FICE DIV
Mais cette obligation de dire matines avant la messa basse est-elle grave? Plus de vingt auteurs l'affirment, au rap|<urt de Barbusa ; on compte parmi eux saint Ântonin el saint Kayiiioiid; mais saint Liguuri et d'autres n'y voient pas une ubligalinn grave ; ils disent même qu'un motif raisonnable de célébrer auparavant excuae de tout péché Vuy. M. Gousset, Iliéol. morule, t. il, n. 346.
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qu'il dise les oraisons préparatoires qni sont dans le Missel. Il sera du moins Irès-avantageux do réciter dévotement la prière suivante (outre riniliilgciice de cinquante ans que Grégoire Xlll y a attachée , clic sert non-seulement à prier en général pour tous les fidèles vivants et morts, mais encore pour faire une application individuelle du saint sacrifice à ceux pour qui on doit l'nlTrir) :
Ego volo iiiissam cclcbrure et con/icere corpus et sanrjuinem Domini noslri Jeau Christ^ \uxla rituin sanctœ romnnœ Ecclesiœ, ad hmdem omnipotentis Dci lotiusque ciihœ triumphantis, ad utilitalein iiieain totiusquc cnriœ militantis, pro omnihus qui se commend'irunl orationibus vieis in génère el in specic, ac pro (elici slattt sanctce romanœ Ecclesiœ. Amen,
Gaudium cum pace , emendalionem vitœ, spalium verœ pœnilenliœ, graliam el consotationeiii sancli Spiritus, perseveranCiam in bo7iis operibiis tribuat nobis omnipotens et misericors Dutninus. Amen.
Nota. La rubrique romaine, en parlant du Mémento pour les vivants , dit que, pour ne pas fatiguer dans ce moment-là les assislants (ne circiunstanlibus sit morosus) , si l'ou se propose de prier pour plusieurs, vivants ou morts , on peut se les remettre dans l'esprit avant la messe, se proposer de prier pour eux au Mémento, et quand ce moment est arrivé, se dispenser de les nommer, et se contenter de rappeler confusément à sa mémoire (lyeneraliler unico conleactu) ceux pour qui on s'est proposé avant la messe de prier pendant la messe. Pro qnibus ante missam orare proposait in missa (Rtibr. infni, art. 8).
2. Ayant fait sa préparation, il quitte son manieau ou sa robe, s'il en a ; « il cherche dans le Missel la messe qu'il veut dire; il la prévoit et dispose les signets aux lieux où il est nécessaire, » pour ne pas y employer du temps quand il sera à l'autel. En règle générale, la messe doit s'accorder avec l'ullice , ou du prêtre qui célèbre, ou de l'église où il célèbre, selon la distinction suivante : si les deux offices, quoique différents, exigetil la même couleur, le prêtre doit se conformer à son propre office; il en est de même s'il célèbre dans un oratoire privé (i'./{. ^'. 1831); il peut aussi se confonaer à son jjropre office, si celui de l'église où il célèbre n'est que semi-doUble [Baldeschi], et n'exclut p,is les messes votives ; le prêtre de celte église pouvant prendre ce jour-là une couleur différente pour dire des messes votives, il est clair que les prêtres étrangers le peuvent aussi, lorsque rien ne s'y oppose ; ils peuvent dire une messe votive si leur propre office le permet ce jour-là ; sinon, s'y conformer pour la couleur; mais ils peuvent aussi dire la messe de l'église où ils célèbrent , quelque jour que ce soit, quand les cou-
(1) La partie supérieure de la pale ne doit pas êu-e en soie, selon un ilétret de 170). OuU'e qu'elle représente, aussi bien que le corporal, dont elle ne fut pas d'abord distinguée, les linges qui enveloppaient le corps de Nuire- Seigneur dans le sépulcre, il faut la laver quand elle en a liesuia; on le fuit moins volontiers quaml il faut en séparer la partie supérieure. 11 n'j aurait pas lie diûiculté, si cetw
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leurs sont différentes, d'après le décret précité. La messe conventuelle doit être conforme à l'office de chaque église.
3. On ne doit point dire de messe votive sans un sujet raisonnable. S'il arrive quelque occasion d'en dire, on le peut faire, pourvu que ce ne soit pas un dimanche ou une fêle double, ou un jour où l'on ne peut faire d'une fête double; savoir, durant les octaves de Noël, de l'Epiphanie, de Pâques, dt! la Pentecôte el de la Fête-Dieu; le mercredi des Cendres, toute la semaine sainte, et les veilles de la Nativité de Notre-Seigneur, de l'Epiphanie et de la Pentecôte.
4. Il prépare ou fait préparerles ornements, s'ils ne sont déjà préparés , >( puis il lave ses mains, disant tout bas : Da, Domine, virtutem manibus meis ad abslergendam omnem maculam, ut sine pollutione mentis cl corporis valeam tibi servir e. »
5. Ensuite, si le calice n'est pas préparé, « il met un purificatoire dessus, puis la pa« lène avec une hijstie entière, autour de laquelle il passe doucement les pouces et les index pour faire tomber les petites parcelles; il couvre la patène avec la pale (1), sur laquelle il met le voile, qui doit êlre de soie, et sur le voile la bourse dans laquelle est le corporal plié. » S'il trouve le calice déjà préparé, il suffit qu'il mette luimême l'hostie sur la patène, après avoir passé les doigts autour, ou qu'il s'assure si celle qu'on y a mise est bien entière, il est à désirer que le moule y ait imprimé une raie pour la rompre plus facilement; si on en trace une avec la palène , ce doit êlre fort légèrement (2j. Les rubriques et la Congrégation des Rites (1810) veulent que le prêtre, et non le servant d'une messe basse, prépare le calice ; on peut regarder comme di« rerlivc et non préceplive celte rubrique avec son interprétation, ou, du moins, comme susceptible d'exceptions dans certains cas (3).
C. Observez que « le corporal ne doit pas être marqué d'une croix au milieu, » ni même aux quatre coins, mais à un doigt et au milieu du bord qui doit être tourné vers le prêtre. Il est à propos qu'il soit plié eu trois, et que les deux bouts soient repliés en dedans avant de le plier par le milieu,en sorte que les bords du corporal ne paraissent point au dehors.
7. « Toutes ces choses étant ainsi préparées, il s'approche du lieu où sont les ornements, lesquels ne doivent point être déchirés , mais entiers, propres et bênils par un évêque, ou par quelque autre qui en ait le pouvoir. » Il s'en revêt dans la sacristie, oa ailleurs hors de l'autel; si la nécessité néanmoins l'oblige de s'habiller à l'aulel, il faut mettre les ornemeuls du lôté de l'Evangile
parlie élall seulement brodée sans soie ni métal; elîa pourrais n'en êlre pas moins riche, cl on la laverait avec le reste.
(2) La ppt'te raie 'avec la raie du milieu ei le bord de l'IiosiïH, dot former un triangle d'cnvii on huit à dix lignes. (i:érém. de Ltjon. IS'iO, n. 'il-:.)
(7,) VAj. V'art. Rubriques.
et non pas au milieu; ce qui n'appartient qu'aux évéques.
8. « Il se revêt premièrement d'un surplis, «'il le peut commodéuient (1), puis de l'amicl, qu'il baise à l'endroit de la croix qui est au milieu, » sans faire aucun signe de croix sur lui avec l'amict, mais auparavant', s'il le veut (s'il n'y avait point de croix, il ne devrait pas en former une avec le pouce pour la baiser, ce serait contre la rubrique du Missel, p. 2, tit. i, n. 1); «il le met sur la tête, puis le fait descendre sur le cou, en sorte que le collet ne paraisse point ; après avoir mis en croix les cordons sur sa poitrine, » celui du côté droit par-dessus celui du côté gauche, « il les passe par derrière, et les noue ensuite sur le devant, disant tout bas : Impone, Domine, capiti meo galeam salutis ad expugnandos diabolicos incursus. »
9. « Il prend l'aube, » ou bien une autre la lui présente, alors « il baisse un peu la tête pour la recevoir; puis il passe les bras dans les manches, commençant par le bras droil. Il ajuste l'aube proprement à son cou, l'attache avec des cordons ou agrafes , et serre les manches avec des épingles , s'il est besoin .disant pendant celte action : I)ealba me, Domine, et munda cor mewn ; ut in sanguine Agni dealbatus , gaudiis perfruar sempiternis. »
10. a II reçoit la ceinture des mains du servant, et se ceint de telle sorte que l'aube étant également pendante de tous côtés, élevée de lerre environ d'un travers de doigt, » ne puisse descendre plus bas, ni l'empêcher de marcher; celle ceinture ou cordon peut être de la même couleur que les ornements, mais plutôt de lin que de soie (5. R. C. 1709 etilOi); « il dit en la prenant : Prœcingeme, Domine, cingulo puritalis, et txstingue in lumhis tneis humorem (2) libidinis, ut maneat in me virtus continentiœ et castitatis. » Puis il est bon d'attacher un mouchoir à sa ceinture par devant, en sorte qu'il soit caché par la chasuble lorsqu'il l'aura prise.
11. a II prend le manipule, dont il baise la croix, et le met au bras gauche» près du coude, mais au-dessous, et l'arrête de fuçon qu'il ne glisse point, «disant: Merenr, Domine, porlare manipulum flclus et doloris, ut cum exsullatione recipiam mercedem laboris.»
12. «11 prend l'élole des deux mains par le haut, dont il baise aussi la croix, puis la
(!) La rubrique dit : Si fil prttlatiis regularis, vel atiiis mcerrtos sœcuiaris, siipra juperpeiliceurn, si commode hubeii possil ;uiie raison de cninmodilé excuse donc d'avoir un surplis. Les prélats séculiers ont le rocbel, cela n'est pas incommode. Il parait que dans certains lieux on s'est servi de surplis sans manches, uiais ce n'est pas le surplis romain. Les manches de celui-ci ne présentent pas plus d'olislacle pour l'oubo que l'habit des religieux a manches larges. Mais enlJn on u'est pas obligé de s'en servir, si on De le peut comm'bdément, soit qu'on entende ainsi ces paroles : Si commode liaberi possit, soit d'après les règles générales du droit positif, soit en admettant qu'ici la rubrique n'impose pas une obligation. Voy. l'article Ro-
(2) Dans la prière qu'on rècile en prenant le cordon, en dit, selon le rite romain : Exslingue in Iwnbis meis hbmo- Kbu libidinis ; et selon d'autres rites, ardoreu libidinis. Les modernes ont jugé sans doute que le suns du mol cxitjigiiere convient mieux i ardoiem qu'ai liumorem; mais
met sur son cou, et l'ajuste sur sa poitrine, faisant passer la partie qui pend sur le côté gauche au droit, et celle qui pend sur le côté droit au gauche par-dessus l'autre en forme de croix ; et il fixe l'élole avec les bouts de la ceinture » réunis d'un côté, ou devant ou derrière suivant leur longueur, ou arrêtés de chaque côté, « disant : Redde nùhi, Domine, stolam immortalitatis quam perdidi in prœvaricatione primi parentis ; et quamvis indignus accedo ad luum sacrum myslerium, mercar tamen gaudimn sempilernum. »
13. «En dernier lieu, il prend la chasuble » sans la baiser, et l'allachc avec les cordons, «disant: Domine, qui dixisti , jugum meum suave est et onus meum levé, fac ut istud portare sic valeam,quod consequar tuam gratiam. Amen. »
Ik. Pendant qu'il prend les ornements , il ne doit parler à personne, mais être attentif aux oraisons, qu'il dit toutes à voix basse, et penser au sens mystérieux des mêmes ornements.
ARTICLE II
De ingressu sacerdotis ad altart.
(Rubriques.)
1. Sacerdos omnibus paramentis indulus accipit manu sinistra calicem, ut supra praeparalum,quem portât elevalum ante peclus, bursam manu dextra super calicem tenens, et facta reverentia cruci vel imagini illi qu» in sacrislia erit, capile cooperto accedit ad altnre, ministro cum Missali, et aliis ad celebrandum necessariis (nisi ante fuerint prseparata) prsecedenle superpeliiceum indulo. Procedit autem oculis demissis, incessu gravi, ereclo corpore. Si vero conligerit, cum transire ante allare majus, capile cooperto facial ad illud reverenliam; si ante locum sacramenti, genuflectat. Si ante allare ubi celebretur missa, in qua elevatur, vel lune minislralur sacramentum simililer genuflectat, et deteclo capile illud adoret, nec ante surgat quam celebrans deposuerit calicem super corporale.
2. Cum pervenerit ad allare, stans ante illius infimum gradum, caput delegit, biretum ministro porrigit, et altari, seu imagini crucifix! desuper positse profunde se inclinai. Si autem in eo sit labernaculum SS. sacramenti, genuflectens debitam facit reverenliam. Tune asceudil ad médium altaris, ubi
la signification primitive de ces deux mots ex tinçiere, dont on a fiirnié exslinguere, convient parfaitement a himwrem; on y reconnaît mieux l'anliquilé qui conservait aux mois composés de plusieurs, la signification de chacun; c'est ce qu'on voit souvent dans le latin de la Vulgale. Je n'en cite qu'un exemple : Nec sic exiudiem me, dicit Dominus. (1 Cor. Iiv,21). Les hommes n'exaucent pas le Sei;;iieur, dans le sens que nous attachons au mot exaucer, mais ils peuvent l'écouler parlant du haut des cieui. El aodiekt. (Foi/. Cei.mubï.)
Si l'on réunissait par derrière les extrémités du cordon, elles pourraient descendre au-dessous de la chasuble, ce qui est jugé inconvenant, ou présenter de l'inconvénient quand on s'assied pendant la messe. S'il est trop long, on peut en ramener devant les extrémilés, ou bien en l'altachaul devant la première fois, le raccourcir autant qu'il faui, eu laissant pendre la partie du milieu comme les extrémilés: on éviterait par b le Irottemeni sur un seul poiiit du aii- , lieu, qui l'a bieutOl coupé ea deux.
MfcS
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aa cornu Evangelii sislit calicem, cxtialiit corporale de bursa, quoil extendit in mudio altaris, et super illud calicem vélo coopertuin collocaJ, bursam autem ad cornu lîvaugelii. Si in allari paramenla accipil, hoc idem facit, antequam descendat ab aitari, ut missam inchoct.
3. Si est consecraturus plures hostias pro communione facienda, quœ ob quantilateui super patenam niancre non possint, locat eas super corporale ante calicem, aui in aliquo calice consecrato, vel vase mundo benedicto ; ponit cas rétro post calicem, et alia patena seu palla cooperit.
k. CoUocato calice in aitari, accedit ad cornu Epistolœ , Missale super cussino aperit; reperit missam, et signacula suis locis accommodât. Deinderediens ad médium altaris, facta primum cruci reverentia, vertens se ad cornu Epislolîe, descendit post infimum gradum altaris ut ibi faciat confessioncm.
De la sortie de la sacristie, et de l'entrée à
l'autel.
(Traduction et dôvcloppemenls.)
1. « Le prêtre étant revêtu de tous les ornements,» se couvre d'un bonnet carré ou barrette, puis il «prend de la main gauche le calice par le nœud, et met la droite sur la bourse, » dont l'ouverture doit êlre tournée vers lui, et sur laquelle il ne doit mettre ni mouchoir ni autre chose semblable. Si le voile descend de tous côtés, il le relève d'un côté sur la bourse ; de l'autre côté il doit descendre assez pour couvrir le pied du calice (1). Il ne paraît pas défendu de porter sur le calice la clef du tabernacle ou un vase contenant des hosties, et de rapporter do même ces objets, parce qu'ils doivent servir à l'autel (2); mais il vaudrait mieux les faire porter par le sacristain.
2. « tjortant de la sacristie, il fait, » sans se découvrir, «une inclination profonde à la croix ou image qui doit y être ; » mais il se découvre s'il ne porte point de calice.
3. Remarquez qu'outre les prostrations et les génuflexions il y a trois autres sortes de révérences, qu'on appelle inclinations, savoir : l'inclination de tête, la médiocre, et la profonde. L'inclination profonde se fait en courbant entièrement la moitié du corps, de telle façon que si l'on étendait les bras en bas, les mains pussent toucher les genoux. L'inclination médiocre se fait en courbant à demi la tête et les épaules. L'inclination de tête est de trois sortes , selon quelques auteurs, savoir: la plus grande, la moyenne et la plus petite. La plus grande inclination
(1) Quelques-uns trouvent commode de relever le voile, non sur la bourse, mais sur lui-même, et le bissent ainsi sur l'autel, pour le prendre a l'offertoire par ce c6lé relevé. Les rubricisles ne l'ont pas entendu ainsi : ils ne parlent que du trajet qu'on fait de la sacristie i> l'autel ; il ne paraît pas dans l'ordre qu'on laisse paraître sur l'autel un cOlé du voile qui souvent n'est pas de la couleur requise, ou qui n'est qu'une doublure peu élégante, et non en soie, comme le prescrit la rubrique. Voij. M. Carou, Cérémonies de la meise basse.
(2) On cite quelque Cérémonial monastique qui défend de rien porter sur la bourse avec le calice, en allant à l'autel; mais ce n'est qu'uni^ règle particulière. Un décret
Dictionnaire des Rites sacrés. II.
de tête se fait en baissant la tête sur le devant, et penchant lantsoit peu les épaules : on la doit faire (niaïul on prononce le nom de Jésus, quand on dit Gloria Patri , Oremus ; au mot Deo du Gloria in excclsis , et à ces paroles, Adoramus te , Gralias ayimus tibi , Suscipe deprecntionem nostram ; de même au mot Deum du Credo , et à ceux-ci , Simul adoratxtr ; pareillement au mot Deo de la préface. L'inclination de tête moyenne se fait en baissant la tôle notablement sans pencher les épaules : on doit la faire de la sorte quand on prononce le nom de Marie. Enfin, la plus petite inclination de tète, qui consiste à baisser la tête légèrement, se l'ait (juaiid on prononce les noms des saints auxquels on doit s'incliner , et le nom du pape vivanl. SI l'on ne veut pas distinguer ces trois inclinations de têle, il faut toujours baisser tant soit peu les épaules {lialdeschi, etc.) ; mais elles sont distinguées dans le Cérémonial des évêques, 1. II, c. 8, n. 46. Cum profert nomen Jesu vel Mariœ, inclinât se, sed profundius cumdicit, Jésus; quod et omnes faciunt.
k. «Il va à l'autel avec gravité et modestie, tenant le corps droit et la vue baissée ;» il porte le calice élevé à la hauteur de la poitrine, regardant par-dessus pour se pouvoir conduire. C'est une pratique universelle et très-louable de prendre de l'eau bénite en entrant dans l'église. ( 5. R. C. 1808.)
5. « S'il passe devant le grand autel, il fait une inclination profonde à la croix, et une génuflexion si le saint sacrement y est; ayant toujours la têle couverte» s'il porte son calice, et découverte s'il ne le "porte pas. Il no fait aucune inclination aux croix des autres autels , à moins, selon Romsée, qu'il ne passât immédiatement auprès et qu'il n'eût en face un autel à son passage; c'est une règle générale que le célébrant salue un autel quand il passe devant le milieu, et seulement dans ce cas; cette règle n'est pas applicable aux autels qu'il peut y avoir à droite et à gauche, quand même on y dirait la messe; mais s'il passe devant un autel où soit exposée avec solennité (luelqlie insigne relique d'un saint dont on fasse l'office ce jour-là, il lui fait une inclination profonde, comme à la croix du grand autel; si c'est une relique de la vraie croix, il fléchit le genou, étant couvert. (*.'. R. C. l"i(j.)
6. Remarquez que lorsqu'on parle de la génuflexion, sans spécifier si on la doit faire a deux genoux ou d'un genou seulement, cela se doit entendre de la génuflexion simple, qu'on fait d'un seul genou, c'est-à-dire du droit en le pliant jusqu'à terre sans cour-
de la coogrégalion des Kites défend seulement de porter ainsi un mouchoir ; la convenance seule l'aurait interdit, maison s'accoutume quelquefois à ne pas même observer les convenances. H ne paraît pas qu'on y manque en portant ce qui doit servir au sacritice, comme des hosties, si ce n'est à cause du vase qui les coulienl Quant aux lunettes, cela paraît étranger an sacritice; ou peut se Tes faire porter par le servant. Le Cérémonial de Lyon dit qu'on peut mettre sur la bourse la clef du tabernacle, aiusi que le ciboire, quand on le porte ou qu'on le rapporte, pourvu qu'il n'y ait pas danger de le laisser tomber; pour ^ cela il ne faut pas se couvrir ni se découvrir, mais le tenir.
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bcr le corps, sans pencher ou penchant seulement un peu la lêlc et les épaules en même temps qu'on fléchit le genou ; ce qu'on doit faire d'une même action, et non pas séparément en faisant une inclination de tête après qu'on a mis le genou à terre. Hors de France on blâme celte inclination.
7. S'il passe devant quelque autel lorsqu'on Y dit la messe, depuis la consécration jusqu'à la communion inclusivement, il fait la génuQexion sans se découvrir [Merali , etc.) (1); s'il passe devant un prêtre qui donne la communion ou qui porte le saint sacrement, ou devant un autel où il soit exposé, il se met à deux genoux et adore le saint sacreriacnt, inclinant profondément la tête; il est bon qu'il se découvre dès qu'il en- Ire au lieu où il est exposé, donnant au servant sa barrette, qu'il ne reprend qu'à la sortie; et pour se découvrir il s'arrête un peu, n'étant pas à propos qu'il le fasse en marchant quand il porte le calice; il suffit même qu'il se découvre quand il esta genoux; il pcutserecouvriravantde se lever. [S.R.C. 1638; Merati, etc.) S'il passe devant un autel au temps qu'on y fait l'élévation, il observe la même chose; mais il ne se relève que quand le calice est remis sur l'autel. Quand il se découvre, il appuie la main sur la bourse, et non la barrette, qu'il peut donner au servant. S'il ne portait pas le calice, il se découvrirait, comme il sera dit pour la messe solennelle.
8. S'il passe devant un cardinal, ou devant l'archevêque de la province, ou l'évêque diocésain, ou bien devant un prince souverain ou du sang royal, il le salue d'une inclinalion médiocre, la tête couverte, s'il porte son calice, et d'une inclination profonde, la tête découverte s'il ne le porte pas. Il lait aussi une inclination médiocre aux prêtres revêtus des ornements sacrés qu'il rencontre en son chemin,sans néanmoins s'arrêter, si ce n'est dans quelque passage étroit où deux ne puissent passer ensemble commodément; en ce cas si l'un est beaucoup élevé en dignité an-dessus de l'autre, ou s'il est accompagné de ses ministres pour unemcsse solennelle, il doit passer le premier; entre égaux ou presque égaux, celui qui va dire la messe doit céder à celui qui vient de la dire et le laisser passer; mais en marchant ils se saluent au lieu où ils se rencontrent sans aucune déférence
(t) Qiiana li^ saint sacrement est sur l'autel devarK le prêtre, celui-ci «e conduit comme sM était exposé sur le même autel, puisque la rubrique du jrudi saint a la fin de la messe a servi de règle pour les cas où il est exposé. Mais par rapport, à ceui qui ne sont pas immé<liatemeiU devant l'autel, le saint saorenient est caobé comme s'il était dans le tabernacle. VoilU nourquoi on prescrit dans ce cas, au prêtre qui porte le calice, une génuflexion sans se découvrir; quelques-uas voudraient qu'on se découvrit {Cérém. de Lyon, n. 251) ; mais l'usage de Rouie, selon Merati, est de' ne pas se découvrir, pour ne pas s'exposer à laisser rien tomber, ce qui serait à craindre si on faisait la génuflexion sans tenir une main sur le calice. C'est pour cela que quand le saint-sacrement est exposé, et dans les autres cas où il faut se découvrir, on ne le. f;iit qu'aiirès s'être mis à genonx, et on se recouvre avant do se If ver. FoyesGardellini, Comment, sur l'instruction du pnpe pour tes quarante Iteures.
(2) Le décret cité ici, sous la date de 1831, prescrit l.i génuflexion jusqu'à terre, in accessu et recessu. Voyei-en
particulière. Quant aux autres prêtres, le célébrant ne leur fait aucune inclination.
9. Quoiqu'on ne doive point passer par te chœur quand on y fait quelque of6ce , si néanmoins on ne peut faire autrement , le prêtre qui y passe doit saluer le clergé d'une inclination médiocre de part et d'autre, dès qu'il est assez avancé pour le voir. Il doit s'arrêter et s'incliner si on y chante Gloria Palri ou autre chose semblable. (Merafi, clc)
10. «Etant arrivé à l'autel, il s'arrête devant le plus bas degré, se découvre et donne sa barrette au servant.» S'il n'a pas ôlé sa calotte dans la sacristie, il la doit ôter ici au plus tard , si ce n'est qu'il ait permission de la porter durant la messe ; en ce cas il la peut tenir jusqu'au canon , au commencement duquel il doit la quitter, pour ne la reprendre qu'après la communion.
11. «Il fait une inclination profonde à la croix de l'aulel; si le saint sacrement y est, au lieu de l'inclination il fait la génuflexion » sur le pavé [S. B. C. 1831) ; « puis il monte au milieu de l'autel, et y étant arrivé il met le calice vers le côté de l'Evangile (2). »
12. 11 abaisse le voile, s'il était replié sur la bourse ; il prend la bourse et la porte sur l'autel, puis <il lire le corporal» avec la main droite, et l'ayant mis sur le milieu de l'autel, ail pose la bourse » droite contre ou sur le gradin «du côté de l'Evangile» , en sorte que le cierge ne puisse dégoutter dessus. « 11 élend» àdeux mains «le corporal au milieu de l'autel «.laissant la partieantérieure repliée; « il met dessus le calice couvert deson voile, » prenant garde qu'il soit sur la pierre sacrée, etque le voile couvre le calicedetoutes parts, ou s'il n'est pas assez grand, qu'il couvre au moins le devant du calice. el nedescende qu'à fleur du corporal. 11 doit être assez loin du bord de l'autel , afin qu'en le baisant , le prêtre ne le louche pas de la tête (3).
13. «Si! y a plusieurs hoslies à consacrer, qui ne puissent tenir sur la patène, il les met sur le corporal au-devant du calice» ou un peu à gauche ; « si elles sont dans un vase bénit (couvert d'une pale ou d'une patène » s'il n'a son couvercle propre), «il le place à sa droite et un peu « derrière le calice », mais toujours sur la pierre sacrée et sur le corporal.
i\. «Après avoir accommodé le calice,»
kl raison 5 l'art r.^.NDPLESiOH. Plusieurs Missels de France veulent une génuflexion h deux genoux sur le plus bas degré, et nue inclination profonde; c'est bien plus qu'une génuflexion simple sur le plus bas degré; mais cela contoiid un peu l'autel oil le saint sacrement est renfermé dans le (aberiiacle, avec celui oii il sf-raii exposé. Ce> Missels les confondent aussi un peu lors de l'cncensemcnl à la grand'messp. C'est donner plus a b foi, et moins aux apparences. Votj. Messe soleuxelie. Encensement
(3) La rubrique dit expressément qu'on élend le corporal. Il est bien étendu en grande partie, quoiqu'on laisse la partie antérieure repliée, dans la crainte de lai.sser traîner le voile sur l'endroit où la sainte hostie a été déposée aux messes précédentes. On éviterait cet inconvéncenl si le voile ne descendait qu'au piid du calice, sans toucher le corporal. Mais on peut croire que la rubrique n'est ici que directive, ou qu'elle est snOisamment observée qiiaii'l on déplie presque cnlièrcmeiit le corporal, comme l'iiidi quent les auteurs et comme on l'a marqué Ici.