‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 327 sur 411 · PAR · texte numérisé non relu

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baptismale susccpistis, moneo, ut vos coijnoscatis fidejussores apud Deum exstitisse pro iliis, quo visi estis de sacro fonte suscepisse, ndi'oque semper eos admonete ut castitalem eustodiant,juslitiamdili(iiint,charitatemteneant, ante omnia Symbolum et orationem Dominicam, et vos ipsi lenete, et illis, quos ex sacro (onle suscepistis ostendite. Et ailleurs : Quos de sacro fonte suscepistis docele et casiigalc.

Ut parentes fdios et palrini eos quos de fonte lavarri suscipiunt erudire summopere studeant. un quia eos r/enuerunt et eis a Domino dati sunt; isli quia pro eis fidejussores eaistunt [Conc. Arcl. vi, cun. 19, an. 91-3).

He fide unusquisque compater, vel parentes, vcl proximi filios suos spirituales catholice inftrucnl, ita ut coram Domino raliocinari debeant [Capitulare Caroli Maqni 18, et coucit. Moijunt. can. .V"). Sane a quibusdaui, quainvis fidcs Chrisli inhianter cxpetitur . aliter lamen aqitur quam divina aucloritas testetur, quia illi qui in sua sponsione aliquos de sacrosanclo fonte suscipiunt nec fide, nec baplismatis sacramento sunt instrucli, et idcirco eos quos suscipiunt et secundum sancto^ rum Patrum documenta docere debuerani, erudire nequeunl {Concil. Paris, vi, lib. i, can. 7).

Combien peut-on admettre de parrains?

(,:" concile de Trente souhaiterait qu'il n'y eût qu'un parrain ou une marraine; il no doit donc y avoir, tout au plus, (|ii'un parrain et une marraine, et aux lieux où se pratique le contraiie, les curés doivent s'clforcer d'abolir cet abus.

Peut-on admettre toutes sortes de personnes pour tenir les enfants sur les fonts?

Non; car nos Rituels défendent d'y admettre les infidèles, les hérétiques, les excommuniés, les pécheurs publics, les infâmes, ceux qui sont reconnus pour n'avoir point été à la confession ou à la communion à Pâques, ceux qui sont insensés ou hébétés, (|ui n'ont point de domicile certain, ou qui ignorent le Symbole des apôtres, l'Oraison Dominicale, les commandements de Dieu, et de l'Eglise; et d'autres ajoutent ceux qui ne sont pas confirmés.

Peut-on admettre des personnes religieuses de l'un ou de l'autre sexe?

Non, les saints canons le défendent et tous les Rituels.

Peut-on admettre des clercs?

Autrefois ils en faisaient ordinairement l'office, n'y ayant rien en cela qui, de soi, ait aucune répugnance à leur condition : ainsi saint Renii fut parrain de saint Arnoul; Raguemundus évêque de Paris, tint Théodoric, fils de Chilpéric, sur les fonts ; saint Rigobert tint Charles Martel : ainsi les papes tiennent nos rois de France, et leur servent de parrains par procureur. Mais à cause des abus et des familiarités trop grandes que causaient ces qualités de compère et de commère, l'Eglise l'a défendu dans deux conciles nouveaux, dont le premier est celui de Reims et l'autre celui d'Aix en Provence , lesquels avaient été devancés par saint Charles. En suite de quoi plusieurs évéques le défendent

<lans leurs Manuels, comme tous les anciens Rituels (le la province de Reims, les Rituels particuliers qui ont été faits depuis 15 ans, comme ceux de Beauvais, Châlons, Boulogne, les statuts de Grasse, surtout si les clerts sont initiés aux ordres sacrés, si c'est sur le lieu de leur bénéfice ou de leur résidence.

Convenir e etiam judicamus , ut episcopus in propria diœcesi , pnrochus et iniliatus sacris ordinibus in suœ rcsidcntiœ vel heneficii loco piteros de sacra fonte non suscipianl, mmquaui vero monacltu» patrinus vel monialis matrinn nfse queat {Ex concil. lUtcin. 1583).

Compaler ne adhibealur regularis nliquis, nec clericus sœciilaris sacris initiatiis , aul (jenejicium ecclcsiaslicum oblinens {Concil. A(j:!rnsc. an. 1585).

A quoi donc faul-il avoir égard en choisissant un parrain, ou en te recevant ?

A trois choses, 1" à l'âge, 2" à la capacité, 3 aux mœurs.

Qwl ûfje doivent avoir les parrains et les marraines?

Les parrains doivent avoir quatorze ans, el les marraines douze. Si toutefois il s'en présentait au-dessous de cet âge on pourrait h's admettre, quand même ils n'auraient que sept ou huit ans, pourvu (si c'est le parrain) qu'il sache bien répondre au catéchisme à cet â^G et que la marraine ait au moins douze ans ; el si c'est la marraine, qu'elle s:che cgaloment bien répondre au catéchisme, cl ((uc le parrain ait au moins quatorz • ans. A moins de cela, il ne faut pas les adraellrc.

Quelle capacité faut-il avoir ?

11 faut savoir les mystères de la sainte Trinité et de l'Incarnalion, le Symbole des apôtres, l'oraison dominicale, les commandements de Dieu et de l'Eglise.

Qu entendez-vous quand vous dites qu'il faut avoir égard aux bonnes mœurs?

C'esl-à-diro qu'on doit choisir les plus gens de bleu que l'on peul, n'ayant point plus d'égard à la noblesse, aux richesses, à l'amitié, au pouvoir, ou à tout autre intérêt temporel, connue on fait d'ordinaire, dit saiiïl Charles, qu'aux bonnes qualités, qui peu\eul rendre une personne rccommandable devant Dieu.

Duit-on admettre pour marraines celles qui viennent la qorgc découverte ou habillées contre In bienséance chrétienne ?

Non, cela ne se <ioil point souffrir, et quelques statuts synodaux le défendenl après saint Charles, et veulent même que ceux qui auront une épée soient avertis de la quitter, el de faire cette action avec humilité. "

De quui faut-il avertir les parrains et marraines ?

1. Pour éviter les contestations importunes, (jui se font quelquefois pour l'imposition du nom, le Rituel mar(\ue expressément qu'il esl à propos que le parrain l'impose si r.'esl un garçon ; el la marraine si c'est une tilb>.

■2. H faut les avertir toujours de laltiniic

qu'ils contractent, tant avec l'enfant baplisé qu'avec son père el sa mère : laquelle affinité empêche de contracter mariage entre eux, el annuité celui qui est contracté, après le temps de l'affinité.

;î. Qu'ils sont obligés d'élever leurs filleuls eu la crainte de Dieu, el de leur apprendre leur créance, au défaut de leurs pères et mères, qui bien souvent négligent le soin de leur salu!.

Quand est-ce que se contracte cette affinité?

Au moment que l'on verse l'eau sur la (été de l'enfant, et (|ije le parrain et la marraine y mettent la main ; voilà pourquoi ceux qui nesont parrains el marraines (ju'au catéchisme el aux cérémonies ne contractent |)oint d'affinité.

Que doit observer le prêtre qui baptise touchant le nom ?

11 doit prendre garde que ce nom soit ridicule, fabuleux, profane ; de ceux qui sont spécialement attribués à Dieu dans l'Ecriture ; de tous autres noms qui viennent du paganisme et que les saints n'ont point portés, de ceux, pour les filles (ajoutent les statuts de Grasse) qui ne sont que des diminutifs de saints , sans qu'aucune sainte se trouve avoir été ainsi appelée, de ceux encore (jui ne sont pas connus, ou qui avec la rencontre du nom de famille, pourraient faire quelque équivoque malséante ou injurieuse.

Quels noms faul-il donc imposer ?

Les noms seulement de quelque saint ou sainte, qui puisse faire pour ceux qui le portent office d'avocat el d'intercesseur dans le ciel, et leur servir en tout de modèle et d'exemple, pour vivre à leur imitation.

Doit-on souffrir qu'on impose plusieurs noms au baptême ?

11 ne se trouve aucune défense sur cela. Néanmoins il semble qu'il est plus à propos el plus conforme à l'usage de l'Eglise de n'en donner qu'un el celle mulliplicilc semble venir de la vanité des grands du monde bien que peut-être quelques-uns le fassent par principe et par zèle de dévotion.

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