Comme aussi un vase avec des charbons allumés
12. Cette table et tous ces vases doivent être parsemés de fleurs et d'herbes odoriféranles.
13. On prépare aussi au côté gauche de l'évéque un pupitre couvert d'un drap de soie ou de toile d'argent, sur lequel on mettra le livre quand on dira l'Evangile, el un autre jupilre un peu plus loin nu et sans être couvert pour les cbanlrcs.
li. Uu Missel pour l'évéque.
15. Ou prépare un long banc à la droite de l'évéque, assez haut el couvert d'un tapis vert, sur lequel s'asseyeront les treize pauvres revêtus avant que l'évéque commence la messe, à laquelle ils doivent assister et communier de ses mai us. Ces pauvres doivent aussi se déchausser le pied droit, el le bien laver avant que l'évéque arrive.
11). Pendant qu'on dit les vêpres, l'évéque étant à la sacristie, ayant quitté le pluvial, l'ctole el manipule blancs, prend l'étole cl le pluvial violet; le diacre et le sous-diacre qui ont assisté à la messe l'assistent encore avec les mêmes liabits.
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CHAPiTnB II. — De la sortie de la sacristie et lavement des pieds.
1. Les vêpres élant dites, tous les chanoines se rendent auprès de l'évêque à la sacristie, pour l'accompagner au lavement des piods.
2. Si c'est un archevêque qui fait la cérémonie, son chapelain y assiste portant sa croix.
3. S'il n'est pas archevêque, un chapelain se revêt de l'amict, aube, ceinture et lunicelle blanche, et porte la croix.
4. Toutes choses ainsi préparées , les vêpres élant dites, ou, s'il le trouve plus à propos, après le dîner, l'évêque va au lieu préparé pour le lavement des pieds, où tous les pauvres sont déjà assis en leur banc, ayant le pied droit déciiaussé, qu'ils ont lavé avant que de s'asseoir, comme il a été dit.
5. Le thuriféraire marche le premier, puis le sons-diacre portant la croix avec les deux acolytes des chandeliers à ses côtés , puis les chantres et chanoines deux à deux, et enfin l'évêque ayant la mitre et la crosse, avec les diacre et sous-diacre à ses côtés.
C. Quand ils sont arrivés au lieu préparé, le thuriféraire, les acolytes et le sous-diacre se mettent près de la chaire de l'évêque; les chantres vont au pupitre qui leur a été préparé, et les chanoines se placent, moitié d'un côté et moitié de l'autre de la chaire.
7. L'évêque va à son siège et s'assied, les diacre et sous -diacre demeurant debout.
8. Le Ihuriférairc, s'élant avancé, présente la navette au diacre, qui, ayant pris la cuiller, la donne à l'évêque, qui met de l'encens, et ayant rendu la cuiller au diacre, bénit l'encens à l'ordinaire, le diacre rendant cependant la navette à l'acolyte.
9. Le maître des cérémonies prend le livre des Evangiles sur la crédence et le porte au diacre, qui l'ayant reçu se met au devant de l'évêque, le sous-diacre en mémo temps se nietlanl aussi au côté gauche du diacre, les acolytes des chandeliers élant à leurs côlés ; ils fout ensemble, savoir le diacre el le sousdiacre, une inclination profonde, et les acolytes une génuflexion, et s'élant relevés, le diacre, profondiment incliné, dit : Jubé, dotnnc, benedicerc, et l'évêque étant assis dit: Dominus sit in corde, etc., et le bénit.
10. Le diacre ayant reçu la bénédiction se relève, fait une inclination profonde avec le sous-diacre, el les acolytes une génuflexion, et vont au pupitre ; y élant arrives, le diacre met le livre dessus; le sous-diacre étant par derrière le pupitre lient le livre des deux mains, les acolytes étant à côié du pupitre la face tournée vers le diacre; si c'est un archevêque qui fait la cérémonie, son chapelain avec sa croix se tient auprès du diacre, la face du crucifix lournée vers l'archevêque.
11. L'évêque ayant quille la mitre se lève et prend sa crosse, qu'il lient pendant qu'on dit l'Evangile.
12. Le diacre, tenant les mains jointes, dit: Dominus vobiscum ; \e chœur lui ayant répondu, il fail le signe de la croix sur le livre et sur soi, encense le livre, et chaule l'Evangile à l'urdiuaire.
13. L'Evangile dit, le sous-diacre prend le livre, le porte à l'évêque pour le lui faire baiser, et le donne après au maître des cérémonies ; les céroféraires portent leurs chandeliers sur la crédence; le maître des cérémonies fait ôlef le pupitre, et le fait porter ailleurs, et le diacre, ayant pris l'encensoir du thuriféraire, encense l'évêtiue, élant encore debout et découvert, de trois coups d'encensoir, le saluant avant et après.
14. Le diacre et le sous-diacre se retirent à côté, les chantres commençant à chanter : Mandatumnovtim, etc., que lechœur poursuit comme il est dit au Missel.
15. L'évêque quitte le pluvial retenant la mitre; ses chapelains, ayant apporté de la crédence le grand linge, le donnent à l'évêque et le ceignent sur sa ceinture.
IG. L'évêque, ayant le diacre et le sousdiacre à ses côlés, va après au devant du premier pauvre, se met à genoux sur un carreau, dont le maître des cérémonies ou quelque autre a le soin.
17. Les domestiques de l'évêque, qui sont en habit clérical, apportent de la crédence les bassins et aiguières; après, l'évêque lave le pied droit du premier pauvre, le sous-diacre le tenant, puis l'essuie avec une des serviettes que le diacre lui a donnée, baise après le pied, donnant à chacun l'aumône qu'il lui avait préparée.
18. L'évêque, ayant lavé le pied au premier, se lève à l'aide des diacre et sous-diacre élant toujours à ses côtés : le maître des cérémonies prend le carreau et le met au devant du second, sur lequel l'évêque se met à genoux, et ceux qui ont la charge de porter les bassins et aiguières les ayant portés , l'évêque lave le pied du second, l'essuie et le baise, et lui donne l'aumône comme au premier, el ainsi des autres , changeant de serviette à chaque pauvre.
l'J. Le lavement des pieds étant fait, l'évêque retourne à son siège, et étant assis lave ses mains à l'ordinaire, le plus digne des chanoines qui est à son cô(é lui présentant la ser vielle; après, le diacre et le sous-diacre lui oient le linge dont il était ceint, et lui donnent le pluvial, puis lui ôlenl la milre.
20. Cependant le maître des cérémonies conduit les deux acolytes des chandeliers avec les cierges allumés auprès de l'évêque, qui étant debout dit à haute voix, Pater noster, poursuivant le reste toul bas jusqu'à, Et ne nosinducas in tenlationem, qn"i\ dit tout haut, le chœur lui répondant , Sed libéra nos a malo.
21. L'évêque dit au même ton les versets, Tu mnndasli mandata lua, etc., et les autres ensuite , le chœur lui répondant , et enfin l'oraison Adeslo, etc.
22. L'oraison dite , l'évêque, élevant la maiu sans rien dire, donne sa bénédiclion à tous ceux iiuisonl présents à celle cérémonie; après il (luitle ses ornements et se relire, étant accompagné de ses chanoines à l'ordinaire.
Si c'est à des chanoines qu'on lave les pieds., ils sont assis sur le banc dont nous
sas
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avons pirlé, sans quitter leurs habits ordinaires du chœur , ayant le pied droit nu ; l'évéquele leur lave les uns après les autres, coniuiençanl par les plus dijjnes, les essuie el les baise après, mais il ne leur donne uas l'aumône.
TITI\R SECOND
bu jeudi saint iluus de la présence de l'évêque.
§ t. Ce i|ii'on doit pi'é|arer cii ce jour. 1. 11 faut préparer de bon matin ou quelques jours auparavant une rhapelle de l'église ou un autre lieu fort propre qui soit orné le plus magnifiquement possible, avec des lumières, des fleurs et des étoffes précieuses qui ne soient pas noires , sans tableaux néanmoins et sans reliques, {Mcmoi'ialc ritiium.) Il doit y avoir sur l'autel de cette chapelle six chandeliers au moins, garnis de cierges de cire blanche ; un petit coffre ou espèce de petit tabernacle au milieu, assez grand pour contenir le calice où le saint sacrement sera mis, et un ciboire; il faut deux corporaux , l'un dans le petit tabernacle et l'autre sur l'autel.
2. La messe de ce jour étant fort solennelle, le sacristain doit parer l'autel d'ornements blancs comme aux fêles de première classe, sans tableau ni bouquets ; il serait bon d'en ôtcr le saint sacrement, et de le porter avant la messe à un aulel préparé pour cela. Tous les cierges doivent être de cire blanche , le voile de la croix blanc : il laisse néanmoins les parements violets aux autres autels. De plus il met sur la crédence deux calices, l'un garni à l'ordinaire pour la messe solennelle avec deux grandes hosties , et l'autre plus beau, couvert de la patène, de la palle et d'un voile blanc pour y mettre l'hostie qui doit être réservée pour le lendemain.
3. 11 prépare dans la sacristie , outre les ornements blancs des officiers sacrés et les chapes pour la messe , plusieurs étoles des plus belles pour les prêtres qui doivent communier : et pour la procession (jui se fait en ce jour, il dispose une chape el une écharpe blanche pour le célébrant, (juatre autres chapes pour les clercs qui doivent porter le dais si c'est l'usage , les ornements blancs d'un sous-diacre qui doit porter la croix sans manipule, un second encensoir, des cierges blancs pour tous les ecclésiastiques, et quatre ou six flambeaux de même couleur pour porterdevant le saint sacrement, la croixdes processions couverte d'un voile violet, et un dais garni d'une étoffe blanche.
k. 11 doit préparer pour le dépouillement des autels deux éloles violettes et trois aubes pour les officiers sacrés , et si bien disposer toutes choses, qu'on puisse ôler aisément ce qui sera sur les auiels.
5. 11 prépare pour le lavement des pieds, une table .couverte d'une nappe en manière d'autel dans un lieu commode , commi; est la nef de l'église ; il y met des parements blancs, un crucifix voilé entre deux chandeliers garnis de cierges de cire blanche. 11 meta côté une crédence couverte d une petite uappe sur laquelle il uicl le Missel el le livre
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des Evangiles, une aignièreet un bassin avec un essuie-n)ain pour donner à laver au célébrant après le lavement des pieds , des n)nnches do linge afin que le célébrant ne gâte point celles de son aube, un linge un peu grand en forme de tablier, treize serviettes pliées dans un bassin, un autre grand bassin pour mellre sous les pieds des pauvres , deux vases dans l'un desquels il y ait de l'eau chaude, et dans l'autre de l'eau froide , et un petit bassin dans lequel il met les aumônes qu'on doit faire aux pauvres. Il fait mettre des bancs pour ceux auxquels on doit laver les pieds, et un tapis à terre sur lequel le célébrant et ses officiers se mettent à genoux pour laver les pieds, le tout parsemé de quelques fleurs et herbes odoriférantes. 11 faut mettre aussi un pupitre nu en quelque lieu commode avec un livre pour chanter les antiennes et les versets durant la cérémonie.
6. Il prépare dans la sacristie une chape et une élole violettes pour le célébrant, une dalmaliquc, une tunique, une étole et deux manipules blancs , pour le diacre et le sousdiacre , la croix de la procession couverte d'un voile violet , l'encensoir et les deux chandeliers des acolytes avec des cierges de cire blanche.
§ II. De la messe du jeudi saint.
1. Cette messe se célèbre solennellement comme les autres ; il n'y a que ce qui suit de particulier. 1" On ne dit pas au commencement le psaume Judica ni Gloria Palri à l'Introït, ni au Lavabo. 2° Pendant que le célébrant récite le Gloria ùi cxcelsis après l'intonation , le premier acolyte sonne la petite clochette, et pendant qu'on le chante au chœur, on sonne toutes les cloches, pour ne les plussonner jusiju'au Gloriain excelsis de la messe du samedi saint.3 11 faut chanter fort posément le Graduel, afin que le célébrant ait le temps de lire l'Evangile, de bénir rencens,elde donner la bénédiction au diacre. k° Le célébrant consacredeux grandes hosties : il met du côté de l'Evangile celle qu'il doit réserver, et ne montre que l'autre à l'élévation. 5° Après ïAgnus Dei on ne donne poiut lapaix, le diacre passe pour lors à la gauclie du célébrant et le sous-diacre à sa droite.
2. Pendant la dernière des oraisons qui précèdent la communion, le cérémoniaire ou un autre {Cœrem.l. n, c.2;3}, ou bien le sousdiacre, après la génuflexion va prendre àla crédence le calice couvert qu'on y amis, et le porte sur l'autel au côté de l'Epître, faisant la génuflexion en y arrivant. Après que le célébrant a pris le précieux sang , le sousdiacre couvre le calice et passe à la gauche, faisant aux deux côtés la génuflexion avec le diacre qui passe à la droite du célébrant. Le diacre découvre le calice qu'on a apporté, et le célébrant fait aussitôt la génuflexion avec sts deux ministres ; ensuite le diacre lui prés 'iile le calice un pou penché, dans lequel le célébrant met l'iioslie, de manière qu'il puisse le jour suivant l'en tirer , eu le penchte.t seulement un peu; puis il fait la génutlexion
blCTIONNAlUE DES CEREMONIES ET DES RITES SACRES.
avec ses ministres, et s'élant relire vers le côlc de l'Evangile , il se met à genoux avec le sous-diacre. Le diacre qui csl resté au milieu de l'autel couvre ce calice de la pale, de la patène renversée dessus et du voile ; cl l'ayant un peu avancé du côté de l'Evangile, il mot l'autre calice du côté de l'Eptlre, l'un et l'autre sur lecorporal, cl tellement placés qu'ils n'onipéchenl pas l'ouverture ilu tat)eriiacle, s'il i;n doit tirer le ciboire pour la communion générale du clergé qui se lait en ce jour; ayant découvert le ciboire, il dit IcConfileor à l'ordinaire , et communie avec le sous-diacre avant tou^ les autres , cl même avant les prêtres. Si quelque évéquc veut communier , le cércmoniaire ou (juclque autre prêtre va le trouver à sa place pour le conduire à l'autel ; dans ce cas le diacre et lesous-diacrecommunicntscnlemcntaprès l'évêque, selon quelques auteurs.
3. Lacommunionaclievé(',le diacre replace le calice couvert conlcnanH'liostie, au milieu de l'autel comme au commencement de la messe ; le célébrant consume les hosties qui restent, si l'on en réserve pour les malades à un autre autel; les porle-llambeaux ne s'en retournent pas, mais restent à genoux jusqu'au comnicnccmenl delà procession, el le clergé se tient debout jus(in'à la fin de la messe. Le célébrant et ses olGcicrsobservent les cérémonies prescrites pour la messe qui se célèbre en présence du saint sacrement. Les officiers qui doivent servi râla procession, vont à la sacristie pour y prendre leurs ornements ; on distribue des cierges au clergé, et on les allume avant la fin de la messe. § 111. De la procession du jeudi saint.
1. Lorsque la messe est finie, le célébrant, entre ses deux ministres, fait la génuflexion en passant devant le milieu de l'autel , et va avec eux au côté de l'Epîtrc hors des degrés, où il quitte la chasuble et le manipule, sans tourner le dos au saint sacrement, el prend Une chape blanche aidé de ses ministres, qui quittent aussi leurs manipules : ils vont ensuite tous trois par le pavé, les ministres levant les côtés de la chape, et font une génuflexion à deux genoux au bas des degrés do l'autel , cl en même temps tout le clergé se met à genoux. Ensuite le célébrant avec ses ministres se mettent tous trois à genoux sur le plus bas degré pour faire une courte prière.
2. En mêractenjps deux thuriféraires, suivis d'un sous-diacre en aube el en tunique avec la croix et des prêtres ou clercs revêtus de chapes portant le dais, viinnenl de la sacristieauchœnr; le porte-croixs'élantavancé au milieu du chœur, les deux acoly les partent de la crédcnce pour se joindre à lui , cl demeurent debout à ses côtés sans faire aucune révérence. Les clercs portant le dais s'arrêtent à l'entrée du chœur cl se mettent à genoux en quelque lieu où ils n'enipécheut pas la marche de la procession.
3. Les thuriféraires fonl en arrivant la génuflexion à deux genoux derrière les officiers sacres, en même temps qu'eux, et se
rangent de part el d'antre près des degrés de l'aulel , où ils se meltent à genoux sur le pavé. Ils se lèvent nn moment après; elsans tourner le dosau saint sacrenienl, ilsuuvrent et présenlenl , chacun de son côlé , ou du même côté , leurs encensoirs au célébrant, qui s'étan'i levé avec ses niinislres , nset de l'encens dans l'un et dans l'autre sans le bénir.
k. Le célébrant, s'élant remis à genoux, encense le saint sacrement, faisant une inclination profonde avant cl après, les deux minisires soutenant le devant de sa chape et s'inclinanl comme lui; en même temps le cérémoniaire va prendre le grand voile à la crédence. Le diacre ayant repris l'enccnsuir, le n nd au thuriféraire qui était resté du côté de l'Epître.
5. Après l'encensement, le célébrant monte sur le plus haut degré, le sous-diacre cl le cérémoniaire ajustent le grand voile sur les épaules du célébrant; jjuis le diacre ayant fait la génuflexion prend le calice où est le saint sacrement de la main gauche par le nœud, et de la droite par le pied , se tourne à gauche el le donne debout sans inclination ni baiser au célébrant qui, étant à genoux , le prend de la main gauche par le nœud cl met la droite dessus. Le diacre couvre cnsuile des extrémités de l'écharpe le calice et les mains du célébrant, fait la génuflexion an saint sacrement, descend sur le second degré et se met à genoux à la droite du célébrant, le sous-diacre élant à sa gauche.
6. Le célébrant, ayant reçu le saint sacrement, se lève, monte sur le marchepied et se tourne vers le chœur avec les ministres sacrés; tout le clergé se lève et fait la génuflexion à deux genoux, à l'exeepliou néanmoins de ceux qui sont dans les hautes formes, lesquels ne la font qu'après être descendus; le diacre passe à la droite du célébrant et le sous-diacre à la gauche : les Ihurifér.iires et les porte-flambeaux chaugenl décote; ceux qui sont du côté de l'Epilrc passent du côté de l'Evangile, et les autres prennent leurs places sans tourner le dos au saint sacrement ; tous se tiennent debout la face tournée les uns vers les autres, jusqu'à ce qu'il faille partir pour aller au reposoir; ou bien tous font la génuflexion deux à deux et changent de côlé à mesure qu'ils se placent à la suite île la croix.
7. Sitôt que le célébrants'esl tourne vers le chœur, les chapiersenlonnenirhy mue /•'fin^e, linytta , et la procession commence à marcher, dans l'ordre (\u\ suit, par le -plus long chemin vers la chapelle où l'on doil mettre le saint sacrement; le clergé suil immédiatement la croix, les moins dignes les premiers; l'on change île côte en sortant du chœur ou aussitôt qu'on a fait la génuflexiim deux à deux, le moins digne passant derrière l'autre. Après les chapiers viennent les porte-flambeaux, puis les thuriféraires qui encensent continuellement [Cœrein. ep. l. II, c. 2i>, fi. .31; le chemin par où le saint sacrement doil passer, l'un de la gauche à la droite, et l'autre de la droite à la gauche,
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en Ufîilant icgercmcnt leur encensoir. Enfin le célébrant marche sous le dais au milieu (le ses minisires qui lèvenl le devant de sa chape et récitent tout bas avec lui l'hymne i'aïuje, lingua, ou bien des psaumes, sans ajoulerG/on'a Patri.{Mcrali,Haldcschi.) Les prélats et les personnes de condition viennent Immédiatement après, ayant des cierges à la main ; mais les laïques qui portent des flainbeaux aussi bien que les confrères du Saint-Sacrement précèdent ordinain ment la croix. L'ordre que ceux (lui portent le dais doivent garder est que les plus dignes prennent les bâtons qui sont devant le célébrant, le premier à la droite, et l'autre à la gauche.
8. Le porte-croix et les acolytes, étant arrivés à la chapelle, s'y placent à l'enlrée pour donner lieu à tout le clergé de se placer entre eux et l'autel, ils demeurent toujours debout. Le clergé se range de part et d'.iutre, les moins dignes auprès de la croix et les plus dignes proche de l'autel, laissant un passage libre au célébrant et à ses ministres: ils se mettent à genoux quand les.iinl sacrement passe, cl y demeurent jusqu'à ce qu'il faille se retirer. Les clercs qui ont porié le dais (s'ils peuvent le laisser à la porte lie la chapelle), les chapiers de la messe, les thuriféraires et les porte-flambeaux s'approchent de l'aulel, les plus dignes les premiers. '
9. Quand le célébrant est arrivé au bas du marchepied, le diacre y monte, se met à genoux devant le saint sacrement un peu du côté de l'Epltre; après avoir ôté les extrémités de l'écharpe qui couvrent les mains du célébrant, il prend le calice sans aucun baiser, niellant la gauche au-dessus de celle du célébrant et la droite dessus lo calice; ayant attendu un moment que le célébrant et le sous-diacre se soient mis à genoux et aient adoré le saint sacrement, il se lève, met le calice sur l'aulel au milieu du corporal , acionimode proprement le voile, fait la génuflexion et revient à la droite du célébrant ; quand on est à genoux, les chapiers commencent Tantiim eryo ; après les deux premiers versets, le célébrant ayant quille son écharpe se lève avec le sous-diacre, met de l'encens dans l'encensoir du premier thuriféraire ; après s'être mis à genoux, il le reçoit des mains du diacre, et encense de trois coups le saint sacrement, faisant une inclination protonde avant et après.
10. L'encensement fait, le diacre ou un prêtre en étole {linldeschi) moule à l'autel , fait la génuflexion, met le calice couvert comme il est dans le petit tabernacle, fait de nouveau la génuflexion , ferme le tabernacle, retourne à la droite du célébrant et fait une courte prière à genoux avec lui. Remarquez que si le diacre est obligé de se servir d'un petit escabeau pour mellre le saint sacrement dans le tabernacle, il fait la première génuflexion avant que de monter dessus, et en descend pour faire la seconde avant de fermer Ja porte. Selon lo Cérémo-
nial des évoques , liv. », ch. 2.3, n" 1.1, le diacre ayant pris le saint sacrement ne le dépose pas sur l'aulel, mais dans le lieu préparé ; quand on l'a encensé, il ferme la jiorle et donne la clef au sacristain ou an cérémoniaire, et non à des laïques, quelle que soit leur dignité. [S. R. C.)
11. La petite prière achevée, ou plutôt lorsque l'hymne est finie, chacun se lève, le célébrant et lous ses officiers font la génuflexion à deux genoux {Ualdeschi), reçoivent leurs barreltcs, se rangeant pour cela en demi-cercle , les officiers sacrés les plus proches du célébrant , à leurs côtés les porte-dais, auprès de ceux-ci, les chapiers (le la messe, ensuite les thuriféraires, et les porte - flambeaux; le cérémoniaire, après avoir donné les barrettes, se relire entre le dernier chapier et le second thuriféraire. Tous retournent deux à deux par le plus court chemin à la sacristie dans le même ordre, excepté que les thuriféraires et les porte-flambeaux précèdent la croix, et que les plus dignes prennent la droite en sortant de la chapelle. Après leur ilépart, le clergé fait deux à deux la génuflexion, les plus dignes les premiers, et revient aurhfpur par le plus court chemin pour réciter vêpres que le célébrant dit à la sacristie avec ses officiers. Dans le chœur, après la génuflexion faite en arrivant , chacun debout à sa place dit le Pater et l'Are; ensuite le plus digne commence l'antienne d'une voix médiocre, puis celle du Magnificat, et dit à genoux la Miserere et l'oraison.
12. Dès qu'on a récité les vêpres, un prêtre en étole blanche , précédé de deux porteflambeaux, va prendre le ciboire au tabernacle du grand autel s'il y esl encore; ayant fait la génuflexion il monte à l'autel, lire le ciboire, le met sur le corporal, fait une nouvelle génuflexion , se met à genoux sur le marchepied, reçoit d'un clerc le grand voile sur les épaules, se lève, fait encore la génuflexion, prend le ciboire pour le porter où repose le saint sacrement , et le met sur un corporal; il fait la génuflexion, se met à genoux, dé|iose le voile, se lève, fait une nouvelle génuflexion, et place le ciboire derrière le calice ou à côté; il fait encore la génuflexion , ferme le petit labernacle, fait une prière sur le plus bas degré, ensuite la génuflexion à deux genoux sur le pavé , et retourne à la sacristie la léte couverte {MeiHurialeritHum). Ensuite on éteint la lampe, et la porte du tabernacle du grand autel doit êUe toujours ouverte pour ne point donner lieu au peuple d'y adorer ce qui n'y esl pas. Après les vêpres et non plus lot, on éteint les cierges du grand autel : les petits officier» ôlenl toul ce qui est sur la crédence et délacheat les épingles des parements de l'autel , afin que le dépouillcaientse uuissc faire plus facilement.
§ IV. Du dépouillement des autels.
1. Quand les vêpres sont finies et que le ciboire est transporté, le célébrant et le diacre ayant pris des étoles violettes sur
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l'aube, sans manipules, les officiers entrent au chœur dans cet ordre : le thuriféraire, les acolytes, le cérémoniaire et les ministres sacres, ayant tous les mains jointes, parlent de la sacristie de la même manière qu'ils le font pour la messe solennelle; ils vont au bas des degrés de l'autel, où, après que le cérémoniaire a reçu les barrettes, ils font tous la génuflexion, excepté le célébrant qui ne fait qu'une inclination profonde. Etant montés à l'autel, le célébrant commence tout haut l'antienne Divisermit, que le chœur continue étant debout, et récite ensuite à voix haute le psaume Deus , Deus meus, respice, etc. , que le célébrant récite à voix médiocre avec ses ofQciers. L'antienne Gnie, le célébrant ôte tous les ornemenls de Tautel, n'y laissant que la croix et les six chandeliers ; ensuite il va avec ses ofliciors à tous les autres autels, y observant les mêmes cérémonies : on ne dit néanmoins qu'une fois l'antienne et le psaume. Remarquez qu'en ces trois jours du moins, si ce n'est pas l'usage dans tous les temps, tous, excepté le célébrant et les chapiers (le vendredi tous sans exception), doivent faire la génuflexion devant l'autel où on fait l'office, quoique le saint sacrement ne soit pas dans le tabernacle, et non devant le reposoirsi on ne passe pas auprès. Il ne doit pas non plus y avoir de l'eau bénite dans l'église (S. K. C. 1831), si ce n'est pas l'usage.
§V. Du lavement des pieds.
1. Toutes choses étant préparées pour le lavement des pieds, l'officiant ayant pris dans la sacristie une aube, une étole et une chape violettes, les ministres sacrés s'étant revêtus d'ornements blancs, etl'encens ayant été bénit à l'ordinaire , on se rend processionnellement au lieu où le lavement des pieds doit se faire. Le thuriféraire marche le premier suivi du sous-diacre , portant la croix entre les deux acolytes, leurs chandeliers à la main; le clergé vient ensuite deux à deux, et enfin l'officiant, couvert aussi bien que le diacre qui marche à sa gauche.
2. En arrivant à l'autel , le sous-diacre quitte la croix, qu'il met en quelque lieu convenable au côté de l'Evangile, et attend ensuite, au coin du marchepied du même côté, que le célébrant soit arrivé. Les acolytes et le thuriféraire au milieu font d'abord la génuflexion sur le pavé, et se retirent de part et d'autre aux deux côtés du marchepied, où ils se tournent en face. Ceux du chœur qui suivent font aussi la génuflexion doux à deux devant la croix de cet auiel, et se retirent de part et d'autre. L'officiant étant arrivé au bas du marchepied, le diacre passe à sa droite et reçoit sa barrette, le sousdiacre le joint à la gauche , et les petits officiers s'étant rangés en droite ligne, saluent la croix de l'autel, l'officiant faisant seulement une inclination profonde, et les autres la génuflexion. Les acolytes et le thuriféraire vont ensuite à la crédence et ne quittent noiui les chandeliers ni l'encensoir.
L'officiant monte à l'autel, le baise et se relire un peu du côté de l'Evangile, et le sous-diacre se tient au bas du marchepied derrière l'officiant. Le diacre s'approche de la crédence, où le cérémoniaire lui donne le livre des Evangiles qu'il porte au milieu de l'autel; ensuite il fait bénir l'encens, dit le Munda cor meum, demande la bénédiction et va chanter l'Evangile. Le célébrant passe en même temps au coin de l'Epltre, et se tient tourné vers le diacre pendant l'Evangile. En un mot, on observe en celte occasion les mêmes cérémonies qu'à la messe solennelle. Après que l'officiant a baisé le livre et qu'il a été encensé, il descend au bas de l'autel où il fait la révérence convenable entre ses deux ministres, et va ensuite à la crédence où il quitte sa chape, aidé de ses officiers qui quittent aussi leurs manipules; il prend des manches de linge, et se ceint d'un linge en forme de tablier, puis il va faire la révérence à l'autel avec le diacre et le sous-diacre, le thuriféraire et les acolytes la faisant derrière eux les mains jointes; et s'approchant des treize pauvres qui sont assis sur les bancs, il se met à genoux, leur lave à tous le pied droit, que le sous-diacre soutient des deux mains à la gauche de l'officiant, qui l'essuie avec les serviettes qui lui sont présentées par le diacre, lequel est à sa droite ; il baise ensuite le pied et donne l'aumône à chacun. Le premier acolyte à la droite du diacre verse l'eau, prenant ganlc qu'elle soit tempérée; le second, à la gauche du sous-diacre, met un bassin sous les pieds des pauvres pour la recevoir ; le thuriféraire, qui a laissé son encensoir entre les mains de quelqu'un, se place un peu derrière le diacre pour lui donner les serviettes blanches, et recevoir celles qui ont servi : le cérémoniaire présente à l'officiant l'argent qu'il veut donner aux pauvres; le chœur chante les antiennes et les versets des psaumes, ainsi qu'il est prescrit dans le Missel, et ne cesse de chanter qu'après que l'officiant a lavé ses mains.
3. Le lavement des pieds étant achevé, l'officiant retourne avec ses ministres au bas de l'autel, y fait la révérence convenable et se retire au côté de l'Epîlre proche de la crédence où il lave ses mains; les officiers sacrés les lavent aussi après lui; les acolyles versent l'eau et présentent l'essuie-main. Ensuite l'officiant, aidé de ses ministres, quitte les manches et le linge dont il est ceint, et reprend la chape; les ministres reprennent aussi leurs manipules, et les acolytesleurs chandeliers; alors tous les officiers vont au bas de l'autel, où ils se rangent en droite ligne et font la révérence convenable à l'antel. L'officiant, ayant les mains jointes, et au milieu de ses ministres qui soutiennent le Missel, chante les versets et l'oraison, à la fin de laquelle le cérémoniaire donne les barrettes; le sous-diacre ayant fait la génuflexion, va prendre la croix à l'endroil où il l'a mise en arrivant, et se place derrière le célébrant, où les acolyles vont le joindre : lorsque l'ofQciaul salue l'autel, tout le clergé
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et les officiers, à l'cxccplion au porlo-croix et des acolylos, font la nénullexioii à l'autel, et 011 retourne à la sairislic dans le uicuic ordre qu'on a gardé en venant.
TITKE TROISIÈME.
VV JEUDI SAINT DiMS LES PETITES ÉOLISES.
Dans les églises où il n'y a qu'un seul prôlre, il faut observer à proportion ce qui se pratique dans les églises considérables. En 1821, le pape a déclaré que dans les paroisses où l'on peut avoir trois ou quatre clercs, on doit observer pendant ces trois jours, autant qu'on pourra, les cérémonies indiquées à cul effet dans un petitRiluel, que Dinolt Xlil a fait publier en 1723 sous le titre de Memoriale riluum, d'où l'on a extrait ce qu'on va dire pour les petites églises, pendant ces trois jours. Le jeudi saint, s'il n'y a qu'un calice, le prêtre, après avoir pris les ablutions, l'essuie bien, y met l'iiostie qui doit être réstTvéc pour le lendemain, le couvre et le place comme on fait au commencement de la messe basse, et purifie ensuite les doigts dont il a touché le saint sacrement. Après l'Kvangile de saint Jean, il passe au côté de rL[iître pour quitter la chasuble et le manipule, et prend une chape ; mais s'il n'y a point de chape, il ne quitte point la chasuble, et pour lors il ne va pas au côté de l'Iipîlrc; mais, après avoir fait la génuflexion au milieu de l'autel, il descend sur le dernier degré où il donne son manipule à un clerc, et fait une courte prière à genoux; ensuite il se lève et met de l'encens dans l'encensoir, et fait le reste comme cidessus. A la procession, un clerc porle la croix et le prdtre est précédé du thuriféraire qui encense le chemin par où il doit passer. On chanic l'hymne Panye, lingua. Le prêtre, étant arrivé au lieu où on doit mettre le saint sacrement, met le calice sur le corporal, fait la génuflexion; étant descendu sur le second degré, il quitte son écharpe, met de l'encens dans l'encensoir, se met à genoux et encense le saint sacrement. Ensuite il monte à l'autel, fait la génuflexion, met le calice dans le tabernacle, et fait le reste ainsi qu'il a été dit ci-dessus. Etant sorti de la chapelle, il quitte la chape ou la chasuble, et porte le ciboire du grand autel dans le petit tabernacle; ensuite il quitte l'etole et va au chœur pour réciter les vêpres. Lorsqu'elles sont tiiiies, il fait le dépouillement des autels, et récite l'antienne Uiviseriint, etc. , et le psaume Deus, Deus meus respice. Si le prêtre fait le lavement des pieds, il prend dans la sacristie une étole et un manipule blanc ou sans manipule, avec une chape, et va processionnellement, un clerc portant la croix, au lieu où ia cérémonie se doit faire. H bénit l'encens, encense le missel et chante l'Evangile au coin de l'autel comme à la messe, après quoi il quitte le manipule et la chape, et fait le reste comme il a été dit ci-dessus.
Chapitre I. — Choses à préparer pour ce jour. A l'autel: 1* le devant d'autel sera des plus
DiCTIONNÀlRB DES RlTES SACRÉS. II.
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oeanx, de couleur blanche; 2* la croix au milieu des chanduliers sera couverte d'un voile blanc; 3" on mettra le missel sur sou pupitre, au lôté de l'Epître
5i«r la crédence : l" le calice pour la messe avec le voile et la bourse de couleur blanche et deux hosties ; 2' un autre calice avec pale, patène, voile et ruban de couleur blanche; 3" le ciboire avec des hosties à consacrer pourlacommunion du peuple et des inUrmes; 4° les burettes avec la bassin et le nianuterge; 5° la croix processionnelle couverte d'un voile violet, mais le voile suspendu au bâton de la croix doit être de couleur blanche; (i° l'encensoir et la navette;"" l'étliarpe blanche; 8° la nappe qui doit être étendue au balustre pendant la communion du peuple ; 9' la crécelle pour annoncer la salutation angclique; 10" on place en un lieu convenable le dais ou l'ombrelle, pour la procession qu'on fera hors du balustre.
A la sacristie :l' trois surplis pour les clercs; 2° l'.imicl, l'aube, le cordon, le manipule, l'étole et la chasuble de couleur blanche; 3° une clia|)e blanche; k' une élole violette; 5° un réchaud avec du feu et des pincettes; G' des torches ou flambeaux, ou des cierges pour la procession.
.1 In cliapclle où l'on doit déposer le saint sacrement : 1° cette chapelle doit être séparée du grand autel, décemment ornée d'étofl'es précieuses ((jui ne soient pas noires , de lumières, do fleurs, mais sans reliques et sans images de saints; 2* sur l'autel qu'on doit y dresser il y aura une espèce de coffre bien décoré, fait en forme de sépulcre, fermant à clef, pour y déposer le calice; 3° il y aura dans ce coffre un corporal étendu ou une pale ; 4" un autre corporal sur l'autel ; 5' une petite échelle ou escabeau pour aider à placer le calice dans le sépulcre.
CuAP. H. — Cérémonies à faire en ce jour. § I. De la messe jusqu'à \i procession.