On demande en cinquième lieu si ce
ie Prnt la rubrique par ces gares , Duo. si hec contingat (nimirum ut detegatur hostis corruptio) post sumptionem sanguinis, apponi debet rursus novus is et vinum cum.
agua, etc. , emporte une loi étroite dont on ne puisse s'écarter : en sorte qu'il faille absolument consacrer l'espèce méme qui était légitimement consacrée.
ous croyons d'abord avec Suarez, Ga- ,
vantus (2) et la multitude des docteurs, que cette nouvelle consécration des deux espèces n'est pas nécessaire à l'essence du sacrifice ; il se lrouve tout entier partout où se trouve le sang séparé, autant qu'il le peut étre, du corps de Jésus-Christ. Or, que le sang soit consacré devant ou aprés le corps, il n'est pas moins séparé de lui par le glaive de la parole. Donc une telle consécration, quoique l'ordre en soit renversé, ne nuit point à l'essence du sacrifice ; et cela est encore plus indubitable dans le sentiment de ceux qui prétendent que la substance du sacrifice ne demande que la consécration d'une seule espèce : sentiment qui nous paraît le plus vrai, el que nous avons suivi dans un autre ouvrage (3).
Keste donc à savoir si celle nouvelle consécration n'est pas de nécessité de précepte, et c'est sur quoi l'on est partagé. Saint Thomas, Suarez, Gavantus, tiennentl'affirmative, 1^ parce que si l'on ne consacrait que le pain on renverserait l'ordre qui doit être dans la consécration des deux espéces, ordre qui demande que le corps soit consacré avant le sang, puisque le sang doit étre représenté comme séparé du corps, ce qui suppose la préexistence de ce méme corps ; 2° parce qne la rubrique exige formellement qu'en pareil cas on cousacre une seconde fois le corps ct le sang ; or la rubrique oblige en conscience.
Malgré ces raisons, des*»uteurs de nom et qui sont estimés en Italie, où la force des rubriques n'est pas ignorée, soutiennent nonseulement qu'il n'est pas nécessaire de recommencer la consécralion du vin, mais encore qu'il est mieux de l'omeitre. lis le prouvent, 1° parce que le droit veut qu'en fait de sacrements on se contente de suppléer à ce qui a été omis inconsidérément (8), sans réitérer ce qui a été bien fait. Or, disent-ils, dans Je cas dont if est question, le calice a été bien et dûment consacré, et il n'y a que le pain qui ne l'ait pu étre; donc. 2* Parce qu'en consacrant une seconde fois les deux espèces, on n'achéve pas le premier sacrifice, mais on cn offre un nouveau. qui est
(1) Babrice Mistalis Parisientis, an: 1706, pag. 29, 39. (n Suarez, disp. 85, sect. 1; Gavantus ubi supra, n. 6, iut. d.
(3) Continuar. Tournel., tom. IX, p. 515.
Dicr)oNXAIBE DES Rires SACRÉS. lI.