‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 59 sur 411 · Î1 JEU · texte numérisé non relu

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que lirn â l'écart pour servir le lendemnin.

lii. L'évoque, étanl entré dans la (-liapellft, va à l'autel et inontc jusqu'au second dciçré, où le diacre étanl à genoux sur le marchepied reçoit de l'évéquc (jui est debout le calice avec le saint sacrenieut; révoque, s'étaiit levé, le met sur l'autel et abat le voile de tous côtés.

23. L'évcque après se met à genoux sur le premier degré, le prélre assistant et le sousdlaire lui ôlant le grand voile ou écliarpe de dessus les épaules, et le donnent au maitre des cérémonies ou à quelque acolyte.

2'i-. L'évéque se lève après, et se tenant un peu en arrière, un des lliuriféraires s'étanl rendu auprès d(; lui, et ayant donné au prêtre assistant la navctie, l'évéque prend do SCS mains la cuiller, et met, sans le bénir, do l'encens dans l'encensoir que le thuriféraire lient étanl à genoux à son côté.

25. Le prélre assistant, ayant leçu la cuiller et rendu la navette au Ihurilèraire, reçoit l'encensoir qu'il donne à l'évéque, qui, s'élant misa genoux sur le plus haut degré, le diacre cl le sous-diacre élevant le pluvial, cncenselesaint sacrement de trois coups, faisant une inclination profonde avant et après. En même temps que l'évéque commence à encenser, les choristes cnlonnent 0 saluturis liostia ou Tantiim crgo Sdcrumentum, etc.; l'évéque rend après l'encensoir au prélre assistant, qui le donne à l'acolyte.

26. Le diacre monte à l'autel, et après avoir fait une génuflexion, prend le calice el le met dans le coll'ret où il doit reposer jusqu'au lendemain; après avoir fermé le coffret, il fait la génuflexion et descend au bas des degrés.

27. L'évéque se lève après et monte à l'autel, fait une génuflexion, baise l'autel, et sans quiltir le milieu el sans mitre, il donne la bénédielion solennelle, disant tout haut : SU noiiien Domini bcncdictum, de, Adjutoriitm noslrum, etc. Puis, faisant une génullexion el se tournant vers le peui)le, se retirant un peu au tôle de llivangile, prenant aussi en même temps la crosse de la main gauche, il dit : l'after, el Fi-j^lius, et Spiriitus sanctus, bénit le peuple à sa gauche, au milieu, et à sa droite ; après la bénédirtion, le prêtre assistant, étant au côlé de l'Kvangile cl au bas des degrés, public les indulgences.

28. L'évéque retourne au milieu de l'aulel, où il fait la génullexion, descend au bas des degrés avec ses assistants, où il se met à genoux et fait sa prière.

29. Cepenilant le maître des cérémonies fait partir la croix et tous les autres au même ordre qu'ils étaient venus, les chanoines s'arrêtanl au chœur pour dire vêpres sans chant.

oO. El l'évéque avec ses assistants et choristes, s'élant un peu relire, reçoit sa mitre et va à la sacristie où ils quittent leurs orneliienl<.

.'il. Les vêpres étant Qnies, on Uécouvro les autels.

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ART. Ill, — DU LAVEMENT DES PIEDS.

(Dumoliii , Cérémonial, t. ii. ) Chapitiu: L — Des préparatifs.

1. Le lavement des pieds se fait diverse. ment dans l'Kglise : aux unes on lave les pieds à treize chanoines, en d'autres à treize pauvres, qui sont habillés el traités aux dépens de l'évéque ou du chapitre; on laisse pourtant à la coutume ou à la volonté de l'évéque d'aimer mieux les laver à des pauvres ((u'à des chanoines, aux lieux n)êmes où la coutume esl introduite de les laver à des chanoines; car audit cas il paraît beaucoup plus d'humilité et do charilé (ju'en les lavant à des chanoines.

2. Si donc c'est à treize pauvres qu'on lave les pieds, on préparera dans l'église, ou dans quel(|ue salle capilulaire,ou en qiiel(|ue autre lieu propre el accoutumé, un fauteuil ou siège pour l'évéque, au haut boutdela salle.

3. On prépare une table assez grande couverte d'une nappe blanche, sur laquelle on met deux chandeliers avec les cierges de cire blanche allumés.

4. On y met aussi plusieurs bassins et aiguières remplis d'eau liède , au moins deux.

5. Un autre bassin, dans lequel on met treize serviettes, pour essuyer les pieds des pauvres.

G. Un autre bassin, dans lequel sonl les aumônes qu'il doit donner aux pauvres, et qui doivent être également partagées entre tous.

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