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Le prêtre se tient au milieu de l'autel

lu, c. 40.

(8) Ab Adventu Domini nsque art Nalivitatem ejns Te Deum latidamus, Gloria in excelii-, Deo, Ile, musa est, diniuljnuis, quia majingloria iion Tpst:iiii'iiti >|iiaiu vi teris, cujuslypum infra Advenium Domini obsenamus. Microl. Eccles. observât, cap. 20.

(9) Cantal missam cum Gloria in excelsis Deo, sicul in aliis Doniinicis, usque ad Naialeiii Dumiiii. Orào Rom. %i , n. 4.

(10) Quasi iiovuni canticum redditur fitotu m excelsis Deo, Ml nocte ualivitali.* Dimiiiii, ut eo niagis ad uieinoriaoi nul>is reounatur, tune prmiuni celebralum esse eumdem canluni lijinuis angeluruiu. Amal. I. iii, u( supra.

Gloire à Dieu au Gloria in excelsis

plus haut des deux; Deo ; cl in terra pax

et paix sur la terre hominibus bonse vo-

aux hommes de bonne luntntis.

était autrefois indifférent de dire le Glona m exeelsis auprès de l'autel ou à l'un des côtés. L'èvêque (1) l'entonnait anciennement de son siéee en se tournant vers le peuple ; et il l'entonne encore de sa place lorsqu'il officie solennellement (2). Depuis le ix^ siècle (3), on le disait à l'autel au côté droit de l'Epitre, ce que les chartreux et les carmes ont conseryé. Mais l'Eglise de Rome a considéré que, lorsque rien ne détermine le prêtre à être devant le livre, il était plus à propos qu'il fût au milieu de l'autel, vis-à-vis la croix, qu'on salue aux endroits marqués. Cela s'observait ainsi au xm* siècle [k).

2. Le prêtre étend et élève les mains. C'est un geste (5) que l'amour des choses célestes a toujours fait faire, pour montrer qu'on voudrait les embrasser et les posséder. La rubrique veut qu'on n'élève les mains que jusqu'aux épaules, afin qu'on fasse ce geste avec bienséance, et qu'on évite les mouvements irréguliers.

3. Il rejoint les mains, fait une inclination de têle, et s'incline à la croix en disant Deo, par respect pour le saint nom de Dieu. Il s'incline devant le crucifix, qui est l'image de Jésus-Christ vrai Dieu.

k. Comme le crucifix représente l'homme Dieu, et non pas la personne du Père ou du Saint-Esprit, le prêtre ne s'incline qu'aux mots de Dieu ou de Jésus-Chrisl, et non pas quand il prononce le nom de Père ou de Saint-Esprit.

6. En finissant le Gloria in exeelsis le prêtre fait le signe de la croix selon l'ancienne règle rapportée par Durand (6), qui dit qu'à chaque action considérable, à la fia de l'Evangile, du Symbole, de l'Oraison dominicale, du Gloria in exeelsis, du Sanctus, de l'Agnus I)ei, du Benediclus , du Magnificat, etc., on fait le signe de la croix, suivant la coutume des anciens chrétiens, qui le faisaient au commencement et à la fin de toutes leurs actions. On a conservé cet ancien usage à la fin du Gloria in exeelsis et du Credo. Les carmes font le signe de la croix à la fin du Kyrie, quand ils ne disent pas le Gloria in exeelsis (7).

§ IV. Kxplicalioii du Gloria in exeelsis.

Après que les fidèles ont crié à Dieu plusieurs fois de leur faire miséricorde , Eyrie eleison, ils se souviennent avec joie de celle que Dieu a faite aux hommes en leur donnant son Fils. Ils l'en louent, ils l'en remercient, et ils le pressent par Jésus-Christ Notre-Scigneur de leur être favorable. C'est la fin qu'ils se proposent en chantant ou en récilant celte hymne. Expliquons-en tous les termes.

(t)Dlrlgens se poniifex contra populum incipil Gloria in exceisii Deo, et sialim regyrat se ad orieulem , usque dum fi.iiaiur. Ordo Rom. i, Uns. liai. p. 9.

(î) Cœrenwn. episcop.

(3) Amal. 1. m, c. 8.

{i) I.ium iDcnnaaao sut ante médium aliaris. Durand Rali:,n. I. iv, c. IS.

(5) Leveiiius corda Bostra cum maoibus ad Dominum To cœlos. Fer. Thren. m, 41; Oriq. Hoiti. 2 in cap. ivii 5ï0d. ; Basil, in c. i Isai»; Aug.'de Cura pro mort. c. 5 ;

volonté.

Nous vous louons.

Nous vous bénissons.

Nous vous adorons.

Nous vous glorifions.

Nous vous rendons grâces à cause de votre grande gloire.

Seigneur Dieu, roi du ciel,

DieuPèretout-puissant.

Seigneur Jésus- Christ, fils unique.

Seigneur Dieu agneau de Dieu, Fils du Père,

Vous qui ôtez les péchés du monde , ayez pitié de nous;

> ous qui ôtez les péchés du monde, recevez noire très-humble prière;

Vous qui êtes assis à la droite du Père, ayez pitié de nous :

Car vous êtes le seul saint, vous êtes le seul Seigneur,

Vous êles le seul Très-Haut, ô Jésus- Christ,

Avec le Saint-Esprit,

Dans la gloire de Dieu le Père.

Amen.

Laudamus te.

Bcnedicimus te.

Adoramus te.

Glorificamus te.

Gralias agimus libi propler magnam gloriam tuam.

Domine Deus, rex cœlestis,

Deus Paler omnipotens.

Domine fili unigenile Jesu Christe,

DomineDeus agnus Dei, Filius Patris,

Qui tollis peccala mundi, miserere nobis;

Qui tollis peccata mundi, su>cipe deprecationem nosiram;

Qui sedes addexieram Patris, miserere nobis.

Quoniam tu solus sanctus, tu solus Dominus,

Tu solus Altissimus, Jesu Christe,

CumsanctoSpirita,

In gloria Dei Patris.

Amen.

Gloria in excelsis Deo, Gloire à Dieu au phis haut des deux. On entend par les cieux les lieux les plus hauts, la demeure des esprits bienheureux que l'Eglise appelle souvent la milice céleste.

Gloire à Dieu. Rendre gloire à quelqu'un, c'est en avoir une grande idée, et faire connaître celte idée en lui donnant les louanges qu'il mérite pour quelque grande action. L'incarnation, qui réunit le ciel et la terre en unissant l'homme à Dieu, fait découvrir aux esprits bienheureux des sujets infinis de louer Dieu, et un nouveau moyen de l'adorer de la manière qu'il mérite. Ils célèbrent donc ses louanges au moment de la naissance de Jésus-Christ (8), à cause des grandes

Sakian. 1. 1, de Gub. Dei.

(6) Ki'gulariler in omnibus evangelicis verbis debemus facere signuni crucis el in fine E^aogelii, S.vuiboli, Uoniinicœ Oraliouis, Gloria in exeelsis Deo, Sanclits, etc. Durand. Ralional. 1. v, n. IS.

(7) Diclo igilur Gloria in extelsls Deo, vel Kyrie eleison pro ti^mpnre, sacerdossigaelse slgoo crucis. Uittal.CamL an. ISIi.

(8) lue. Il U.

81 GLO

merveilles que Dieu opère par ce mystère, et parce qa'alors un adorateur digne de Dieu parait dans le monde. Les holocausies et les sacrificfs, qui n'étaient que Oguratifs , n'étaient plus ;igréablps à Dieu ; et ce divin adorateur, entrant dans le monde, dit à Dieu (1) : Vous n'avez point voulu d'hostie ni d'oblation, mais vous m'avez formé un corps pour vous être offert en sacrilice. C'est uni- gloire à Dieu d'être adoré par un Dieu revêtu de l'humanité, qui doit être une victime vivante, toujours sainte, toujours agréable.

Kt in terba pax hominibus : Et paix sur la terre aux hommes. Jésus-Christ, qui fait rendre la gloire qui est due à son Père, nous apporte aussi la paix, pacifiant par son sang, selon l'expression de l'Ecriture (2j, tout ce qui est dans le ciel et sur la terre.

La paix n'est autre chose que l'union et la bonne intelligence que nous devons avoir avec Dieu, avec nous-mêmes et avec le prochain. Or, il n'y a que Jésus- Christ qui rétablisse cet ordre parmi les hommes, en soumettant notre volonté à celle de Dieu par l'amour et par la pratique de ses saintes lois; en assujettissant en nous, par l'impression de sa grâce, la chair à l'esprit, les sens à la raison; en nous délivrant de notre orgueil, de notre ambition, de l'amour des biens temporels; et en tournant nos vues du côté des biens solides et éternels, qui ne sauraient causer de la division parmi les hommes.

Le fruit de la paix, c'est la tranquillilé qui exclut tout trouble et qui remplit tous nos désirs. Les hommes ne pouvaient avoir cette tranquillité, sentant continuellement le besoin de leur libérateur , et le désirant sans Cesse. Le voilà venu, ce divin libérateur, et avec lui cette paix tant désirée : tous leurs souhaits sont remplis.

Mais à qui est donnée cette paix? Homini- BDs biiNjE viiLUNTATis, aux homtnes de bonne volonté, pour qui Dieu a une bonne volonté, qui sont aimés et chéris de Dieu (3), et qui ont eux-mêmes une bonne volonté pour Dieu, c'est-à-dire qui l'aimenl et qui lui sont soumis par amour. Le texte grec et la Vulgiite nous donnent ces deux sens respectables, qui ne sont pas opposés, qui se donnent au contraire du jour l'un à l'autre. L'un fait coimaîlre la source de la bonne volonté dans Dieu , et l'aulre marque l'eflet de celle bonne volonté dans l'homme, parce que l'amour de Dieu pour l'homme est le principe et la cause de l'amour de l'homme envers Dieu. De la bonne volonté parlent tous les saints désirs, qui ne tendent qu'à l'union des hommes avec Dieu, en quoi consiste la pais. Celle paix n'est donc que pour les hommes de désirs, tel qu'était Daniel , appelé par l'ange l'homme de désirs (i), pour ces hommes qui

(1) Uebr. I, 5.

(2) Paciticans per sanguiiiem crucis ejiis, sive quae in «élis, sive quae iii terris suut, Coloss. i, 20.

(5) Selon le lexle grec.

(4) Vir desiderioruni. Dan. 3t, M, 19.

(5) Tu auLeiii in sanclo habita;, Uus Israël. Psal. xxi C6) II Cor. 1, 2.

GLO

sont selon le cœar et la bonno volonté d« Dieu.

Laudamus te, nous vous louons. Louer, c'est dire le bien que l'on sait de quelqu'un, c'est reconnaître et publier ses vertus et ses qualités. Nous ne saurions louer Dieu qu'imparfaitement, parce qu'il est infiniment audessus de tout ce que nous pouvons dire ou penser. Louons-le néanmoins autant qu'il nous est possible, et disons : Nous vous louons. Seigneur, comme le sujet inépuisable de nos admir;ilioiis et de nos louanges (5).

Benediciml's te, nous vous bénissons comme la source de tout notre bien. On peut louer quelqu'un pour quelques grandes actions qui n'ont aucun rapport à nous. Le bénir, c'est le louer comme noire bienfaiteur avec un cœur plein de reconnaissance. Nous bénissons Dieu quand nous le louons et que nous désirons que tout le monde le loue comme l'auteur de tout ce que nous avons et de tout ce que nous espérons. C'est en ce sens que l'Eglise nous fait dire ces paroles de saint Paul (6) : Béni soit Dieu et le Pire de Notre-Seigneur Jéstis-Christ, le Père des miséricordes, et le Dieu de toute consolation, qui nous console en lotîtes nos afflictions. La bénédiction ici tient un milieu entre la louange et l'.iction de grâces

ÂoonAMDS TE, «OMS VOUS odorons comme notre Créateur, notre conservateur et notre souverain bien. Orare, c'esl prier, et adornre, c'est ajouter à la prière des signes do notre attacheinenl, de notre dépendance, de notre afTectioii , soit en portant la main à la bouche, comme pour baiser ce que nous honorons, soit en donnant d'autres marques de respect et de vénération.

Les respects qu'on rend aux hommes sont quelquefois exprimés dans l'Ecriture par le mot d'adorer, et alors ce terme signifie qu'on leur rend le plus grand honneur qu'on puisse rendre à des créatures qui n'ont qu'une grandeur communi({uée, et que nous ne respectons et ne servons pas pour ellesmêmes. Mais adorer, par rapport à Dieu, c'esl rendre à sa souveraine majesté le culte suprême qui ne convient qu'à lui seul; c'esl l'aimer et le servir pour lui-même et comme noire dernière fin. Si l'on ne se met pas communément dans une posture particulière qui marque l'adoralion, comme il se pratique dans quelques Eglises (7) en disant:./4doramus te, on ne laisse pas d'adorer intérieurement, parce que cela se peut faire en toute situation.

Globificamus TE, nous vous glorifions. On ne peut passer toutes ces expressions sans en remarquer la justesse, la liaison et l'ordre. Celui qui rend à Dieu ce qui lui est dii, le loue, le bénit, l'adore, le glorifle. Louer est un acte de l'esprit. Bénir est une effusion

(7) A Sens, le prêtre, le diacre et le sous-diacre se mettt>nl ii genouv aux ^y Àdorauius le et Svscipe deprecationem noslram, et tout le clergé se lieut debout , la face tournée à l'autel. (Hit.aii. 169i, p. 465). Dans lordj;^ r.lteaux, tout le clui'ur s'incline prolondéiiient. lutsdu chapitre de .Strasliourg , en UOI), ordoii le cbœur se tourae et se tienne incliué à ces p; ramus te.

de cœur qui nous porte à la glorificalion; car adorant l'Etre infini comme le principe (Je tout ce que nous sommes, nous voulons que tout ce qui est en nous lui rende gloire; et c'est ce qu'on entend par glorifier. Nous ne pouvons rendre à Dieu toute la gloire qui lui est due , mais nous voulons que nos pensées, nos paroles et nos artions soient consacrées à sa gloire. Nous souhaitons que tout ce qui est en nous et tout ce qui dépend de nous soit employé à son scrvico, puisque nous avons tout reçu de lui. Voilà à quoi saint Paul nouseshorte quand il nous dit (1) : Vous avez été achetés d'un grand prix; glorifiez donc et portez Dieu dans votre corps [et dans votre esprit (2)], puisque l'un et l'autre sont à lui

Gratiâs AGiHCS... nous vous rendons grâces à cause de votre grande gloire; de celte gloire qui éclate dans l'union de la nature humaioe avec la divine, le chef-d'œuvre de la puissance, de la sagesse et de la bonté de Dieu.

Pour bien entendre quelle est la grande gloire dont l'Eglise nous fait ici rendre grâces à Dieu, il faut se souvenir que toutes les paroles dont elle a composé ce cantique ne sont qu'une extension de celles des anges qui chantèrent Gloire à Dieu n paix aux hommes, au moment que Jésus-Christ parut dans le monde. Dieu a tiré une gloire inGnie de la divine victime qui nous a donné la paix. Nous le remercions de cette grande gloire qu'il a fait paraître en nous procurant un si grand bienfait.

La grâce et la miséricorde de Dieu sont souvent prises pour sa gloire. Tous ont péché, et ont besoin de la miséricorde de Dieu, dit saint Paul (3). H nous a appelés par sa gloire et par sa vertu, dit saint Pierre fi). Ainsi la grande gloire de Dieu se prend pour sa grande miséricorde, parce que, selon l'expression d'isa'ie, la gloire de Dieu est révélée en nous pardonnant (5); et cette gloire ou cette miséricorde éclate surtout dans le mystère de l'incarnation , Ce grand mystère d'amour, dit l'Apôtre (C), qui s'est fait voir dans la chair, qui a été justifié par l'esprit; reçu dans la gloire. On pourrait donc dire simplement : Nous vous rendons grâces pour votre grande miséricorde, qui vous est si glorieuse ; mais l'Eglise, tout embrasée d'amour, plus occupée de la gloire de son Dieu que du bien qui nous en revient, nous fait dire, par une expression noble et généreuse :

(1)1 Cor. VI, 20.

ii) Selon le texte grec.

(3) Omnes eoim peccaverant, et egeni gloria Dei. Rom. m, 23 II) Vocavit nos propria gloria el virlute. II Pelr. i, 3.

(5) Ëxaltabitur parcens vobis. Isai. iii, 18.

(6) 1 Tint, m, 16.

(7) Il est dans la Bible Polyglotte, et à la fia du Psautier imprimé en grec el en laliii, à Oxlbrd.

(8) Toyn un Missel de Cologne écrit l'an 1153, m.nrqué sous le titre de titre d'église , fort micien, dans le Catal. des mss. de M. Séguier, p. 94, qui apparlipiiuentà présent

■iU.^révêque de Metz; le Missel de Lunden en Djiip- Kiarcfc, delSli; et la Liturgie de l'archevêque d'Upsal, i!i1l)rjmi!e à Stokholm en 1576 , sous le titre de Liturgia SurcàrM. que les Etats protestants de Suède dreai brûler.

Nous vous rendons grâces pour votre grande gloire, qui éclate en nous sauvant, 6 Seigneur Dieu, roi du ciel, devant qui les iiabilanls de la terre ne sont que néant.

Deus, Pater omnipotens. Toutes les paroles précédentes s'adressent aux trois divines personnes qui sont ensuite dislinclemenl exprimées. 0 Dieu, Père tout-puissant, 6 Seigneur, Fils unique; et le texte grec (7J de celte hymne et quelque'^ liturgies latines mettent ici leSaint-Espril(8;. Mais depuis huit à neuf cents ans tontes les versions latines mettent le Saint-Esprit à la fin du cantique, et c'est ce que nous suivons.

Domine, Fili unigenite, vous qui êtes aussi noire Sciijneur, Fils unique, seul engendré du Père, celui en qui il met toutes ses complaisances. Dès que l'Eglise a nommé ce divin Fils, qui est son Epoux, elle ne peut pas terminer si surcinclen)ent ce qu'elle veut lui dire. Ses délices sont de s'entretenir avec lui, et de lui exposer ses besoins avec une confiance pleine de tendresse. Toutes ses eitpressions marqueront son amour, et réveilleront de nouveaux motifs d'obtenir le salut qu'elle désire.

Jesu, vous qui êtes notre S'.uvewr. Curiste, vous qui êtes VOint par excellence, et consacré pour le giand ouvrage de la réconciliation.

Domine Deus : Seigneur qui êtes Dieu, qui pouvez par conséquent ce que vous voulez.

Agnus Dei : vous qui êtes l'Agneau de Dieu, cette seule victime qui est agréable à Dieu votre Père, cet Agneau immolé dès le commencement du monde, cet Agneau qui devait s'assujettir toute la terre ^9j par son sang, cet Agneau à qui toutes les créatures crient (10) : Bénédiction, honneur, gloire et puissance, comme à celui qui est assis sur le trône.

FiLius Patris. Pourquoi encore une fois Fils du Père? C'esl que Jésus-Christ, prenant par sa résurreclion une nouvelle vie, devient encore d'une manière particulière le Fils du Père, qui le glorifie pour être pontife éternel, en lui disant (H): Y ousétes monfits bien-aiiné:je vous ai engendré aujourd'hui.

Qni TdLLis (12) peccata mundi : vous ({ui êtes le prêtre et la victime pure et sans i.irhe, qui ôlez les péchés du monde, ayez pitié de nous, miserere nobis.

Qui TOLLis (13,. Qui ôtez les péchés du

monde, recevez nos très-humbles prières. Les

et dont il reste un exemplaire à Paris dans la bibliotlièquu de M. le cardinal do Kolian,

(91 Dominalorem terr.Te. Isai. xvi, 1.

(10) Sodenli in ilirono, et Aguo benedictio, elhonor, cl gloria, et polfstas. Apoc. v, 13.

(ll)Psfl;. H, Hebr. i.

(12) A la cathédrale de Noyon, le prêtre, le diacm , Iiî sOHS-diarre el tout le ctiœur se mettent à genoux :ni premier Qui tollis, jusqu'à ce qu'on ait chanté deprecmimem nosiram. A la calliédrale de Liège, on se nii't aussi a yrnon\ au prend t 0"! loltis ; et on ne se relève qu'4 ces mots, quoniam tu soltts.

(l.î) Aces mots, selon la rubrique, le prêtre fait une incliiijtiou de tête. \ Pari» et ailleurs , tout le cliosur se tourne vers l'autel. A Reims, à Lisieux, siÀuxerre el ai!ûurs, on s« melli genoux.

GLO

Gdèles, louches de l'iiumense charité du Sauveur qui se charge des péchés du monde, s'arrélent à celle circonslaiice si lendre; et pour avoir pari à celle charilé iiiGnio, ils disent encore : Puisque vous vous chargez d'rffacir les péchés du monde, recevez la piièrf que nous vous faisons d'expier les noires.

Qvi SEDKS Qui ites assis à la droite du

Père, ayez pitié' de nous. Nouveau motif d'engagir Jésus-Christ à nous faire miséricorde: sa séance à la droite du l'ère. C'est comme si nous lui disions : Vous qui avez déjà payé pour nous, qui jouissez même de la récompense de ce rachat, étant à la droite du Peu, I itesnous n ssentir les tHels de votre mi^érlC■o^llc et de volie puissance. Saint Paul dit (1) que Jésus-Christ est à ta droite de Dieu vu il interpelle pour nous. Et ce grand apôtre dit encore ailleurs (2) qu'iY est toujours vivant pour interpeller pour nous.

Remarquons ici qu interpeller dit beaucoup plus ((u'intercédir. Celui qui inlerpelle a droit de parler, d'ajouter de nouvelles raisons, et de dire : Ayez égard à tel ou tel chef. Jésus-Christ donc, étant à la droite de son Père et interpellant pour nous, a droit de dire au Père céleste : Ayez égard à mon sang, qui est le prix de leur rédemption.

Ainsi nous disons à Jésus-Christ : Vous, Seigneur, qui êtes à la droite du Père après avoir payé pour nous, qui élos le vrai pontife pour interpeller pour nous, ayez pitié de ceux qui doivent aller à vous avec la confiance que marque voire apôtre (3) : Ayant donc pour grand pontife Jésus- Christ, Fils de Dieu, qui est moulé au plus haut des deux, allons nous présenter avec confiance devant te trône de la grâce, afin d'y recevoir miséricorde, et d'y trouver grâce pour être secourus dans nos besoins.

Oui, Seigneur, c'est de votre Irônc que doivent émaner toutes les grâces : parce que vous êtes le seul Saint, quoniam tu solus SiNCTDs. Premièrement , le seul pontife saint ('i'), innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux ; qui par conséquent n'êtes pas obligé d'offrir des victimes pour vous avant que d'en offrir pour le peuple, comme fait le prêtre qui vous représente à l'autel. Secondement, vous êtes le seul Saint, le seul qui renfermez dans vous tous les saints comme vos membres , qui n'ont de sainteté qu'en vous et par vous.

To SOLUS DoHtNcs. Vous êtes aussi le seul

(t) Rom. nu, Si.

(2) Uebr. ïii, iS

(3) Habeutes ergo pontificem magnum qui peuetravit calos Jesum Filiiim Dei , adeamus ergo cum liducia ad throiMiiu gratis, ul uiisericordiaoi cousei)uaoiur, et graliam iuveulamus ia auxiliu O|iporluao. Hebr. iv, U, 16.

(4) Saiicius, iiiuoceus, impollutus, segregalus a (jcccatoribus, et eicelsior cœlis laclus ; qui non liabet uecessilatem quotidie, qiiemadtnodum sacerdulûs, irlus pro suis deliclis bostias offerre, deinde pro populi. Hebr. vu, 26.

(5) Les indulgences accordées a la dévotion à saint Louis de Goniague sont bien propres à exciter les tidèles à la pratiquer. 11 serait à désirer que la jeunesse cbrétienue surtouL se mit sous la protection de cet aimable saint , que Benoit Xlll lui a douné tout à la fois pour pa- Irott «i pour uodUe, Notis as iaurious trop rccoiuiuauder.

GON 8<t

Seigneur par nature et par acquisition, nous ayant rachetés par votre sang. \ Ous êtes le seul qui exercez toute souveraineté, puisque vous êtes le seul qui ayez la même autorité que le Père et le Saint-Esprit.

Tu soLOS Altusimus, JesuChriste : le seul Très- Haut, égal a Dieu, avec te Sainl-lisprit, dans ta gloire du Père, ci'M san'Cto Spiritu IN GtoRiA Dei Patris. Amen.

GONZAGUE (Saint Louis de) (5).

(Indulgci.ccs autliunll(|ues )

Indulgence (ilénière accordée à perpétuité à tous les lidèles, le jour de la tête de ce saint.

Pour gagnercette indulgence, ondoit, après s'être confessé elavoircommunié, prier pour les inteiilioiis de l'Eglise devant un autel où cette fête soit célébrée avec la permission do l'ordinaire (6).

A'. B. 1" La fêle de saiut Louis de Gonzague est fixée au 21 juin ; mais s'il arrivait que cettp fèlo »e célébrât un autre jour, avec la permission de l'ordinaire, l'iiidulgence se g igncrait ce jour-là, et non plus le 21 juin.

2° Il n'est pas nécessaire que l'autel soit dédié à saint Louis de Gonzague, il faut seulement qu'on y célèbre la fête de ce saint avec la permission de l'ordinaire.

Indulgences accordées à perpétuité à tout fidèle qui célébrera, en l'honneur de saint Louis de Gonzague, les six dimanches qui précèdent sa fête, ou même six autres dimanches consécutifs dans le cours de l'année.

Indulgence plénière pour chacun des six dimanches, aux conditions suivantes :

1" Que l'on célèbre les six dimanches, et qu'on les célèbre de suite sans inleruption;

2^ Qu'après s'être confessé on communie chacun de ces six dimanches.

3* Que l'on sanctiûe ci.acun de ces dimanches par de pieuse» tnéJitutions, ou des prières vocales, ou d'autres œuvres de piété en l'honneur de saint Louis de Gonxague (termes du rescritl (7).

Indulgence accordée à tout fidèle qui récitera, aiec dévotion et un cœur contrit, la prière suivante à saint Louis de Gonzague, avec un Pater et un Ave.

Indulgence de 100 jours, une fois par jour (8j.

à ce sujet, le petit ouvrage qui a pour litre : Exercices de dévotion à S. Louis de Gonzague, etc., 1 vol. in-18. Ou y trouve l'Abrégé de la »ie du saint, des prières en soQ honneur, et des lectures pour un exercice de trois jours, pour une neuvaiae, pour les six dimanches et pour le joar de sa fête. Puissent les jeunes gens apjirendre dans ce livra 3 imiter lesvertus d'un saint, mon ii la fleur de l'âge, et pourtant chargé de mérites piiur le ciel!

(6) Brefs de Bennii Xlll, du 22 novembre 1729 ; de Clément Xtl, du 21 novembre 1737 ; el de BeDoll XIV, du 22 avril 1742.

(7) Clément Xll, décrets de la sacrée congrégation des Indulgences, du ! 1 septembre 1739, et du 7 janvier 1740

(8) Pie VU, décrei t/i iii.^ el oibis de la sacrée congrégation des ludulgeoces, du B mars 180i.

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