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MARIE

PRIÈRES ET PRATIQCKS DE PIÉTÉ EN l'hON- NEUR DE LA TRÈS-SAINTE VIERGE MARIE.

(l'idulgences anlhentiques.)

§ I. Indulgences attachées à la récitation de l'ulEce de la sainte Vierge.

I" Indulgence de 100 jours pour ceux qui, étant obligés de réciter cet olfire aux jours indiqués par les rubriques du Brévi.iire romain, le récitent en efl'et, avec dévotion, ces joiirs-là.

2° Indulgence de 50 jours pour tout fidèle qui, sans y être obligé, récitera le même office (1).

Ou bien dira-t-on que la substance do l'office étant la même, cela suffit pour l'indulgence ' D'abord il est certain que si l'on omet une partie notable des œuvres prescrites, on est privé de l'indulgence qui y est ailucbée ; mais ceux qui récitent le petit office de la Vierge d'après certains bréviaires de France, omettent en effet une parlie notable de cet olfice tel qu'il est dans le bréviaire romain, et eu fait d'mdulgenies, on ne peut pas rem(ilacer, de sa propre autorité, une prière par une autre. Je dis qu'ils omettent une partie notable, par exemple les hymnes et les antiennes, sept psaumes .sur neuf dont se compose l'oHice nocturne, les leçons et les répons, cinq psaumes ou caniiques sur huit qu'un dit à laudes; au\ peliie4 heures, les psaumes sont transposés ou changés. Dira-l-on avec cela que l'office est moralement le même? Il ne s'agit pas ici de la question de droit, puisque c'est un office qui n'est pas obligatoire ; il s'agit d un fait , de savoir si

MAR

I II. t'adulgeoces attacbécsi a a réciutioQ du rosaire ou du chapulel (IJ.,

1" Tout fidèle qui récitera le rosaire entier, composé de 15 dizaines, ou eu dira seulement la troisième partie, connue sous le nom de chapelet, gagnera 100 jours d'indulgence pour chaque Pater et pour chaque Ave Maria.

2" Indulgence plénière une fois par an , pour tout fidèle qui récitera chaque jour le chapelet, le jour de l'année, à son choix, où, s'élant confessé et ayant communié, il priera pour les besoins de l'iîglise (2).

N. B. Pour gagner ces indulgences, il y a deux conditions essentielles à remplir : la première, que les rosaires ou chapelets aient été indulgenciés par les religieux dominicains ou par tout autre prêtre qui en ait reçu le pouvoir; la seconde, que pendant la récitation du rosaire ou du chapelet , on réfléchisse à chaque dizaine aux mystères que l'on trouvera plus bas rangés par ordre (3).

Nous croyons utile d'insister sur cette dernière condition, en général peu connue. Le grand mérite de la dévotion du rosaire consiste surtout dans cette union de l'oraison mentale et de la prière vocale. Benoît XIII, qui a accordé ces indulgences, ne dispense de la considération des mystères du rosaire que les personnes qui, par défaut d'intelligence, en seraient tout à fait incapables. Pour ces personnes, mais pour elles seulement, il sulfil de réciter le rosaire ou le chapelet, avec dévotion, pour gagner les indulgences qui y sont attachées ('i-).

Mystères du rosaire C5).

Mystères joyeux.

1. L'ange Gabriel annonce à Marie qu'elle sera la mère du Sauveur; elle répond humblement ; Voici la servante du Seigneur. Demander la vertu d'humilité.

2. La sainte \ ierge va visiter sa cousine Elisabeth. Demander la vertu de charité.

3. La sainte \ iergo met au nionde son divin Fils dans l'étable de Bethléem. Demander l'amour de la pauvreté.

celte ri'cilalioii, en usage dans beaucoup de séminaires, pratiquée par beaucoup de cliréliens , suflil pour obtenir les indul;;encc s. Il parait bien que non , quoiqu'elles soient annoncées en tèle de cerlaiiis recueils de prières où se trouve cet ollice, aussi ditTérenl du romain (|ue nous venons de le dire. Mais les bréviaires exceptés dans la susdile bulle , approuvés par conséquent aussi bien que le romain, doivent jouir du même privilège, puisqu'il est accordé sans restriclion. Ainsi, pour s'assurer celte indulgence, il laut se servir ou du bréviaire romain , quelque part qu'on suit, ou de celui qui est approuvé expressément pour le lieu où on se trouve, ou pour la communauté à laquelle on appartient.

(1) On sait que ce fut saint Dominique , fondateur de l'ordre des frères prêcheurs ( dominicains ), qui iuslitua, vers l'an 1206, la dévotion du Rosaire, d'après une révélation qu'il avait eue de la sainte Vierjje , pour mettre un terme à l'hérésie des Albigeois , qui faisaient alors de grands ravages parmi les peuples, surtout en France. Les succès qu'eut alors celte dévotion, et les effets admirables qu'elle a touiours produits depuis doivent la rendre chère h tous les fidèles.

On n'indique ici que les indulgences communes à tous les fidiles, et non celles qui sont spécialement accordées aux coulrères du Kosaire.

ii) Benoit -Mil, brei Sanctissvnus, du 13 avril l7ib.

J3) Le mime pape, déire'. de la sacrée congrégalion

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