Chapitre premier. — ObservaCions générales. § L
1. Le préire qui célèbre les divins mystères cl les ministres qui l'assistent doivent se pénétrer de la sainteté de leurs Fonctions , cl se faire un honneur et un devoir de s'en acquitter avec toute l'exactitude, la décence et la piété convenables. Chacun doit s'ins- Iruire avec soin de toutes les cérémonies qu'il a à faire, s'y exercer d'avance, et observer ponctuellement tout ce que prescrit la rubrique, sans rien omettre ni rien changer.
2. Avant de commencer ses fonctions, on doit toujours s'y préparer par le recueillement et la prière , offrir à Dieu l'action que l'on va faire , et lui demander la grâce de s'en acquitter dignement. Pendant tonte la cérémonie, il faut entrer dans les sentiments dont les rites sensibles sont les signes et les symboles , accompagner toutes ses actions extérieures d'actes intérieurs de religion , et ne jamais manquer de faire son action de grâces après la cérémonie.
3. Le respect dû à la souveraine majesté de Dieu exige qu'on ne se présente pour exercer quelque fonction qu'avec l'habit ecclésiastique , la tonsure de son ordre , et dans un costume propre et décent, qui annonce les sentiments dont on est pénétré.
'*. Kn se revêtant des ornements , on doit éviter toute conversation inutile, et réciter avec piété les prières prescrites, qui sont si instructives , si touchantes et si analogues aux dispositions requises dans les ministres des autels.
5. On doit observer en officiant la plus exacte modestie , faire toutes les cérémonies avec dignité, et en même temps d'un air aisé et naturel, sans hésiter et sans paraître con-
(l) Ces baluslres, pl.icés .lutour des aulels, sont de toute aiiliiiiiité; Ils avairul ordinairement trois portes pour entrer dans le sanctuaire. La principale Otait lu parle suinte, a deux ballants, vis-à-vis l'autel; les deux autres, plus simples, triaient aux côtés de l'anlel : l'une à droite, l'autre à «auclie. La porte sainte était pour l'entrée solennelle du célébrant; les fortes collaiérales étaient pour les ministres intérieurs. A Lyon, la nuit de Noël, monseigneur l'archevêque, ou le grand prêtre en son absence, entrait seul par la porte sainte, pour baiser l'autel pendant l'invi- Uloire ; les chantres et les- chanoines entraient et sortaient par les portes collatérales. Excepté le tem|>sdela messe, la balustrade était toujours fermée; on ne l'ouvrait avec «éréuionie et majesté qu'avant le Benedielus et le
traint et embarrassé ; tenir la tête droite sans affectation, les yeux modeslenient baissés, et tout le corps dans une attitude grave et respectueuse.
('). Il faut, en marchant, éviter la précipitation et une trop grande lenteur ; si l'on marche deux à deux , se tenir toujours à la même distance , et ne point se devancer l'un l'autre ; mais aller toujours de front cl d'un pas égal , ayant soin pour cela de se regarder de temps en temps du coin de l'œil.
7. Chacun doit mettre une grande précision dans toutes ses actions, et faire chaque chose en son temps, afin qu'il n'y ait point d'interruption dans les cérémonies ou dans le chant.
8. Lorsque plusieurs officiants agissent ensemble, ils doivent être très-attentifs à faire en même temps et de la même manière les cérémonies qui leur sont communes , et avoir grand soin de se lever, s'asseoir, s'incliner, se mettre à genoux tous ensemble, avec une parfaite uniformité ; car il n'est rien qui contribue davantage à la beauté des cérémonies. Pour cela , il est important de s'exercer d'avance , et pendant la cérémonie chacun doit observer celui qui officie en chef, afin de se régler sur lui