II. DE LA MESSE PONTIFICALE DES MORTS
Si l'évéque célèbre la grand'messe pour les morts, outre les cérémonies ordinaires, voici ce qu'il y a de particulier :
Le prélat ne se sert ni de bas, ni de souliers brodés, ni de gants, ni de la crosse. Il omet les prières de la préparation à la messe marquées d.ins le Missel. Il prend alors le manipule avant l'élole. H n'a avec lui que le prêlre assistant, le diacre et le sous-diacre d'office. Après les prières et la confession ordinaire au pied de l'autel, le prélat moule sur le marchepied, baise l'autel sans l'encenser, redescend, reçoit la mitre simple (la seule dont il se serve à cette messe), et retourne aussitôt à son trône, où il se comporte, ainsi que ses officiers, comme à la messe pontificale ordinaire , en oljservant toutefois ce qui est marqué ci-dessus, au numéro 2. A la fin de la messe il ne donna point de bénédiction et l'on ne publie pas les indulgences. Sitôt après le dernier Evangile, le prêtre assistant se retire à l'ordinaire à la sacristie, tandis que tous les autres officiers accompagnent l'évéque à son Irône, où il quitte la chasuble et la dalmalique, la lunicclle et le manipule, pour prendre la chapo et aller faire l'absoute, accompagné du diacre et du sous-diacre. Le prélat ne quitte la mitre que pour dire Pater iiosler et les autres prières après le Libéra me. Du reste il se comporte, ainsi que ses officiers, comme à l'absoute ordinaire des morts, à moins qu'on ne fasse l'absoute solennelle dont il esl parlé au liv. Il, chap. 11, du Cérémonial des évêques, qu'on peut consulter, l'oy. Absolte.