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exposé. VoyAc Traité des saints Mystères, par Collet, à l'article Préparation de l'autel.
3. L'ancienne rubrique parisienne , celles de Toulouse et de Vienne disent que le diacre et le sous-diacre font la génuflexion in accessupropealtare. La nouvelle rubrique de Paris dit : Quuties altare conscendunt,aut ah eo descendunt, ce qui est équivalent à ce que dit Roinsée : In termina a quo. Coci paraît bien fondé: puisqu'ils font la génuflexion au lieu d'où ils parlent, lorsqu'il n'y a que la croix sur l'aulel , il doit en être de même lorsque le saint sacrement y est au même lieu ; on le voit bien quoiqu'on soit derrière le prêtre; il est vrai que, quand il est sur l'autel, après la consécration, on fait la génuflexion aux deux côtés du prêtre ; mais le cas est différent : le prêtre alors empêche de voir 1p saint sacrement, et le sous-diacre fait la génuflexion sur le marchepied après avoir déposé la patène, quoiqu'il ne la fasse qu'à sa place, au milieu du plus bas degré, quand il l'a reçue à l'Offertoire. Ainsi on peut donner pour règle que quand le saint sacrement est sur l'autel devant le prêtre, on fait la génuflexion à ses côtés, en y arrivant et en partant ; mais, quand il est exposé plus haut , on fait la génuflexion comme à l'ordinaire, au lieu d'oii l'on part. Les rubriques non romaines, qui prescrivent delà faire en arrivant aux côtés du célébrant, n'en prescrivent aucune quand le saint sacrement n'est pas exposé, lorsque le diacre et le sous-diacre montent aux côtés du célébrant avant lo canon; elles ne pouvaient donc pas dire que la génuflexion se fait comme à l'ordinaire quand il est exposé.
5. Los Missels de France disent que, si l'on prêche, il faut voiler le saint sacrement. La rubrique de Paris ajoute que, malgré cela, il doit y avoir au moins deux cierges allumés. S'il est entièrement caché par un voile, on peut être assis et couvert, soit en chaire, soit dans le chœur. {Décr. 1796, V. Gardellini, app. 2, p. 222); mais il serait louable d'être découvert quoi qu'assis (Ibid.). 11 vaut mieux être près de l'autel pour prêcher, afin que les auditeurs ne se tournentpas vers le côté opposé au saint sacrement.
10. La congrégation des Bites a décidé que, pendant la messe, les ministres font la génuflexion d'un seul genou ; il semble qu'il doit en être de même des autres qui viennent communier et qui s'en retournent; si on la faisait à deux genoux, il faudrait la faire ainsi toutes les fois que l'on est près du prêtre qui distribue la communion, comme Gervasi et Merali l'exigent du servant qui doit communier à une messe basse. Ces auteurs veulent qu'après avoir dit le Confiteor à sa place, il fasse la génuflexion à deux genoux in plana terra, avant de se placer sur un degré pour communier, et qu'après il répète la même génuflexion , mais la décision susdite le dispense de cela; et il semble qu'elle est applicable aux autres qui viennent communier après lui. On s'est mis d'abord à deux genoux pour le Confiteor, et pour la communion cela parait suffisant.
Les dominicains ne font qu'une inclination, comme lorsque le saint sacrement est dans le tabernacle.
ARTICLE XIII
De la messe solennelle en présence de l'évéque diocésain.
1. Avant que lévêquc vienne à l'Eglise , le sacristain lui prépare au côté de l'Evangile, s'il se peut, entre l'autel et le chœur, un siège élevé par devant et aux côtés de trois degrés couverts de tapis, avec un carreau tout proche pour s'agenouiller, quand il faut, s'il ne désire pas pour cela descendre de sou siège. 11 dresse encore en bas devant l'autel un accoudoir ou prie-Dieu couvert d'un lapis violet, avec un carreau de même couleur sur lequel l'évéque s'agenouille en arrivant et en sortant , pour faire sa prière; connue aussi, s'il veut, durant la messe, à l'élévation et à quelques autres endroits ciaprès marqués, n. 16. Si c'est la coutume de donner la paix à l'évéque avec un instrument, comme on le pratique en plusieurs églises de France, le cérémoniaire mot sur la crédence cet instrument, auquel doit être attaché un pelit voile do soie ou de lin pour l'essuyer avant de le présenter à baiser. Il prépare de plus un beau Missel qu'un clerc soutient, quand il faut, devant l'évéque durant la messe, et un bougeoir avec son cierge qu'un autre clerc lient allumé à son côté, si c'est la coutume ou s'il le désire.
2. L'évéque diocésain doit être reçu à la porte de l'église par le clergé en surplis avec l'eau bénite, tous lui faisant une révérence convenable quand il arrive ; le supérieur ou le plus digne du clergé lui ayant présenté l'aspersoir avec les baisers accoutumés, il prend de l'eau bénile cl en donne aux autres; puis il va, suivi du clergé, devant l'autel où repose le saint sacrement, et ensuite devant le grand autel, s'il est différent de celui-là . faisant sa prière à genoux devant l'un et l'autre. Le clergé , ayant fait sa prière derrière l'évéque, se retire au chœur où chacun prend sa place. Si l'évéque en entrant dans l'église n'a pas son camail et son rochet, il va les prendre dans la sacristie, après avoir fait sa prière devant le saint sacrement , et il revient ensuite devant le grand autel , comme il a été dit.
3. Aussitôt que l'évéque entre au chœur, le célébrant et ses ministres sortent de la sacristie et vont à l'autel (si ce n'est qu'on n'eût pas encore achevé quelque office); après avoir salué l'autel , ils saluent l'évéque lorsqu'il est relevé de sa prière; savoir, le célébrant par une inclination profonde , et tous les ministres par une génuflexion, si c'est l'usage; ce qu'ils font durant la messe toutes les fois qu'ils passent devant lui.
k. L'évéque élaul arrivé au bas des degrés du milieu de l'autel, le célébrant se met à sa gauche, et les ministres sacrés se retirent à la gauche du célébrant, un peu derrière lui. L'évéque commence la messe , et le célébrant et ses ministres lui répondent , se tournant vers lui quand ils disent : Et tibi, pater, et Et te, pater.
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5. Après que l'évoque a dit Indtilgenttam , etc., le célébrant et ses ininislrcs le saluent, s'étant un peu écartés des dogrcs de l'autel pour le laisser passer à son siège où il poursuit : Deus , lu conversits vivificabis nos, elc, jusqu'à Aufer a nobis, etc., exclusivement. Le célébrant, s'étant avancé devant le milieu de l'autel, continue la messe à l'ordinaire entre ses deux ministres; avant de monter sur le marchepied, il salue avec eux l'évéque, s'il est assez proche de l'autel. Si l'évêque ne désirait pas commencer la messe et faire la confession, quoiqu'il soit à propos qu'il le fasse toujours, le célébrant la commencerait de la même manière qui a été dite pour la messe basse en présence de l'évéque diocésain ; et ses minisires ne se conformeraient pas à lui dans les révérences qu'il ferait pour lors à l'évéque, d'autant plus qu'elles sont toutes particulières au célébrant.
6. Le diacre ayant fait la génuflexion à la droite du célébrant, quand il baise l'autel à ces paroles : Quorum reliquiœ hic sunt , va , accompagné du cérémoniaire à sa gauche et du thuriféraire à sa droite, trouver l'évéque à son siège ; l'ayant salué avec eux en bas par une génuflexion, il lui fait bénir l'encens, lui présentant la cuiller avec les baisers accoutumés, et disant : Benedicite,palcr reverendissime , ou, s'il était cardinal, eminentissime , pendant que le (huriféraire tient à genoux l'encensoir ouvert devant l'évéque ; ensuite, ayant rendu la navette au thuriféraire , et salué l'évéque comme en arrivant, ils retournent tous trois à l'autel, où le diacre, ayant reçu l'encensoir du thuriféraire, le présente au célébrant, qui fait l'encensement à l'ordinaire. H fait bénir l'encens de la même façon , après l'offertoire , avec les susdits ministres; mais, avant l'Evangile, le cérémoniaire fait bénir l'encens pendant que le diacre dit : Munda cor tneum, etc. Si l'évéque a auprès de lui un prêtre assistant en surplis , il se sert toujours de lui pour bénir l'encens et pour être encensé ; et en ce cas , le diacre ne vient point trouver l'évéque pour ce sujet , mais seulement le thuriféraire et le cérémoniaire ; ce qu'il suffit d'avoir dit en ce lieu pour tous les autres cas semblables.
7. Après l'encensement de l'autel, le diacre encense le célébrant de deux coups , mais non pas l'évéque, lorsqu'il n'est pas revêtu des ornements pontificaux , comme de la mitre et de la chape; car, en ce cas, il ne doit être encensé qu'une seule fois à la messe, savoir : après l'offertoire , encore qu'il fût cardinal et légat , selon le Cérémonial , liv. 1", chap.23.
8. L'évêque étant à son siège lit quand il faut les choses suivantes dans le Missel , qu'un de ses aumôniers ou quelque clerc soutient sur sa tête devant lui , pendant qu'un autre tient à côté le bougeoir avec le cierge allumé, s'il a coutume de s'en servir. 1° Il lit debout et découvert Vlntroit, le Kyrie et le Gloria in excelsis , en même temps que le célébrant les dit. 2* 1! lit assis et couvert l'Ëpitre, le graduel, ï Alléluia, la prose ou le
trait, jusqu'à l'Evangile. 1° Il lit debout le Symbole, l'offertoire et le Snnctus. k" Il lit debout VAgnus Dei et l'antienne appelée communion. Pour ce qui est des cercles que les chanoines doivent faire devant révé(]ue dans les messes où il assiste : savoir, à l'/ntroil jusqu'après le Gloria , si on le dit , au Credo , au Sanctus et à VAgnus Dei , ils ne se pratiquent pas clans les églises où il n'y a point de chanoines, ni aux messes des morts, ni au vendredi saint, en quelque lieu que ce soit.
9. Quoique l'évéque ait son siège près de l'autel, le célébrant peut s'asseoir à l'ordinaire avec ses ministres au Gloria , au Credo, etc. Les clercs qui suivent l'évéque s'asseyent sur les degrés de son trône ou en quelque autre lieu commode; quand le célébrant retourne de son siège au milieu do l'autel , il fait avec ses ministres les révérences convenables à l'évéque , après avoir salué l'autel.
10. Le sous-diacre, étant accompagné du cérémoniaire à sa gauche, fait la génuflexion à l'autel , puis à l'évêque, avant de chanter l'Epître ; et l'ayant achevée, il fait la génuflexion à l'autel, et va devant l'évêque, où, étant à deux genoux , il appuie son livre sur ceux de l'évéque, dont il baise la main et reçoit la bénédiction, et non pas du célébrant; puis, ayant fait la génuflexion au bas du tiône de l'évéque , il retourne à l'autel , où il quille son livre entre les uiains du cérémoniaire.
11. Le diacre ayant reçu du cérémoniaire le livre des Evangiles , le porte sur l'autel , saluant l'évéque en passant , comme il a été dit du sous-diacre; ayant mis le livre sur l'autel et fait la génuflexion , il va trouver l'évêque, baise sa main à genoux, et se retire après lui avoir fait la révérence; puis il va dire : Munda cor meuni , etc., sur le dernier degré de l'autel, selon le Cérémonial, liv. n, ch. 8. Etant monté, il prend le livre, fait la génuflexion, et descend en bas , au côté de l'Epltre, où il attend qu'il soit temps de partir. Ensuite, ayant fait la génuflexion à l'auiel , il va avec les autres dans l'ordre accoutumé devant l'évêque , où tous étant à genoux, comme en droite ligne, si le lieu le permet, le diacre qui est un peu plus avancé que les autres demande à l'évêque sa bénédiction , disant : Jubé, domne , benedicere; et l'ayant reçue, sans baiser sa main, tous se lèvent, font la génuflexion à l'évêque, et vont au lieu destiné pour chanter l'Evangile, où ils se placent comme aux autres messes, sans tourner le dos ni à l'autel, ui à l'évêque.
12. L'Evangile étant achevé, le sousdiacre , sans faire aucune révérence , porte le livre à baiser à l'évêque ; puis l'ayant salué par une génuflexion , comme font les autres s'ils passent devant lui , il s'en retourne de la manière accoutumée, le célébrant ne baisant point le livre et n'étant point encensé; après quoi, et non pas plus tôt , le célébrant entonne h^ Credo ou Dominus vobiscum. S'il y avait quelque aulro prélat présent, plus considérable que l'é-
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véque diocésain, comme un cardinal, on le tlonne à baiser seulement au plus digne, et s'ils sont plusieurs d'égale dignité avec l'évêque diocésain, on ne le présente à personne {Cérém. liv. i, ch. 30).
13. S'il y a sermon durant la messe, le célébrant s'assied entre ses deux ministres sur son siège ordinaire comme au Gloria ; si eu'iuite le prédicateur publie des indulgences accordées par l'évéquc , selon ce qui est jiorlé au Cérémonial , liv. i , cliap. 22, le célébrant, pendant cette publication et la confession que le diacre fait auparavant, demeure debout ctdécouvertaucoiii do l'EplIre, comme lorsqu'on chante l'Evangile, ayant de plus la télé inclinée , et tous les autres sont à genoux de la manière ci-après exprimée, n. 19.
14. Le sous-diacre, avant de mettre l'eau dans le calice, se tourne vers l'évéquc, tenant la burette de l'eau élevée pour la lui faire voir; et faisant une demi-génuflexion, il lui dit : Benedicite , pnler reverendissime, ou , s'il est cardinal , eminenlissime , et l'évéquc la bénit de son siège ; mais si le sousdiacre, étant à l'autel, ne pouvait être commodément aperçu de 1 évéque, il irait devant son siège , accompagné du cérémoniaire , pour faire bénir l'eau , observant les révérences requises , tant en allant qu'en revenant.
15. Après l'oblalion du calice , le diacre , accompagné du thuriféraire et du cérémoniaire , va faire bénir l'encens à l'évéque , comme il a été dit ci-dessus, n. 6; étant retourné à l'autel, au côté de l'Epître, il reçoit l'encensoir du thuriféraire , et le donne au célébrant qui encense l'autel comme aux autres messes. Ensuite le diacre encense le célébrant de deux coups seulement , puis il va encenser l'évéque de trois coups avec les révérences convenables , et reçoit de lui la bénédiction ; après, il encense à l'ordinaire le chœur, et il est lui-même encensé par le thuriféraire , comme aussi les acolytes et le peuple. Si l'évéque avait un prêtre assistant, ce serait à celui-ci à l'encenser, après quoi il serait lui-même encensé par le diacre qui continueraitensuite l'encensement du chœur comme il a été dit.
16. Un peu avant l'élévation , l'évéque se met à genoux sur un carreau à sa place, ou bien il descend de son Irôue et s'agenouille devant l'autel sur un accoudoir qu'on prépare auparavant ; en ce cas, le sous-diacre ne s'agenouillerait pas au milieu de l'autel , mais un peu vers le côté de l'EpUre , et les porte-flambeaux pourraient se retirer pour Une plus grande commodité aux deux côtés de l'autel, ayant la face tournée l'un vers l'autre, suivant ce qui a été dit ci-dessus, art. 8, n. 3. Après l'élévation , l'évéque retourne à son siège, s'il en est descendu, si ce n'est aux niesses des morts et des fériés privilégiées , dont il a été parlé ci-dessus, art. i, n. 9, auxquelles l'évéque demeure à geuoux, comme ceux du chœur, depuis Sanclus inclusivement jusqu'à Pax Dumini exclusiveiKCul , et pendant les oraisons que le celé-
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branl chante ; ce qu'il observe encore à certains versets, comme AJjitva nos, Dem, etc.; Veni, sancte Spiritus, etc.
17. Le sous-diacre, ayant reçu la paix du diacre, va, accompagné du cérémoniaire, la porter à l'évéquc, mettant les mains sous ses coudes, lui disant comme aux autres, Pax tecum, et ne le saluant point auparavant, mais seulement après; puis il la porte au chœur de la manière ordinaire : mais si c'esl la coutume du lieu de donner la paix à l'évéque avec un instrument, le diacre, après avoir donné la paix au sous-diacre, reçoit du cérémoniaire l'instrument de la paix, et l'ayant baisé, le donne nu sous-diacre qui le porte des deux mains, élevé à la hauteur de la poitrine, et le présente à baiser à l'évoque, l'essuyant auparavant avec le voile qui y est attaché; puis il le rend au cérémoniaire, et observe le reste qui a été dit.
18. Si l'évéque a auprès de lui quelque personne considérable qui lui serve de prêtre assistant, celui-ci va à l'autel, et reçoit seul la paix du célébrant, laquelle il porte à l'évéque, comme il a été dit du sous-diacre, ou avec le baiser, ou avec l'instrument qu'il baise et essuie auparavant. Ensuite le sousdiacre vient recevoir du même prêtre assistant le baiser de paix, qu'il donne après an chœur, puis au diacre et au cérémoniaire. Mais si le célébrant avait un prêtre assistant, il irait recevoir la paix du prêtre assistant de l'évéque, et la distribuerait ensuite au chœur, puis au diacre, au sous-diacre et au cérémoniaire.
19. Le célébrant, ayant dit Placeat et baisé l'autel, ne donne pas la bénédiction, mais il fait une inclination à la croix, ses deux ministres étant à leurs places l'un derrière l'autre, et se retire avec eux au côté de l'Epître, où il demeure debout sur le second degré, la face tournée vers le côté de l'Evangile, et profondément incliné, ayant le diacre à sa gauche, et le sous-diacre à la gauche du diacre, tous deux à genoux sur leurs dogrés ordinaires, pendant que l'évéque donne la bénédiction, suit de son siège, soit du milieu de l'autel; ce qui dépend de sa volonté. Si le siège épiscopal était au côté de l'Epître, le célébrant recevrait la bénédiction au côté de l'Evangile ayant le diacre à sa droite, et le sous-dIacre à la droite du diacre, de la manière qui a été dite. Si l'évéque renvoyait au célébrant à donner la bénédiction, ce qui ne semble pas néanmoins convenable, alors le célébrant, ayant dit Benedicat vos, omnipotens Deus, à l'ordinaire, et s'étant tourné, ferait une inclination profonde à l'évéque, et puis donnerait la bénédiction du côté où il n'est pas.
20. Après la bénédiction de l'évéque, le célébrant va avec ses deux ministres pour dire l'Evangile au lieu accoutumé, faisant en passant, lui, une inclination, et ses ministres la génuflexion. Aussitôt qu'il a achevé l'Evangile, il se tourne vers l'évéque et le salue avec ses deux minisires; puis, s'étant retourné vers l'autel, il attend que l'évéque soit parti j ensuite il va au milieu de l'autel
avec tous ses minisires, et retourne de Isi manière ordinaire à la sacristie. Les ecclésiastiques qui sont au chœur doivent accompagner l'évéque quand il s'en va, ou au moins une partie d'entre eux, s'il est nécessaire que les autres demeurent au chœur pour dire quelque office immédiatement après la messe.
21. Remarquez, 1° qu'on doit observer toutes les mêmes choses à l'égard d'un archevêque dans sa province, d'un légat apostolique dans le lieu de sa légation, et d'un cardinal en tous lieux, pourvu qu'ils soient en rochet et en camail; si le légat et le cardinal ne sont pas prêtres, le célébrant doit donner la bénédiction à la fin de la messe, de la manière qui a été ci-dessus marquée sur la fin du n. 19.
22. Remarquez, 2° que si l'évéque diocésain, ou quelqu'un des autres ci-dessus nommés assistait à la messe revêtu pontificalement avec la mitre et la crosse (ce qui n'est pas ordinaire), outre toutes les cérémonies ci-dessus décrites, on l'encenserait avant Y Introït immédiatement après le célébrant, comme aussi après l'Evangile, à l'exclusion du célébrant, qui n'est point encensé; après la messe, le célébrant et ses ministres, ayant salué l'autel, salueraient ensuite le prélat, qui demeure à son trône pour y quitter ses ornements ; et comme en ce cas il doit toujours avoir un prêtre assistant, celui-ci ferait à la bénédiction de l'encens, à l'encensement de l'évéque et à la paix ce qui a été dit aux n.6, 15 et IS.
2.3. Remarquez , 3° que si, au contraire, l'évéque diocésain, ou quelqu'un des autres prélats susdits n'était qu'en habit long, sans rochet et sans camail (ce qui n'est pas con-venable et ne devrait jamais arriver), on lui rendrait moins d'honneur que lorsqu'il est dans l'habit propre de sa dignité , et l'on se contenterait de le saluer en entrant à l'autel et à la fin de la messe, de lui porter le livre à baiser après l'Evangile, et de l'encenser de trois coups à l'offertoire immédiatement après le célébrant.
24. Remarquez, 4° que lorsqu'un évêque hors de son diocèse, ou un archevêque hors de sa province, assiste en rochet et en camail à la messe solennelle, on observe seulement les choses suivantes : 1. 11 n'est pas ordinairement placé dans le sanctuaire, mais dans un des sièges les plus honorables du chœur. 2. Le célébrant et ses ministres le saluent par une inclination profonde au commencement et à la fin de la messe, avant de saluer chaque côté du chœur. 3. Le diacre l'encense à l'offertoire immédialemcnt après le célébrant, lequel est encensé de trois coups, aussi bien que lui. h. Le sous-diacre lui porte la paix de la manière indiquée au I II. 17, avant do la donner aux chapiers. On observe à peu près les mêmes cérémonies à l'égard d'un prince souverain ou autre grand prince ou princesse, auxquels toutefois on ne présente jamais la paix qu'avec un instrument. Pour les prélats inférieurs, comme les abbés bénits hors de leur mo-
nastère, et les seigneurs ou magistrats considérables, il suffit, si la coutume u'oblige à faire autrement, de les encenser de deux coups, et de leur porter la paix après les chapiers. Voyez ce qui a été dit sur cela au sujet de la messe basse, art. 13, n. 10.
25. Remarquez, 5" quant aux révérences qu'on doit faire à l'évéque et aux autres pendant la messe, 1. que le célébrant soit à la messe solennelle, soit à la messe basse, ne doit faire la génuflexion ni aux prélats, ni aux princes, mais seulement au pape, et aux autres une inclination profonde ; 2. (jue les ministres sacrés et tous les ministres inférieurs, si l'usage contraire n'a prévalu, font la génuflexion à l'évéque diocésain revêtu de rochet et de camail, comme aussi à l'archevêque dans sa province, à un légal apostolique dans le lieu de sa légation , et à un cardinal en tous lieux ; mais aux autres évêques ils font seulement une inclination profonde, si ce n'est quand ces prélats officient. Les réguliers font en pareille occasion les mêmes génuflexions que les ministres sacrés, et, selon la sacrée congrégation des Rites, les chanoines des églises collégiales les doivent faire aussi, si la coutume n'est contraire; 3. que selon l'usage communément reçu, et le sentiment de quelques cérémoniaires instruits, tous ceux du chœur qui sont prêtres, ou qui ne l'étant pas sont revêtus de chapes, font seulement une inclination profonde à l'évéque diocésain et aux autres, en quelque habit qu'ils soient, k. Si l'évéque diocésain n'est pas placé dans un trône proche de l'autel, mais dans le premier siège du chœur, les ministres de l'autel le saluent seulement au commencement et à la fin, et lorsqu'ils vont le trouver à son siège durant la messe, auquel cas ils saluent aussi le chœur après l'évéque, toutes les fois qu'ils y entrent, ou qu'ils en sortent, selon la règle générale. S'il est placé près de l'autel, et qu'on n'entre point dans le chœur pour aller à son siège, comme il arrive dans les églises de France où les chœurs sont distants de l'autel, il suffit en ce cas de saluer l'autel, si l'on passe par devant, et l'évéque quand on l'aborde ou qu'on le quitte, sans saluer le chœur.
26. Remarquez , 6° qu'aux messes des morts qu'on célèbre en présence de l'évéque diocésain, et des autres ci-dessus nommés, on observe à proportion les mêmes cérémonies, excepté celles qu'on retranche dans les autres messes solennelles pour les moris. 1. Il fait la confession avec le célébrant. 2. 1| bénit seulement l'encens à l'ofTerloire sans les baisers ordinaires de la cuiller et de la main, et il est seul encensé après le célébrant. 3. 11 se met à genoux sur l'accoudoir devant l'autel aux oraisons, et depuis le Sanclus, inclusivement, jusqu'à Pax Domini exclusivement, comme il a été dit n. 16. k. Il ne bénit point l'eau ; on ne lui porte point la paix; il no donne point la bénédiction à la fin de la messe; on ne publie point d'indulgences, et le reste se fait à l'ordinaire.