Deincie sacerdos aspergal annulum aqua
reconnaît que Dieu en est r.nileur, qu'il donne la fécondité; elle demande |>our les époux les grâces uéce^sairei pour l'aCCom|)lissemenl di- leurs devoirs respi'Clils el l'acfpiisiliou de la vie éli riiellc Voyez un dévelo(ipeiiienl do tout cela dans la formule d'exliorlation qui est ci-après.
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benedicta in modum crucis, et sponsus acceptum annulum de manu sacerdolis imponit in digito annulari siuislrœ manus sponsœ. sacerdoce dicenle : lu noiniue l'alris, + cl Filii, et Spirilus sancti. Amen.
Mox subjungut :
^ Conûrma hoc, Deus, quod operalus es in Dobis. ^ A Irmplo sanclo tuo, quod csl ia Jérusalem. Kyrie eleison. Cbrisle eleison. Kyrie eleison.
l'aler nosler, etc.
^ Et ne nos inducas in lenlatioaem. i) Sed libéra nos a iiialo.
t Salves fac servos tues. ^Deus meus, sperantes in le.
t Midc eis, Domine, auxilium de sanclo. «1 Et de Sion tuere eos.
^ blsto eis, Domine, lurris forlitudinis. ^ A facie inimici.
f Domine, exaudi orationem meam. i) Et clamor meus ad le veniat.
t Duminus vobiscum. ^ £t cum spirilu tuo.
Or émus.
Respice, qusesumus. Domine, super hos famulos tuos, et instilutis luis, quibus propagationem humanigcnerisordiuasli , benignus assiste, ut qui te auctore junguntur, teauxiliante serventur. Per Christum Dominum nostrum. i'<| Amen.
23. His expletis, si benedicenda tint nuptiœ, parodias missam pro sponso et sponsa, ut m Missali Romano celebret , servatis omnibus quœ ibi prœscribuntur.
2k. Cœterum, si guœ provinciœ aliis, ultra prœdiclas, laudabilibus consueludinibus et cœremoniis in celcbrando malrimonii sacramenio uluntrir, eas sancta Tridentina syno~ dus optât retineri.
25. Peractis omnibus, parochus manu sua describat in libre matrimonioium nomina conjurjum et lestium, et aliu juxta formulam prœscriptam : idque licet alius saccrdos v*l a se, vcl ab ordinario deleyalus malrimonium cdebraverit.
Nous joignons ici une bénédiction que le Rituel romiiin place immédiatement après ce qui concerne le sacrement de mariagp, à cause de l'afflnité des matières , quoiqu'il ait réuni la plupart des bénédictions sous un titre commun.
Bénédiclion d'une femme De benedicliom-' mulieris qui a enlaiilé. |io$l partuiu.
1. Si quelque fem- 1. Si qua puerpera me devenue mèrfe, post parlum , jiixta suivant une coutume piam ac laudubilem pieuse et louable, veut consuetudincm, nd ecvenirà l'église rendre clesiamvenirevolueril grâces à Dieu de son pro incolumitate sua heureuse délivrance, Deo yralias actura, et demande la béné- petieritqueasacerdote diction du prêtre, ce- benediclionein , ipse, lui -ci, revêtu d'un superpelliceo et stola surplis et d'une étole alla indutus , cum blanche, accompagné ministro aspergillum d'un ministrequipor- déférente, ud fores te l'aspcrsoir, va à la ecclesiœ accédai, ubi porte de l'église oîi itlam foris ad limina ellel'altcnd àgenoux, genuflectentem, et can-
ayant en main un delam accensam in
cierge allumé; ill'as- m/mu tenentem, oQua
perge d'eau bénite, et benedicta aspergat ,
dit ensuite : deinde dicat.
t Adjutorium nostrum in nomine Domini.
^ Qui fecit cœlum et terram.
Antienne.
Hœc accipiet benedictionem a Domino, et misericordiam a Dec snlutari suo, quia haeo esl generatio quaerentium Dominum.
Psaume 23.
Domini est terra et pli-nitudo ejus, etc. {Voy. Entehbement, n. 40.)
2. Ensuite il pré- 2. Deinde porrigens sente à la femme i'ex- ad manum muUeris trémité de l'étole, et extremam parlemslol'introduit dans l'é- lœ, eam introducit in glise, en disant : ecclesiam dicens :
Iiigredere in templum Dei, adora 61inm beatœ Marize Virginis, qui tibi fecunditatem tribuit prolis.
3. Elle va se mettre 3. Et ipsa ingressa à genoux devant l'an- genuflectit coram altel pour faire sa tari, et orat, gratiat prière, et rendre grâ- agens Deo de bénéfices à Dieu pour les dis sibi collalis, et bienfaits qu'elle en a sacerdos dicit : reçus; le prêtre dit :
Kyrie eleison. Cbrisle eleison. Kyrie eleison.
Pater noster, etc.
f Et ne nos inducas in tentationem. ^ Sed libéra nos amalo.
t Salvam fac ancillam tuam , Domine, i^ Deus meus, sperantcmin te.
t Mille ei, Domine, auxilium de sanclo. ^ El de Sion tuere eam.
f Nihil proficiat inimicus in ea. ^ Et filius iniquitatis non apponal nocere ei.
y Domine, exaudi orationem meam. H Et clamor meus ad te veniat.
) Dominus vubiscnm. ^ Et cum spirilu tuo. Oremus.
Oninipotens, sémpiterne Deus, qui per bealaeMariae Virginis parlum Gdelium parienlium dolores in gaudium vertisti, respice propitius super hauc famulam tuam, ad templum sanctum tuum pro gratiarum aciiono lœtam accedentem, et praesla ut post hanc vitani ejusdem bealse Mariœ meritis, et intercessione, adœternae beatitudinisgaudia cum proie sua pervcnire merealur. Per Christum Dominum nostrum. ^. Amen.
k. Puis il l'asperge k. Deinde illam encore en forme de aspergit iterum aqua croix, en disant : benedicta in modum
crucis, dicens :
Pax et benedictio Dei omnipoteniis Patris t, et Filii, et Spiritus sancti, descendat super le, et maneat sempcr. Amen.
(Extrait du Rituel de Toulon.)
L'ordre et les cérémonies qu'on doit observer dans l'aUmiaistralion du mariage.
Le jour et Iheure dont on est couvenu avec le curé pour la célébration du mariage étant arrivés, les contractants étant à jeun, s'il esl possible, se rendront à l'église accompagnés de leurs parents, tuteurs ou cura-
leurs, el principalement des témoins requis et de 1.1 qualité prescrite.
Après qu'ils se seront confessés, s'ils en ont besoin, le curé revêtu d'un surplis et d'une étole blanche, ou, s'il doit dire la messe, d'une aube avec une élole croisée sur la poitrine, se rendra devant le grand aulel, accompagné d'un clerc qui portera de l'eau bénite, l'aspersoir, le Rituel et un petit bassin pour mettre l'anneau lorsqu'on le bénira.
Le curé, après avoir fait une courte prière sur le dernier degré de l'autel pour recommander à Dieu l'action qu'il va faire, se tournera vers le balustre : les contractants s'étant présentés devant lui, l'époux à la droite et l'épouse à la gauche, les assistants derrière eux, en sorte que les hommes soient du côté de l'époux, et les femmes du côté de l'épouse, il examinera si tous sont dans le respect, le silence et la modestie convenables ; il avertira ceux qui n'y seraient pas, déclarant même, s'il est nécessaire, que s'ils ne se rendent pas à ses avis il ne procédera point au mariage. Puis étant debout et couvert, le curé fera aux parties contractantes l'exhortation suivante ou quelque autre semblable.
Exhortation.
Le mariage que vous allez contracter est la plus ancienne, la plus sainte et la plus étroite de toutes les alliances de la terre. •Slle fut établie et reçut sa première bénéjliction d'un Dieu créateur dès le commencement du monde. Dans la loi nouvelle elle a été élevée parNoIre-Seigneur Jésus-Christ à la dignité de sacrement. Aussi l'apôtre saint Paul l'appelle-t-il un sacrement et un grand sacrement; grand par rapport à ce qu'il représente, puisqu'il est le symbole de l'union de Jésus-Christ avec son Eglise ; grand par la grâce que Dieu y confère et par les devoirs auxquels il engage.
Cet état, si déshonoré chez les païens par leurs dissolutions, si dégradé chez les Juifs par leurs divorces, a été ramené par Jésus- Christ à sa force primitive dans l'unité et l'indissolubilité d'un même lien. C'est une société sainte que ce divin Sauveur a rétablie dans toute sa pureté pour multiplier par elle les enfants de la foi et former dans le sein de l'Eglise des héritiers de son royaume. C'est une alliance dont l'Eglise elle-même forme les nœuds ; l'offrande de notre auguste sacriûcc la confirme, la bénédiction du prêtre y met le sceau, les anges en sont les témoins et le Père céleste la raliOe.
Quelles raisons pour vous, mon frère et ma sœur, d'approcher du mariage avec des dispositions toutes saintes et propres à attirer sur vous les grâces et les bénédictions du cii'll V^ous êtes les enfants des saints, et saints vous-mêmes, au moins par votre vocation; vous ne devez donc pas contracter cet engagement et y vivre comme ceux qui ne connaissent pas le Seigneur. Pourquoi voit-on tant de personnes mariées vivre dans des chagrins étranges, en division continuelle, toujours dans le trouble, toujours
dans l'agitation, ]amais ne posséder la paix, trouver perpétuellement le désordre dans leurs maisons, être affligées par les enfants et n'avoir pas un moment de tranquillité? C'est que ces personnes n'ont pas reçu la grâce du sacrement ou ne l'ont pas conservée; en se mariant en idolâtres plutôt qu'en chrétiens, ou en déshonorant par une vie criminelle un état saint, elles ont attiré sur elles la malédiction de Dieu.
Saint Paul ordonne au nom du Seigneur à tous les maris, moucher frère, d'aimer leurs épouses comme Jésus-Christ a aimé son Eglise; c'est ainsi que vous devez aimer celle qui sera la vôtre. Dieu vous commande de la chérir jusqu'au point d'abandonner père et mère, s'il le fallait, pour vous attacher indissolublement à elle. Ecoutez ses avis, supportez ses défauts, traitez-la avec douceur, n'ayez point de duretés pour elle, ne la traitez point avec aigreur et rudesse. Vous serezobligé de vous étudier à lui plaire, de lui adoucir et faciliter par votre complaisance les devoirs de soumission et de dépendance qu'elle va contracter envers vous:
vous devez enfln l'aimer comme vous-même, et avoir pour elle les mêmes ménagements et les mêmes attentions que vous voudrez qu'elle ait pour vous. Et vous, ma chère sœur, soyez soumise en toutes choses à voira époux comme au Seigneur, lomme l'Eglise est elle-même soumise à Jésus-Christ ; portez-lui l'honneur et le respect que vous devez à un chef que Dieu vous a destiné pour être votre appui et votre protection. Vous devez l'aimer, l'estimer, l'honorer, excuser ses défauts, n'en parler à personne, le gagner à Jésus-Christ par la patience et le bon exemple. Soyez-lui une compagne tidèle, dont la prudence et le tendre attachement pour lui fassent ses délices et sa consolation, qui partage ses soins et ses peines, en qui il puisse trouver une conOdente discrète de ses pensées les plus intimes. Vous, nmn cher frère, travaillez infatigablement à acquérir et conserver par des voies justes et légitimes les biens qui vous seront nécessaires pour supporter les charges de votre nouvelle société, pour sustenter et pourvoir, selon votre état, les enfants dont il plaira à Dieu de bénir votre mariage. Et vous, ma chère sœur, ménagez et économisez ces biens par une attention toujours vigilante et laborieuse, qui les fasse fructifier. S'il plaît au Seigneur d'exaucer nos prières, en vous donnant une heureuse fécondité, souvenez-vous que vous serez obligée de lui consacrer au plus tôt par le baptême les enfants qui naîtront de vous; et de les préparer pour son royaume, les formant à la vertu par vos exemples et vos instructions.
Si Dieu vous donne des enfants , mon frère et ma sœur, ce ne sera que pour en faire des saints. Nourrissez-les, intruisez-les, corrigez-les, supportez-les, ne les irritez point par une trop grande sévérité; apprenez-leur, dès l'âge le plus tendre, à avoir Dieu dans leur esprit tous les jours de leur vie. à se garder de conscolir jamais à aucua