‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 256 sur 411 · Chant de tierce pendant qu'on habille l'évêi|ue · texte numérisé non relu

Chant de tierce pendant qu'on habille l'évêi|ue

Après une courte prière, tout le monde se lève, et le prélat, suivi de tous ses officiers, monte sur son trône, d'où il se tourne vers l'autel, qu'il a salué avec tous ses officiers avant de le quitter; puis il dit tout bis et debout avec le chœur Pater et Ave; après quoi il entonne tierce en disant à l'ordinaire Deus, in adjutorium, etc., que le chœur continue comme de coutume; le premier choriste porte à l'ordmaire l'antienne au prélat ; pais celui-ci s'assied et se couvre, ainsi que le chœur, après l'intonation du premier psaume. Cependant les officiers saluent profondément l'évéque, après s'être placés en couronne devant lui, dans cet ordre : 1° le diacre et le sous-diacre d'honneur, assis et récitant avec lui les prières de la préparation à la messe; 2° le ministre du livre, à genoux sur un des degrés du trône, tenant des deux

Dans le rite romain, les porte-insignes précèdent ordinairement le prélat, qui est suivi des cliauoines quand on l'accompagne sans procession; les porle-inslenes le suiTent

mains le livre ouvert, le haut appuyé sur sa tête, et ayant à sa gauche le ministre du bougeoir, lequel demeure debout, ainsi que tons les officiers ; ',\° à la droite du premier assistant sont les ministres de la mitre précieuse, et plus lanl, celui du bougeoir, enfin le porte-plateau; '•■"A la gauche du second assistant les ministrei de la crosse, de la mitre simple et du grémial ; 5" enfin le mailre des cérémonies au milieu, vis-à-vis de l'évéque. Pendant que celui-ci lit les psaumes, son domestique lui met ses bas et ses souliers; ensuite le prélat et ses deux assistants, ainsi que le ministre du livre, se lèvent pour lire debout, découverts et tournés vers l'autel, les prières Kyrie, etc., et les oraisons suivantes; après quoi le diacre d'honneur lui ôte son anneau, qu'il baise, après avoir baisé sa main. Aussilôl son domestique, à genoux, lui donne à laver; et le prélat ayant essuyé ses mains, reprend l'anneau, que lui met le diacre en le baisant, ainsi que sa main (ce qu'il observe toujours en pareil cas). Ensuite le diacre d'honueur'ôte au prélat la croix pectorale, et le sous-diacre le camail, qu'ils déposent dins le plateau. Cependant un clerc auxiliaire ayant salué l'autel et le poiilife, va, par le chemin le plu» court, prendre successivement et des deux mains, les bras étendus, chacun des ornements pontificaux, qu'il remet ainsi au maître des cérémonies, et celui-ci au diacre et au sous-diacre d'honneur, lesquels en revêlent conjointement le prélat. Or ces ornements, à moins qu'il ne s'habille à la sacristie, doivent être disposés sur l'autel, devant le tabernacle, par un chapelain en babil de chœur, dans cet ordre : 1* la chasuble, qui touche la nappe de l'autel; 2" la dalmatique; 3" la tunicelle; 4° l'étole; 5' la ceinture; 6° l'aube et l'amicl ; le manipule doit êtra placé séparément des autres ornements, du côlé de l'Evangile. Pour les ganis, la croix à glands, les bas et les souliers de l'évéque, un acolyte les porte dans un plateau, qu'il dépose ensuite à la crédence pour prendre sa place au chœur dès que le prélat s'est revêtu de ces ornements. On lui donne d'abord l'amicl, dont on lui fait baiser la croix; puis l'aube, la ceinture (et non un cordon), et ensuite l'étole, qu'on lui fait aussi baiser et qu'il ne doit pas croiser ; après quoi, le sousdiacre d'honneur lui donne la chape et le diacre la mitre précieuse. Ensuite le prélat s'assied avec ses assistants et les porte-insignes, si les psaumes de tierce ne sont pas achevés. Pendant le capitule, qui est chanté par le chanoine hebdomadier, le prélat est debout avec la mitre, que le diacre d'honneur lui ôte vers la fin du répons bref; le pontife chante ensuite â l'ordinaire l'oraison de tierce ; et après le lienedi camus Domino, chanté par les choristes, le prélat ayant quitté la chape et la mitre, est revêtu de la tunicelle et de la dalmatique, dont le iliacre et le sous-diacre attachent les cordons sur

quand on marche processionnelement, exceplt" le por e crosse à la proce(Si0D du saint sacrement

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les épaules. Alors l'évêquc s'assied , et le diacre avec le sous-diacre lui mellenl ses ganis en les haisant après avoir baisé ses mains. Aussilôt il se lève et ses deux assistants le révèlent de la chasuble. Le prélat s'étant assis de nouveau, le di.icre lui met la mitre précieuse et l'anneau, avec les baisers accoutumés. Cependant, à la fin de tierce, les choristes l'ayant salué et l'autel, se rendent à la sacristie, précédés du maître des cérémonies, pour preiulre les chapes et revenir de suite à l'oidiiiaire au chœur, i)rccédés (les olliiiers inférieurs cl suivis du sousdiacre et du diacre d'office ; puis en dernier lieu, du (ircire assistant, lequel doit être un des plus (lignes du rh-ipitre Après une révérence convenable à l'autel et à l'évêque, tous les officiers se tournent ensemble vers le prélat, et ransés sur une ligne devant lui, ils le saluent d'une inclinalion profonde et se rclirenl, sans refaire la géuddexion, savoir : les choristes au lutrin, apr(''s avoir salué le chœur à l'ordinaire; li! thuiiléraire avec les acolyles <à I,i crédence, le diacre et le sous-diacre d'office sur dos sièges préparés en face de l'évéïiue ; le prêtre assisiant à la droite du diacre d'honneur, au trône ; et le inaîire de< cérémonies sous la lampe. Alors les choristes entonnent ['Introït de la messe. Au cominencenicnl du psaume, le maître des cérémonies se renl devant l'autel, avertit le thuriféraire et les acolytes, (|ni viennent de la crédence se réunir à lui; ils font ensemble la géiuiflexiou, viennent devant révc(iue qu'ils saluent prolondéuient ; le maître des cérémonies avertit le prêtre assistant, qui vient se placer au milieu d'eux, et fait mettre à l'ordinaire de l'encens dans l'encensoir par le prélat, en disant Benedic, paler reverendissime. Le thuriféraire met le genou droit à terre, en présentant son encensoir (ce qu'il fait toujours en pareil cas, même à l'autel). Ensuite ils saluent tons ensemble le prélat, et se tournant en face, ils s'inclinent pendant le Gloria Pnlri. le préire assistant ayant repris sa place. A Sinul erat, le porle-gréniial va prendre cet ornement sur les genoux, de l'évêque, dont il baise la main en se ineliant à genoux luiniênie sur les degrés du trône, puis il se relire; et le porte-crosse s'approchant du prélat, qui se lève, le salue profondément, met aussi le genou droit à terre, et lui remet la crosse qu'il baise, ainsi que sa niain, en le saluant de nouveau (ce qu'il fuit toujours en pareil cas). Pour la prendre au contraire, il baise d'abord la main, puis la crosse.

Remarquez, 1° que le prélat porte toujours de la main gauche la crosse, en tenant (dans son diocèse) la partie recourbée tournée en dehors, et l'acolyte au contraire la porte do la main droite, la partie recourbée toujours retournée en dedans.

Remarquez, 2° que, pour mettre et ôler commodément la mitre, il fjut, en la mettant, l'appliquer d'abord sur le Iront, puis l'enfoncer doucement sur le derrière de la tête; eu l'ôlant, on doit d'abord relever les deux bandes qui tombent sur les épaules et

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retirer adroilemenl la mitre, en la penchant un peu sur le derrière de la tête.

Remar()uez, .'i° (jne pour la messe le prélat prend toujours la mitre précieuse, et la milre simple, au lavement des mains, seulement à l'autel, ainsi qu'aux messes des Morts.

Remarquez, V que l'évêque est toujours encense à l'autel par le diacre d'office, et à son trône par le préire assistant, et que c'est le diacre d'honneur qui lui met et Ole toujours la milre, soit au trône, soit à l'autel, avec inclination profonde avant et après.

5. Arrivée h l'aulel, commeiicf ment de ta messe et pnceiiseiiieiil.

Dès que l'évêque se lève, le chœur se lève en même temps, et le maître des cérém(mies, de sn place, avertit le prêtre assistant, avec le diacre el le sous-diacre d'office, qui se réunissent devant le prélat, le prêlre-a'-sistnnt étant au milieu. Ils lui font une inclination profonde, et tous les officiers ayant laissé leurs bonnets sur leurs sièges, se rendent à l'autel dans l'ordre suivant : les officiers inférieurs allant se placer sous la lampe, et, après la géonncxion commune, à la crédence ; les porte- insignes se rangeant de suite de chafiue côlé de l'autel; les sous-diacres et les diacres, puis le préire assistant; et enfin le prélat, tenant la crosse de la main gauche et appuyant la droite sur la poitrine. Après la révérence convenable à l'autel, il quitte la crosse avec la mitre et commence aussilôt la messe à l'ordinaire, ayant à sa, droite le prêtr/> assistant , avec le diacre d'honneur, et <à sa gauche le diacre avec le sous-diacre d'office et le sous-diacre d'honneur. A Induh/cntinm, le sous-diacre d'office, passant derrière le diacre, attache au bras g.iucbe du prélat le niani[)ule, qu'il prend sur l'autel el dont il lui fait d'abord baiser la croix, après l'avoir baisée lui-même à côlé, et baisant ensuite la main gauche de l'évêque. Cependant les porte-insignes s'agenouillent autour de l'autel, comme en entrant au chœur, mais in piano. Dès que le prélat est monté à l'autel et l'a baisé, le sousdiacre d'office lui fait encore baiser le commencement de l'Evangile du jour sur le .Missel, que lui présente le porte-livre, à qui il le rend imméilialement après; puis le pontife bénit l'encens à l'ordinaire, assisté seulement du diacre et du sous diacre d'olfice; le diacre, toutefois, disant Benedic, paler rêverendissi)ne. Après avoir encensé l'autel , comme de coutume (le prêlre assistant se tenant debout in piano au coin de l'Epîlre, et le diacre, avec le sous-diacre d'honneur également sur le pavé, mais aux angles des degrés de l'autel), l'évêque rend l'encensoir au diacre d'office, reçoit aussilôt la milre et la crosse; puis il est encensé comme les autres célébrants par le diacre d'olûce, qui se tient in piano du côlé de l'Epîlre, avec le thuriféraire à sa droite, le maîire des cérémonies à sa gauche : pour le sous-diacre il reste in plane au milieu de l'autel, et le prêtre-assislant remonte sur le second di gré, auprès du livre. Après renccnsemcnl du prélat, qui aussitôt dépose la crosse et la

milrc, le diacre et le sous-diacre d'office remontent à SCS côtés sur le ninrchcpicd, descendent avec lui et le prêtre assistant in piano devant l'autel, où ils reprennent leurs places comme auparavant. Aussitôt le prél;it reçoit la mitre et la crosse, fait une inclinalion à l'autel, tandis que tous ses ministres font eux-mêmes la génuflexion et se rendent tons au trône, où l'évêque est salué d'une inclination profonde par tous les officiers, qui reprennent aussitôt leurs places comme auparavant, le thuriféraire étant resté à la crédencc avec les acolytes. Ensuite le prélat quitte la crosse avec la mitre, et dit à l'ordinaire, debout, Vlntro'it dans le livre que soutient le ministre qui en est chargé, lequel a le ministre du bougeoir à sa gauche. Le prélat dit aussitôt Kyrie alternativement avec ses deux assistants, puis il s'assied. Alors le diacre d'honneur lui met la mitre précieuse; ensuite, conjointement avec le sous-diacre, il arrange sur ses genoux le grémial, dont ils tiennent, chacun de son côté, le bout du ruban avec la main intérieure étendue à l'ordinaire, de même que l'autre sur leurs genoux. Cependant les ministres du livre et du bougeoir, ayant salué profondément le prélat, se retirent à leurs places, où ils s'asseyent; ce que font aussi tous les ministres sacrés, ainsi que le chœur, en se couvrant.

i. Du Gloria in ixcelsis à l'offertoire.

On porte, on récite et on chante Gloria in excelsis comme de coutume, s'il y a lieu; le prélat «-n recevant toutefois l'intonation avec la mitre et la crosse qu'il quitte sitôt aprè'i, pour lire dans le livre, avec ses deux assistants, l'hymne, à la fin de laquelle il s'assied et reçoit la mitre précieuse. Cependant, avant de chanter à l'ordinaire la colli'Cte, révê(]ue quille la mitre et dit Pax vobis, après le Gloria in excelsis; mais si l'on ne dit pas cette hymne, il dit Dominiis vobisc«?n, comme de coutume. Après avoir chanté l'oraison, il s'assied , reçoit la mitre précieuse avec le grémial, et lit à l'ordinaire dans le Missel tout ce qui suit, jusqu'à l'Evangile inclusivement, ses deux assistants tournant au besoin les feuillets et lui montrant du revers de la main droite ce qu'il doit dire. Après le chant de rEpître,le sousdiacre reçoit à genoux (mais debout et profondément incliné s'il est chanoine) la bénédiction du prélat, sur les genoux duquel il repose le haut du livre, où il baise la main, après toutefois que le prélat a fini de lire l'Evangile, à la fin duquel ses assistants répondent Latis tilii, CItriste, comme aussi Léo gralias après l'Epîlre et le dernier Evangile. Pendant qu'on chante au chœur le verset du graduel, ou vers la fin de la pro^e, si elle a lieu, le maître des cérémonies, a\ant de porter le livre des Evangiles au diacre d'office, transporte le Missel de l'aulel au côté de l'Evangile; et le prélat, toujours assis, bénit à l'ordinaire l'encens que lui présente le prêtre-assistant ; ensuite il bénit aussi le diacie, qui est à genoux ou profondément incliné s'il esl chanoine; après quoi il quitte

le grémial et la mitre, se lève avec tout le chœur, reçoit la crosse, qu'il tient des deux mains, après toutefois s'être signé, comme le diacre, à Iniliiim ou Srqnrnliit, etc. Alors il écoute le chant de l'Evangile, en se comportant comme le célébrant ordinaire. Cependant, l'Evangile étant fini, l'évêque, sans mitre, après avoir été encensé par le diacre d'office, quitte la crosse et entonne, s'il y a lieu, le Credo, qu'il lit à l'ordinaire dans le livre avec ses deux 3s<^islants, et à la fin duquel il s'assied, de même que tout le cliirur. et reçoit la mitre avec le grémial. Aux trois messes de Noël el à celle de l'Annonciation, le prélat, sans quitter ta mitre, va, avec tous ses assist'ints cl les porte-insignes, s'agenouiller sur le plus bas degré de l'autel.

s. De l'ofTerloire a la Pn de la messe.

Dès que le chœur a fini de chanter le Credo, le prélat quille la mitre et le grémi.il, se lève et chante à l'ordinaire Dominiis vobiscum; puis il dit l'offertoire et s'assieil. Alors le diacre d'honneur lui met la mitre précieuse et reçoit son anneau; puis, conjointement avec le sons-diacre, ses gants, que le maître des cérémonies porte sur le plateau. Ensuite le prélat reçoit à laver, comme nous avons dit plus haut ; a|)rès quoi le diacre d'honneur lui met l'anneau, avec les baisers accoutumés. Aussitôt l'évêque se lève, reçoit la crosse et va à l'autel avec tous les officiers, comme au commencement de la messe. Dès qu'il y esl arrivé, il quille la crosse et la mitre; le diacre d'office à droite et le prêtre-assistant à gauche, relevant à l'ordinaire son aube, montent avec lui à l'aulel. Pour le diacre et le sous-diacre d'honneur, ils demeurent debout in piano, vers les deux angles des degrés , pendant toute la messe, s'agenouillant toutefois pendant la consécration. Après que le prélat a baisé l'autel, s'il y a offrande du clergé ou du peuple, il s'assied et reçoit la mitre; il présente son anneau à baiser à ceux qui viennent offrir, el, s'il y a lieu, il descend au balu«ti-e pour recevoir l'offrande du peuple. Cependant le porte-bougeoir se tient in piano, debout , à la gauche du prêtre-assistant. Quant au diacre et au sous-diacre d'office, ils se comportent comme de coutume, depuis l'offertoire jusqu'à la fin de la messe, le prêtre assistant recevant seul du pontife le baiser de paix, pour le donner ensuite au diacre d'honneur et reprendre aussitôt sa place auprùs du livre, tandis que les autres officiers se le transmettent comme de coutume; mais s'ils sonl chanoines, ils le reçoivent tous snccessivemcnl de l'évêque, jusqu'au sous-diacre d'office inclusivement. En faisant bénir l'eau à l'oflertoire, le sous-diacre dit Benedic, pater reverendissime. Après l'encensement do l'offertoire, qui se fait à l'ordinaire, le prélat reçoit la milre simple, mais non la crosse; el, tenant les mains jointes, il est encensé conmie de coutume par le diacre d'office. Ensuite il reçoit à laver, et ayant quitté la milre, il continue la messe à l'ordinaire^ son domestique lui ôtant, s'il l'a eu-

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corp, la caloltc à la fin de la préface, et no la lui lemcltnnl qu'après la communion. Kpn's la rtrrnièro alilulion, le prélat reçoit la iiiilrc simple et lave de nouveau ses mains. Aussilôl le prêlre assistant et le diacre d'of- 'ic(! lui meltent ses gants et son anneau, jvec les cérémonies ordinaires ; puis il quitte la mitre et lit la communion. Après l'oraison ordinaire l'iacnit, l'évéque reçoit la mitre précii'use avec la crosse et donne la bénédiction, comme il est marqué dans li^ Cérémonial des cvéques, liv. i, tliap. 2.'>. Or, pendant celle bénédiction, tout le monde esl à genoux, excepté les chanoines, qui s'inclinent seulement profondément vers le prélat. Sitôt après le dernier Evangile de la messe, que le prélat récite en se rendant à son siège, après avoir toutefois fait le signe de la croix, comme à l'ordinaire, sur la petite lablelie et sur soi-mêtnc; mais, s'il y a un Ev.ingile propre, il le dit à l'autel, comme de coutume. Après quoi le prêlre assistant se relire à la sacristie après avoir fait la génuflexion au bas de l'autel, avec tous les ministres. Quand le pontife donne la bénédiction dite papale, tous les ofûciers, excepté ic prêtre assistant, se rendent au trône préparé à cet effet, sur deux lignes et dans l'ordre suivant : le maître des cérémonies et le thuriféraire, les acolytes, les porte-insignes, le ministre du livre nortnnt lo Pontifical, le diacre et le sous-diacre d'office, le diacre et le sous-diacre d'honneur, qui se placent sur des sièges préparés aux quatre angles du trône, les ministres d'office étant en avant; enfin le prélat avec la mitre et la crosse, montant sur le trône, où il s'assied. Les acolytes déposent leurs chandeliers au pied du trône. Après la publication de l'indulgence et l'exhortation, le diacre d'office, tourné vers l'autel , chante le Covfileor , comme il est marqué dans le Pontifical, lequel est soulenu devant lui par le ministre du livre, qui ensuite le présente ouvert à l'évéque, en se mettant à genoux sur les marches du trône. Pendant la publication de l'indulgence et la bénédiction, tous sont à genoux, excepté les chanoines. Ensuite on retourne dans le même ordre à l'autel; et après la bénédiclion du saint sacrement, qui se donne toujours alors, et pendant laquelle le prélat est assisté immédiatement par le diacre et le sous-diacre d'office, tous les officiers accompagnent l'évéque à son trône, avec ks mêmes cérémonies et dans le même ordre qu'ils l'avaient précédé en venant à l'autel avant la messe; et pendant le chant du Te Deum (ou de sexte, qu'enlonne le chanoiue hebilomadier et qui se dit au chœur à l'ordinaire), on déshabille le prélat de la même manière qu'on l'avait habillé, le mini.^lre du plateau et le clerc auxiliaire revenant alors pour cela joindre les autres porteinsignes, tandis que le thuriféraire, les acolytes, avec le diacre et le sous-diacre d'office, rentrent seuls à la sacristie, après avoir salué le prélat et l'autel avec les révérences convenables. Dès qu'il a fini de lire les prières marquées dans le Missel pour l'action de

grâces, on le reconduit de la même manière et au même lieu où on était allé le chercher, deux chanoines venant alors pour cela remplacer le diacre et le sous-diacre d'honneur, qui vont se déshabillera la sacristie.

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