‹ Dictionnaire alphabêtico-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 99 sur 480 · Il met la paténe sous l'hostie, parce que · texte numérisé non relu

Il met la paténe sous l'hostie, parce que

c'est de la patène qu il prendra plus facile-

ment l'hostie pour la rompre, et où il doit la

tenir jusqu'à ce qu'il ait communié

$ II. Explication de l'oralson Libera nos, où l'on demanle

E arce que c'est par

d'être délivré de toutes sories de maux, el lemeut de la guerre, comme d'une source de et de troubles.

Délivrez-nous, Sei- ^ Libera nos, quæsu-

gueur, de tous les maux passés, présenis el à venir, uous vous en supplions, Seigneur; et par l'intercession de la bienheureuse Marie, màre do Dieu, toujours

mus, Domine, ab omnibus malis prælerilis, presentibus e4 futuris; et intercedente beata et glorio sa semper virgino Dei genitrice Maria, cum beatis apostolis luis Petro et Paulo, heureux , apôtres, atque Andrea, et om- Pierre, Paul et André, nibus sanclis, da pro+ et de (ous les saints; pitius pacem in diedonnez-nous, par un Pus nostris, ul ope effet de votre bunté, misericordia tuæ adla paix dans nos juli, et a peccato sijours, aün qu'étant mus semper liberi, et.

soutenus par le se- ab omni perturbacours de volre misé- tione securi, per eum»

ricorde, nous soyons dem Dominum notoujours délivrés de strum Jesum Chritoutpéché,etexempts stum Filium (uum, detoutesortedetrou- qui tecum vivit et bles. Par le méme Jé- regnat in unitate Spr sus-Christ Notre-Sei- ritus sancti Deus; gneur, voire Fils, qui Per omnia sæcula sæ— étantDieu vit etràgne culorum. Amen.

avec vous dans l'uni-

té du Saint-Esprit; Par tous les siècles des siècles. Amen. i

Ligena N05, QUAESUMUS... Destvres-nous de tous les maux passés (5). Les maux passés.

sont nos péchés passés, et les peines qu'ils ont méritées ; ce sont les mauvais effets que nos péchés ont causés, et dont nous sommes responsables ; ce sont les impressions el les traces qu'ils ont laissées dans l'imagination et dans les sens. L'expérience n'apprend que (rop quelles impressions laissent après soi tout ce qui blesse la puretéou la charité, lesmauvaises lectures, les mauvais discours.

Nous demandons d'en étre délivrés (5)

PnasENTIBUS. Les maux présents sont les maux qui nous affligent actuellement, soit dans l'esprit, soit dans le corps, comme les teulalions , les maladies, les disgráces, et généralement lous les maux qui nous viennent du dedans ou du dehors, soit que nous les sentions ou que nous ne les sentions pas. Il y a quelquefois des maux intérieurs que nous ne sentons vas assez, à cause de la

(4) De propitiato peccato noll. esse sine metu. Ecclé. v, 3. Cæcus est, et mauu Leulaus, oblivionem accipiens pur: gationis velerum suorum delictorum. 11 Petr. v, 9.

(5) Iniquitates nostrae, et peccata nostra super Bos sant, etin. Pris nos labesciums: quomodo ergo vivere poterimust ch. xxxn, 10.

ss

Tangueur de notre âme; et il faut demander

la délivrance de celle langueur et de cette

léthargie, comme d'un des plus grauds maux qui puissent nous arriver.

Er roruais. et enfin de tous les maux à genir, c'est-à-dire de tons ceux gui pour

* raient à l'avenir nous aflliger au delà de nos forces et nous détourner de Dieu; mais surtout de ces maux que nous craignons pour l'avenir, comme des suites naturelles de nos péchés, ct généralement de tout ce qui pourrait contribuer à notre perte éternelle.

ET INTERCEDENT Le prétre implore ici les suffrages les puissants, l'intercession de la très-sainte Vierge, mère de Dieu,

aire de l'Eglise ; des saints

apôtres saint Pierre et saint Paul, qui ont fondé et consacré de leur sang l'Eglise de

Rome; et de saint André (1) que Rome a tou-

jours s| lement révéré comme le frére de

saint Pierre. .

ET ouxiBus sanCTIs. Après saint André, on pouvait anciennement nommer les autres saints auxquels on avait le plus de dév comme on le voit encore dans plusieur:

ciens manuscrits (2) el dans le Micrologue :

et enfin on implore généralement l'interces— sion de tous les saints, pour étre préservé de tout ce qui s'oppose à la trinquillité, et par conséquent de la guerre que l'Eglise mel au au nombre des maux qu'elle craint, et qui lui font dire :

Da rnoPrTIUS PACEM, donnes-nous, par un qe de votre bonté, la paix en nos jours.

ette demande de la paix est sans doute une addition faite dans un temps de persécution ou de guei Ea effet, Durand remarque que celte prière était appelée l'intercallation ou l'addition. Mais c'est une addition très-ancienne, qui se trouve dans les plus anciens Sacramentaires, et qu'on a continué de dire en tout temps. Flore, au neuvième siècle, dil que tous ceux qui nous suivront feront la méme prière jusqu à la fin du monde, pour vaquer librement au culte divin. Le peuple juif priait par l'ordre de Dieu pour a paix de la ville où il était captif. Priez le

Seigneur pour elle, dit Jérémie (3), parce que

votre paix doit se trouver dans la sienne.

Ur o£ MISRRICORDIÆ..., afin qu'étant soutenus par [e secours de voire miséricorde:

nous soyons toujours délivrés de tout péché et exemptis de toutes sortes de troubles. L'E-

(1) I1 est marqué dans les anciens Ordres romains que le pape doit célébrer la fête de saint André comme celle de saint Pierre, et dire une partie de l'office à saint André, ei l'autre à saint Pierre son frère : [n festlvitale sancti Andreæ debet esse dominus ponlifex cum omnibus scholis ad sanchtm Andream in Vaticano, ibique. honorifice, sicut in feuticate sancti Petri, vesperas ei vigilias celebrare , malulimum vero ad [ratrem ejus acere, it est, ad. al'are sancii Petri, Ordo rom. Xl. ( Mus. ital, pag. 152.)

(2) Parmi les manuscrits de l'église de Beauvais, on conserve un Sacramentaire écrit sous Lothaire, fils de Louis le Pieux, mort en 840, oli aprés ssiut André il y a, El san- «tis Luciano, Quintino.... ll y a un mot qu'on n'a pa lire. Et au. Missel qui est dans le trésor de Saiot-Denis en France on lit: Andrea, Dionysio, Bustico el Eleutherio.

5) Jerem. xxix, 7.

, (4) Unde bella et lites in vobis? noone binc ex concuyiteenliis vestris ? Jac. w, 1.

(3) € Pasunt etiam. defectus. occurrere in ministerio

glise ne nous fait demander la paix que

pour nous faire éviter le péché, parce qu'elle

sait que les guerres et les divisions sont les ts et les suites du péché (&), et souvent na sujet de chute aux âmes faibles. C'est ce qui

a fait dire à l'Eglise : Donnez-nous la pair

en nos jours. Enfin, en demandant la paix

extérieure et la cessation de tous les troubles, elle demande principalement la paix du cœur, qui ne peut subsister avec le péché, el qui se conserve au milieu méme des persécutions et des troubles. Voilà tout le but de cette prière qui est terminée conime à l'ordinaire : Par Jésus-Christ Notre-Seigaeur, qui est notre paix et notre libérateur.

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