‹ Dictionnaire alphabêtico-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 379 sur 480 · ORGANISTE · texte numérisé non relu

ORGANISTE

Office de l'organiste et des musiciens, d'après le Cérémonil des évéques, ch. 38.

1. Tous les dimanches el toutes les fêtes auxquelles le peuple s'abstient des œuvres serviles, il convient d'employer à l'église l'orgue et le chant musical.

2. Yl faut excepter les dimanches de l'Avent et du Caréme; on peut cependant en esse seulement le troisième l'Aveut et le quatrième du Caréme dont l'Introit exprime la joie; on le pent au: toutes les féles qu'on célèbre avec solennité pendant l'Avent et le Caréine, comme Saint-Matthias , Saint-Joseph , l'Annoncialion ct autres semblables: on le peut «ncore à la messe sculement du jeudi saint, à la messe et aux vépres du saniedi saint, et toutes les fois qu'on célébre solennellement pour une cause importante ct non lugubre.

3. Toutes lcs fois que l'évéque doit célébrer solennellement, ou assister à unc messe solennelle un jour de grande fête. il convient de jouer de l'orgue pendant qu'il entre dans l'Eglise et lorsqu'il en part après l'office.

5. À la réception d'un légat apostolique , d'un cardinal, de l'archevéque ou d'un autre évéque reçu avec honneur par celui du diocése, on en fait autant pendant leur prière en atlendant le commencement de l'office.

5. Aux malines solennelles et à laudes, les jours de grandes fétes, on peut jouer des orgues comme à vépres.

6. Vl est de règle que, soit à vépres , soit à analines, soit à la messe, le chœur chante le premier verset des cantiques et des hymnes, et tous les versets auxquels on se mel à genoux, comme Te ergo quasumus , Tantum ergo cu présence du saint sacrement , el auires semblables; il en est de méme du Gloria Patri , et do la dernière strophe des bymucs, quand méme l'orgue aurait joué co qui précède immédiatement.

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7. Aux autres parties de l'office qu'on récile en chœur, il n'est pas d'usage d'employer l'orgue. Si cet usage existe dans certains lieux, on peut s'y conformer, surtout qui on chante tierce pendant que l’évêque se pri pare à célébrer. Mais il faut observer, toutes les fois que l'orgue jouc alternativement quelque chose qui devrait étre chanté, que cela doit étre prononcé d'une voix intelligible par quelqu'un du chœur. [Il serait bien de lechanter conjointement avec l'orgue.

8. Aux vépres solennelíes l'orgae jouo 'ement à la fin de chaque psaume, et inent à tous les versels de l'hymne et du cantique Magnificat, conformément aux règles précédentes. .

9. A la messe solennelle, on joue alternativement au Kyrie, au Gloria in excelsis, au Sanctus et à l'Agnus Dei ; on joue aussi à la fin de l'Eptre, à l'Offertoire, à l'élévation du saint sacrement (d'un son plus grave el plus doux ), au verset appelé Communion; ct àla Gin do la messe.

10. On ne joue pas de l'orgue pendant lo Symbole ; il doit être chanté intelligiblement dans le cheur.

11. ll faut éviter avec soin de jouer des airs lascifs, mondains, profanes, des airs de théâtre, des pièces qui n'auraient aucun rapport avec l'offico qu'on célèbre; il ne faut pas d'autres instruments de musique si co n'est l'orgue. ed

12. L'harmonie des voix doit exciter à la piété ; les chantres et les musiciens auront soin de n'y méler rien qui ressente la légèreté ou la mondanité;- cela détournerait l'esprit de la contomplation des choses diviils chanteront d'un ton de piété, d'uuo voix distincte et intelligible.

13. A la messe et à l'office pour les morts, on ne se sert pas de l'orgue, ni de la musique, ni du chant qu'on appelle figuré, maisdu plain-chant, comine pendant l'Avent et le Caréme, aux jours non fétés.

A ces dispositions du Cérémonial, on peut ajouter celles de plusieurs décrels dela congrégation des Rites, qui réprouvent leschants en langue vulgaire dans l'église; on en tolére au moment oü le saint sacrement est remis dans le tabernacle après la béuédiction, pendant laquelle il ue faut rien chanter, ( Decr. 1762.) Tout ce qu'on chante doit €:re exirait du Missel ou du Bréviaire, ou du moins de l'Ecriture sainte ou des saints Pères, d'après Alexandre VII. ( Voy. Gardellini in instruct. Clem. $ 31, n. 16 e£ seq. )

On trouve beaucoup de détails concernant le chant, la musique et les instruments, dana vne encyclique de Benolt XIV du 19 f:vrier 1749. ll cite ( n° 8) un décret du pape Innocent XII, du août 1692, qui ne permet s de rien ajouler aux parce n'est quelque strophe ou.

motet extrait trextuellement de l'office ou.de. la messe de la fête du saint sacrement ; H a.

ermis de chanter cela d'unemaniére à excitee a dévotion des fidèles, au moment de l'élévation de l'hostie, et pendant qu'elleest expusée à la vénération du peuple.

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sique de théâtre.

Dans la chapelle do pape, on chante l'Offertoire en eontre-point un peu rapidement, pour exécuter ensuite des molets analogues H l'office du jour; Stabat mater dolorosa, le dimanche des Rameaux; Fratres ego enim , le jeudi saint; le jour de Pâques, le chœur «hante lentement l'Offertoire, ainsi que le très-beau motel Christus resurgens, composé par Félix Auerio. ( Voy. Fonctions papales, par Gaetano Moroni, traduit par l'abbé Pascal. )

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