INFIRMES
(Extrait du Rituel romain. )
De la visite et des soins dus aux loûrmes.
1. Un curé doit se souvenirde mettre au nombre de ses principaux devoirs le soin des malades. Dés qu'il saura qu'un des üdèlcs qui lui sout
De visitatione et cura lofirmorum.
1. Parochus imprimis meminisse. debet, non posiremas esse muneris sui partes e-
rotantium curam haere. Quare cum primum moverit, quem-
piam ex fidelibus cura sug commissis ægrofare, non exspectabit, ut ad eum vocetur :
sed ultro ad illum uecedat, idque non se-° mel tantum, sed sepius, quatenus opus fuerit , — horteturque parochiales suos, ut fpsumadmoneant,cum aliquem. in parochia sua ægrolare contigerit, precipue si morbus gravior fuerit.
2. Ad hoc jurabit, presertim. in amplis parochiis, ægrotorum notam seu catalogum habere, ut cujusque slatum et conditionem cognoscat, eorumque memoriam facilius retinere, et. illis opportune subeenire possit.
3. Quod si parochus legitime impeditus, in firmorum, ut quando plures sunt, visitationi interdum vucare mon potest, id præstandum curabit per.
alios sacerdotes, si quos habet in parochia sua, aut saltem per laicos homines pios, et christiana charitate predi
kh. Ægrotos visitang ea, qua sacerdotes Domini decet, honestate, et gravitate se habeat, ut non agris solum, sed sibi, et domesticis verbo et exemplo pro- &i( ad salutem.
confiés est malade, il n'attendra pas qu'on le demande, il s'y reudra de lui-même, non-seulement une fois, mais souvent, selon le besoin; il doil exhorter ses paroissiens à l'avertir lorsque — quelqu'un d'entre eux est tombé malade, sartout si le mal est grave.
2. 11 sera utile, surtout dans les grandes paroisses, d'avoir une uote ou un catalogue des iofirmes qui indique leur état et leur condition, afin de n'en point oublier et de pouvoir les secouvir à propos,
3. 8i le curé a des raisons légitimes qui l'empéchent de visiter les infirmes s'ils trap nombreux, fera visiter pac d'autres prétres, s'il en a paroisse, ou s par de pieux laïques remplis d'une charité toute chrélienne.
&. En visitant les malades, il doit observer la modestie et la gravité qui conviennent à des prêtres du Seigueur, afin d'étre utile et aux malades et à ceux de la waison, et de ne pas y trouver sa propre perle.
5. M prendra un — S. Eorum vero presoin parliculier de cipuam curam geret, ceux qui, destitués qui humanis auziliis de tout secours hu- destituti, benigni ac main, ont recours à providi pastoris chala charité et à la gé- ritatem et operam renérosité d'un tendre quirunt. Quibussi nom pasteur. S'il ne peut potest ipse succurrere pas les sccourir par de suo, ef elemosynas lui-méme, s'il n'a pas. illis, prout debet, si le moyen deleurfaire facultas suppetit,eroles aumónes néces- gare, quantum fieri saires, il les fera potest, sive per charifaire par quelque fatis, vel alterius nocoufrérie de charitó minis confraternitaou autre, s'il yena tem,ai ineacivitateect dansl'endroit,oubien loco fuerit, sive per il pourvoira à leurs privatas, sive per pu mecessités par des Ülicas collectas et quéles privées ou mosynas illorum we-
D publiques.
6. Il doit par-dessus tout pourvoir aux besoins spiritucls des malades, el employer lous ses soins à les diriger dans la voie dusalut, à leur fournir des secours contre les attaques du démon, et contre les pigs qu'il leur lend.