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revét, el les cierges qu'on allume avant que de commencer là messe, sont une cérémonie religieuse qui doit préparer les assistants à
. quelque chose dé grand et d’auguste.
RUBRIQUE
Le prétre prend des rélements qui ne doivent étre ni décousus ni déchirés, mais entiers et propres, Units par l'évéque ou par quelque autre qui en ait le pouvoir, ctc. Tit. f n. 2. REMARQUE Où l'on montre l'origine des habits sacerdolsux, et pourquei l'Eshse veut que le prêtre prenne des habits par liculiers pour dire la messe.
Dans les Etats et da :s les républiques il y a des habits particuliers pour plusieurs cérémonies, pour rendre la justice, pour honorer les uces, pour les réjouissances et pour le d uil; ct l'on ne peut étre surpris que l'Eglise prenne des habits particuliers dans ses cérémonies les plus saintes et les plus
" augustes. Dieu avait marqué dans l'ancienne
loi quels devaient étre les habits sacrés dans les fonctions du ministère ; et quoique nous ne soyons pas assujetlis à toutes les cérémonies de l’ancienne loi, saint Jérôme (3) infére néanmoins de ce qui est rapporté dans Ezéchiel touchant le service divin, « que nous ne devons pas entrer dans le Saint des saints, et célébrer les sacrements du Seigneur
vie.....La reli a un habit pourle ministère et un autre pour l'usage commun. »
Véritablement les saints mystères, infi.
ments grauds par eux-mêmes, n'ont besoin d'aucun éclat extérieur. Aussi dans le temps des persécutions on n'était occupé que d'offrir le saint sacrifice avec une conscience pure, sans rechercher des habits particuliers. Mais les hommes ont souvent besoin de signes extérieurs el sensibles, qui les rappellent intérieurement aux grandeurs invisibles des mystères. Ils doivent choisir ce qui peut imprimer un plus grand respect. La propreté seule a souvent pu suffire pour inspirer ce respect. Mais quand l'Eglise est devenue riche par les dons des puissants du siècle convertis à la foi, on n'a pas dà craindre de célébrer le service divin avec quelque maguificence, parce que lout ce qu'il y a de rand dans le monde vient de Dieu, et doit tre consacré à sa gloire. L'or et l'argent m'appartiennent, dit le Seigneur dans le pro hàte, en représentant la gloire du temple du ésiré des nations (10). C'est ce qui litélever et orner des temples si magnifiques dés que les princes embrassèrent ou aulorisérent le ehrislianisme ; et l'on put bien alors prendre de riches habits pour les cérémonies sacrées. (5) Catech. 5, Mystag.
[o Homil. 3, it plat.
ad Ephes . de Tempore, 253.
(8) Serm. 53.
(9) Per quie discimus non quotidianis et quibuslibet. ii pollutis vestibus nos ibgredi deb sed munda couscientia, el m vestibus tenere Domini sacramenta... Porro religio divio alterum babitum habet in ministerio, alterum iu usu vuaque communi. Hier. in Ezech. xuv.
(10) Implebo du: 2 €t incum est aurum,
dit
Nous lisons dans Théodoret (1) que l'empereur Constantin donna à Macaire, évéque de Jérusalem, une robe tissue d'or, pour s'en servir en donnant le baptéme. On voit dans Optat de Miléve (2) que l'empereur envoya des orncments aux églises, qu'il appelle les maisons de Dieu ; el saint Grégoire de Nazianze relève l'éclat des ornements de tout le clergé. A la dédicace de la célèbre église de Tyr. en 313, Eusèbe, évêque de Césaréc, qui en fit le discours, parle des habits des évéques qui étaient présents comme de sbinis habits qui les rendaient vénérables : O am.
et pontifes du Seigneur , leur dit-il, qui étes vetétus de la sainte tunique (3). On regardait les habits qui servaient au ministère sacré comme devant être distingués du commun, el conservés avec respect. En cffet, le prêtre Népotien, qui n'était nullement magnifique, mais seulement propre, faisait tant de cas de la tunique dont il était revétu en offrant le saint sacrifice, qu'il la laissa par testament à saint Jérôme, pour qui il avait une vénésalion toute particulière (5).
Celle distinction des babits de la messe n'a été observée quelque temps que par dén; mais daus la suite les papes et les conciles (5) ont ordonné qu'on ne célébrerait le saint sacrifice qu'avec des habits consacrés à celle sainte action, et ont défendu sous les plus grièves peines de se servir de ces habits dans les usages communs.
C'est pourquoi la rubrique veut que ces vétements soient bénits par l'éréque, afin qu'ils soient entièrement destinés à des usages sacrés. Selon la liturgie de saint Chrysostome (6), les Grecs les bénissent chacuñ en particulier par le signe de la croix accompagué d'une prière ioutes les fois qu'ils les prennent. Les Latins l'ont fait aussi autrefois de máme, comme on levoit dans la messe de Ratolde écrite au x* siècle, et il paraît par un grand nombre d'anciens Ponlificaux et Sacramenlaires qu'on observe du moins bien régulièrement, depuis huit cents ans,
rés, et où Supp cequiregarde l'amict, l'aube et la ceinture) l'origine de eas. oruements, lechangement que la propreté et la comroditó ont introduit, les vues qu'a l'Eglise en les faisant prendre aux ministres sacrés, et d'où vient. qu'on se sert de différentes couleurs en diverses fêtes, aiusi que les prières qu'ou récite en les prenant.
(9) Nullus nissam cantet... siae amictu, sine alba, stola, fanoue et casula. Hom. de Cur. pas. ad presb, Couc. t. VII. col. 34,
(10) Ord. Bom.
(41) Missal, Ambros. an. 1483, 1518 et 1360.
n (12) Missol Lugd. an A ee Recued des
‘église de Lyon, impriué l'an
(03) Coac Ge:
cérém. de
su
de ne prendre ces ornements qu'en dissat des prières, dont nous remarquons les variétés, soit dans le sens. soit dans les termes. Les Pontificaux et les Sacramentaires, qui sont écrits vers l'an 900, contiennent lcs prières pour l'amict, l'aube, la ceinture, l'étote et la chasuble; et quelques-uns y joignent une prière pour le manipule, qui a été eusuite dite partout depuis le xi* siècle 7). Quoique ces ornements soient uniquement consacrés aux usages saints , ils ne laissent pas d'avoir ‘été originairement semblables aux habifs dont ow se servait dans la vie civile. Mdis comme ceux-ci ont souvent changé, et que les habits sacrés ont aussi souffert quelque changement, ils ont été dans la suite tout différents les uns des autres.
De l'amiet, dé l'aube, de la ceinture, du manipale, de l'étole et de la chasuble(8) dont les payes et las cosciles veulent que les prêtres soient revêtus pour dire La messe. L4 rubrique et l'ordinaire du Missel marquent l'ordre qu'on vient de voir dans le ti- (re, et qu'on doit garder en prenant les ornements. Le pape Léon IV, vers l'an 856, preserivit à peu prés le méme ordre en ces termes : Que nul ne dise la messe sans amict, sans aube, sans élole, sans manipule et sans chasuble (9), et l'on trouve tous ces oraements marqués dans plusieurs anciens Sacramentaires depuis le 1x* siécle, avec ces
"deux différences : la première, que dans
l'un des plus anciens ordres romains, écrit au temps de Charlemagne (10) , l'amict n'est marqué qu'après l'aube et la ceinture ; et cel usage s'est conservé dans les églises de Milan (f) et de Lyon (12). La seconde différence est que le manipule est marqué aprés la chasuble dans le réglement (13) du diocèse d'Oviédoen 1050, en quelques manuscrits (18). eL en divers auteurs avant l'an 1209. C'est l'usage que les évéques gardent encore aojourd'bui. A l'égard des prières qu'on récite en les prenant, on les voit avec quelques variétés dans une infinité de livres d'église depuis le 1x* siècle (15).
(13) Sacram. ms. Trev. ]
(15) Ces prières se trouveat dans l'ancienne messe qui a té donnée par Flacrus Illyrieus en 1557, et qui meperali être un recueil de prières tirées des Misseis de dusieurs Églises de Germanie vers I» fla du ix* siècle , plo- 1 que l'Ordo missæ de quelque Egli iculière. Cos prièros sont. aussi dans un Pualifcal de ssim Prudence, évêque de Troyes, el dans deux wanuscrits de buit cents ans de Moissac et de Saint-Gatien de Tours, donnés par je P. Marténe (de Ant. Eccl. Ril., t. 1, p. 525, 553, 556); dam. un Ssersmcataire manuscrit de Tréves écrit vers l'an 998, et conservé dans la bibliorbéque de l'Oratoire de Paris, dans un Sacramentaire ms. de la bibliothèque de de Noyon, qui a environ huit ceuls ans; et daos deus manuserits de la bibliothéque du Roi, doni luo est ua Poaus fical de l'église de Séez, écrit vers l'an 1040, m. messe est de méme que celle qui a été doenée par le P. M. Menard sous ce litre: Missa relus, ex. codice Timo (Append. ad lib, Saeram. 5 bléuler écrit l'an 1030; d'au res Missels "yaq au 16 siècle où l'on s'habiliait en coetiouaat les prières de la próparatiou sans en réciter de particulières pour les oruements.
iit Tr