‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 113 sur 411 · S97 MES · texte numérisé non relu

S97 MES

il fait à la croix une inclination de léte, savoir, la plus grande ; ce qu'il observe toules les fois qu'il part du milieu de l'aulel ou qu'il y arrive , à moins qu'itnmédiatemenl avant ou après il n'ait fait ou dû faire la même inclination ou une inclination profonde. Il suffit cependant d'observer la rubrique (S. R. C. 1831), qui ne prescrit cette inclination que dans le cas où le prêlre va descendre pour commencer la messe, etcelui où il transporte le Missel pourl'Evangile; mais la même raison existe dans les autres cas , et l'on en a fait une règle générale. Ensuite il se tourne vers le côté de l'Kpllre , « il y va les mains jointes, ouvre le Missel, revoit si les signets sont aux lieux qu'il avait marqués,» et laisse le livre ouvert à l'endroit où est l'Introït de la messe qu'il doit dire.

l.'j. « 11 revient ensuite » les mains jointes «nu milieu de l'autel, où il fait une inclination de tête à la croix», et sans s'arrêter «il se tourne vers le côté de l'Epltre, » se retirant un peu au côté de l'Evangile, afin de ne pas tourner directement les épaules à la croix {BaUL, etc.), ce qu'il observe toujours en pareil cas ; «il descend,» les mains jointes devant la poitrine , « au-dessous du plus bas degré.» S'il y avait un grand nombre de degrés , le célébrant pourrait s'arrêter au troisième, ou sur celui qu'il trouverait plus commode.

ARTICLE m.

De principio missœ et confessione facienda.

(Rubriques.)

1. Sacerdos cam primum descendent sub infimumgradum altaris, convertit se ad ipsum altare, ubi stans in medio, junclis manibus anle peclus, extensis et junctis pariter digitis, et pollice dextro super sinistrum posito in iiiodum crucis (quod semper servatur, quando junguiitur inanus, prsBlerquam posi r.onsccrationeui), delecto capite, facla prius cruci vcl altari profunda reverentia, vel, si in eo sit tabernaculum sanclissimi sacramenti, facta gcnufloxione, erectus, incipit n)issam.

2. Si celebraturus sit coram summo pontificc, sistit se (in(e infimum graduin altaris <t cornu Evangeiii ante ipsiim ponlificein, ubi genuflexus exspectat : accepta benedictione erigit se, et stans aliquantulum versus ad aitare, incipit missam. Si autein sit coram cardinali,le(jato sedis apostoticœ aut patriarcha, archiepiscopo et episcopo in eorum residenliis vel loco jurisdictionis, stans anle infimum gradumn cornu Evangilii ut supra, exspectat : dalo signa, facit profundam reverentiamprœlatu, et versus ad altare incipit missam.

3. Siaittem solemniter celebret coram summo pontifice aut ulio ex prœlatis prœdictis in ecclesiis eorum jurisdictionis, stans a sinislris prœlati, facit cum eo confessionem, et alla servat ut in Pontificali et Cœremoniali romano ordinatur.

i. Sliuis igiturcclebrans ante infimum graduai altaris ut supra, produccns manu dextra a fronle ad peetus signum crucis , dicit

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intelligibili voce : In nomine Patris, et Filii^ et Spiritus sancti. Amen. Et postquam id dixeril.non débet advertere quemcunque in alio altari celebrantem, etiamsi sacramenlum elevet, sed continuale proseqni missam suara usquc ad finem. Quod item observatnr in missa solemni, et simul etiam a minisiris.

5. Cum seipsum signât, semper sinistram ponit infra peclus; in aliis benedictionibos cum est ad altare, et benedicit oblala, vel aliquid aliud, ponit eam super altare, nisi aliter notetur. Seipsum benedicens vertit ad se palmam manus dextrse, et omnibus illius digitis junctis et extensis, a froute ad peetus, et ab humero sinislro ad dextrum, signum crucis format. Si vero alios vel rem aliquam benedicit, parvum digilum vertit ei cui benedicit, ac benedicendo, tolam manum dextrano extendit, onmibus illius digitis pariter junctis et extensis : quod in omni bénédiction» observatur.

6. Postquam dixeril In nomine Patris, etc. ut supra, jungens ilerum manus anle peetus, pronuntiat clara voce aniiphonam Introibo ad altare Dei. Minister rctro post eum ad sinistram genullexus, et in missa solemni ministri hinc inde stantes prosequuntur : Ad Deum qui lœtificat juventutem meam. Deinde sacerdos eodem modo stans incipit et prosequitur cum ministro vel ministris alternatim psalmum JurfiCrt me, Deus, usque ad finem, cumGloria Patri. Quo ûnito repetit aniiphonam Introibo, cum ministris, ut supra. Qui psalmus nunquam prœtermittitur , nisi iii missis defunctorum et in missis de tempore a dominica Passionis inclusive ad sabbalum sanctum exclusive, in quibus semcl lantum dicta antiphona Introibo, cum ministris, ut supra, sacerdos statimsubjungit^j4(//((toriu»n nostrttm, etc. ut infra. Cum in fine psalmi dirit, Gloria Patri, etc., caput cruci inclinât.

7. Uepelita antiphona Introibo, dextera manu produccns signum crucis a fronte ad peclus, dicit f Adjutorium nostrum in nomint Domini, ^ Qui fecit cœlum et terram. Deinde altari se profonde inclinans, junctis tnanibus, dicit Confiteor Deo, ut in ordine missœ; et prosequitur eodem modo stans inclinatus, doncc a ministro vel ministris dictum sit Misercatur. Cum incipilur a ministris Confiteor, se origit. Cum dicil mea culpa, 1er peetus dextra manu percutil, sinistra infra peetus posila.

8. Si est coram pontifice, cardinali, legalo sedis apostolicœ vel patriarcha, archiepiscopo et episcopo in eorum provincia, civitate vel diaeccsi constitutis , ubi dicit vobis fratres, dicat tibi paler; simili ter in fine, ubi dicit vos fratres, dicat te pater, quod dicens summo pontifia genuflvctit, aliis prœlatis profunde se inclinât.

9. Cum minister et qui inlersunt ( etiamsi ibi lueril summus ponlifex) respondent Confiteor, dicanl , tibi, pater, et <e, paier, aliquantulum conversi ad celebrantem.

10. Facta a circumstanlibus confessione, colebrans stans respondel : Misereatur vestr-i, etc. Deinde produccns manu dextra a fronte ad peclus signum crucis dicit : Indulgentiam,

etc. et , si est episcopus vel abbas, ut supra, accipil manipulum, osculando illum in medio, et stans inclinatus, junctis manibus prosequitur : Deus, tu convcrsus , et quœ sequunlur in ordine rnissse clara voce usque ad orationcm Auferanobis, etc., et cuQi dicit Oremus, extendit et jungit manus.

11. Et tune, si coram summo pontifice mit aliis prœlalis, ut supra cclebrel , facia summo pontifici genuflexione, aliis prœlalis profunda reverentia,accedit ad médium allaris anleinfimum gradum, et ibi incipit secreto : Aufer a nobis,u{ in ordine missœ.

Bu commencement de la inesse.

(Traduction et développemenls )

1. « Le célébrant étanldescendu se louine» par sa gauche « vers l'autel, se lient au milieu, les mains jointes devant la poitrine,» dans la même direction que les bras , sans qu'elles touchent la chasuble et sans les en tenir éloignées, « le pouce droit sur le pauche en forme de croix , et les doigts joints et étendus, » en sorte qu'il n'y ait aucun espace entre eux, et que l'extrémité regarde

flutôt la face du célébrant que le devant de auiel ; « il fait une inclination profonde à )a croix de l'autel, ou la génuflexion sur le degré si le saint sacrement y est. »

2. « S'étanl redressé, il fait le signe de la croix avec la main droite, touchant du bout des doigts son front, sa poitrine et ses deux épaules, et tenant la gauche au-dessous de la poitrine, disant en même temps d'une voix intelligible : In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen , et rejoignant ses Biains à ce dernier mot. »

3. Remarquez, 1° que « le prêtre doit toujours faire le signe de la croix avec la main droite étendue et les doigts joints ensemble ( sans séparer pourtant le pouce d'avec l'index après la consécration); » lorsqu'il le fait sur lui, il tourne la paume de la main vers sa face ; quand il le fait sur les autres ou sur quelque chose que ce soit, il tourne le petit doigt vers les personnes ou les choses qu'il bénit, excepté quand il fait le signe de la croix avec le pouce pur le Missel au commencement des deux Evangiles, auquel cas il tient la paume de la main tournée vers le livre.

k. Remarquez, 2° que lorsque le prêtre fait le signe de la croix ou quelque autre chose d'une main seule, il ne doit jamais tenir en l'air l'autre main qui n'agit point, mais la porter en même temps, ou sur la poitrine, ou sur l'autel, ou sur le livre. « Il la met sur la poitrine quand il fait le signe de la croix sur lui ou sur les assistants, ou quand il bénit quelque chose proche de l'autel « en lui lournant entièrement le côlé, comme lorsqu'il bénit l'encens ou le diacre avant l'Evangile. H la met sur le livre quand il fait le signe de la croix sur le livre même. « Il la met sur l'autel quand il fait le signe de la cruix sur quelque autre chose qui soit sur l'autel » ou proche de l'autel , comme lors-

(I) Â Paris et ailleurs on omet le psaume Jiidica et le Gloria Pairi aux messeï votives de la croix et de la Pas-

qu'il bénit les cendres, les cierges, les rameaux, le sous-diacre après l'Epltre , et autres choses, en sorte qu'il demeure tourné au moins en partie vers l'autel. Il la met encore sur l'autel à l'Introït d'une messe de morts, quand il tourne les feuillets du Missel ou qu'il fait quelque autre action d'une main seule, demeurant tourné vers l'autel.

5. « Ayant fait le signe de la croix, il ne doit plus avoir égard à ce qu'on fait aux autres autels, » c'est-à-dire qu'il ne doit faire ni génuflexion, ni inclination, ni s'arrêter en considération de ce qu'on y fait, « quand ce serait même l'élévation. » {Rubr. miss.)

6. Le célébrant doit particulièrementprendre garde de ne pas prononcer trop vite, ni trop lentement, ni d'un Ion trop élevé et capable d'interrompre les autres prêtres qui célèbrent en même temps dans l'église. Sa voix doit être grave, uniforme et distincte, pour être entendue de ceux qui ne sont pas fort éloignésde l'autel et les exciter à la dévotion, l'ourles choses qu'on doit dire tout bas, il les prononce assez bas pour qu'il n'y ait que lui qui les entende. Kof/. l'article Secrètes.

7. « Il dit l'antienne /n/roi6o et le psaume Judica » tl'une voix intelligible, jusqu'à l'oraison Aufcr a nobis, où il commence à parler bas jusqu'à Vlntroit. On n'omet jamais le psaume Judica, si ce n'est aux messes des morts, et depuis le dimanche de la Passion inclusivement jusqu'au samedi saint exclusivement; et cela seulement aux messes du temps , c'est-à-dire , des dimanches et des fériés , et non à celles des saints dont on fait l'office dans la semaine de la Passion, ni aux messes votives, même à celle de la croix et de la Passion, si l'on en dit pendant ce temps-là; car en toutes ces messes on doit toujours dire le psaume Judica (1).

8. H incline la tèle durant lout le verset Gloria Palri, et Filin, et Spiritui sancto; ce qu'il fait touies les fois qu'il dit ce mciuc verset. « Il répète l'antienne Iniroibo ad aitare Dci, cl f;iil le signe de la croix sur lui, disant : Adjulorium nostrum etc. »

9. «Quand il dit Confiteor,'\\ tient les mains jointes, étant incliné profondément, jusqu'à ce que le servant ail dit Miscreatur ; il ne se redresse qu'après avoir répondu Anun. » Il ne doit ajouter au Conjiteor le nom d'aucun saint, soit patron, soil autre. Quand il dit vobis, fratres, ou vos, fratres, il ne se tourne pas vers le servant, el ne dit jamais ces paroles au singulier, quoi(|u'il n'y ail point d'autre personne présente.

10. «En disant Meaculpa, etc., il frappe trois fois sa poitrine avec la main droite, » non pas du plat de la main, mais du bout des doigts unis ensemble, « tenant la gaucho au-dessous de sa poitrine, » en quoi il prend garde de ne pas frapper la poitrine avec grand effort, et de ne pas étendre la main droite hors de la largeur du corps. Ayant

slon, pendant la semaine de la Passion et la semaiue sainte, si on en célébrait dans ce temps-là.

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dit mea maxima culpa, il rejoint aussitAt les uiains.

11. « Quand le servant a achevé le Confiteor, le célébrant reprend Misereatur vestri , etc., cl fuit le si^ne de la croix sur lui , disant : Indidgenliam, etc. Après cela, s'élant incline iiiéiliocri'ment, il dit : Deus, tu cont'prsws, clc, el il ne se redresse point qu'il n'ait dit Oremus tout haut; en disant ce mot, il étend et élèv<' les mains » qu'il rejoint et abaisse aussitôt. Puis étant droit, « il dit tout bas l'oraison Aufer a nobis en montant à l'autel » sans se presser, en sorte qu'elle soil achevée quand il y arrive.

AHTir.LE IV.

De Introitu, Kyrie eleison et Gloria in cxcelsis.

(Rubriques.)

1. Dum dicit : Aufer a nobis, etc., criebrans junctis maiiibus ascendit ad médium altaris, et ibi inclinalus , luanibusque item junclis super eo posilis, ita ul digiti parvi duntaxat frontem, scu médium anterioris partis tabulœ, seu niensœ altaris tangant , residiio manuum inler altarc et se retento, poliice dexlro super sinistrum in modum crucis posito (quœ omnia semper observantur, cum manus junctiB super allare ponunlur) , secreto dicil : Orainus te, Domine, etc., et cuui dicit : Quorum reliquiœ hic sunt, osculalur altaro in medio , nianibus extensis lequalilcr bine inde super eo positis : quod semper servatur, quaudo osculatur allare; sed post consecrationem pollices ab indicibus non disjunguntur. In omni etiaiu deosculalione sivc allaris, sive libri , sive alterius rei, non producitur signum crucis poliice vel manu super id quod osculandum est.

2. Osculalo allari, accedit ad cornu ejus sinistrum, id est Epislola;, ubi stans versus altare, produccns a fronlc ad pectus signum crucis, iiicipil iiilelligibili voce Jyitruilum roisso;, cl prosequitur junctis nianibus. Cum dirit Gloria l'ulri, teuens junctas manus, capul inclinât versus crucem. Cum repetit Jntroilum, non signal se, ut prius ; et eo repelllo, junctis mauibus ante pectus accedit ad médium altaris; ubi stans versus illud similiter manibus junctis, dicit eadem voce ter Kyrie eleison, ter Clirisle eleison, et iterum ter Kyrie eleison, allernatim cum uiiDistro. Si minister vel qui inlersunt celebranti non rcsponileant, ipse solus novies dicit.

3. Diclo iillimo Kyrie eleison , sacerdos slans in medio altaris, et manus extendens, elevansque usque ad bumeros (quod in omni manuum clcvatione observalur) , voce prœdicla incipil, si dicondum sil, Gloria in excelsis. Cum dicit Deo, jungens manus, caput cruci inclinai ; quo crecto, slans junctis manibus ante pectus , prosequilur usque ad fincm. Cum dicit : Adoramus te; Gratias agimus tibi , et Jesu Christe ; Suscipe dcprecationem nostram, el ilerum Jesu Christe , capul cruci inclinai. Cum dicit in fine cum sanclo Spiritu , seipsum a fronle ad p(2clus

signât , intérim absolrens in Gloria Dei Patris. Amen.

De /'Introït, du Kyrie et du Gloria in excelsii.

(Traduction el développements.)

1. Etant arrivé au milieu de l'autel , « il fait une inclination médiocre, et sans se relever il appuie les mains jointes sur le bord de l'autel, en telle façon qu'il louche du bout des petits doigls toujours unis aux autres, le devant du même autel, et qu'il n'appuie dessus que les exlrémités des aulres doigts; c'est de celle manière qu'il doit tenir les mains jointes sur l'autel en toutes les aulres rencontres, » même après la consécration. «Il dit en cette posture : Oramus le. Domine, etc. Quand il dil ces mois : Quorum reliquiœ hie sunt, il étend égaleinetil les deux mains de part el d'autre sur l'aulcl » hors du corporal, en sorte que la paume des mains touche la nappe, « el il baise l'autel au milieu » el non pas à côté ; ce qu'il doit observer toutes les fois qu'il baise l'autel , si ce n'est qu'après la cousécralion il met les mains sur le corporal.

2. Il est à remarquer, 1" que lorsqu'on doit baiser l'autel , ou le livre , ou quelque autre chose, il ne faut point faire le signe de la croix dessus avec le pouce ni avec les mains ; 2° quand le corporal est étendu sur l'autel, on peut baiser le corporal à l'endroit de la croix s'il y en a une, préférablemenl à la corniche qui est autour de quelques autels; aGn de le baiser plus commodément , il faut s'en éloigner lant soit peu , ce qu'il est bon d'observer aussi lorsqu'on fait quelque inclination médiocre ou profonde, quoiqu'on ne baise pas l'autel.

3. < Le prôlre ayant baisé l'autel, va, les mains jointes, au côlé de l'Epître, » et marche droit devant lui , en sorte qu'il tourne le côlé, et non pas la face vers l'autel ; ce qu'il doit toujours observer quand il marche le long de l'autel. Etant arrivé au lieu oii est le Missel, a il se tourne vers le livre et commence ïlntroit tout haut, en faisant le signe de la croix sur lui, puis il continue les mains jointes. »

k. « .\u Gloria Pntri , il fait une inclination de télé vers la croix , jusqu'à Sicut erat , etc., » tournant aussi tant soit peu le corps, et « tenant toujours les mains jointes; puis il répèlc ïlntroit sans faire aucun signe de croix. »

5. « On dit toujours le Gloria Palri à Vlntroit, excepté aux messes des morts , et aux messes du temps, depuis le dimanche de la Passion jusqu'à Pâques ; mais on ne l'omet jamais aux messes des saints ni aux votives. Au temps pascal on ajoute à l'Introït deux Allcluia. »

6. « Le prêtre, ayant achevé VlntroU, Ta, les mains jointes , au milieu de l'autel, où il dit tout b.iiil alternativement avec le servant trois fols Kyrie eleison, autant de fois Christe eleison , et do nouveau trois fois Kyrie eleison; B mais il ne les commence qu'après être arrivé au miliuu et avoir fait uae ioclia«r

lion de tête à la croix. « Si le «crvant ou les assistants ne répondent point, le prêtre les dit neuf fois d'un même ton de voix, » et il supplée ainsi d'une voix intelligible aux autres choses que le clerc doit dire s'il y manque , excepté Suscipiat après Orate, fratres, que le prêtre doit dire à voix basse au défaut du servant, parce qu'il ne le dit pas alors au nom du clerc, mais en son propre nom, disant de manibus mets, etc.

7. « Après avoir dit le dernier Kyrie eleison , étant encore tout droit au milieu de l'autel , il étend et élève les mains selon la largeur du corps efà la hauteur des épaules, sans remuer les poignets (ce qu'il observe toujours lorsqu'il lient les mains étendues et élevées) » et sans qu'il soit nécessaire de lever les jeux; « il dit du même ton de voix Gloria in excelsis Dco , s'il le faut dire ; à ce mot Deo , il rejoint les mains » devant les yeux {Cœrem. episc. l. I, c. 19, 43), les abaisse « devant la poitrine et fait une inclination de tête à la croix , puis il se redresse et continue , ayant les mains jointes jusqu'à la fin. Il fait une inclination de tête lorsqu'il dit , Adoraimis le ; Gratias agimus tibi , Jesu Chrisle ; suscipe deprecationem noslram , et encore Jesu Christe; à la fin, quand il dit Cum sancto Spirilu, etc., il fait le signe de la croix sur lui ; » il n'est pas nécessaire qu'il rejoigne les mains (S. R. C. 183n.

8. « On dit le Gloria in excelsis toutes les fois qu'on a dit l'hymne Te Deiim à matines, et que la messe s'accorde avec l'office. » Suivant cette règle on ne le dit point aux messes votives, même dans le temps pascal , sinon en quelques cas ci-après exceptés, ni à la messe des Rogations qu'on dit le mardi avant l'Ascension, ui aux messes des morts, ni aux messes des veilles des apôtres saint Pierre et saint Paul, et de l'Assomption de la sainte Vierge, parce qu'en ces cas, quoiqu'on ait dit le Te Deum à matines, la messe ne s'accorde pas avec l'office.

9. De cette règle sont exceptées les messes suivantes où l'on dit le Gloria in excelsis, quoiqu'on n'ait pas dit le Te Deum à matines, ou qu'elles ne s'accordent pas avec l'office : les messes du jeudi et du samedi saints, les messes votives des anges en quelque jour que ce soit , celles de la sainte Vierge au samedi en tout temps , et celle d'un saint au jour de son décès , quoiqu'on n'en ait pas fait l'office ni la mémoire; enfin les messes votives qu'on chante solennellement avec le concours du clergé et du peuple pour une affaire importante ou qui regarde le bien public de l'Eglise, si ce n'est que suivant les rubriques, ces messes requièrent les ornements violets , avec lesquels on ne doit jamais dire le Gloria in excelsis, selon le décret de la sacrée congrégation des Rites du 19 mai 1607, ni même le Credo, sinon le dimanche.

VARIÉTÉS

Dans plusieurs Missels usités en France, l«e rubriques prescrivent le Gloria in ex-

celsis à la plupart des messes votives du Seigneur et des saints et autres qui ne se célèbrent pas sous le rite quadragcsimal. Cela est marqué dans les rubriques générales et aux différentes messes votives. Les décrets de la congrégation des Rites l'excluent de la messe votive même solennelle pour un mariage.

Le mercredi et le samedi des Quatre-Temps de la Pentecôte , le Gloria in excelsis est placé dans le Missel romain immédiatement avant Dominus vobiscum ; et dans le Missel viennois, il est indiqué après le Kyrie. Dans ce Missel il n'y a Fleclamus yenna que le vendredi saint, et dans l'ancienne édition, le mercredi des Quatrc-Temps de l'Avent ; il ne dit pas qui doit répondre Levate aux messes basses; la rubrique de Paris veut que ce soit le prêtre lui-même.

Dans le rite lyonnais le prêtre fait une petite inclination à la croix en disant Dominus, puis se tourne vers le peuple pour dire vobiscum. Dans les autres rites il ne faut pas séparer ces deux mots ARTICLE V.

De oratione.

(Rubriques.)

1. Dicte hymno Gloria in excelsis, vel, si non sitdicendus, eo omisso, celebrans osculatur altare in medio, manibus hinc inde sU' per eo, ut supra, extensis : tum illis anto pectus junctis, et demissis ad terram oculis, verlit se a sinistro lalere ad dextram versus populum, hoc est, per eam parlera quœ respicit cornu Epistolœ, et extendens ac jungens manus ante pectus, ut prius, dicit voce praîdicta Dominus vobiscum, vel, si sit episcopus, Pax vobis (quod dicitur tantum hoc loco, quando diclus est hymnus Gloria in excelsis), ^ Et cum spirilu luo; et junctis ut prius manibus revertitur per eamdem viain ad librum, ubi eas extendens et jungens ante pectus, caputque cruci inclinans, dicit Oremus; tum exlendit manus ante pectus, ita ut palma unius manus respiciat alteram, et digitis simul junctis, quorum summitas humerorum altitudinem distantiamque non excédât; quod in omni cxicnsione manuuin ante pectus servatur.Stans autem, ut supra, extensis manibus, dicit orationem. Cum dicit Per Dominum nostrum, jungit manus, casque junctas tenet usque ad finem. Si aliter concludituroratio Qui tecum, vel Qui vivis, cam dicit in unitate, jungit manus.

2. Cum nominatur nomen Jésus, caput versus crucem inclinât : quod etiam facit cum nominatur in Epistola. Et similiter ubicunque nominatur nomen bealae Mariœ vel sanctorum, de quibus dicitur missa vel fit commcmoralio, item in oratione pro papa, quando nominatur, semper caput inclinât, non tamen versus crucem. Si plurcs orationes sint dicend», idem in eis, in voce, extensione manuum.et eapitis inclinatione, quod supra dictum est, observalur.

3. Si altare sit ad orientera versus populum, celebrans versa facie ad populum, non yertit bumcros ad ultare, cum dicturns est

MES

MES

Dominiis vobiscum; Orale, fratres; Ile,missa est, vel daturus benedictionera : sed osculalo allari in medio, ibi expansis et junclis manibtis, ul supra, salutal populum et dat beaediclioncm.

i». In Quatuor Temporibus, vel alias, quando dicendae sunt plures oraliones cum prophetiis, diclo Kyrie eleison, in medio allaris, rcvcrlilur ad cornu Epislolœ, ubi slans anio librum, cxlensis et junctis anlepeclus raanibus, caput cruci inclinans, dicit Oremus, Flectamus genua, et illico manibus super aitare exlensis, ut seipsuni ad allare sustineal, genufleclit et, sine mora siirgens, cadern voce ininislro respondenle Levate, manibus ex(ensis dicit oralionem ut supra, et in conclusione eas jungil. Dum aulem legit prophctias, tenet manus super librum vel super altare positas, ut mox dicelur de Epislola-

Des oraisons.

(Traduction et développements.)

1. « Le Gloria in excelsis étant dit ou, si on doit l'omettre, après le Kyrie, le célébrant baise l'autel, ayant les mains étendues dessus de part et d'autre; puis, les joignant devant la poitrine et baissant la vue, il se tourne vers le peuple par le côté de l'Epttre ; étendant jusqu'à la largeur dos épaules les mains, qu'il rejoint aussitôt comme auparavant, il dit tout haut Dominus vobiscum, » sans aucune inclination de tête, et sans appuyer le dos contre l'autel, cl> qu'il observe toujours en semblables occasions.

2. Kemarquez, 1° que quand le célébrant étend les mains pour les rejoindre, il peut en môme temps les élever , selon l'usage conforme au Cérémonial des évoques {Liv. i, ch. 19), où il s'agit de quelque célébrant qu« ce soit, per episcopuin vel aliuni celebrantem. Cependant, selon le même Cérémonial {Liv.u, ch. 8, n. 39, 33 et G6) et la congrégation des Rites, il n'estpas nécessaire d'élever les mains quand on s'adresse auxassistanls par ces paroles : Dominus vobiscum, Oremus, Orate fratres; mais à Gloria in excelsis, Credo, Veni,Sanctificator, et autres paroles auxquelles la rubrique marque cette élévation; le célébrant étend premièrement les mains, puis il les élève tant soit peu (c'est-à-dire jusqu'à la hauteur des épaules, suivant la rubrique du Missel, lit. 4, n. 3, et le Cérémonial, liv. ii, chap. 8, ou devant les yeux selon le même Cérémonial, liv. i, ch. 19, n. 3); ensuite il les rejoint vers la poitrine comme auparavant. Il y a encore d'autres endroits où suivant le Missel et le Cérémonial des évoques, on doit un peu élever les mains; mais

(1) En suivant la règle du Cérémonial, c'est-à-dire en élevant les mains toutes les fois qu'on les étend pour lei rejoindre, on s'épargne la peine de distinguer les casoii la rubrique prescrit de les élever. Quelques-uns trouvent plus de grâce, de Ijienséance et môme de piélé k les élever ainsi. On peut toujours le faire, puisque le Cérémonial desévéques, 1. i, c. 19, en fait uue règle générale sous ce titre : Orào et tmdus jungendi .. manus, etc. Au n. 3, il applique cette règle à Dominus vobiscum, Oiênius, et autres paroles semblables. Cum ea verba inciint proferre, aliquantulum dhjungit {martus), et mox, dum prommlial ultiimi veiha ex prœdktis , eus iterum mile oculos etevutas iungil. Il semble, d'après cette citaiiou, qu'on devrait tou-

nous les marquerons ci-après dans leur propre lieu (1).

3. Remarquez, 2" que ceux qui se servent de lunettes doivent les ôter et les mettre sur l'autel hors du corporal, avant de se tourner vers h; peuple, s'il n'est pas d'usage de les garder quand on se tourne ; mais il ne parait pas plus inconvenant de garder les lunettes pour se tourner un instant vers le peuple, que d'iulerrompro les prières et les cérémonies pour les quitter et les reprendre.

4. Si le célébrant est à un autel tellement disposé qu'en disant la messe il ait la face tournée vers le peuple, il ne se tourne point lorsqu'il doit dire Dominus vobiscum; Orate fratres, et Jte, missa est, ni quand il doit donner la bénédiction; mais ayant baisé l'autel au milieu, il salue le peuple par les paroles susdites, ou lui donne la bénédiction.

5. Quand il a dit Dominus vobiscum, il fera bien d'avancer le |iiod droit le premier, pour retourner au livre avec plus de gravité et de bienséance; car, par ce moyen, en faisant trois pas, il arrivera comme il faut devant le livre.

6. « Il retourne au livre ayant les mains jointes; étant arrivé, il les étend, puis les rejoint aussitôt devant la poitrine, comme nous l'avons dit, et faisant en mémo temps une inclination do lête, un peu tourné vers la croix, il dit tout haut Oremus, et poursuit l'oraison du même ton, étant debout et tenant les mains séparées et élevées, en sorte que la paume d'une main regarde l'autre, et que l'extrémité des doigts joints ne passe ni la hauteur des épaul>:s, ni la largeur du corps ; ce qu'il faut observer toutes les fois qu'on tient les mains étendues et élevées. »

7. « A la conclusion Per Dominum no~ slrum, il joint les mains jusqu'à la Gn; mais si l'oraison se conclut autrement, savoir : Qui tecum, ou Qui vivis, il ne joint les mains qu'à ces mots, In unitate , etc., » quoique immédiatement avant cette conclusion, Qui tecum, ou Qui vivis, il ait dit ces paroles, Dominum nostrum Jesum Christum Filium fMum, qui sont dans l'oraison de saint Etienne et quelques autres. Il ne se tourne pas vers la croix aux conclusions des oraisons, sinon quand le nom de Jésus s'y rencontre, « lequel on ne prononce jamais dans la messe sans faire une inclination de tête à la croix » ou au saint sacrement s'il est sur l'autel, excepté que pendant l'Evangile on fait l'inclination vers le Missel, comme il sera dit ci-après (-2).

8. u II fait aussi une inclination sans se tourner vers la croix toutes les fois qu'il

jours en agir ainsi. Mais comme la rubrique du Missel se contente de dire en plusieurs cas ( c'est-à-dire, quand on s'adresse aux assistants ) qu'il faut joindre les mains, devant la poitrine; fomme la congrégation s'est bornée à dire : Servenlur rubricœ, il s'ensuit qu'on est libre dans les cas oii la rubrique ne prescrit pas l'Élévation des mains. (2) Selon les rubriques parisiennes et viennoises, on sa tourne vers la croix au commencement de la conclusion, et l'on ne joint les mains qu'à unilale ; mais pourquoi sa tourner vers la croix quand on ne prononce |ias le nom de Jésus, surtout quand on ne s'adresse pas à lui, mais au Père, par ces paniles: Quitecwn vivit cl ccfliiaf.' Serait -ce pour 'rei)résenter l'unioa des trois .oersonnés divines qu'on

DiCT.iONNAlRK DES CEREMONIES ET DES RITES SACRUS.

prononce le nom de la saintcVierge ou celui des saints dont il dit la messe ou fait la mémoire, si cette mémoire est prescrite; et pareillement au nom du pape, » soit dans l'oraison qu'on dit quelquefois pour lui, soit dans le canon de la messe (1).

9. Remarquez touchant cette inclination qu'on doit faire au nom des saints , 1° que selon l'opinion jugée plus probable par Merati et Romsée, conformément à la rubrique qui dit ubiciinque nominalur, on doit incliner la tête en prononçant le nom sous lequel l'Eglise honore ces saints, quand il se trouve dans le titre des Epîtres et des Evangiles, où quelques-uns sont exprimés , aussi bien qu'aux autres endroits de la messe, oti on les profère avec quelque vénération particulière, comme aux oraisons, à l'Epîlre, à l'Evangile, au Canon, etc.; 2" qu'on ne la fait point dans la mémoire commune des saints, savoir: l'oraison A cunctis, mais seulement dans les mémoires particulières, comme sont celles qu'on fait aux fêles des saints, ou dans leurs octaves ; 3° qu'on la fait aussi bien dans les messes votives des saints , qu'à celles qu'on dit le jour de leur fêle; k° que par le nom des saints auquel on doit faire inclination l'on entend seulement le nom propre sous lequel ils sont connus et nommés communément dans l'Eglise, et non pas celui do dignité ou d'offlce.

10. S'il y a plusieurs oraisons, le prêtre ne dit Oronu.i qu'à la première et à la seconde; il dit Per Dominum, etc., ou autre conclusion convenable, à la première et à la dernière seulement; « il dit toutes ces oraisons de la manière qui a clé marquée ci-dessus. »

11. Aux Qualre-Temps et autres jours où il faut dire plusieurs oraisons et prophéties, ayant dit au milieu de l'autel Kyrie eleison, il fait une inclination de léle à la croix, et retourne au côté de l'Epîlre, où il dit Oremus de la manière ordinaire, et ensuite Flectamus genua, s'il le faut dire, faisant la génuflexion au même lieu, d'un seul genou, les mains étendues et appuyées surl'aulel, el se relevant incontinent; après que le servant a répondu Levate, il dit l'oraison les mains étendues, lesquelles il rejoint à la conclusion ; mais lorsqu'il lit 'les prophéties, il tient les mains sur le livre ou sur l'autel, comme nous le dirons ci-après en parlant de l'Epître.

12. Aux fêtes doubles on ne dit qu'une oraison, si ce n'est qu'il faille ajouter quelque mémoire qu'on ait faite à l'ofGce. Sur quoi il faut remarquer que quand on a fait mémoire d'une fête simple aux premières vêpres de l'ofCce, on en fait aussi mémoire à la messe; mais quand on n'a fait mémoire

joint les mains à «iiiwîe ? nVst-ce p^s plutôt pour marquer la prière, comme a Orcmiu ? Celte jonction de mains, selon Gavanlus, est un signe de dévotion et d'humilité, par lequel on termine la prière comme ou l'a commencée.

(1) La rubrique ne dit pas clairement s'il faut faire inclination au nom de Marie à toutes les messes; le Missel viennois de 178i, à la \tTiérii Communicantes, indique l'inclination au nom de Jésus, et non à celui de Marie ; la rubrique de 18i0 l'indique aussi au nom de Marie, conformément au Cérémonial des évoques, 1. II, cli. 8, n. i6, qui dit exiiressément : Ctim profeiL nomCH .lesn vel Mariw, incunAT Ht, mi proftmàiui cmn dicil Jésus; quoii el unmes

d'une fête simple qu'à laudes setilement, on n'en fait point de mémoire aux grand'messes, mais seulement aux messes basses. Il eu faut excepter le dimanche des Rameaux et la veille de la Pentecôte, auxquels jours on ne dit jamais qu'une oraison à la messe, et l'on n'y fiit aucune mémoire, quoiqu'à l'ofQce on en ail fait de quelque fêle simple.

13. On fait mémoire du dimanche quand on célèbre en ce jour-là quelque fête double, et lorsque dans une octave on fait l'office du dimanche ou de quelque fêle, on fait mémoire de l'octave, si ce n'est que la fête soit des plus solennelles et de celles qui excluent celle mémoire, selon les rubiques du Bréviaire.

14. On fait mémoire des fériés de l'A vent, du Carême, des Quatre-Temps, des Rogations et des veilles, quand quelque fêle double ou semi-double se rencontre ces jours-là ; mais dans les églises cathédrales et dans les collégiales on dit pour lors deux messes hautes (excepté aux fériés de l'Avent qui n'ont point de messe propre) ; la première est de la fêle, et la seconde est de la férié, et l'on ne fait point mémoire de l'une à la messa de l'aulre. Si la fête est de première classe , on ne fait rien de la veille, ni à la messe ni à l'office.

15. Lorsqu'on fait mémoire de la férié des Quatre-Temps, il faut prendre la première oraison après Vlntroit, qui est la même qu'on dit à l'office divin.

16. Aux dimanches et aux fêtes semidoubles, on dit trois oraisons, comme elles sont marquées dans le Missel , si ce n'est qu'il faille faire plusieurs mémoires qui obligent d'en dire davantage. Il faut excepter les dimanches suivants : 1° celui des Rameaux, où l'on ne dit jamais qu'une oraison à la messe, comme il a été dit ci-dessus ; 2° celui de Quasimodo, où l'on n'en dit aussi qu'une, à moins qu'on n'ait fait à l'office la mémoire de quelque fête simple ; 3* celui de la Passion, où l'on n'en dit que deux , et s'il faut faire mémoire d'une fête simple, on omet l'oraison pour l'Eglise ou pour le pape, laquelle devait être la seconde : car les mémoires communes cèdent en tout temps de l'année aux mémoires particulières des saints qui se rencontrent, de sorte que le nombre de deux oraisons prescrit par la rubrique propre de ce dimanche avec exclusion d'une troisième étant rempli par la mémoire d'une fête simple, on doit par conséquent omettre l'oraison pour l'Eglise ou pour le pape : on le pratique ainsi à Rome; '•■"on n'en dit aussi que deux au dimanche de la Trinité , en tous ceux qui se rencontrent dans les oc-

faciunl. C'est ainsi que l'Eglise dislingue le culte de Mariede celui de Dieu et de celui des saints.

Les Missels français qui marquent une inclination au nom de Jésus, el n'i'ii marquent point i celui de Marie qui précèdeidans la prière Communicantes, peuvent induire eu. erreur. Il est a remarquer que l'Eglise a inslilué une fête^ en l'honneur du nom de Marie, comme en l'honneur du nom de Jésus, mais d'un degré inférieur; et que dans les processions oii l'on chante les litanies on est d'abord à genoux, et on ne se lève qu'aiirès l'invocation de Marie , selon le Itiiuel romain, Procession du io avril.

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