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missa est, parce que la messe est ordinaire-
ment suivie de l'enterrement, ou de quel.
ques prières qui doivent déterminer les as—
sistanis à nc pas se retirer.
$ IIT. Réflexions qu'on faisait au neuvième siècle sur l'£te missa esl, où la messe flaissoit alors , el de la.réponsa.
Deo gratias.
Au 1x* siècle, la messe finissait absolument à I'Jte missa est. Jean d'Avranches, au au, la finit aussi en cet endroit, et elle (init de méme encore en quelques cathédrales de France. « Tout étant fini, dit Flore (7), le diacre annonce au peuple que tout est achevé, en disant fie missa est, Il ne faut donc entendre par ce mot de messe, pouril, que l'achévement et le renvoi. La.
messe des caléchumènes so faisait avant l'action des saints mystères. La messe des.
fidèles se fait après qu'on y a participé. »
Amalaire donne encore une raison pour montrer comment toot finit à l'Jte missa est. Car, dit-il (8), c'est nous annoncer que l'ambassadeur par excilence, qui est Jésus- Christ Notre-Seigneur, a été envoyé pour nous à Dicu le Père, devant lequel i! porte.
les marques de sa passion. Plaise à Dieu, ajoule-t-il (9), que, quand nous entendons dire au diacre J{e missa est, notre esprit se tourne vers la céleste patrie, où notre chel. nous a précédés, et que nous soyons par nos désirs là où le désiré des nations nous.
attend avec son trophée.
L'Ile missa. est est encore expliqué dans Heglogne ou le recueil qu'Amalaire écrivit étant à Rome. « Que pensez-vous, mes frères, que signifie l'Fte missa est, dit-il (10), ce n'est, allez-vous-en en paix dans vos maisons; la légation a été faite pour vous à Dieu, el les prières ont été portées au ciel. par les anges. »
Gráces à Dieu. Deo gratias.
«Le peuple répond Deo gratias (11^, pour
fectionem) el parti-ipstionem eoruindem sacramentorum. Amon. Flor. de act. miss.
(8) Dicit diaconus : [te missa est. Singularis etenim le-galio Christi. missa est pro nobis ad Patrem , labens udi- Cia sum secum psssionis. Amal. 1. ii, c. 36. |
(9) Q utinam quando audivimus a diacono [ie missa est, mens nostra ad iflam patriam tendat, quo caput nostrum processit, ut ibi simus desiderio , ubi desideratns cunctis . gentibus nos exspeetat cum suo trophzo. [d. Ibid.
10) Eclog. de Offic. miss. capit. Franc. tomo II, vol. 1366. 11) M. de Vert regarde ces paroles comme une addilion,
Il aurait fort approuve qu'on sortit de l'élise dés que le diacre dit [le missa est. « Les enfants de chœur de Notre-Dame de Paris, dit il, sont peut-être les plus exacts et les plus justes l- dessus, car on les voit partir précisément de leur place à e missa est , sans même so. donner le temps de répondre Deo gralias, qui est appa« remment une addition qu'ils ne connaissent pas encore , non p'us que le Placeat , I iction et l'Évangile de saint Jeau » ( Tom. I, p. 141, 2* éJit. eL tom. III, p. 416 ) Mais cette réponse Deo gratias n'est nullement un tion. Elle est dans Amalaire , comme on le voit ici bien que dans tous les Ürdres romains, et est jar quent aussi ancienne qne l'L1e misa est, C'est proprement à cette réponse que l'office finissait : Clero respondente. Deo gratias, officium. finiat , disait Jean d'Avranches au xw siècle. (De Officio, p. 30.) Et Beleth, au xu*, ne doutait pas que cette réponse De füt nécessaire : Oportei nos respondere Deo gratias, etc., c. 49. Quoique les chartreux n'aient pas encore admis à leur messe la bénédiction eu l'Evangile de saint Jean, ils ne s'avisent pas de partir précisément de leurs places à Ite missa est , et leur Usage est sans doute préférable à celui des cufants de
fmiter les apôtres qui, aprés avoir été bénis de Jésus-Christ montant au eiel, s'en retournèrent comblés de joie, louant, bénissant et remerciant Dieu sans cesse. »
On ne peut finir le plus grand de tons les mystères et l'action de Dieu la plus merveilleuse, que par l'action de grâces. C'est server ce qui est recommandé dans l'Ecriture (1) : Célébrez la magnificence de Dieu, ses ouvrages parfaits. Rien de plus court, et rien de plus grand, dit saint Augustin, que celte action de grâces : Deo gratias.
Nous faisons la méme réponse, lorsqu'au licu d'Ite missa est, le prêtre dit : Benedicamus Domino. On demande d'où vient qu'on ne répond pas Amen, ainsi soit-il. Mais rien n'est plus juste, plus à propos, ni plus instractil que celle réponse : Grdces à Dieu.
Car bénir Dieu signifie louer Dieu avcc effasion de cœur et de grâces, dit saint Augustin (2); c'est le louer pour les grâces re-
ues. Ainsi, quand le prêtre dit : Louons le Scigaeur aver cífusion de cœur, les fidèles répondent : Oui, nous le louons avec reconnaissance, four les gráces que nous avons reçues de sa bonté, en nous fai- Hw assister cl participer aux saints mystéres.
IRRÉGULARITÉ. Foy. Cexsues.