater noster, que l'officiant n'annonce point. Puis le lecteur, qui a été conduit par le cérémoniaire au milieu du chœur avec les révér.-nces convenables à l'autel, commence la leçon sans absolution , sans bénédiction et saus litre, e! la finit par une inflexion de voix particulière à cet office, sans dire Tu autem, Domine, etc. Tout le chœur est assis peudant les leçons et les répous suivants, que les deux chautres commencent; et le clergé poursuit, comme aux malines ordinaires, sans y diviser le verset Requiem aternam, el

l'on dit les trois nocturnes, on observe au second et au lroisième les mêmes choses quan premier : il n'est pas nécessaire que l'oficiant dise la dernière leçon , mais il est plus convenable qu'elle soit dile par un autre. Aprés la neuviéme lecon on ne dit pas le répons Libera me, Domine, de viis inferni, etc., qui suit immédiatement, mais cet autre, Libera me, Domine, de morte eterna, etc., qui est marqué aprés.

k. Si l'on dit laudes ensuite, le cérémo-

atiaire a soin de revêtir l'officiant d'une chape noire dès le commencement. Les chantres entonuept l'antienne Ezsultabunt Domino, et Ja poursuivent avec le chœur , si l'office est double; l'on observe pour le resto les mêmes cérémonies qui ont été marquées pour vépres dans l'article précédent.

5. Aux obsèques d'un défunt où le corps est présent , après qu'on a répété l'antienne de Benedictus, l'officiant ue dit point le psaume De profundis , mais seulement les versets et l'oraison Absolve , elc., comme ils sont marqués dans le Rituel à la suite du répons Subvenite sancti, etc., qu'on chante en effirant à l'église, saus rien ajouter après cette oraison.

TITRE SECOND

l. De L'OFFICE Dg TÉNÈBRES (Cérémonial, 1, u, e. 22.)

1. Le mercredi saint le sacristain a soin de préparer, ap complies, ce qui est nécessaire pour l'office de ténèbres, savoir : si ci-rge de cire commune sur l'autel, q autres plus petits d'égale grandeur sur un chandelier triangulaire : on renouvelle ces cierges les deux autres jours, si cela se peut eommodément. 11 faut placer le chaudelier un peu en arrière de la place où le sous-diacre a coutume de chanter l'Epltre, el mettre auprès un éteignoir. On prépare aussi uu pure nu pour chanter les leçons, ct le

anc des cbantres , qui doit aussi étre nu.

2. Cet office commence ordinairement à quatre heures aprés midi ou environ. Voici €e qu'il faut observer. 1* Tous les cierges étant allumés, le clergé entre au chœur, les plus dignes les premiers, et salue l'autel ; mais on nes'entre-salue point, si ce n'est pas Yusage; après avoir dit l'Aperi à genoux chacun à sa place, on dit debout et à voix basse le Pater, l'Ave ct le Credo. Au signal de celui qui préside au chœur, les choristes chauteut la première anlienne, puis commencent le psaume (Cærem. l. n, c. 22.

Baldeschi). Ils entonnent de méme les autres antiennes. Aprés que le premier verset du premier psaume a été entonné par les chantres, tous s'asseyent, se couvrent et ue se relèvent plus pendant l'office jusqu'au cantique Benedictus , que pour réciter le Pater aoster, avant les leçons de chaque nocturne.

2 Les chantres ne quittent point leurs places pour chanter les versets avant les le-

ons. 3* L'officiant ne commence point tout aut le Pater noster , avant les leçons, et ne dit ni absolution, ni bénédiction. &* Les lens et les psaumes se terminent par une uflexion de voix particulière, parce qu'on ne dit ni Gloria Patri, ni Tu autem, Domine.

5° Le Benedictus se chaute debout et plus solennellement que le reste de l'office.

6° Tout le clergé se met à genoux quand ou chante Christus factus est , et y demeure jusqu'à la fiu de l'office. 7° Aprés Christus factus est, on dit laut bas le Pater noster, et en- 5 l'officiant commence le Miserere, que les deux côtés du chœur récitent alternatiyement d'une voix médiocre sans aucune inflexion, 8° Le psaume étant fini , l'ofüziaut,

:du chandelier triangulaii

encore à genoux et la tête un peu baissée, dit sur le méme ton, sans Dominus vobiscum, l'oraison Respice quesumus , elc., jusqu'à ces paroles Qui tecum vivit, etc., qu'il acbère tout bas. Quand elle est achevée, le cérémoniaire et tous les autres avec lui frappeat de la main trois ou quatre fois leurs siéges ou leurs livres, et aprés ce bruil chacun »e lève et sort du chœur.

3. Après le premier psaume , le clerc désigné pour éteindre les cierges va faire La génuflexion devant le dernier degré de l'autel, et, prenant l'éteignoir , il éteint un cierge , commencant par celui qui est le plus bas du có:é de l'Evasgile; le second psaume achevé, il éteint le cierge le plus bas du eóté de l'Eplire , et continue d'éteindre ainsi successivement les autres aprés chaque psaume de malines et de laudes : il remet ensuite l'éteignoir à sa place, fait la génuflexion à l'autel, s'il passe devant le milieu, et revient à son siége, qui doit être le dernier du côté de l'Epftre.

^. Un peu avant ces paroles, Ut sine timore, elc., du cantique Benedictus, ce wême clerc fait la génuflexion au bas des degrés.

et, lorsque ce verset est fini , il éteint ua cierge de l'autel du cóté de l'Evangile, commençant par le plus éloigné de la croix; i:

passe ensuite au côté de l'Epftre, faisant en

assant Ja génuflexion sur le marchepied, ct.

h la fin du verset suivant , il éteint le cierge le plus éloigné de ce côté-là, et continue aiusi alternativemeut de chaque côté aux autres versels , en sorte que tous les cierges soient étcints à la iu du cantique. .

5. A la répétition de l'antienne du Benedi ctus, le clerc qui a éteint les cierges prenl sur le chandelier triangulaire le cierge le plus élevé qui est. resté allumé, el s'étaat mis à genoux au coin de l'Epfire il le tieni un peu élevé. Quand les chantres commencent Christus factus est , il le cache derriére l'autel ou autrement ; au bruit qui se fait dans le chœur à la fin de l'office, il le fait paraître de nouveau, le bruit cess. le remet à sa place sur le chandelier t; laire, le laisse brûler un moment, ensuite l'éteiat et se relire avec le clergé: Il ne doit paraître aucune autre lumière daus l'église, excepté la lampe qui brûle devant le taberpacie da saint sacrement.

6. Ce qui vient d'étre dit pour les ténébres regarde également le jeudi et le vendredi saint, excepté que l'autel ne doit avoir si nappe, ni tapis, mais senlement six chandeliers et la croix. (Cærem., ibid.) Les autres heures canoniales se récitent ces trois jours comme il est marqué dansle Bréviaire, d'une voix médiocre sans chant et sans lumière.

On allume néanmoins deux ciorges aux pelites heures du jeudi saint à cause de la préseuce du saint sacrement ; si on dil complies immédiatement avant malives, après avoir dil à genoux le psaume Miserere, on se e pour dire Pater, Ave, Credo.

vai És.

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