‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 117 sur 411 · SO · texte numérisé non relu

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ut in Iiuioitu. Ipsc aufom minister g^nuflectit juxia cornu Evangelii, ut in principio missœ. Deinde celebraiis slans jiinctis manihns ]vg\ltintipliontim qu;c dicitur Communia; qua lecla, jnnclis ilidi-ni nianibus anlc peclus, vadit ad médium allaris, it co osculato vurtil se ad populum a manu sinisira ad (li'xlerani, q\. A\ii'\\. Dominus vobiscum, o.\ pcr raindcm viam redit ad librum , ac dicit oraliones post communionem, eodcm modo, nuinoro et ordine, ul supr.i diclœ sunt collcctte. (Jiiibus finitis claudit librum et jun^cns manus ante pectus, revertilur ad médium allaris, ubi eo osculato verlit se ad populum , et dicit ut supra Lominiis vobiscutn; quo dicto, stans junclis manibus anlc pectus versus populum, dicit, si dicendum est, ftc, «lissa c,s(, et pcr eamdcm viam revcriitiir ad allare. Si vero non sit dicendum , dicto Dominus vobiscum, reverlitur codom modo per eauidein viam ad mcdium allaris, ubi slans versus ad illud, junctis ante pectus manibus dicit Benedicamus Domino. lu rnissis aulcui dcfunctorum eodem modo stans versus aitare, dicit Requiescant i)i pacc.

2. In Quadragesima autcm, a ferla quarta Cinerum usque ad feriam quartatn majoris hebdomado!, in feriali officio postqnam cclebrans dixit orationes post communionem cum suis solitis conclusionibus , antequam ûical Dominus vobiscum , stans eodcm loco ante librum dicit Oremus. Ilumiliate capita veslra Deo , caput inclinans, et extensis manibus subjungit eadcm voce oj'ationem super populum , ibidem positaui; qua finita , osculalur altare, et vertcns se ad populum , dicit Dominus vobiscum, et alia ut supra.

S.Dicto/^e, »nissa es(, vel Benedicamus Domino, ut supra , celebrans anlc médium allaris slans junclis manibus super eo, et capitc inclinato, dicit secreto : Placent tibi, sanctaTrinilas, etc., quo dicto extensis manibus bine inde super altare positis, ipsum in mcdio osculalur; tum erigens se, adbuc stans versus illud, élevât ad cœlum oculos et nianus, quas exlendit el jungit, caputque cruci inclinans dicit voce inlelligibili : Benedicat vos omnipotens Deus, et junctis manibus, ac demissis ad terrain oculis, vertens se ad populum a sinislro lalere ad dexlrum, cxlensa manu dextera, junctisquc digitis et manu sinistra infra pectus posita, seniel benedicit populo , dicens : /"aier , et Filiusf, et Spiritus sanctus. ^ Amen, et circulum perficiens accedit ad cornu Evangelii, ubi dicto Vominus vobiscum, ct^ Et cum spirilu tuo , pollice dexlro signans primum signo crncis allare, seu librum in principio Kvangelii , deinde fronlem , os et peclus, dicit : Iniliumsancti Evangelii secundum Joannem , \el Sequentia sancti Evangelii, ut dicluiu est in rubricis generalibus ; et i^ Ghria tibi. Domine, junctis manibus legit livangelium Inprincipio, vel aliud, ut convenit. Cum dicit : Et Verbum caro factum est, gcnuflcctit versus cornu Evangelii, et surgens prosequilur ut prius; quo finito, minister stans a parle Epislolao respondel Deo gratins.

h. Si celebrans in altari vertit fuciem ad

populum, non vertit se, sed slans ut eral, benedicit populo, ut supra, in mcdio allaris; deinde accedit ad cornu Evangelii , et dicit Evangelium sancti Joannis.

5. Si celebravil coram summo pontifico, cardinale et legato sedis apostolicœ, vel patriarcha, arcbiepiscopo et episcopo in provincia, civitalc vol diœcesi sua existentc, celebrans dicto : Placent tibi , sancta Trinitas , etc., dicit : Bencdicat vos omnipotens Deus, et convertens se ad summum poutiflcem gcnuflexus, ad cardinalem vero et legatum, vel alium ex supradiciis praelatis, capile inclinalo, quasi licenliam benedicendi pelons, proscquitur : Pater, et Filius f, et Spiritus snnclus, bcncdiccns adstantcsa parte ubi non adest ponlifex , cardinalis, legalus, aut prœlalus prœdicli. Si autcm celebravil coram palriarctia, arcbiepiscopo etepiscopo, cxlra eurum provinciam, civitatem vel diœcesim constilutis, eis absque alio respecta, ul cœteris qui inlersunt, more consueto benedicit.

(). Si aulem celebravil pro dofunclis, dicto Placent tibi, sancla Trinilas, ut supra, et osculato allari, accedit ad pornu Evangelii, et dicit Evangcliuin sancti Joannis, praitermissa benediclione, qua; in rnissis defunctorum non dalur.

7, Finilo Evangelio in fine missee , si celebravil coram summo pontifico , cardinali el legato sedis aposlolicae, vel patriarcha, arcbiepiscopo et episcopo, convertit se ad illum, coram quo ex praidiclis celebravil , el facit revercnliam convenienlem. Si non celebravil coram aliquo prœdictorum, hujusmodi revcrentiam pr.Tetermittit.

8. Quibus omnibus absolutis, cxstinguunlur per minislrunicandelîe, intérim sacerdos accipit sinistra calicem, dexleram poncns super bursam, ne aliquid cadat , descendit anle infimum gradum allaris; el ibi in medio vertens se ad illud, caput inclinai ( vel si in eo est tabernaculum sanctissimi sacramenli, genuflectil) et facta reverentia, accipit birelum a ministro, caput cooperil , ac pr€8cedenle eodem ministro , eo modo quo veneral redit ad sacrisliam , intérim diccns aitliphonam Trium puerorum, et canlicuiu Benedicite. Si vero sit diuiissurus parainenta apud allare ubi celebravil, finilo Evangelio prœdicto, ibidem illis se exuit, et anlipltonain Trium puerorum, cum c.inlico et aliis oralionibus dicil, ut suo loco ponuntur

Des Oruisons après la communion jusquà la fin de la messe el de la communion qu'on donne hors de la messe.

(Tradoclion et développements.)

1. «Le célébrant , ayant mis le calice aa milieu de l'aulei comme il a été dit ci-dessus, joint les mains, » fait une inclination de léte à la croix, « et va au côlé de l'EpItre, où il lit tout baut l'antienne dite Communion; » au temps pascal il ajoute à la fin un AlU" luia. « Puis il retourne les mains jointes aa milieu de l'autel, le baise, se tourne vers lu peuple, et dit Dominus vobiscum. »

2. « Il revient au livre par le môme chemin, et liil les oraisons qu'on npiielle [jostcommnnions, de la même façon , en même nombre et dans le même ordre qu'il a dit au comnicncemcnl de la messe celles qu'on appelle collectes, ou siniplemcnl oraisons. »

3. « En Carême, depuis le mercredi des Cendres jusqu'au mercredi de la semaine sainle , lorsqu'il dit la messe de la fêric, après avoir achevé les oraisons avec les conclusions ordinaires, il dit aw même côlc de rE[iilre devant le livre, Oremus, de la manière accoutumée, avec une inclination de télé à la croix, ajoutant ces paroles du même ton de voix : Humiliate capila veslra Z)eo, » pendant lesquelles il est encore incliné vers la croix; s'étant ensuite redressé, il poursuit l'oraison qui est après, tenant les mains élevées et étendues comme aux autres oraisons.

4. « Les oraisons et leurs conclusions étant entièrement Gnies, il ferme le Missel » avec la main droite, en sorte que l'ouverture du livre regarde le calice. Mais s'il y avait un autre évangile à dire que celui de saint Jean, il laisserait le Missel ouvert, pour avertir le servant de le transporter; « après quoi il va, les mains jointes, au milieu de l'autel » (il faut bien se garder de finir les oraisons en y allant) ;« après avoir baisé l'autel, il se tourne vers le peuple , et dit Dominus vobiscwn; le clerc ayant répondu , El ciim spiritu tuo , il dit du même ton de voix, les mains jointes, et toujours tourné vers le peuple : lie, missa est , s'il a dit le Gloria in excclsis au commencement de la messe. S'il ne l'a pas dit, il se retourne vers l'autel, et au lieu d'/te, missa est, il dit Benedicnmus Domino. » Durant toute l'octave de Pâques, il ajoute deux Alléluia à Vite, missn est.

5. « Ensuite, ayant les mains jointes sur Taule! cl étant médiocrement incliné, il dit tout bas : Placeat tibi, sancta Triiiitas, etc. La prière finie, il pose les mains sur l'autel elle baise au milieu; puis s'étant redressé, il lève les jeux au ciel, et sans joindre auparavant les mains, il les étend , les élève , les rejoint nussilôt devant la poitrine , et dit en même temps tout haut : Bniedicat vos omnipotens Dcus , accompagnant ces dernières paroles d'une inclination de tête à la croix. Après quoi il se retourne vers le peuple, ayant les mainsjoinlcs et les yeux baissés, et lui donne la bénédiction , disant du même ton de voix : Puler, et Filins \, et Spirilus sanctus. »

6. Remarquez qu'en donnant celte bénédiction, il tient la main gauche sur la poitrine, et qu'avec la droite étendue il forme un seul signe de croix, tenant la main à la hauteur de sou front, et un peu éloignée, l'abaissant jusqu'à la poitrine en la rapprochant (Merali) , et disant ces paroles, Pain-, et Filins; il dit les autres quand il forme le travers de la croix , le petit doigt étant toujours tourné vers le peuple qu'il bénil. Ou peut donner à ce signe de croix sur le peuple environ le double de l'étendue qu'on

donne à celui qui se fait sur le calice et sur l'hostie pris ensemble.

7. Après qu'il a donné la bénédiction, « il fait le tour entier et va au côté de l'Evangile, où, ayant le corps droit et les mains jointes, il dit tout haut : Dinninus vubiscMn. Knsuite, avec le dedans du pouce de la main droite étendue, la gauche étant posée à côlé, « il fait le signe d(; la croix au commencement du texte de riivangiie sur le livre ou sur le carton, s'il y en a, sinon il le fait sur l'autel , puis sur lui , comme au premier Evangile, disant tout haut : liiitiian, ou Scqucntia sancti Evaufjelii, et il poursuit le reste les mains jointes. »

8. « Quand il dit : Et Verbum caro fnctum est, il lait la génuflexion, tourné comme il était, vers le coin de l'Evangile, » et non pas directement vers l'aulel, tenant ccpendjnt les mains appuyées dessus.

9. <i 11 achève l'Evangile au même lieu, ayant le corps droit et les mains jointes; » à la fin il ne baise point le livre ou le carton et ne dit point : Per evangelica dicta, etc. S'il s'est servi du livre, il le ferme avec la main droite, de telle sorte que l'ouverture du livre regarde le côté de l'Evangile et non pas le calice; car en cette action on n'a égarl à aucun mystère, mais seulement à la bienséance qu'il y a de fermer le livre de la main droite plulôl que de la gauche (Gai'., Bauldnj, Diretturio).

10. On dit toujours l'Evangile de saint Jean à la fin de la messe, si ce n'est quand on fait l'olfice d'une fête qui arrive le dimanche ou un jour de férié qui a un Evangile propre; car pour lors on dit à la fin de la messe l'Evangile du dimanche ou celui de la férié, au lieu de celui de saint Jean. Néanmoins, dans les églises cathédrales et dans les collégiales où l'on dit deux messes hautes le même jour, l'une de la fête et l'autre de la férié qui a son Evangile propre, on prend à l'une et à l'autre pour dernier Evangile celui de saint Jean. De plus, quand la veille de Noël se rencontre au quatrième dimanche de l'Avent, on lit à la fin de la messe l'Evangile de saint Jean, et non pas celui du dinjunche, parce qu'il n'a pas été lu à l'office. En 1631, la sacrée congrégation, consultée au sujet d'un prêtre qui, ne pouvant dire l'Evangile de saint Jean qu'en balbutiant, en substituait arbitrairement un autre, répondit qu'il devait être suspens de la célébration de la messe jusqu'à ce qu'il se fût accoutumé à le bien prononcer [Merali, n. 2b8).

11. Il faut encore remarquer, touchant le dernier Evangile, 1° qu'à la fin de la troisième messe du jour de Noél on lit l'Evangile du jour des Rois, Cum nnlus esset Jésus ; ±' que le dimanche des Rameaux on dit aux messes basses l'Evangile qui est marqué pour la bénédiction des rameaux, et à la messe solennelle on dil celui de saint J'-an; 3° qu'on ne dit point l'Evangile des vigiles qui arrivent en Carême et aux Quatreïemps, quoiqu'on en fasse mémoire à la messe, parce qu'il n'a pas été lu à l'office; k' qu'on ne dit jamais d'autre Evangile aux

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mipssos votives et à celles des morts que celui de saint Jean.

1-2. A|)i(^s (]uc le prétro a aciiové fEvaii- ^ilc, s'il s'étaii li.'iliillé à l'autel, il va au miii'ii de rautel, sehin quelques auli'urs [Merati, etc.) ; et après avoir lait une inclinalioii à la croix il revient au côté de l'Evangile d'où il était parti, pour s'y déshabiller. <( 11 (lit en se désliahillaiil l'antienne Trium jiuerorum, ete., avec le cantique Jienedicite et autres prières. Il double l'anlienne quand il a dit l;i messe d'un oliice double, ou une jnesse votive solennelle pour une aiTairc ini- |iorliinl(>, » ou môme, selon queUiues-uns, iors(iu'il a dit une messe des morts avec une seule oraison. Au temps pascal il ajoute Alléluia à l'antienne, Inrs mèn)e, selon quelipies auteurs, (lu'il a dit la messe <los morts. S'il doit se désliabiller ailleurs, comme il est plus à propos, il va au milieu de l'autel, lait une inclination de tête à la croix, et aviiut relevé proprement sur la bourse la pailie du voile (jui doit ôlre relevée, selon ce (jui a été dit art. 10, n. ±1, « il prend le calice de la main g.iuclie par le nœud, metlani la droite sur la bourse, » et sans laire d'autre ii\rlinalion, il se tourne du côté de l'Epitre, et se retirant un peu vers celui de l'Evangile, « il descend .'lu bas des degrés. »

\'A. Etant descendu, « il l'ait une inclination prol'onde à la croix ou une génullexiou sur le pavé {S. C. 18J1), si le saint sacrement y est; puis, ayant reçu sa barrette et s'étant couvert, il retourne à la sacristie avec gravité et modestie, comme il était venu, disant tout bas raniienue Trium puerorum , avec le cantique Beiicdicite, » et autres prières; étant arrivé dans la sacristie, il Lit à la croix la même inclination qu'il avait faite eu sort.inl.

14. 11 met le calice à sa place ordinaire, de la même manière qu'il était sur l'autel à la Du de la messe; puis il ôte sa barrette et quitte ses ornements, commençant par ceux qu'il a pris les derniers et baisant ceux qu'il a baisés en s'babillant, savoir, l'élole, le manipule et l'amict, prenant garde de ne pas tirer l'aube par-dessus sa tête; mais après avoir tiré la manche du bras gauche, et fait passer une partie de l'aube par-dessus sa tète, il tire ensuite la manche du bras droit.

lo. Quoi(iu'il n'ait pas loutlié le saint sacrenu'nl depuis la dernière ablution, il est néanmoins à propos qu'il Une jcs mains sitôt qu'il est dcsbabillc. C'est une pratique Irès-louable et insinuée par tous les auteurs, dit Bakieschi. L'évcque le l'ait après la couiniunion : c'est, dit-on, pour que les mains déposent en quehiue sorte une espèce d'être sacré, avant de loucher dis choses profanes [Merali, etc.). il convient de metTe l'eau qui a servi à cela dans un lieu décent, et même qu'on ait pour cet effet un essuiemains difl'érent de celui dont on se sert avant de dire la messe. Eiilin il fait son action de grâces avec la dévotion convenable a la grandeur du bienfait qu'il a reçu dans cet auguste mystère.

Iti. S'il donne la communion hors de la

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messe, il doit observer les choses suivantes : l°ll lave ses mains et prend un surplis et une étole de la couleur de l'ofûce du jour [Rit. rum.], à moins que ce ne fût le noir; il peut aussi se servir d'une étole blanche, selon ({uelques aul(;urs. Il faut qu'elle soit pendante, à moins (|u'il ne lût revêtu d'uu amiel et d'une aube; c.r alors il doit croiser l'étole par devant. 2» 11 va ainsi à l'autel avec modestie, la tête couverte, les mains jointes illit. rum.), précédé d'un clerc (|ui pot te la bourse avec un corporal et un purificatoire dedans, s'il n'y en avait point sur l'autel, et la clef du tabernacle; ou bien le prêtre porte lui-même tous ces objets, surtout si le servant est un laïque {Baruffnldus in Rit. rom., UnUieschi). 3' Arrivant au bas des degrés, il donne sa barrette au clerc, fait !a génullexion sur le pavé, et prie un peu de teni()s à genoux sur le marchepied. 4° H monte à l'autel, où il étend le corporal sur la pierre sacrée, met la bourse au côté de l'Evangile el le purilicaloire au coté de i'Epître, observant ensuite ce qui a été dit à l'article précédent, n. 18, 19 cl 20, touchant la communion que l'on donne pindant la messe. 5' Ayant achevé de distribuer la communion, il remet le ciboir(; sur le corporal el fait aussitôt la génullexion. Il peut dire alors l'antienne 0 sacrum cunviiium, etc., avec le verset et l'oraison du saiiit sacrement, ajoutant, au temps pascal et dans l'octave du très-saint sacrement, les Alléluia convenables, le clerc répondant quand il le faut. 11 couvre le ciboire, après quoi il trempe les doigts avec lesquels il a louché le saint sacrement dans un petit vase où il y a de l'eau, lequel doil êlre proihj du tabernacle du côté de l'Epître; un bien, à ion défaut, il l(S lave au coin de l'Epître sur quelque bassin, le clerc versant de l'eau, et il les essuie avec le purilicaloire. L'usage est de jeter dans la piscine sacrée l'eau de l'ablution , quoique, selon le Rituel romain, il puisse la prendre lui-même, s'il a célébré, ou la donner à ceux qui ont communie. 11 n'est pas, au reste, nécessaire de jeter chaque l'ois dans la |)iscinc l'eau de l'ablution : on peut la laisser dans le petit vase, qu'on A soin seulement de vider de temps en lem|)s dans la piscine, afin (luc l'eau qu'il contient soit toujours nette, aussi bien que le purificatoire qui y est par-dessus, (ju'il faut pour cela avoir soin de changer quelquefois (]' Le prêtre, ayant essuyé ses doigts, ouvre le tabernacle, y met le ciboire, fait la génullexion. C'est l'ordre indiqué par le Rituel romain; mais on peut supposer que cet ordre n'est pas de précepte, puisqu'on le suivant il faudr.iit encore prendre cette ablution si on a célébré, ou la donner à ceux ijui ont communie, ou la jeter dans la piscine, avant de remettre le saint sacrement daus le tabernacle : on peut donc préférer l'ordre indiqué dans le Cérémonial monastique et se purifier Us doigls après la bénédiction, ou biea avant, comme le veulent Merali et Baldeschi. Ainsi, après avoir leruié le tabernacle, la prêtre , s'ctaul puriilé les doigls , 1ère ks

yeax vers la croix, étendant et élevant en uiéme temps les mains, qu'il rejoint aussitôt devant la poitrine, et dit tout haut : Benedictio Dei omnipotentis, accompagnant ces paroles d'une inclination de tête à la croix (/fn/desc/ti, etc.) ; après quoi il se tourne vers ceux qui ont communié, ayant les mains jointes et les yeux baissés, et leur donne la bénédiction, disant du même ton de voix : Palris, et Filii f, et Spirilus sancti descendat super vos et tnaneal semper. 7° S'élant tourné vers l'autel, il plie le corporal, le met dans la bourse, qu'il donne au servant ou qu'il porte lui-même {Baldeschi). Ayant fait une inclination de tête à la croix, il descend et se retire, comme il est marqué à la Cn de la messe, n. 13. 8° S'il donne la communion immédiatement avant de commencer la messe, ce qu'il ne doit faire que pour une cause raisonnable, ou s'il la donne pour une semblable cause incontinent après, il ne quitte point la chasuble ni le manipule, mais il met le calice du côté de l'Evangile, tire de la bourse le corporal, qu'il étend au milieu de l'autel, et pratique ce qui vient d'être prescrit, ne manquant pas de donner la bénédiction, comme il a été dit.

VARIÉTÉS

Le Missel viennois n'ajoute pas Alléluia à Vile, Missa est dans l'octave de Pâques; cependant les livres de chant grand in-folio l'ajoutent à Benedicamus Domino.

ARTICLE XU.

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