PARRAINS
(Késume d'un yraiici noiiilire de llilucis, par Bcuvolel.)
La coutume d'admettre des parrains au bnptême est-elle bien ancienne dans riii/lise?
Oui, nous la vojons observéedetout temps, comme saint Denys, saint Augustiii, saint Chrysostoine, et les autres Pères le témoignent.
Comment les parrains sont-ils nommés chez les saints Pères?
Ils sont appelés par TertuUien susceptores ci sponsores, et par saint Augustin fidei doctorcs et fidejussores, et dans les concile<, compatres spiritilales, et nnadociti, autrefois parentes Instrici, qui sont autant de noms (|ui leur mar<]ucnt ce qu'ils sont obligés de faire à l'égard de leurs filleuls.
Pourquoi prend-on des parrains au baptême ?
1 ' Pour présenter à l'église celui qui veut être baptisé; 2° pour lui imposer le nom et être témoin du baptême; 3^ pour répondre eu sa place aux interrogations qui s'y font, et renoncer pour lui au diable, à ses pompes et à ses œuvres (si l'eiifiinl pour son âge n'en est point capable; ; V |)our l'instruire dans la doctrine et dans irs mœurs du christianisme, l'Eglise ne voulant point s'en rapporter aux. parents, qui n'aiment souvent leurs enfants que par les mouvements de la chair et du sang.
C'est ainsi que saint Denys dit qu'autrefois le parrain faisait promesse d'instruire son filleul en ces termes, Spondco me piterum induclurum cum ad sacrum inlelligentiam vcncrit, sedulis cohurtalionibus meis, ut ab~ rennntiet contrariis omnino, profiteatur peraijatque divina, quœ pollicctur. Et là même, il appelle le parrain, Sanctœ salutatioms susceptorem, sub quo rcliquum vitœ puer debeat degcre tanquam sub spirituali pâtre. S. August., serin. 163, deïcmp. : Vosunteomlii'rt, lam inulieres, quam viros Qui ftHos in