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de notre servitude , mus, Domine, ut plaqui est aussi l'offran- catus accipias, diesde de toute votre fa- que nostros in tua mille, d'élablir nos pace disponas ; atque jours dans votre paix, ab æterna damnatiode nous préserver de ne nos cripi, et in la damnation éter- clectorum luorum nelle, et de nous ad- jubeas grege numemetire au nombre de rari : Per Christum vos élus: Par Jésus- Dominum nostrum.
Christ — Notre-Sei- Amen.
gneur. Amen.
Après quele prêtre, de sa part et de la part des assistants , a représenté à Dieu qu'il lui offre le sacrifice en union, ou entrant en communion avec toute l'Eglise de la terre et du ciel, il lui représente iei que cette union avec toute l'Eglise excite sa confiance en sa divine bonté, ct lui fait espérer qu'il recevra favorablement celle oblation : Hanc icrrun on- LATIONEM ,... QUÆSUMUS, DOMINE, UT PLACA- TUS ACCIPIAS : Nous vous prions donc , Seigneur, derecevoir favorablement cetteoffrande ; comme s'il lui disait : Puisque nous avons.
l'avantage d'étre en. communion avec les saints du ciel et de la terre, nous vous supplions, en considération de cette sainte société, de nous étre propice, et de recevoir ceiteoblation.
SEnviTUTIS NOSTRA, de notre servitude : de.
nous, qui sommes vos serviteurs, qui appartenons à Jésus-Christ, votre Fils, comme rachetés par son sang; qui venons ici pour donner des marques de notre entiàre dépendance, et pour adorer votre souverain domaine sur nous, par l'oblation de ce sacrifico qui est aussi celui de foule voire Eglise, CUNCTAE FAMILIÆ TUÆ. Amalaire et Flore ont pris en ce sens le inot de famille. Mais il faut aussi remarquer qu'un grand nombre d'anciens Missels nous font entendre que ces mots servitutis nostre désignent le prétre, et qu'on entend par cunciæ familie (ous les fidèles qui pendant la messe composent la famille ou l'assemblée , dont le prêtre est regardé Comme le père et le président.
Dans ces anciennes messes, où la prièro Hanc igitur est quelquefois plus étendue, le prêlre marque aussi plus distinclement Son oblalion particulière : Cette oblation de ma bassesse (10), di , cette oblation (11) que votre serviteur vous offre. Et quand il dit : Servitutis nostre, on voit que nostre est mis gelui de 18558 I y a: Eztendat manus super hosilam el ca- T2) Ordin. e. 27, n. 4.
h De Sacrificio missæ. Lugd. 1616.
4) Dans le traité intitulé le Vrai Heclésiastique , mpri-
iràs-souvent en italien, et mis en latin en 1693 par la P. Adrien de Saint-Frauçois, carme. Francef. 1695. ——
45) Ponetque manam super caput bostiz, et acceptabilie. erit, atque in explationem ejus profkiens. Levit. 1, Ezod. xxix, 10.
H Dionys. Cart. in Levit. 1.
Demonst. evang. c. olt.
(8) Quzst. in Octateuch.
ij Le Missel de 1542, dont on a mis la rubrique à l'art. Coimmunicantes, renvoie aussi à cette rubriqu 10) Hanc oblationem humilitatis meg. Miss. IIlyr. fn ) Hanc igitur oblatiouem quam tibi offro ego tanulus. hodie. Cod. Sacram. Thom.
uus
pour mea (1) , comme divers auteurs l'ont remarqué depuis plusicurs siècles.
On ne trouve pas moins distinctement dans s l'explication des mots sed et cunie pour siguifier l'assemblée actuelle desassistants; car, à la messe de la Dédicace, dans la prière Hanc igitur, le prêtre ajoute: Toute la famille (2) qui vient: se réunir avec empreseement dans ce saint lieu de prière,
L'Eglise, qui nous fait dire dans plusicurs oraisons : Protégez, Seigneur, votre famille, ne nous fait parler alors que pour les assistantset quelques particuliers, pour qui l'on prie spécialement; et ce qui peut encore nous porter à entendre ici par notre servitude et toute votre famille le prêtre el les assistants,
lutót que toute l'Eglise, c'est qu'ils demanlent à Dieu d’être reçus favorablement en considération de l'Eglise universelle , à laquelle ils sont unis.
Cette oblation est donc celledetoute l'Eglise par l'union de tous les membres de Jésus- Christ , et elle est plua spécialement celle du prétre et de tous les assistants qui offrent dans cete union (3). Les prétres se désignent ici par le mot deservitude, comme les apôtres se sont nommés les serviteurs de Dieu (5).
Ce n'est pas que tous les fidèles ne soient les serviteurs de Dieu , mais les prêtres. le sont d'une manière plus particulière ; car, outre leur dépendance entiére de la souveraine m: jesté de Dieu, qui leur est commune avec les autres fidéles, ils en dépendent encore comme des personnesquiont l'honneur d'être choisies et consacrées uniquement à son cu!te et au service de sa maison. C'est pourquoi ils peuvent dire plus proprement que les autres : Servitutis nostre.
Le prétre tenant les mains étendues sur l'oblalion, selon les rapports et les vues qui ont été exposés dans la remarque précédente, demande à Dieu pour tui et pour les as stantis de leur être propice. 1l fait eusuile trois demandes, qui ont été ajoutées par le pape saint Grégoire (5) , et qui renferment un sens (rés-relevé et trés-excellent, dit Bède (6). Nous demandons en premier lieu qu'il plaise à Dieu de nous faire vivre dans sa pair durant le cours de celle rie, DiEsQUR NOSTROS IN TUA PACE DISPONAS. Celle paix est une suite de notre réconciliation avec lui, et elle est bien différente de c»lle du monde. Je vous donne ma paix, dit Jésus-Christ (7) , je nevous la donnepus commele monde la donne.
En cffet, la paix du monde , qui consiste à
(I) Servitutisnostre, id est, mem. Durand. lv, c. 39,0. t.
(2) Cunciam tamiliam tuam &J aulze hujus suffragia con
n Deuicut. Basil. Cod. Saeram. Thom. Bona.
. 13. e Haten. tom. | de Antiq. lit.
tienne d'Autun a Eudes de Cambral, an xn*
comment este oblution est Harc oblatie non tantem est
(4) Psulus serens Jesn Christi. Rom. 1, 1. Simon Petrus. Servus et apestolus. Il eir. 1, etc.
jouir paisiblement des biens qui contentent la cupidité, est une fausse noix. parce qu'elle
ne peut remplir les dési eur humain, ni lui ôter les inquiétude. est qu'on ne lui ravisse ces biens qui lui plaisent pour un temps, ni apaiser les remordsetlesreproches de la conscience qui le tourmentent, C'est une fausse paix qui trouble le cœur, loin de le rendre heureux. Mais la paix de Dieu, la paix de Jésus-Christ , qui consiste dans la possession de sa gráce el de ses autres dons, remplit le cœur d'une joie solide, qui se conserve méme au milieu des pus grandes afflictions, parce qu'elle nous tient toujours unis à natre souverain bien. Voilà la paix que saint Paul (8) souhaitait aux fidéles , et qui csl un bien si grand que nous ne pouvons en comprendre l'excellence.
AB ETERNA DAMNATIONE NOS ERIPI. En se— cond lieu, nous demandons qu'il nouspréserve du plus grand'de tous les maux, qui est (a.
damnation éternelle. Nous naissons tous enfanis de colère, nous avons lous encouru l'indignation de Dieu, nous sommes condammés aux feux éternels de l'enfer, préparés pour les démons et pour scs anges. C'est par les mérites infinis et par la miséricorde de Jésus-Christ que nous sommes lirés de cct état mallicureux. Maistous ceux que la grâce de Jésus-Christ en relire ne persévérent pas dans la justice et dans la sainteté, parce qu'ils ne font pas un bon usage des grâces que Dicu leura faites. Ainsi il faut demander continuellement qu'il nous préserve de la mort éternelle en nous accordant le don.
de la persévérance.
Er 1N EzxcronuM (9).... Nous demandons.
m ce sujet, en troisiéme lieu, qu'il plaise
Dicu d'erdonner que nous soyons au nombre des élus , que sa miséricorde nous préserve conire loutes sortes d'atlaques. Du.
cóté de Dieu l'élection ne change pas i:
que Dieu est immuable, et que ses doi sans repentir; mais pour nous, nous sommes comme de faibles roseaux exposés à tout vent, el nous devons nous efforcer dapermir notre vocation et notre élection par les bonnes œuvres (10). Ce sont les moyens par lesquels elle s'accomplit; c'est par les fruits que nous faisons que l'on connaît si nous sommes de bonsou demauvais arbres. Nous prions donc le Seigneur de nous faire marcher dans la voie des élus, pour être éternellement avec eux (11). Personne n'en sait le nombre, mais on peul bien dire qu'une grande marque
(5) Jom. Diac. Vita S. Greg. 1. n, n. 17 ; Walfrid. 1. de RD Eee 2 i rid
missaram celebratione tria verbo maxiplena superadjecit : Dicsawe nostros im.
, dique ab aterna dcmnazione nos eripi .
tuorum jubeus grege numerari. Hiat.
Lue d.
(7) Pacem meam do vobis, noa quomodo mundus dat ego do vohis. Joan. xiv, 7.
(5 Phil. w, 7
9) Selon An aiaire , sant Ambrolse a conna cette orai- 100 : Ecce lnc oralun est pro eierna. vita. Jwzia dicia sancti Ambrosi, in hac orulione bona nobis mécessarw&. postulamus. (Awal. prætat. 2 in lib. de Qffc.)
(10) Satagite ot per bona opera certain vcstram vocatióe nem faciatis. 1] Petr. 1, 10.
(11) Cone. Trid. sess. 6, e. 12.
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d'élection est d'entrer dans l'esprit de ces saintes prières du Canon, de ne souhaiter que la paix de Dieu , de ne craindre que la mort éternelle, et de demander vivement au Seigneursa gráceet sa protection continuelle pour persévérer jusqu'à la fin, et être ainsi du nombre de ceux qui le béniront éternellement. Heureux ceux qui feront toos les jours avec une vive foi celle demande, d’être complés parmi les élus. Per CanisruuM Do- MINUM NOSTRUM, par Jésus-Christ Notre-Seigneur, qui va être présent à l'autel pour la sanciification des fidèles.