‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 23 sur 411 · GEN · texte numérisé non relu

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8CS ministres pendant la nacssc, afin qu'ils puissent faire plus faciiemenl tous les mouvements qu'ils ont à faire; d'ailleurs, s'ils ne sont pas in piano, mais sur un degré, et qu'il fallût abaisser le genou droil jusqu'au talon gauche, il faudrait que le pied droit fût plus basque l'autre, ce serait faire plus qu'une génuflexion ordinaire, et cela retarderait les mouvements. Mais quand on arrive à l'autel pour la messe, et quand on en part après, la génuflexion doit se faire jusqu'à terre, et à deux genoux quand le saint sacrement est exposé sur l'autel. La congrégation des Uites l'a ainsi décidé tout récemment, et cette décision est bien fondée. En effet, il est naturel et conforme aux bienséances même civiles de donner à quelqu'un de plus grandes marques de respect quand on l'aborde pottr la première fois et quand on le quitte. D'ailleurs, pendant une génuflexion, la posture doit être différente de celle où l'on est quand on reste quelque temps à genoux; fléchir le genou et être à genoux sont deux choses que l'on distingue communément.

Ainsi, quand on arrive au bas de l'autel, on fait la génuflexion jusqu'à terre, et si l'on restait a genoux, ce serait sur un degré; autrement, quand on arrive devant Ip saint sacrement exposé, si l'on doit rester à genoux, pour l'aspersion, par exemple, ou pour la bénédiction, si on ne le salue qu'en se mettant à deux genoux sur le plus bas degré, se relèvera-t-on pour se remettre de suite à genoux de la même manière, précisément au même lieu? et si ou ne se relève pas, tout le sulut se bornera à une inclination profonde qu'on fera étant déjà à genoux sur un degré, ce qui ne parait pas asseï vérifier le mot génuflexion. 11 en sera de même lorsqu'on est à genoux avant de partir ; pourquoi se lever avant de saluer, pour saluer à genoux comme on l'est actuellement? si l'on doit faire plus qu'une inclination, il faut donc se lever du plus bas degré, puis se mettre a genoux par terre, et faire l'inclination profonde; c'est ainsi que l'entendent les rubricistes modernes en Italie.

Quand il s'agit des offices distingués de la messe, la congrégation renvoie aux auteurs qui en ont parlé, et ces auteurs veulent la génuflexion jusqu'à terre; c'est là la génuflexion ordinaire, excepté les lieux ou une demi-génuflexion est usitée, comme dans le rite lyonnais.

11 n'est pas nécessaire que la génuflexion soit accompagiAée d'une inclination de léle; c'est, dit-on, Vusage en France, mais ailleurs on le blâme, parce que c'est ajouter à la rubriquc^qui distingue bien l'une de l'autre, c'est s'exposer à faire mal l'une et l'autre, et que d'ailleurs le plus renferme le moins. GLAS.

M inière de sonner pour les offices des morb.

(1) De Virginilale, vers. fin.

(2) L'bymoe est un oanlique de louange en l'honneur de Dieu : Hymims ergo tria isla comprelteiid'u cl cmiticum el laudein, et Vei... ( Au(;ust., in psahn. c\lviii; Isidor. Urig. 1. VI, c. 19 ; Plato, 1. in de Lcg). Le Gloria m excet-

DlCTIUNNlIRE DES RlTKS SACRÉS, il.

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