‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 264 sur 411 · OR · texte numérisé non relu

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gager Dieu à user d'indulgence à l'égard des peines qui sont dues à nos péchés, si nous implorons leur intercession, en combattant les désirs de la chair et du siècle, et en gémissant de mener une vie si peu semblable à la leur.

Orate, fratres.

(lixplicalion du P. I.ebrnn.)

nOBBlOCE.

La prière Siiscipe, simcta Triiiilas étant finie, le prêtre baise Tautcl, se tourne vers le peuple, étend les mains, le.'î rejoint, dit d'une voix un peu élevée : Ora/e, fia- Ires ; el poursuivant le reste secrètement, il achève le cercle, el retourne au milieu par le côté de l'Evaogile.

HEUAnOOES.

1. // baise l'autel, qui représente Jésus- Christ, pour le saluer avant que de saluer le peu[ile, vers lequel il va se tourner. Il le salue tacitement, sous-entcndanl Dominus vobiscum, dit Belelh au xir siècle (o).

'2. Il étend les tnains et les rejoint en disant : Ouate, pour engager les assistants, par les gestes et par la parole, à la méditation (6], selon la rem;irque des anciennes coutumes de Cluiiy.

3. // dit d'une voix un peu élevée : Oratk, FRATRES , pour être du moins entendu de ceux qui sont autour de l'autel. 11 appelle les assistants mes frères. S.iint Cyprien les appelait de même ("), après saint Paul. C'est ainsi que les chrétiens se sont nommés les uns les autres depuis le commencement de l'Eglise (8). Vous (les tous frères, dit Arnobe (9), nés d'un même père, Jésus-Christ, et d'une même mère, V lùjlise. Le préire n'ajoute point : Et vous, mes sœurs, quand il n'y aurait presque que des femmes à la messe. Il s'adresse au principal sexe de l'assemblée , sans exclure l'aulre, p.irce qu'à l'égard de tous ceux qui ont été baptisés, dii saint Par.l (10), »7 n'y a ni homme ni femme: vous tt'éles tous qu'un en Jésus-Christ. On lit pourtant dans la messe donnée parillyric, écrite vers l'an 900, et dans un Missel d'Ulrecht vers le même temps (il) : Priez pour moi, qui suis pécheur, vous, mes frères et mes sœurs; el cet usage devint assez commun, aux XII' et xiip siècles, en plusieurs églises éloignées de Rome (1-i) ; ce qui s'est même conservé à Paris jusqu'en 1615, et à Meaux jusqu'en 164.-2. Mais on est revenu partout au plus ancien usage.

Quaiidles prêtres à la inesse, et les prédicateurs en chaire, disent mes frères, s'adressant au principal sexe, les femmes comprennent bien qu'elles doivent s'appliquer tout ce qui s'adresse à l'assemblée (13).

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