‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 20 sur 411 · RUBRIQUE KT REMARQUES · texte numérisé non relu

RUBRIQUE KT REMARQUES

(Explication du V. Lebrun.) A la fin du Libéra nos le prélrerompt l'hostie sur le calice en disant : Per eun;dem I)ominum nostrum. etc.

La fraction de l'hostie se faisait dans les premiers temps après qu'on s'était donné la paix (1). Mais depuis huil ou neuf cents aus

roi». I, u. 18 et 19. Ord. II, n. 12.

on l'ii un peu avancée (1), pour mettre une pni celle de l'hostie dans le calice, après avoir dit : Pax Domini. La fraction s'est faite durant très-longtemps sur le calice, nCn que les parcelles qui peuvent se détacher en la rompant tombent dans le calice même.

Le prêtre rompt l'hostie à l'exemple de Jésus-Christ qui rompit le pain avant que de dire : Prenez et mangez. Les Orientaux, qui ont toujours fait des pains fort larges et fort minces, rompent le pain et ne le coupent pas. Jésus-Christ donnant son corps à manger aux apôtres sous le symbole du pain, le rompit aussi et le leur donna suivant la coutume des Juifs, parmi lesquels rompre le pain ne signifie que le distribuer. Les Grecs (2) divisent l'hostie eu parties, dont ils font une croix sur l'aulel, et mettent une de ces parties dans le calice. Suivant le rile romain, quelquesévéques.dil Amalaire (3), divisaient une hostie en trois parties, pour imiter la fraction que Jésus-Christ fit avec les disci-

flcs d'Emmaiis; et communément ou divisait hostie ou les hosties en trois parties [k) : l'une qui élait réservée sur l'autel, l'autre qui était mise dans le calice, et la troisième pour la communion du prêtre, des ministres et des assistants. Jean d'Avranches, au onzième siècle, détaille (5) l'usage qu'on faisait de son temps des trois parties de l'hostie: l'une était mise dans le calice, le prêtre prenait l'autre pour communier et pour donner la communion au diacre, au sous-diacre ou au peuple, et la troisième était réservée pour les malades, ou, s'il n'était pas nécessaire, elle élait consommée par le prêtre ou par un des ministres.

Selon le rite mozarabe (G) des anciennes églises d'Espagne, le prêtre, après avoir divisé l'hostie en deux parties égales, divise la première en quatre, et l'autre en cinq, pour faire neuf parties qui marquent neuf mystères : le premier, l'incarnation, qui est appelé la corporation; le second, la nativité; le troisième, la circoncision; le quatrième, la transfiguration, qui est nommé l'apparition; le cinquième, la passion, le sixième, la mort; le septième, la résurrection. Ces sept parties de l'eucharistie, qui représentent les mystères opérés pendant la vie de Jésus-Christ sur la terre, sont rangées en croix ; et les deux autres mystères, qui sont

le règne et la gloire, sont représentés par deux autres parties de l'eucharistie mises à côté de celles qui forment la croix, couimc on le voit ici.

La Corporation.

La Mort. La Nativité. La Résurrection.

La Circoncision. I

L'Apparition. La Gloire.

La Passion. Le Règne.

Le prêtre veut marquer par cet usage, qu'il célèbre tous les mystères en célébrant celui de l'eucharistie.

FRANÇOIS DE PAULE (Saint) , ( Indulgences aullienliques.)

Les indulgences suivantes sont accordées à perpétuité à tout fidèle qui, pendant treize vendredis consécutifs, soit avant la fêle de saint François de Paule (2 avril), soit dans tout autre temps de l'année, visitera, en l'honneur de ce saint, une église des Minimes, étant vraiment contrit, après s'être confessé et avoir communié, et y priera selon les intentions de l'Eglise (7).

1* Indulgence plénicre un des treize vendredis, à son choix.

2° Indulgence de sept ans et sept quarantaines pour chacun des autres vendredis (8).

N. B. Dans les lieux où il n'y a point de maisons de l'ordre des Minimes, ou lorsqu'il ne s'en trouve qu'à la distance d'un mille de leur demeure, les fidèles peuvent également gagner les indulgences ci-dessus aux mêmes conditions, en visitant, à la place d'une église des Minimes, une autre église dédiée à saint François de Paule, ou seulement un autel portant l'image de ce saint, ou enfin, si Ion ne peut faire mieux, l'église paroissiale (9).

Page 1