‹ Dictionnaire alphabético-méthodique des cérémonies et des rites sacrésChapitre 90 sur 411 · HAR · texte numérisé non relu

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péché et de violer les préceptes dn Seigneur noire Dieu. N'oublici jamais que»vos enfants seront un trésor précieux que Dieu vous aura conflé et dont vous lui rendrez compte, que la piété cl la bonne éducation seront lo principal bien que vous serez obligés de leur laisser.

Prenez garde, aujourd'hui que vous recevez un sacrement si saint, de ne pas vous livrer à des réjouissances profanes qui vous en feraient perdre le fruit et la grâce, attireraient sur vous la colère du Seigneur, au lieu de sa bénédicSion qui vous esl si nécessaire. Tout doit être saint dans une noce sainte, et toute noce doit être sainte parmi les fidèles. Souvenez-vous enfin, mon frère et ma sœur, de respecter l'état conjugal, de le rendre honorable par la pureté de vos moeurs, par une conduite vraiment digne do la religion que vous professez, et que deur chrétiens qui s'unissent par le mariage sont deux personnes qui s'allient pour travailler de concert à leur sanctification, pour achever ensemble le reste de leur course et pour arriver heureusement au même terme qui doit être le ciel.

L'exhortation finie, le curé s'adressera à l'époux, et l'appelant par son nom et surnom •ans y rien ajouter, et sans l'appeler monsieur, quelque qualifié qu'il puisse être, il lui dira :

N. N. Voulez-vous prendremaintenant N. N. (nommant l'épouse par son nom et surnom) ici présente, pour votre femme et légitime épouse, en la forme que la sainte Eglise notre mère le pratique?

L'époux répondra : Oui, monsieur, je le veux.

Ensuite le curé parlant à l'épouse, l'appelant par son nom et surnom, sans y rien ajouter, et sans lui donner le titre de mademoiselle ou madame, de quelque qualité et naissance qu'elle soit, il lui demandera :

N. N. Voulez-vous prendre N. N. (nommant l'époux par son nom et surnom) ici présent, pour votre mari et légitime époux, en la forme que la sainte Eglise notre mère le pratique?

L'épouse répondra : Oui, monsieur, je le veux.

11 faut observer que, soit que les parties se marient en présence l'une de l'autre, ou par procureur, il est nécessaire que l'une et l'autre donnent leur consentement par paroles ou au moins par quelque signe sensible, si elles ne peuvent parler : consentement qui doit être donné intelligiblement, nettement, expressément et sans aucune équivoque ni ambiguïté ; et en cas qu'il parût que l'une ou l'autre ne consentît pas pleinement , il faudrait tout suspendre, parce que, pour le mariage, le son des paroles ne suffit pas, mais il faut encore un consentement intérieur et libre de la volonté; il faut que ce consentement soit exprimé par paroles de présent et d'une manière absolue et sans restriction.

Le curé s'étant ensuite découvert, et ayant averti les deux époux de mettre leur. main droite l'une dans l'autre > il dira : Ego

eonjungo vos in matrimonium : in nomine Pa~ tris V, et Filii, et Spiritus eancti. Amen. Ensuite il jetiera de l'eau bénite sur les nonycaux époux; et aussitôt après il bénira en la manière .suivante lanneau qui lui sera présenté sur le bassin.

Bénédiction de l'anneau. f Adjulorium noslrum, etc. {Voy. ci-detius, n. -21.)

Après cette prière, le curé jettera de l'eaa iénite en forme de croix sur l'anneau; aprèi quoi il le présentera à l'époux qui le mettra au doigt annulaire de la main gauche de son épouse, c'est-à-dire à celui qui est le plus proche du petit doigt, tandis que le curé, faisant le signe de la croix dessus, dira : In nomine Patris f, et Fitii, et Spiritus sancti. Après quoi, étant toujours découvert, il fera les prières suivantes :

t Confirma hoc , etc. iVoy. ci-dessus , n. 22.)

Cette oraison finie, le prêtre se couvrira et exhortera en peu de mots les nouveaux mariés à remercier Dieu de la grâce qu'ils viennent de recevoir, et à remplir les obligations qu'ils ont contractées par le mariage, ce qu'il pourra faire à peu près eu ces termes :

Exhortation.

Demandez à Dieu de tout votre cœur, mon frère et ma sœur, de conserver pendant toute voire vie la grâce du sacrement que vous venez de recevoir. N'oubliez jamais les obligations mutuelles que vous venez de con-i tracter. Souvenez-vous que Dieu, qui vous a unis par le lien sacré du mariage, vous ordonne de vous aimer tendrement, non d'un amour naturel, sensuel et passager, mais d'un amour véritablement chrétien, tout saint et tout pur; d'un amour qui persévère constamment jusqu'à la mort; d'un amour enfin qui, vous éloignant do toute affection impure, vous fasse garder l'un à l'autre inviolablemcnt la fidélité conjugale à laquelle vous ne pourriez manquer sans commettre un crime énorme et sans violer la foi que vous venez de vous donner à la face des saints autels, et en la présence de Jésus- Christ Notre-Seigneur et notre Dieu.

N'ayez tons deux, mon frère et ma sœur, qu'un cœur et qu'une âme; assistez-vous mutuellement dans vos besoins ; aidez-vous réciproquement, par vos bons avis et vos bons exemples, à persévérer constamment dans son service jusqu'à la mort. Faites que tous ceux qui dépendront de vous le connaissent, le servent et obéissent à ses commandements. Si vous en usez ainsi, vous alli» rercz toutes sortes de bénédictions sur votre mariage, sur vos personnes et sur votre famille; vous passerez doucement votre vie ensemble dans la pratique des vertus chrétiennes, et vous mériterez d'être un jour réunis dans l'éternité bienheureuse. C'est la grâce que je vous souhaite et que je pria^ toute l'assemblée de demander à Dieu avec moi pendant le saint sacrifice de la messe que nous allons offrir à cette inteution. Je

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