‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 147 sur 411 · MES M · texte numérisé non relu

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de grâces, accompagne l'évêque à son retour et se relire en p.iix.

Si l'évêque (]uiitc ses ornements à son siège épiscopal, il fera conmie il est dit au chapitre 9, n. li, de l'office de l'évêque.

CnAP. XI. — De la Communion générale

1. Si l'évêque doit donner la communion générale, après qu'il a reçu le précieux sang, il communie les diacre et sous-diacre (jui baisent la main de l'évêque avant de recevoir le saint sacrement et la joue gauche de l'évê(iiie après l'avoir reçu, répondant Et cum spirilu tuo à l'évêque qui leur dit Pax tecum.

2. Ensuite le diacre va au côté de lEpîtra sur le second degré de l'autel, et là, un pi-u incliné vers l'évêque l(\n\ est au côté de lErangile sur le marchepied avec le sous-diacre derrière lui au second degré tous deux tournés vers le diacre), les mains jointes, il chanta le Conpleor, au Ion or<linaire déclaré dans lo Cérémonial, tous ceux qui doivent communier étant à genoux, et tous les autres qui sont au chœur étant debout.

."}. L'évêque dit Misereatur vestri , etc., Indulgentiam, etc., et fait lo signe de la croix sur le peuple. Ils changent ensuite de place, de celte manière; l'évêque va au milieu do l'autel et le salue, et le sous-diacre, après avoir fait la génuflexion au saint sacrement, au milieu de l'autel, va au côlé de l'Epîlre, et le diacre au côté de l'Evangile, où, après avoir fait la génuflexion, il prend avec révérence le saint ciboire ou le vase dans lequel sont les hosties consacrées, qu'il découvre; et l'évêque s'étant tourné, le diacre est à sa droite, tenant ledit vase en la main, tourné aussi vers le peuple; et le sous-diacre étant à la main gauche de l'évêque, tenant la patène de la main droite, fait en sorte qu'elle soit toujours au-dessous de la main droite de l'évêque, toutes les fois qu'il prendra une hostie du saint ciboire, et jusqu'à ce qu'il ait communié quelqu'un.

4. L'évêque ainsi tourné prenant une hostie consacrée (le sous-diacre mettant la patène par-dessous) dit Ecce Agnus Dei, etc., et par trois fois, Domine, 7ion sum dignus, etc.; et après donne la communion, le sous-diacre portant toujours la patène sous le menton de celui qui communie.

5. Deux acolytes étant à genoux sur le second degré, un du côté de l'Evangile, et l'autre de l'Epîlre, tiennent des deux mains une nappe blanche par les quatre coins, jusqu'à ce que la communion soit finie.

6. Ceux qui doivent recevoir la communion viendront deux à deux, ceux qui sont revêtus de la chape les premiers, puis les autres; et après avoir fait une génuflexion an saint sacrement, et une inclination à l'évêque, se mettront à genoux au milieu de l'autel sur le bord du marchepied, baiseront la main de l'évêque avant de communier; et après avoir communié se relèveront, feront une génuflexion au saint sacrement, et une inclination à l'évêque, et se retireront au côlé de l'Epîlre, où ils recevront la purification des mains de quelque acolyte, qui leur

DICtlONNAlRE DES CEREMONIES ET DES RITI.-S SACRES.

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présentera une coupe avec du vin et une scrvielle pour s'essuyer les lèvres.

7. Si quelque prélat veut communier, pourvu qu'il ne soit pas évoque sacré, il doit, avant de recevoir la sainle communion, baiser la main de l'évêque; et après avoir communié, le baiser à la joue gauche; tous les chanoines revêtus de pluviaux, de chasubles, dedalmatiques ou tuniques, feront de même. Mais les autres, tant du clergé que du peuple, même les magistrats, baiseront seulement la main de l'évêque, immédiatement avant la communion; elles évêques sacrés seulement la face, et non la main de l'évêque.

8. Los prêtres , quand ils communient, doivent avoir une élole, s'ils ne sont revêtus comme il est dit au num. précèdent.

9. La communion finie, on reporte les flambeaux à la sacristie, et l'évêque avec ses ministres se retourne vers l'autel; le diacre remet le saint ciboire sur l'aulel; le sousdiacre la patène, el font avec l'évêque une génuflexion au saint sacrement : le diacre couvre ou ferme le vase ou ciboire et le met dans le tabernacle, et fait après une génuflexion; et s'élant relevé il ferme le tabernacle. Cependant l'évêque et le sous-diarre sont au côté de l'Epllre. Ensuite l'évêque, ayant pris la purification, lave ses doigts, prend l'ablution, et poursuit le reste de la messe.

10. S'il ny a point de tabernacle sur l'autel, et qu'il soii demeuré des hosties après la communion, le diacre remet le saint ciboire couvert sur l'autel, jusqu'après la messe; auquel cas tous observeront les génuflexions et autres cérémonies en se tournant vers le peuple, passant ou quittant le milieu de l'autel, comme on fait quand le saint sacrement est exposé à découvert en quelque lieu éminentsur l'aulel, et l'évêque ne prend plus la mitre. Ou bien un prêtre revêtu d'un surplis et d'une élole, ou même d'un pluvial, porte le saint sacrement au lieu oiî il a accoutumé d'être gardé; et est précédé des acolytes qui tiennent leurs flambeaux allumés à la main, et sous un dais, s'il se peut commodément, accompagné aussi de quelques autres clercs ou ecclésiastiques ^

ARTICLE VII

DE l'office du SOUS-DIACRE.

(Cérémonial, I. i, c. 10.)

Le sous-diacre qui doit chanter l'Epître à

la messe pontificale, doit être chanoine, des

filus anciens ou plus dignes sous-diacres, si es prébendes sont distinctes, ou autrement suivant la coutume de l'Eglise.

Chapitre I. — De ce que le sous-diacre fait avant et vendant que l'évêque s'habille.

Si l'évêque prend ses ornements à sa chaire épiscopale près de l'autel, voyez le chnp. 3, de l'office de l'évêque, col. kHl ; et, s'il les prend à la sacristie, ce qui suit :

1. Le sous-diacre s'étant renilu à heure convenable à la sacristie, fiiit sa prière, lave ses mains, lit lEpître qu'il doit dire, el ayant prit son habit ordinaire, va à la rencontre

de l'évêque, et l'accompagne à l'antel oîi repose le Irès-sainl sacrement, oîi il se met à genoux, fait sa prière pciulanl que l'évêque fait la sienne, cl après va ;iu lieu où il doit prendre ses orncinenls épiscopaux; et ayant salué la croix mise sur l'autel de ce lieu, conjoinlciiient avec les autres, il fait une inclination profonde à l'évêque, et se retire à l'écart pour prendre ses ornements sacrés.

2. Assisté de quelque acolyte, .il se revêt de ses ornements, savoir, premièrement de l'amict en baisant lu croix qui est au milieu, et le met autour du cou, en sorte que le collet de la soutane ne paraisse point : après il prend l'aube et la ceinture qu'il serre, en sorte que l'aube également pendante ne traîne point par terre, el ne l'empêche do marcher; et en dernier lieu la tunique, sans être obligé de dire les oraisons à chacuu desdils ornements, s'il ne veut.

3. Il ne prend point le manipule, que l'évêque ne soit entièrement habillé.

k. S'il a besoin d'un mouchoir (comme il est très à propos d'en avoir un), il doit l'attacher à sa ceinture sur le devant.

5. Etant ainsi revêtu, il va de concert avec le diacre au lieu où est l'évêque, el après avoir salué la croix et l'évêque, il se met à son côté gauche.

G. Lorsque l'évêque commence à dire le psaume Quam dilecta, etc., il va à la crédence, ou au lieu où sont les brodequins et sandales, et les apporte dans un bassin, couverts d'un voile de taffetas, avec les deux mains élevées jusqu'aux yeux, ou sans bassin, mais les mains couvertes alors d'un autre voile. Puis à l'aide de deux domestiques de l'évêque, étant à genoux, il chaussera l'évêque, commençant par le pied droit.

7. L'évêque étant chaussé, il se rdève, et se met à sa gauche, afin d'aider avec le diacre à le revêtir des autres ornements. El encore que ce soit au diacre principalement de l'habiller, il aide pourtant quand il en est besoin.

8. L'évêque ayant lavé ses mains, il s'approche de lui pour aider à le revêtir des ornements pontificaux avec le diacre, chacun de son côté, et recevant les ornemenls qui sont portés l'un après l'autre par les acolytes : et premièrement l'amicl, l'accommodant eu sorte qu'il couvre entièrement le collel de la soutane; après , l'aube el la ceinture; puis aide à accommoder la croix pectorale et l'étole, cl attache les cordons, s'il y en a. Enfin, il lui aide à prendre le pluvial. Et l'évêque ayant pris la mitre, il en accommode les fanons par derrière. {Ce qu'il fait toutes les fois que le diacre lui met la mitre, s'il n'est occupé ailleurs.)

I: 9. Si c'est l'usage de celle Eglise-là que le sous-diacre chante le chapitre, les psaun)es de tierce étant finis, il se lève, fait une inclination profonde à l'évêque, reçoit le livre des mains du maître des cérémonies, va au lieu où l'on a coutume de chanter l'Epîtie: y étant arrivé, cl ayant fait en passant nue incliuation profonde à l'autel, ou géniillexion, s'il y a tabernacle, el prenant garde Ue ne tourner le dos, nia l'autel, ni à levé-'

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qup, tenant lui-môiiic son livre, il chante le cii.ipitre. Puis il rend le livre nu maître des cérciiiunies, du(|uei il l'a reçu, et qui l'a accompagne, et retourne à sa place, avec les mêmes révérences qu'il a faites auparavant à l'autel et à l'évéque.

10. Le chœur ayant achevé de dire tierce, après que le diacre a ôlé la mitre à l'évéque, il aide à lui ôtor le pluvial, comme aussi à. lui donner la tunique et la dalinalique : et l'évéque étant assis, il lui met le gant de la main gauche; baisant premièrement la main de l'évéque, et puis le gant.

11. L'évéque étant debout, il aide à lui mettre l;i chasuble et à attacher les cordons, comme ceux de l'amicl.

12. Si c'est un archevêque, et que ce jourlà il use du palliuin, il aidera au diacre à le mettre, élevant avec la main droite la partie du palliuin qui doit pendre par derrière, et l'accommodant en sorte qu'il environne égalanient les épaules de l'archevêque; il mettra aussi la troisième aiguille à la croix de derrière, en la manière expliquée ci-dessus, à l'office du diacre, chap. 1, n. 17, où il peut la voir.

13. L'évéque étant habillé, il prend alors son manipule, qu'il met à son bras gauche. Il prend aussi le livre des Evangiles, dans lequel il met le manipule de l'évéque.

Chap. II. — De la première entrée à l'autel.

1. Etant derrière l'évéque, etaucôtégauchc du prêtre assistant, si c'est à la sacristie ou à la chapelle, le sous-diacre fait une inclination profonde àla croix, la tête découverte; et comme l'évéque se tourne avant de partir, il le salue aussi en s'inclinant profondément.

2. 11 se couvre pour aller à l'autel, et marche seul portant le livre des Evangiles fermé devant la poitrine, dans lequel le manipule de l'évéque est enclos, le prêtre assistant et le diacre marchant immédiatement après lui.

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