Chapitre I. — Du maître des cérémonies
1. Avant que de parler des cérémonies que chacun doit pratiquer en la messe pontificale, il est bien nécessaire de parler du maître des cérémonies, puisque sans lui les charges ecclésiastiques ne sauraient être dignement exercées ; et il serait inutile d'établir des lois pour les cérémonies, si on n'établissait quelqu'un pour les faire observer. El même il serait fort à propos qu'aux grandes églises et auxjours solennels il y en eût deux, ou qp tout cas qu'on lui donnât un aide pour l'assister , lorsqu'il se trouve empêché près do l'autel, pour accompagner, etc.
2. Celui donc qui aura la charge de maître dos céréuionics doit être instruit de tout ce que l'évêque et les ministres doivent faire, afin qu(^ doucement et avec modestie il les puisse avertir quand il en sera besoin.
3. 11 doit prendre garde de bonne heure que tout ce qui est nécessaire pour la eélébration de la messe pontificale, à l'église, à l'autel, à la crédence et à la sacristie , soit préparé comme il faut.
't. Il aura soin que les officiers servant auprès de l'évoque ou faisant quelque autre i'onction que ce soit de leur charge, la fassent exactement , en temps convenable, avec modestie et sans bruit, les avertissant doucement s'ils oubliaient quelque chose de leur office ; et lui-même aura très-grand soin de faire toutes ses actions posément et avec gravité et bienséance.
5. Quand tout est prêt il lave ses mains, prend le surplis cl attend l'arrivée de l'évêque dans le lieu qu'on lui a préparc pour prendre les ornements. L'cvê(iue y étant arrivé, il lui fait une génuflexion et se lient près de lui pour avertir les ministres do leur office ou pour suppléer à leur défaut.
C. Si quelqu'un des ministres doit rlianler le chapitre de tierce , il lui donne le livre, l'accompagne au lieu accoutumé, reçoit le livre de lui , faisant les génuflexions ordinaires à l'autel et à l'évêque
Chap. II — De 1(1 première entrée à l'autel.
1. L'évêque étant habillé el voulant partir pour aller à l'autel, le maître des cérémonies avertit tous les assistants et ministres du lieu où ils doivent être pour saluer la croix, si c'est la sacristie ou la chapelle, et aussi l'évêque; pour lui, il se place derrière l'évêque et fait en même temps que les autres une génuflexion à la croix qui est sur l'aulel de ce lieu-là, puis une autre génuflexion à l'évêque quand il se tourne pour aller à l'autel; et s'il s'habille eu son siège, il fera comme nous dirons en l'office de l'évêque, chap. 3.
2. Allant à l'autel il marche seul après les deux acolytes qui portent les chandeliers et devant le sous-diacre, tenant les mains jointes ella léle découverte
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3. S'il faut saluer les chanoines, ayant, avant (juc de sortir de ce lieu, averti tous les assistants et minisires de l'endroit où ils le» doivent saluer, il les salue aussi avec eux.
4. Etant arrivé à l'autel il laisse passer les sous-diacre, diacre, prêtre assistant, cl l'évêque qu'il salue ; lesquels s'étant mis au devant du plus bas degré el découverts, il reçoit leurs bonnets qu'il donne à quelque acolyte pour les porter sur les bancs où ils se doivent asseoir durant la messe. Puis il reçoit des mains du sous-diacre le livre des Evangiles el le manipule de l'évêque qui est dedans.
5. Il fait la génuflexion en même temps que tous les minisires la font , et se met à genoux durant la confession, au côté de l'Evangile, derrière le sous-diacre.
(i. Quand l'évêque AU, Jnchtlgenliam ,absolutioticm, etc., il se relève el donne an sousdiacre le manipule qui était dans le livre des Evangiles, et se remet à genoux.
7. L'évêque montant à l'autel, il va au côté do l'Epître, faisant une génuflexion en passant au milieu de l'autel, monte les degrés, et se met entre le diacre et le thuriféraire pour les aider, s'il en est besoin. Il reçoit pourlant la navette, des mains du diacre pour la rendre après au thuriféraire , afin que celui-ci puisse plus commodément donner l'encensoir au diacre ; puis il descend les degrés et demeure au côlé de l'Epître durant l'encensement, tourné vers l'autel.
8. L'encensement fini, il se met derrière le sous-diacre et à la gauche du thuriféraire, un peu derrière , el y demeure pendant que le diacre encense l'évêque, faisant une génuflexion à l'évêque avant et après.
CnAP. III. — De rintroït.
1. Il accompagne l'évêque à son siège et demeure jusque vers la fin des oraisons proche de lui, debout sur le plan ou basses marches, la f:»ce tournée vers l'autel, en sorte qu'il puisse être vu des ministres qui sont près de l'évêque, et des chanoines qui sont au chœur ; lesquels il doit avertir avec une inclination de tête , faite premièrement vers l'évêque, puis se tournant vers le chœur toutes les fois qu'il faut ôter la mitre , et les autres ôter le bonnet , faire une inclination, se relever debout ou se mettre à genoux , et (juand on doit présenter la milre, le grémial et la crosse, et les reprendre.
2. A la dernière oraison il va à la crédence, après avoir fait une génuflexion à l'évêque et une autre à l'autel en passant au milieu, prend le livre des Epîlres, le tenant des deux mains élevé par les côtés, le donne au sousdiacre et le salue.
3. Il se met à sa gauche , va au milieu de l'autel avec lui , fail une génuflexion à l'autel, et puis se tourne vers l'évêque el lui en fait une autre ; ensuite il accompagne le sous-diacre au lieu où il doit dire l'Epître, et demeure à son côlé gauche un peu en arrière, lui tourne le feuillet, s'il en est besoin, pendant qu'il dit 1 Epître.