MOR
et dans ce rcdoulnble momont, mis6i'icor-
dietix Jésus, ayez pilio de moi !
Quand mes parents et mes amis, rassemblés autour de moi, s'attendriront sur mon état, et vous invoqui^ront pour moi, miséricordieux Jésus, ayez pitié dr moi 1
Quand j'aurai perdu l'usage de mes sons ; quand le monde entier aura disparu pour moi, et que je serai dans les oppressions de ma dernière aponie et dans le travail de la mort, miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi 1
Quand les derniers soupirs de mon cœur presseront mon âme de se séparer de mon corps, acceptez-les comme l'elTct d'une sainte impatience d'aller à vous; miséricordieux Jésus, ayez pilié de moi 1
Quand mon âme, sur le bord de mes lèvres, s'envolera pour toujours de ce monde, et laissera mon corps pâle, glacé et sans vie, acceptez la destruction de mon être comme un hommage rendu par moi à votre divine majesté; miséricordieux Jésus, ayez pilié do moi !
Enfin, quand mon âme, paraissant devant vous, verra pour la première fois l'éclat de votre redoutable majesté, ne la rejetez pas de devant votre face; mais daignez me recevoir dans le sein de votre miséricorde, afin que je chante éternellement vos louanges; miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi ! Oraison.
O Dieu qui, en nous condamnant à la mort, nous en avez caciié l'heure, faites (lue, passant dans la justice et dans la sainteté tous les jours de ma vie, je mérite de sortir de ce monde avec la paix d'une conscience pure, et de mourir dans votre amour : par Notre-Seigneur Jésus-Chrisl, qui vit et règne avec vous, dans l'unité du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.
§ II. Indulgences accordées a perpéliiiié a loiil Bilèle qui récitera avec démlion et un conir contrit les prières et aiilieiines suivantes pour demauder à Diou de nous préserver de la mort subite, si frr'(|ueiU6 de nos jours (l).
1° Indulgence de cent jours, pour chaque fois ;
2' Indulgence plénière le 3 mai, fête de l'Invention de la croix; le 14 septembre, fête de son Exaltation; le jeudi et le vendredi saints, pour quiconque récitera ces prières tous les jours de l'année, pourvu que, ces jours-là, après s'être confessé el avoir communié, on prie selon les intentions de l'Eglise, dans une éylise où soit le saint sacretnent (2).
N. B. 1' Ces indulgences plénières sont applicables aux âmes du purgatoire.
■1" La communion faite le jeudi saint suffit pour l'indulgence de ce jour et celle du vendredi saint.
OnAlSOHS ET i>TlE5NES.
Prions. Oremiis.
Exaucez - nous, ô Exaudi nos , Deus Dieu notre Sauveur, salularis noster , et
( 1) Ces oraisons et antiennes ont élé choisies el rassemhleesd'upies l'ordre de Clément XI, par le bieuheureiu JosepU-Jlarie Tommasi, cardinal.
non
CRC
et ne mcltez fin à nos ne dies nostros anic jours qu'après nous finiri jubeas , quani avoir pardonné nos peccata dimittas ; et péchés ; et, parce que quia in inferno superdans l'enfer il ny a fiua pœnilentia est, plus do pénitence ni et nullum spaliuni d'amendement, nous rorrigendi , hinc le vous supplions, puis- supplices rogamus et que vous nous don- potimus, ut ubi das nez le temps pour lipatium supplicandi, prier, de daigner nous jubeas et pecrata diremettre aussi nos milli. Per Dominum.
péchés. Par Notre- etc.
Seigneur Jésus-Christ.
Ainsi soit-il.
Prions.
Détournez , Seigneur, nous vous en conjurons, tout péché do vos fidèles serviteurs , et préservez les malades de tout malheur imprévu , afin que ceux que
.\men.
Or émus.
A verte. Domine, a fidelibus luis cunclos miseralus errores, et sœvienlium morborum re[ieiilinam dcpelle pernic! 'in : ut qnos iiierito (lagollas ilevios, foveas tua mi-
vous châtiez avec jus- soralione correclos.
lice pour leurs pé- Pcr Dominum, elc. chés, soient salulai- Amen, rement corrigés par
voire miséricorde. Par Notre Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.
Antienne. Anliphona.
O mou àme, cessez Anim i moa, cessa
enfin de pécher; pen- jam peccare; cogita
sez à la mort subite de subitanea Iran^po-
et aux tourments silione ad îelern i lor-
éternels ; là la péni- nienta. Ibi enim non
tence n'est plus ac- suscipilur pœuitcn-
ceplce ; les larmes ne lia, nec lucrif.iciunt
servent de rien. Pen- latrym». Dnm Icm-
dant que vous avez pus adest converlere
le temps de vous con- clama dicens : Deus
venir, élevez la voix, meus, miserere mei. disant : Mon Dieu .
ayez pitié de moi.
Antienne. Anliphona.
Au milieu de la vie Media viti in morte
nous touchons à la sumus : quom quee-
mort : où trouver du rimus adjulorem,nisi
secours , sinon en te. Domine, qui pro
vous , 6 Dieu , que peccatis nostris iras-
nous a\ons irrité par reris? Sanclus Deus
nos péchés ? Dieu Sanctus forlis, S iiic-
saint, Dieu fort. Dieu tus misericors, sal-
miscricordieux. Dieu valor, amara; moiti
sauveur, ne nous netradasnos.
abandonnez pas à
1 horreur d'une mort imprévue.
V Do peur que , î Ne subilo prœoc-
surpris par la mort, cupatidie moriisfjuse-
nous ne cherchions ramus spalium pmiii-
les moyens de faire lentiœ , et invcniro
pénitence, sans pou- non possimus, voir les trouver;
1^ Abaissez vos re- r% A'tende, Domine,
gards sur nous el et miserere quia pec~
(2) Pie VII, décret de la sacrée congrégation des ladulx-V gences du 2 mars 1816. -'- '
miséricor- cavimus tibi.
soyez
dieux ; car nous avons péché contre Prions.
Votre peuple , redoutant votre courroux, se jette entre
vous.
Oremus.
Populum tuum , quœsumus, oniuipolens Deus, al) ira tua
vos l)ras, ô Dieu tout- ad te conCugientom puissant 1 nous vous paterna rccipe pieprions do le recevoir laie; ut qui tuic maavrc une compassion jcstalis nagcllo in paternelle, afin que repentina moite forceux qui craignent le aiidant, de lua niefléau de la mort su- reantur vcnia grahite, puissent se ré- tulari. Per Domijouir d'avoir obtenu iium, etc.
irte voire miséricorde Amen.
]c pardon de leurs péchés. Par Notre-Seigneur.
Ainsi soit-ii.
Prions.
O Dieu , dont les regards pénétrants troublent tous les cœurs et cpouvaiilent toutes tes consciences , répandez sur nous votre miséri-
Prions.
0 Dieu tout-puissant 1 jetez un regard de bonté sur votre Eglise, et traitez-nous avec miséricorde ;
OreniHs.
Ecclesiœ luœ, quœsumus , omnipotens Deus , placatus inlendo conventum, et Diisericordia tua nos
qu'elle désarme votre polius quam ira prœcolère : car si vous vcniat : quia si inivoulcz tenir compte quitales iiostras obde nos iniquités, nulle servare volueris, nulcréature ne pourra la poterit crcatura
subsister devant
vous; mais par cette ineffable bonté qui vous porta à nous créer , pardonneznous, tout pécheurs que nous sommes ,
subsisterc; scd admirabili pictale qua nos fecisli, ignosce peccantibus , ut opéra nianuum tuarum repentina morte non facias interire. Per
afin que les ouvrages Dominum, etc.
de vos mains ne pé- Amen.
rissent pas d'une mort
imprévue. Par Noire-Seigneur Jésus-Christ.
Ainsi soit-ii.
Prions. Oremus.
Exaucez-nous, Soi- Exaudi , Domine ,
gneur, et n'entrez pas preces nosiras, et ne
en jugement avec vos vclis cum servis tuis
sérviJeurs ; car , il adin; judicium : quia
ne se trouve en nous sicut in nobis nulla
aucune justice dont justilia rcperitur, de
nous puissions pré- ((ua piœ-iumere va-
sumcr, nous savons icamus, ita te t'onlein
qu'en vous se trouve pictalis agnoscimus,
un abîme de miséri- a quo et a peccalis
corde; cl par vous noslris ablui , et a
nous espérons être necessitalibus ac re-
puriûés de nos ini- pentina morte libd-
quités , et préservés rari confidimus. Per
de tout mal et de la Dominum, etc.
mort subite. Par No- Amen, trc- Seigneur Jésus- Christ. Ainsi soit-il.
(t) CcUe iiidiilgriicc remonic à une origine irès-aiicieniie, comme il est lacile de le voir d'.ipriiî la 13« épitre de saint Cvpiien, martyr, dans le troisième siècle. Baroiiius, cil 878, raiiporlc que le papu Jean VIII aceorda ceUe indulgence aux chrétiens qui périraionl dans la guerre ■■xontfp les Sarrasins. Dans le ciualorzième siècle, Cléniciil VI et Grégoire XI l'accordèrenl dans des temps de
Oremus.
Deus , sub cujus ocnlis oiniie cor trepiiial, et omiies conscioiitia; pavescunl, misoricordiam luain effundc supplicibus :
ut qui de meritor.um
corde, nous vous en qualilale diffidimus , conjurons ; afin que non judicium tuum ne pouvant espérer in repentina morle dans nos propres mé- nostra, sed indulgcnrites, nous n'éprou- liaiii luam senliamus. vions pas les effets de Per Dominum, elc votre jnslice par une Amen, mort imprévue, mais
plutôt que nous recevions le pardon de nos péchés. Par Noire-Seigneur Jésus-Christ.
Ainsi soit-il.
Prière.
0 très-miséricordieux Jésus 1 délivrezmoi , je vous en conjure, par votre agonie, votre sueur de sang et votre mort, de la mort subite. O Irès-doux Jésus ! je vous supplie humblement, par votre cruelle et ignominieuse flagellation , par votre couronnement d'épines , par votre croix, par votre bonté infinie et par votre douloureuse passion, de ne pas permettre que je sois surpris par la mort sans avoir reçu les sacrements de l'Eglise. 0 mon bien-aimé Jésus ! je vous supplie ardemment de me préserver de la mort subilc; je vous en conjure par vos travaux, par vos souffrances, par votre sang précieux, par vos sacrées pluies , et par ces paroles que vous prononçâtes sur la croix : Mon Dica, mon Dieu, pourquoi in'avez-voiis abandonné? Mon Père, je remets mon esprit entre vos mains. Ce sont vos mains, 6 mon divin rédempteur, qui m'ont donné l'être et la vie; ne me laissez pas enlèvera l'improvisleparla mort ; donnez-moi, je vous en supplie, le temps de faire pénitence, et accordez-moi la faveur inappréciable de passer heureusement et dans votre sainte grâce, du temps à Téternité, pour \ ous y aimer de tout mon cœur, vous y louer et vous y bénir à jamais. Ainsi soit-il.
On termine ce pieux exercice en récitant cinq Pater et cinq Ave eu l'Iionneur de la passion de Notre-Seigneur Jésus-ChrisI , et l'on y ajoute trois Ave Maria en l'honneur de Notre-Dame de Douleurs.
S m. De l'indulgence pléniérc, à l'ariicle de la mort (1).
Dans le nombre des prières et exercices de piété contenus dans cet ouvrage, il s'en trouve un certain nombre à la récitation fréquente ou journalière desquels est accordée l'indulgence plénière à l'article de la mort. C'est ici le lieu de faire observer que, outre l'état de grâce et l'accomplissement exact des œuvres prescrites pendant
ppsle; et à des époques plus rapprochées de nous, Paul V, Alexandre VII et tous les souverains pontifes, leurs successeurs, ont accordé celte indulgence avec une pieuse libéralité, afin que les lidcles pussent, en la gagnant a leurs derniers moments, satisfaire à la .justice divine pour les peines temporelles dues à leurs péchés, et mériter ainsi de passer immédiatemeut à réternclle béatitude.