Selon le Cérémonial de Besancon de l'an
1670, un clerc va étcindre tous les ciergcs
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de l'autel sur la fin du Benedictus , commençant du côté de l'Evangile par celui qui est le plus éloigné de la croix, et ensuite les deux autres du même côté; puis, faisant une génuflexion au milieu de l'autel , il va éteindre ceux du côté de l'Eplire en même ordre, en sorte qu'il ait achevé avant que le Benedictus. soit fini, ce qu'il pourra faire commodément , s'il les éteint pendant les six derniers versets. Le Benedictus fini, il prend le cierge qu'il a laissé allumé sur le chandelier triangulaire , et le cache saus l'éteindre, en quelque lieu commode proche l'autel ou la crédence, en sorte que la lumière ne paraisse point; et après qu'on a fait le bruit, comme il est dit .ci-après , il le remet tout allumé à sa place sur le chandelier , et ne l'éleint qu'après que le clergé est sorti.
Les leçons se vont chanter dans le lieu ordinaire, comme aux autres matines non solennelles, et aprés que l'officiant a dit à haute voix : Et ne nos inducas in tentatio nem, et que le chœur a répondu : Sed libera sos, elc. On commence les lecons sans bénédiction, sans titre, et sans dire à la fin : Tu autem, etc., et on les termine avec les mémes inflexions de voix que celles des morts, excepté les trois premières, qui ont ua lon particulier.
A la fin du dernier répons, tout 1e chœur se lève pendant que l'officiant chante le verset sacerdotal; lequel étant fini, l'officiant commence la premiére antienne des laudes, qu'on poursuit à la maniére ordinaire.
Aprés que le chœur a répété l'antienne du Benedictus, les deux acolyles commencent au bas de la nef Kyrie eleison; tout le chœur se met à genoux et répond comme il est marqué dans le Bréviaire. Aprés chaque Kyrie ou Christe chanté par les acolytes, ils avancent deux ou trois pas : en sorle qu'ils se trouvent à la porte du chœur pour chanler le dernier Kyrie. Puis, entrant dans le chœur, ils chantent Mortem autem crucis :
après quoi on dit le Miserere alleruativement, d'une voix intelligible sans chant.
Puis l'officiant dit sans se lever l'oraison Respice, aprés laquelle, et non plus tót, on fait un peu de bruit en frappant sur les bancs pendant un Pater, le sacristain ayant soin d'empécher qu'on ne le fasse trop grand ni plus longtemps.
Pendant ces trois jours on ne fait que réciter les petites heures au chœur, d'une voix iwelligible sans les chanter, observant ce qui est marqué dans le Bréviaire.
2. Dans le rite lyonnais, on éteint un cierge de l'aulel aprés chaque deuxième verset du Benedictus. Quand l'officiant a terminé l'oraison Respice, il frappe trois ou quatre coups sur sa stalle, el aprés ce bruit, chacun se lève et se relire en silence. On observe que ce bruit, après qu'on a éteint ou fait disparaître les lumières, désigne les ténèbres qui se répandirent sur la terre à la mort de Jésus-Christ el Ja confusion qui régna alors dans toute la nature; qu'on s'éloignerait de l'esprit de l'Eglise en souffrant que des enfants dissipés fissent un tumulle indécent