‹ Dictionnaire alphabêtico-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 29 sur 480 · HANC IGITUR · texte numérisé non relu

HANC IGITUR

RUBRIQUE

Le prétre tient les mains étendues sur le calice et sur l'hostie, en disant : Hanc igitur, jusqu'à ces mots: Per Christuin.. T'it. VIII, n.

REMARQUES

Jusqu'au xv* siécle, selon l'Ordre romain,

HR iom istud quidam Gradus1 vocant, eo quod pr Cu pulpiti cautatur. Bsban. Maur. lib. 1 de Ipsi. tlerke., c.

43) Psalmus responsorius. Greg. Turon. lib. vin, e. 2. Respousorium vero iidem qnl supra lai tradilerunt, quos. Vnde resonsorios cantus vocant, quod alio desente id alter respondest. Amalar. |. im, €. (1.

(3) Fog. l'excellente peéfaec du cardinal Tbomasi , qui

le prêtre tenait simplement les mains élevées pendant celle oraison, comme il les tient sant les prières précédentes; et dans plusicurs Eglises de France et d'Allemagne le prêtre, pour marquer sa bassrsse et sa disposition à s'offrir en sacrifice, se lenait incliné (5) en disant /Janc igitur, ctc. (9l eomme on le voit dans un grand nombre de Missels. ct comme le font encore les jacobins et les carmes. Mais vers l'an 1500, les rubriques de plusieurs Missels de France, d'Al-

est à la Lête de l'Antipbonier et du Responsoriel romaias. qu'il üt imprimer à Rome, en 1683.

(6) Di-itur autem Tractus à trshendo, quia tractim et ME eet prolixitate verboruw camur. Da ce.

45] Hac... sacerdos in quibuslam ecclesiis prufanda se inclinat. Durand. Ration. l. iw, e. 5t.

(6; Selon Le Mi-rologue , vets l'on 1090, le prêtre s'in-

lemagne, d'Halie, de Rome même, marquent que le préire étend les mains sur le calice et sur l'hostie (1). Les charireux, qui ne metlaient point anciennement de rubrique dans le canon, y ont mis celle-ci dans leur Missel de 1603 et dans les suivants, aussi bien que dans leur ordinaire de 16%1 (2). Scorlia, jésuite (3), qui écrivail il y a cent ans, et M.nsi, prêtre de l'oratoire de Rome (4), croyaient celle cérémonie très-ancienne à cause du rapport qu'elle a avec l'ancien Testament, où l'on voit que les prêtres et ceux qui offraient une viclime pour les péchés mellaient la main sur la victime l5.

Denys le Chartreux dit (6) que «le prêtre metiait la main sur l'hoslie pour mieux désigner son ialenlion, el exciter plus vivement la dévotion sur le sacrifice extérieur pour tirer les regards favorables de Dicu. » Il ajoute, sur les remarques des anciens rabbins, que celui qui mettait la main sur la victime lémoignait à Dieu par là que cette victime était substiluée à sa place pour souffrir la mort qu'il avait méritée par ses péchés. Eusèbe (7) et Théodoret (8) donnent plusieurs raisons de cette cérémonie, et, pour en remplir Ja signification à la messe, quand le prétre étend les mains pour lui et pour le peuple sur le pain et le vin, qui vont être détruits invisiblement et changés au corps et au sang de Jésus-Christ, lui et les fidèles doivent souhaiter d'être détruits et immolés eux-mêmes devant Dieu d’une manière spirituelle, c'est-à-dire qu'ils doivent détruire en eux lout ce qui peut lui déplaire, et se dévouer entièrement et sans réserve à son service, comme au premier principe de leur étre ct à leur derniére fin.

Explication de la prière Hane igitur.

Celle prière est précédée du titre infra actionem dans la plupart des anciens Missels manuscrits el imprimés, comme le Communicantes, pour les mêmes raisons qui ont été marquées à ce dernier article (9). Il y a dans le Missel trois Jfanc igitur propres :

l'un pour le jeüdi saint, les autres pour lcs veilles ct les semaines de Páques et de la Pentecôte. 11 y en avait autrefois plusieurs autres dont on parlera ailleurs.

Nous vous prions Hanc igitur obladonc, Seigneur, de tionemservilulis nosrecevoir favorable- irm, sed et cuncim men! celle offrande famitiæ tum, quæsu-

‘Hnait profondément, baissant la téte jusqu'à l'autel, pour marquer le profond abaissement de Jésus-Christ dans sa passion : Cum dicimus : Hanc igitur oblationem, naque ad € inclinamur , od exemplar Christi, qui se humiliavit.

pro nobis msque- aà mortem crucis (De Eccles. observ. cap.

14). Raonl de Tongres (De Observ. can. propos. 23) ct Ga Lriel Biel ( lect. EN le premier au commencement , et

l'aatre à la fin du xv° si Lit

da prêtre; et Becoffen, reli

l'an 1590, bláma

14 ges menlis devoti Lette rui

louse de 1490.

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