Acte de demande
Failes-moi la grâce, ô mon Dieu! de recevoir la n)ort comme je dois cl comme vous voulez; donnez-moi les dispositions et la force (l'exécuter parfaitement tous vos desseins.
Sanclificz-la, mon Dieu, par les mérites de celle de voire cher Fils ; el que la divine parole qu'il dit sur la croix, Palcr, diinille illis, etc., m'ohlienne de voire bonté une indulgence plénière de toules mes offenses.
Que la soif brûlante qu'il eut de voire gloire et de mon salut , el <|u'il exprima , disant Sitio , répare toules mes froideurs , et allume en mon cœur un désir ardent de vous glorifier.
Que les paroles qu'il dit en vous recommandant son âuie au moment de sa mort , vous portent à recevoir la mienne au dernier soupir de ma vie.
DICTIONNAinE DES CiiRKMONŒS ET DES niTES SACRES.
Qui! celles qu'il proféra en disant, Consutnmalum est, m'obliennent la {,'râcc que vous consommiez cl accomplissiez parfailcmenl en moi , avant que je meure , tous les desseins que vous avez sur moi , pour voire honneur.
Que l'eau sacrée qui coula de son côlé lavo mes souillures, et (jue son coeur percé pour moi me serve de retraite, pour éviter le juste courroux de votre justice que j'ai si souvent irritée par mes crimes.
Cachez-moi, ô mon Dieu! en ce jour de crainte et de danger; empèchez-iuoi de tomber dans l'abSuic de maux.
Cachez -moi dans votre tabernacle qui est le cœur amoureux de voire cher Fils mon Sauveur; mettez-moi à couvert des embûches demes ennemis dans ce divin sanctuaire et dans ses plaies sacrées.
Souvenez-vous , ô mon Dieu ! que c'est vous qui m'avez fait sortir du sein de ma mère et qui m'avez conservé en ce monde, et ne m'abandonnez pas maintenant.
En regardant la croix.
Quœrens me sedisti lassus, redemisli crucem passus, tanlus labor non sit cassas.
Conserva me , Domine , quoniam spcravi in le.
ïuus sum ego, salvum me fac.
Tu es protector meus, ne discesseris a me, quoniam tribulalio proxima est quoniam non est qui adjuvet.
Avec un cœur humilié.
Respice in me, et miserere mei, (juia unicus et pauper sum ego.
^'ide bumilitatcm ineam et laborcm mcuin, et dimilte univcrsa delicta mea.
Avec le bon larron.
Mcnicnto mei, Domine , dum veneris in regnum tuum.
Sonet vox tuadulcisin auribus meis : Hodie mecum eris in paradiso.
// faut recommander au malade d'avoir grande confiance aux prières de la sainte Vierge, qui est le refuge des pécheurs.
Sainte Marie , mère de Dieu , priez pour moi pauvre pécheur , à celte heure de ma raorl.
Maria, mater gratiœ, mater misericordise, tu nos ab hoste protège, et hora morlis suscipe.
Monsira te esse malrem , sumat pcr te procès , qui pro nobis natus lulit esse luus.
Sub luura praesidium, etc.
Il le faut aussi porter à avoir recotirs aux prières de son ange gardien, de ses patrons et de tous les saints.
Saint ange gardien, qui avez été commis à ma garde, ne me refusez pas voire sainte protection dans rexlrémité où je suis.
Glorieux saint Michel , venez me favoriser à cette heure ; chargez-vous de mou âme pour la conduire en paradis.
Mon saint [)atron , secourez-moi par vos prières.
Saint JV., patron de ma paroisse, soyez mon intercesseur et mon avocat auprès de
Dieu ; doiinez-moi, s'il vous plaît, votre protection dans le péril où je suis.
Ksprils bienheureux , saints cl saintes du paradis, employez toutes >os prières pour ce misérable pécheur, afin que Dieu me fasse miséricorde , et que je puisse le bénir à jamais dans le ciel avec vous.
Quand le malade ne peut plus parler, il [nul l'exhorter à faire ces ttcles de caur , pendant qu'on Us prononce de bouche, ou bien le faire répondre à ces interrogations, comme :
Ne croyez-vous pas, etc. Oui.
N'espéiez-vous pas, clc. Oui.
N'aimez-vous pas, etc. Oui, etc.
On peut aussi exhorter le malade à offrir à Dieu tousses soupirs et toutes ses respirhtioiis, en sorte que chaque battement du cœur soit un acte de religion; et pour l'y mieux porter, il faut lui faire adorer et baiser souvent le crucifix qu'il tient en main , en disant : .lésus , Marie.
On peut lui suggérer en français, s'il n'entend pas le latin, quelques-uns de ces ver.'^ets. Deus, propilius csto mihi peccalori. Miserere mei, Deus, etc.
Jesu Fili David, miserere mei.
Ne derelinquas me , Domine , Deus meus , ne discesseris a me.
Esto mihi in Deum protectorem,
Non intres in judicium cum servo tuo.
In te, Domine, spcravi , etc.
Fiat volunlas tua.
In manus tuas. Domine, commendo spirilum mcum, etc.
Domine Jesu, suscipe spirilum meum.
Maria, mater gratia;, mater misericordia' , tu nos ab hosle protège, et hora mortis suscipe,
Sancle angele cnstos, ora pro me.
Onnies sancli angeli, orale pro me.
Omnes sancti et sancia; Dei, intercedite pro me.
Mon Dieu, je veux tout ce qu'il vous plaît de moi. Je recevrai la mort en pénitence de mes péchés, lorsqu'il vous plaira me l'envoyer. Je veux mourir pour l'amour de vous.
Lorsque le malade est à l'agonie , il faut lui jeter souvent de l'eau bénite , disant :
Ëxsurgat Deus , et dissipciitur inimici cjus, etc.
Lui faire prononcer de bouche ou de cœur trois fois le norn de Jésus avec une véritable contrition, et dans l'intention de gagner l'in dutfjcncede sa confrérie ou dequelque médaille, la lui faisant baiser s'il le peut, ou la lui mettant au cou.
Allumer le cierge bénit et le lui mettre en main, disant :
Doininus, illuminalio mca, et salus mca, qijcm liinebo ?
Et s'il ne donne plus de signe qu'il entende, il faut prier Dieu pour lui , et lui dire du temps en temps à l'oreille : Jésus , Marie ; mon Sauveur Jésus , je crois en vous , j'espère en vous, j" vous aime de tout mon C(cur.
Jésus, fils de David, ayez pitié de moi.
Mon Sauveur Jésus , recevez mon espril ei\lre vos mains ; Jésus, -ésus, Jésus.
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TITHE TROISIÈME.