‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 265 sur 411 · Il poursuit secrètement : ut meuu ac · texte numérisé non relu

Il poursuit secrètement : ut meuu ac

(10) Non est niasculus npque femina :omnes enim vos uu\mi estis in Christo Jesu. (ialal. in, 28.

lit) Orate pro me pecialorc , Iratres el sorores. Miss. Illyric. Miss, lillraj. niss.

(12) On lit : Orate pro me, fratres et sorores, ut meuin, etc., dans le Missel de Oiogne de l'an 1135, aussi bien (pie dans Albert le (.rand, rie Sacrif. miss, tract. 3. c. 2. Ile mol sorores n'est poiui dans le Traité du pape Iniioeent 111, ni dans Beleth, ni dans Renii d'Auxerre, ni dauf le faux Alcuiii.

(13) Clirysost. in Matlli v, ÎS

DICTIONNAIRE DES CEREMONIES ET DES aiTES SACRES.

VESTRiiM, etc. Anciennement le prctre ne disjiil (lue J'riez (I), ou Priez pour liwi (2), ou /*/•)'■- pour moi pécheur (3). On ne voit d;in« k's us de Cîlenux que ces mois : Priez pour moi, mes frères (i) ; el les chartreux ne dispiil encore que ci'ux-ci (5j : Priez, mes

m<!'me lorsqu'il dira Dominus vobiscum, quoique ce soil une salutation qui se fait toujours en rognrd.inl Ici personnes qu'on salue. SLiis dans relie conjoncture, tout occupe du granil mystère qui va s'opérer, il demeure tourné vers l'autel ; et comme s'il élail ren-

fréres, pour moi pécheur, le Seigneur notre fermé dans le saint des saints, bien éloigné

Dieu. Les paroles suivantes n'ont été d'abord mises que pour faire cnlendre ce que le prèlre doit avoir en vue en invitant les fiilèles à prier. Hemi d'Auxerrc, vers l'an 880, est le premier qui nous les a données ciimme une exp'ication : Priez, mes frères, dil-il (6), c'esl-à-dire Priez que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre , soit agréable au Seigneur. Comme ce n'éiait donc là qu'une

du peuple (8), il ne terminera ses prières secrètes qu'en criant fort haut, pour exhorter les fidèles à tenir leur âme élevée à Dieu.

Quand il se tourne vers eux à présent, en leur (lisant; Orate, fralres, c'est comme s'il leur disait: Je vais entrer dans un plus grand recueillement, pour faire seul les prières secrètes; mais de votre côlé priez aussi, de-

cxplication, dont on a cru que les assistants mandez à Dieu d'agréer le sacrifice que nous étaient instruits, le prêtre, ou ne l'a point offrons ensemble.

dite, ou la dite en silence, comme le mar queiit le faux Alcuin, vers l'an 1000, el le Missel romain d'à présent, presque dans les mêmes tirmes.

o. Le prêtre se tourne entièrement et revient au milieu de l'autel par le côlé de l'Evangile, parce que c'est de ce côté-là qu'est le Missel (7), dans lequel il doit lire les oraisons qu'on appelle secrètes § II. Mollis de l"in\ italien a prier, et réponse du peuple. J

Le plus ancien motif de la nouvelle invitation à prier est venu de l'offrande du peupJe , qui durait longtemps el qui pouvait causer des distractions. Mais le principal niolif qu'on aura toujours, quoiqu'il n'y ait pas d'offrande, c'est que plus le moment du sacrifice approche, plus aussi la prière et le recueillement sont nécessaires. Le prèlre se

On voit , depuis huit ou neuf cents ans, dans beaucoup d'anciens livres, que les assistants faisaient à celle exhortation diverses réponses vives et tendres. Atnalaire nous apprend qu'on disait en quelques églises (9] : Que lieu vous envoie son secours de son sanctuaire , et son assistance de .Sion; qu'il se souvienne de votre sacrifice, et qu'il rende parfait votre holocauste. C'est le souhait que les Israélites faisaient à David lorsqu'il offrait des sacrifices. Les carmes disent encore ce verset : Que le Seigneur se souvienne , él le suivant. On disait en d'autres églises : Le Saint-Ksprit viendra sur vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre {W), ou d'auires prières plus longues, que Kemi d'Auxerre rapporle (11); et l'on pouvait aussi se contenter de prier en silence (12). On ne répond rien chez les chartreux, ni chez les

dispose à entrer dans le saint des saints, et jacobins(l3). Selon Durand, au treizième siè-

il prend pour ainsi dire congé des fidèles, cle (li , les assislanis devaient dire secrèle-

qu'il ne verra plus jusqu'à ce qu'il ail cou- ment quelques-unes de ces formules : Memor

«ommé le sacrifice. Durant tout ce temps il sil, ou Suscipiat, ou Spiritus sanclus, ou

ne se tournera point vers le peuple, non pas Mitlat tibi, ou Immola Deo. L'Eglise de

(l)Oral. Ord. rom.2, n. 9.

(2) Orale pro me. Ord. 6, n. 10.

(3) Orale pro me pecialore. Satrjjm. mss. Trev.

(4) Orale, fialres, pro nie. Us. Cislerc. c. 5-5.

(o) Orale, fralres, pro me peecalore ad Doniinum Deum nosiruin. Ordiii. Carlus. c. 26, n 2!

(G) Orale, fralres : id est, M mcmn el veslrum partler tacrilicivm ncceiilmn »i( Domino, lixpus. miss.

(7) Auliefoisle Missel élaa placé un peu plus loin du milieu (le l'autel qu'a pré.senl. D'où lient que, selon ri'aucieiis ordinaires, le prêtre devait faire le lour euiierponr se trouver au livre, et s'approcher ensuite du milieu de l'autnl, après avoir lu les secrètes : Conversus ud rhoiiim tlicnl : Oinle, (rares ... Uum aiUem ad altare vuliitm redux'-vil, non ex en pmte qwise mi liwium coinrilU.sed el ad tibimn in sinistrn pnrie iwcedens... Ul aulem sact'rdos ser.reliis finieril, relruluil se conlia iiieUiuin altaiii. Ordin. Priçinonsir. in Bilil., p. 891.

(8) Pour aider le prêtre à entrer dans ce recueillement, il serait a propos qu'on écirtàl les hiiques, el surtout les femmes, qui viennent se placer jusqu'au pied de l'autel, et qu'on renouvelât les lois qui jusqu'au commencement du XV' siècle défendaieut cet usage déteslahle, comme parle Grimez, qui vivait en ce lemps-lii. Denelimi slutiiit, dil-il, qitd nulli laicoritm liceal t/i eo ussislcic hco ubi misua celebraliir, ni sacerdos absque imvedinu'iiio el iiiie dislraclioiie celebralionis offiàwn expédiai. Viide quod nimc lit. scilicel quod viri ci imdieresin (aciem proipiciiir.t succrdolis. et staitl contra ejus (aciem, niutlmn dclesUdiile est, el divinœ jitblitiœ conlrarimn. De OOicio Miss,i!.

(0) Audivi dicere qund plebs eadem liora très versiculos cantct pro sacerdote : Miltat tibi Dominus auxilium de sancle, ft duos seijuemes Ainal. de Eccles. Oflic lil) m.

cap. 29.

(10) Dans la liturgie de saint Chrjsoslome le prêtre et le diacre se disent mntUHlleinent : Le SamI-Espril viendra sur vous, etc. (tuchol , p. 75.) Dans la liiiirgie de saint Jacques, les assistants disent ces paroles au prèlre un peu avant la préfjce. On trouve celte même formule dans les Mis'iiK d'Orléans jusqu'en IBOI.

(11) Expiisit. miss. — On voit plusieurs de ces prières dans la messe d'illvric, dans un niauuscril de sainH)enys, que le père Mariène croit être du temps de Charlemagne, dans le Poiililieal de sainl Prudence, évêque de Tinyrs, dans un Missel manuscrit de celle église de 1000, et dans plusieurs autres manuscriis. Voici ci-llesqui se trouvent d:ins les Heures de ("b.irles le C.bauvc, écrites vers l'an 87(1 : Quid ornudùm sil ad niissam pro sacerdoie, quaiido petit pro se orare : Spiritus sanclus supervcniai iu te, et virluj Allissimi olHiniliret le Memor sil sacrilicii lui, et hnlocausluni luum pingue liât, 'triliuai tiiii secuiiduin cor tuuni, el omnein pctitionem tiiam coutinnel. I)a, Domine, pro nosiris peccalis acceplabile et susceptibile Ueri sacriûcium in conspectii tuo.

(12) Selon les us de Oleau-t et l'ordinaire des guilleniilps, tout le chœur se tournait vers l'autel, et priait en silence l'espace d'un Pater.

(1.5) Ou n'a marqué aucune réponse dans les Missels de Parisjusqu'en IGIo.nidans ceux de Meaux jusqu'en I6i2. Il n'y en a point dans le Sacramenlaire d'Albi du m' siècle, ni dans le Missel de Cologne de 1135, ni dans ceux de l'ordre de M.ilte de looô, de Vienne 1519, de Cambrai )ri27, de Liège 1313, 1327, 1342, de Bourges lW6ct Vriùi, de Châlous-sur-Marne 1543.

(Il) Lib. IV, c. 52, n. 5.

ORD

ORD

Itoiiifî a liiil répondre depuis ce Cemps-îa ic Susripiat en ers termes • Que le Seigneur re- Suscipiat Dominus

foive de vos mains le sacrifice à l'honneur et à la gloire de son nom, pour noire ulililé et pour celle de toute sa sainlcEglise.

sncrifK'iun) de manîbus luis ad laudem et gioriam noniinis sui, ad utililatem quoque noslram , loliusquc Ecclesiœ suœ sanclœ.

EXPLICATION

SusciPiAT . . . Que le Seigneur reçoive de vos mains le sacrifice. C'est un prélre établi de Dieu et de l'Eglise qui doit offrir le sacrifice. Il offre sans restriction, parce que c'est le sacrifice de toute l'Eglisi'. le même qui a élé et qui sera toujours offert dans tout le monde : c'est pourquoi on dit le sacrifice, et non pas ce sacrifice. Les ordinaires de la messe , qu'on imprime trop souvent sans l'oi'dre des é?ê(|ues, mettent à présent mal à propos hoc sacrificiutn, quoique la particule hoc n'ait jamais élé dans le Missel romain.

Ad laudem .. . à l'honneur et â la gloire de son nom. La gloire de Dieu est la principale fin du sacrifice, qui doit toujours êlrc offert pour reconnaître son souverain domaine sur 1rs créatures.

Ad utihtatem. . .pour notre utilité. Les (rois autres lins du sacrifice sont de remercier Dieu des bienfaits reçus, d'obtenir le pardon de nos péchés et toutes les grâces qui nous sont nécessaires. Ces trois dernières fins sont reniermées dans ces mots : pour noire tUililé ; car, qu'y a-t-il de plus avantageux pour nous que de rendre à Dieu nos actions de grâces (1), d'espérer le pardon de nos péchés et tous les nouveaux secours dont nous aurons besoin? .\insi,i]uand on dit le Suscipint, on peut avoir en vue les quatre fins du sacrifice.

ÏOTiDSQUE EccLEsi* . . . f^ pour celle de toute sa sainte Eglise. Quoiqu'on puisse prier spécialement pour quelques personnes au Mémento, le sacrifice néanmoins est pour toute l'Eglise; il ne saurait être restreint au seul bien d'un particulier. C'est ce que plusieurs anciens martyrs faisaient comprendre à ceux qui leur demandaient des prières, en leur répondant , selon l'esprit de l'Eglise, qu'ils priaient pour tous les fidèles

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