ORIGINE ET EXPLICATION DU GRADUEL
(Eaplicaton du P. Lebrun. )
Aprés l'Eplire, pour joindre la prière avec l'instruction, l'Eglise fait succéder un psaume enlier ou quelques versets qu'on appelle le Graduel (1), à cause qu'ils élaient récités ou chantés sur le degré du pupitre, comme l'observa Raban Maur au 1x* siècle.
Ce psaume ou ces verseis appelés le Graduclétaient anciennement chaniés, tantótsans interruption par un seul chantre, ct lanlôt par plusicurs allernativemeut qui se répondaient les uns aux autres. Quand le chantre continuait seul jusqu'à la fin sans interruption, cela s'appelait chanter en trait, tractim, tout de suite. Quand le chantre était inter
rompu par d'autres chanires ou par toute l'assemblée qui reprenait quelque «crsel , cela se nommait chanter en antienne, eu verset ou en répons. Voilà l'origine et la remiére signification des mots Graduel,
‘rail et Répons. Ce qui se chante après l'Epltre est toujours appelé Graduel. Ce qui se dit tout de suite par les chantres seuls esi nommé le Trait. Et quand le cheur se joint aux Chantres, c'est ce qu'on appelle un répons (2) , ou un verset (3).
Le psaume avait quelque chose de p'us triste, quand il était chanté par une seule personne; c'est pourquoi, dans les temps consacrés à la pénitence ou à la mémoire des mystères dela passion de Jésus-Christ, onasaüivil'usagede chanter en trait. Depuis le x* siécle plusieurs ont cru que chanter en trait devait signifier chanter en trafnant (4), d'un ton lent et lugubre; et, suivant cette nouvelle idée, on n'a plus observé dans la plupart des églises, de faire chanter le psaume par un seul chantre. Oa le fait chanter par plusieurs, qui chantent alternativement deux à deux, et l'on observe seulement de nele pas faire interrompre par le chœur.
Mais au temps où l'Eglise est dans Ja joie, comme sont le temps pascal, les dimanches consacrés à la mémoire de la résurrection de son Epoux. et les autres solennités , on chante un verset précédé et suivi du mot Alleluia, auquel toutes les voix non-seu!ement du chœur, mais de toute l'assemblée, peuvent se réunir,
GRAND'MESSE. Voy. Messe cHaxtée.
GRÉGORIEN (Cuawr). Voy. Caawt.
GRÉMIAL.
C'est l'un des ornements de l'évêque, qu'on lui met sur les genoux el sur lequel il dépose ses mains, quand il est assis avec la chasuble. Sa longucur, selon Gavantus, doit être de deux coudées, un mètre environ; sa largeur d'une coudée et demie. On l'entoure de franges en or ou en argent.
HABITS SACRÉS. Voy. Messe, Déx£picrioN.