Aprés l'autel, il est juste de dire un
mot des nappes qui le couvrent, de la croix qui l'orne el des cierges qui l'éclairent.
Quantaux nappes, larubriqueenexigelrais, blanches, bénites parl'évéqueou par quelque autre approuvé à cel effet; elle veut que du moins la nappe de dessus tombe des deux có tés jusqu'à terre; que les deux autres ou une
liée en deux puissent être plus courtes (5).
b. ce pelil texte naissent plusieurs difficultés.
La premiéreest de savoir si les nappes,
iori saltem , qua liinc ei inde xd terram usque- PE. doute ad brevior .
Muvr. part. 1, til. 20.
et les nappes au nombre de trois, sont de préceple rigoureux.
Ceile question a deux branches : la première, qui regardelesnappes en elles-mêmes et indépendamment du nombre, ne peut arréter. En supposant que la rubrique n'est que directive dans le cas présent, nous avons d'anciennes erdonnances qui défendent de célébrer sans nappes (1);etces ordonnances, confirmées parle respect et par la pratique de toutes les Eglises, font une loi à laquelle tout doit cédcr.
Quant au nombre des nappes, plusieurs prétendent qu'il n'est pasfixé par les canons. Aussi est-on très-parlagé sur ce point. Suarez (2) qui cite pour lui Silvestre de Prierio, Paludaaus et Innocent lI], croient que deux suffisent. Prépositus et Quarti (3) n'en demandent qu'une dans le cas de nécessité, tel que serail celui de faire entendre la messe à vn peuple, communitati, dans un jour de fête. Lugo, qui n'est pas seul de son avis, s'en lient à la rubrique (5), qui veut abso- Jument trois nappes, el qui met un moindre nombre parmi les défauts qu'il faut éviter dans la célébration. Gavantus le suit (5).
Non ergo, dit-il, duz (mappa) tuta conscientia sufficiunt. ll est bien vrai que les deux canons cités par Quarti se contentent de parler de linges qui doivent couvrir l'autel, sans rien dire de précis sur le nombre; mais M eüt pu en citer un autre, dans Fue un prétre qui par négligence répand le précieux sang jusqu'à en teindro le quatrième linge est condamné à une pénitence de vingt jours (6); car c'est une preuve qu'outre le €orporal, il y avait trois nappes sur l'autel.
Pour concilier ces savants, nous disons avce les derniers que régulièrement parlant il faut trois nappes pour le sacrifice. Nous ajoutons avec les premiers que dans les Pus oà.la coutume de doux nappes a prévalu, comme en Espagne, au moins du temps de Suarez, on peut s'en contenter. Enfin "ous croyons avec les autres qu'une seule uffire dans le cas d'une cer- , comme s'il fallait sans cela priver un malade du saint viatique, ou une Communauté d'une messe de préceple. C'est que la loi la plus forte doit l'emporter sur celle qui l'est moins, surtout quand celle-ci est trés-disputée. Au reste le cas préscnt devient inutile par Ja réponse que nous allons faire à la difücullé suivante.