‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 2)Chapitre 14 sur 69 · AUSCULTATION · texte numérisé non relu

AUSCULTATION

locale immédiate est un trouble fonctionnel ou une lésion de la pulpe dentaire, qui reflète l'état des cordons postérieurs. (Congrès de La Rochelle.)

Elongalion des nerfs. Son efficacité est maintenant regardée comme douteuse. Elle n'est souvent que passagère. Une amélioration notable s'est ainsi produite chez une vieille ataxique après l'élongation du sciatique, faite par le docteur Larger, sous le chloroforme, par des tractions douces et soutenues jusqu'au craquement dans les deux sens ; mais les douleurs ont bientôt reparu. Le seul avantage obtenu après deux mois, c'est que les douleurs, réfractaires à la morphine avant l'élongation, en sont maintenant calmées. (Soc. de chir., mars.) Voy. Nerfs.

Deux des pathologistes les plus compétents, Bernhardt et Westphal, ont déclaré ne pas connaître un seul cas de guérison, ni même une amélioration définitive par ce moyen, en rappelant que la marche très lente et les rémissions spontanées de cette affection suffisent à expliquer l'effet essentiellement moral et passager d'une opération saisissante comme l'étirement. Des malades présentés qui l'avaient subi, étaient dans un état moins qu'encourageant à le répéter. (Revue de méd., juin.)

A l'appui de cette critique, l'analyse de 26 cas allemands montre combien cette pratique est irrationnelle. Le professeur Leyden, tout en signalant une sensation de mieux être dans les extrémités de ses opérés, a constaté aussi peu de temps après une diminution de la motilité et une aggravation de leur état quant à la marche. Elle s'est heureusement arrêtée après un certain temps, et une certaine amélioration de la douleur en ceinture et de l'anesthésie de la plante des pieds rend la marche à peu près égale à ce qu'elle était avant l'élongation. Celle-ci doit donc être abandonnée. (Idem, octobre.)

AUSCULTATION. Glou-glou pleural et Tympanisme sous-claviculaire. Voy. Epanghements.

cultation de l'œil. Voy. OphthalmolOGIE.

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CALCULS. Etiologie parasitique. Par un effet singulier des doctrines régnantes, voici que l'origine des calculs vésicaux est attribuée à un parasite. C'est au distoma hematobium, qui se rencontre communément dans les urines des fellahs égyptiens et déterminant une hématurie spéciale, que le docteur Zancarol, chirurgien de l'hôpital d'Alexandrie, attribue la fréquence de la pierre chez ces malheureux indigènes des classes inférieures de l'Egypte. Il est exceptionnel de ne pas rencontrer dans les urines de ces calculeux la présence des œufs de ce parasite à sexe distinct, découvert en 1857 par Bilharz. L'eau du Nil, que le fellah boit sans la filtrer, paraît le véhicule de ce nématoïde, car l'Européen qui la filtre est indemne de ce ver et beaucoup moins atteint de la pierre. (Revue de chir., août.)

Telles sont les raisons invoquées en faveur de cette étiologie parasitaire. Que les œufs de cet entozoaire, d'une abondance prodigieuse, s'accumulent dans les veines porte, mésaraïques, hémorrhoïdales et vésicales, comme on l'a constaté dans le sang, comment admettre qu'ils ne ne soient pas retenus, arrêtés dans les reins et n'y forment pas plus tôt des calculs que dans la vessie? C'est donc plutôt par leurs débris et les cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien, que le microscope constate dans ces œufs, que cette formation s'explique rationnellement.

Calculs rénaux. Leur présence, lors même qu'ils sont très volumineux, peut ne donner lieu à aucun symptôme permettant de les diagnostiquer pendant la vie, au moins à un certain âge. Un invalide de soixante-huit ans entra à l'infirmerie de l'hôtel, le. 26 mars, service de M. Vincent, pour une bronchite, et c'est seulement pendant le traitement que des troubles urinaires se manifestèrent avec douleurs dans le bassin. A une petite tumeur dure, indolente, sur le dos du pénis, s'ajouta, par la palpation de l'abdomen, une tumeur dure, globuleuse,

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située à 4 ou 5 centimètres au-dessus du pubis. La mort, survenue le 8 août, découvrit une altération du rein droit dont l'uretère et le bassinet étaient très dilatés. Il s'écoula de celui-ci environ 300 grammes de pus jaunâtre, liquide, non grumeleux en l'ouvrant. Un énorme calcul pesant 48 grammes fut rencontré en outre dans le bassinet et les calices du rein gauche. Il était friable et composé en grande partie de phosphates ammoniacomagnésiens. Cette pyélo-néphrite calculeuse ne s'était décelée par aucune souffrance pendant la vie. (Courrier mèd., n° 42.)

Nêphrolithotomie. Quatre cas en ont été relatés à la Société clinique de Londres, dans la séance du 26 janvier, deux hommes jeunes et deux femmes. La dernière seule, âgée de cinquante-six ans, mourut aussitôt après l'opération, sans qu'aucun calcul fût rencontré. Il ne s'en trouva que deux ou trois petits fragments dans les calices à l'autopsie. La fréquence de cette taille directe du rein montre l'utilité de signaler les principales particularités de ces faits.

Dans le premier, observé par M. Beck, le calcul ne put être senti par le toucher direct du rein, quoique le malade souffrît depuis douze ans de tous les symptômes calculeux, sans qu'aucun remède ait pu le soulager. Une aiguille fine portée sur une pince à torsion servit de stylet pour reconnaître le calcul. Une ponction fut faite avec le bistouri, et une hémorrhagie abondante s'ensuivit; mais la pression d'une éponge suffit à l'arrêter en une minute. La plaie, dilatée avec une pince, permit de sentir le calcul sans pouvoir le saisir; le doigt fut nécessaire. Composé d'acide urique, il pesait 29 grains et avait toute la forme d'un calice. Cinq semaines après, l'opéré était guéri.

L'aspect caliciforme du calcul, quoique siégeant dans le bassinet, semble avoir une certaine valeur symptomatique. Pendant longtemps, la douleur n'était provoquée que par la marche, sans fréquence de miction ; tandis que dans une dernière période et tout à coup, un an avant l'opération, tous les mouvements étaient sensibles avec miction très fréquente et une hématurie

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profuse. La présence du calcul dans les calices serait donc décelée par les premiers symptômes permettant d'attendre son enkystement; tandis que les seconds, indiquant sa descente dans le bassinet, rendraient la néphrolithotomie immédiatement indispensable.

Des douleurs névalgiques testiculaires se dirigeant clans le flanc droit tourmentaient l'opéré de M. Butlin depuis dix à douze ans, avec accès d'une durée de deux à trois heures, sans aucune hématurie. Le rein droit, quoique sain en apparence, contenait un calcul d'oxalate de chaux, qui fut enlevé le 5 octobre 1881. Aussitôt les douleurs cessèrent, et, trois mois après, l'opéré quittait l'hôpital Saint-Barthélemy, en parfaite santé.

La première opérée de M. W. Haward à l'hôpital Saint-Georges souffrait depuis longtemps de coliques néphrétiques et avait rendu des graviers sept ans auparavant. La douleur abdominale du côté gauche était si intense qu'elle ne pouvait être explorée. Le calcul ne put être senti dans le rein gauche que par l'éthérisation. Le rein découvert, un bistouri fut plongé dedans, et le doigt perçut aussitôt une pierre dure dans le bassinet, qui fut enlevée sans grande difficulté avec de petits fragments. Elle était phosphatique et pesait 47 grains. Quatre mois après, l'opérée quittait l'hôpital, malgré une fistule persistante et des urines encore purulentes.

Ces trois succès, en se rencontrant chez cle jeunes calculeux, tendent à montrer que l'âge est une condition considérable de cette opération, car les insuccès s'observent surtout chez les vieillards. (Lancet, 4 février.)

Un exemple bien plus remarquable a été présenté à la Société médicale de Suffolk, le 25 mars dernier, par le docteur Ingallo. La néphrolithotomie fut pratiquée par lui, en 1873, sur une femme de trente-un ans, qui souffrait de la miction depuis 1859 et qui avait été soumise le 4 mai précédent à une incision exploratrice ayant donné du sang et du pus sans déceler de calcul. C'est six mois après que, les accidents étant devenus aigus et menaçants, la fistule persistante fut agrandie. Après de longues investigations digitales, l'index découvrit une tumeur qui, incisée, donna issue à huit onces en-

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viron de liquide d'une apparence identique à celui qui s'écoulait de la fistule depuis six mois. Deux calculs furent ensuite extraits, dont le poids total s'élevait à 41 grammes environ. La malade, qui avait refusé l'excision du rein, eut à endurer pendant deux années un écoulement abondant et continu, que du linge, une éponge à demeure servirent d'abord à absorber. Un appareil à réservoir fut ensuite place et sert depuis huit ans à recueillir ce liquide urinaire, en si grande quantité qu'il doit être vidé toutes les deux heures. Mais, sauf cette infirmité, l'opérée jouit depuis d'une santé tolérable, qui fait considérer cette opération comme un grand bienfait. (Boston med. and surg. journal, n°21.)

Lithiase biliaire. Diagnostic avec Vaiguille. Chez un vieillard de 76 ans, devenu cachectique avec ascite, augmentation du foie, distension de la vésicule biliaire, formant une tumeur grosse comme le poing, le docteur James Wittaker, hésitant entre un cancer du foie et la rétention biliaire par calculs, établit son diagnostic de la manière suivante : Ponctionnant la vésicule biliaire avec une seringue de Pr-avaz, il prit la plus fine aiguille de l'aspirateur Dieulafoy pour l'explorer. Il perçut alors nettement le contact d'une pierre, et, cette exploration répétée ayant donné le même résultat, la cholécystotomie fut pratiquée, et deux calculs furent extraits, pesant chacun de 7 à 8 grammes. Trois autres pierres plus petites, fixées dans le canal cystique, furent extraites ensuite. L'opéré succomba le lendemain. Sans être nouveau, le moyen est du moins original. (New-York med. Record.)

Coliques hépatiques. Elles sont parfois l'indication d'une mort subite, comme dans l'exemple suivant, rapporté par le professeur Brouardel. Une femme de trente ans, bien constituée, après une course rapide pour monter en chemin de fer, but un verre de sirop de groseille et d'eau de Seltz et, quelques minutes ensuite, fut prise dans le wagon de douleurs abdominales extrêmement violentes. Arrivée à destination, elle ne put même aller jusque chez elle et entra dans un hôtel, où un mé-

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decin appelé diagnostiqua une colique hépatique, annonçant que les accidents ne seraient probablement pas de longue durée. Cependant, après quelques alternatives de crises et d'accalmies relatives, la malade succomba brusquement clans la nuit, dix heures après les premiers symptômes éprouvés. En raison des circonstances anormales de ce décès, l'autopsie judiciaire fut faite cincr jours après la mort. M. Brouardel trouva seulement comme lésions un calcul peu volumineux dans le canal cholédoque, 61 calculs dans la vésicule, un œdème sousmuqueux considérable du duodénum et du jéjunum et une hémorrhagie infiltrant uniformément le parenchyme du pancréas. L'analyse chimique démontra en outre quil ne pouvait être question d'un empoisonnement, comme quelques personnes en avaient émis

La mort, dans ce cas, devait donc être attribuée à la colique hépatique. Or les faits de ce genre sont très rares et mal connus, bien que presque tous les auteurs semblent accepter la possibilité de cette terminaison brusque. M Charcot, notant l'abaissement constant du pouls dans la colique hépatique, l'attribue non à la violence de la douleur, qui bien souvent n'est pas excessive mais a une action réflexe déterminée par irritation des ganglions semi-lunaires et retentissant sur S pneumogastrique. Le ralentissement du pouls peut aller a^si jusqu'à la syncope mortelle.

Toutefois les faits de mort subite et rapide, sans perforation ou autres complications, sont très rare Portai

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port médico-légal, il était intéressant d'appeler l'attention sur une cause de mort subite jusqu'à présent mal connue. (Ann. d'hygiène et de méd. légale.)

CANCER. Zone suspecte. Dans toute tumeur maligne, a dit le professeur Verneuil, cette zone s'étend des lymphatiques efférents jusqu'aux ganglions correspondants. Là se produisent les récidives, et il faudrait pouvoir l'enlever toujours. Dans l'impossibilité de le faire sur les membres par les délabrements que cela entraînerait, on se borne à l'exécuter pour les cancers du tronc, notamment celui du sein : d'où la règle admise aujourd'hui d'enlever les ganglions de l'aisselle, même lorsque l'exploration clinique la plus minutieuse n'a pas permis de les reconnaître par l'engorgement dont ils sont le siège Trois observations recueillies par le docteur Kirmisson lui ont montré après l'ablation que ces ganglions, variant de 5 à 6, n'en étaient pas moins envahis.

D'où la nécessité de faire le sacrifice de cette zone suspecte en prolongeant l'incision jusqu'au sommet de l'aisselle. (Soc. de chirurgie, décembre 1881.)

Mais comment enlever cette zone suspecte d autres foyers cancéreux, celui de l'utérus entre autres, alors qu'il est impossible de reconnaître même au microscope le processus cancéreux du tissu cellulaire et des voies lvmphatiques environnantes? C'est pourquoi la récidive est si rapide qu'il semble que les femmes opérées aient survécu moins longtemps que si la maladie avait ete abandonnée à elle-même.

Injections interstitielles d'acide acétique. Voy. Injections.

Réqime alimentaire des cancéreux. La prédominance des phosphates alcalins et terreux et la quantité surabondante de cholestérine, de lécythine et même d albumine dans les sécrétions des cancéreux ont conduit le docteur Beneke à diminuer autant que possible 1 azote les sels et l'acide phosphorique dans leur alimentation. L association fréquente" des calculs biliaires avec le cancer prouve cette activité du foie.

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Si la proportion des principes constituants des cellules varie suivant leurs qualités, celles du cancer et surtout du cancer médullaire, comme les cellules épithéliales, sont relativement riches en cholestérine et en lithine. L'alimentation riche en albumine et combinée avec de grandes quantités de phosphates alcalins et terreux ne peut donc que favoriser le développement des éléments de ces substances. Il est nécessaire de composer le régime de manière qu'il en contienne le minimum. L'alimentation par le vin et le thé peut remplir cette indication d'après le régime suivant :

Premier déjeuner : Thé noir sucré avec beurre et cacao; très peu de pain, avec pommes de terre et beurre.

Déjeuner : fruits secs et cuits avec quelques gâteaux; un peu de pain et un verre de vin.

Dîner : Potage au maïs, 30 grammes de viande, pommes de terre et légumes, salade. Vins du Rhin, de la Moselle et de Champagne, sans bière, à cause des sels alcalins qu'elle contient. Une tasse de thé noir avec sucre ou lait, au lieu de café. Un peu de pain et fromage, fruits et gâteaux secs.

Cène : Potage au riz ou aux légumes, sardines en petite quantité, anchois, harengs frais et vin léger.

La proportion des aliments azotés, qui dans le régime ordinaire se trouve de 1 à 5 avec les aliments non azotés, descend au contraire de 1 à 8 ou 9 avec ce régime. Les matières inorganiques sont principalement combinées aux matières organiques et en petite quantité sous la forme de phosphates.

Etudes sur le cancer, par le docteur Bougard, ancien professeur à l'Université de Bruxelles, etc. Un volume grand in-8° de plus de 900 pages; Bruxelles et Paris, loo'Z.

Beau et imposant volume, représentant une œuvre considérable, dont le titre générique n'exprime pas suffisamment la nature. On pourrait y chercher des expériences, des analyses chimiques ou microscopiques et même un microbe quelconque, suivant le goût du jour. Rien de pareil ne s y rencontre, et, s'il fallait caractériser ces Études, nous les appellerions simplement bibliographiques ou

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historiques sur les différentes questions pratiques afférentes au cancer. Et pourtant Tunique but de l'auteur a été évidemment de prouver la localisation du cancer au début, l'absence de diathèse et la supériorité des caustiques sur l'instrument tranchant pour l'enlever : ce qui est établi littéralement par des sous-titres et l'ouvrage tout entier.

Pourquoi donc un si gros volume à cet effet ? L'auteur a voulu montrer qu'il connaissait son sujet, et, en interrogeant les innombrables auteurs qui en ont traité, il a pris des notes de ci de là qu'il cite beaucoup trop amplement. C'est toujours l'opinion des autres qu'il choisit plutôt que la sienne, pour les approuver ou les réfuter, en les opposant l'un à l'autre et les mettre en contradiction entre eux ou les confondre réciproquement. Les noms de Velpeau, Lebert, Broca, Virchow, Billroth et tant d'autres reviennent ainsi à chaque page pour ou contre. Localisateur avec la plupart des organiciens de son époque, Velpeau, proclamant la localisation primitive et la curabilité du cancer, est sans cesse loué, encensé, canonisé presque, excepté comme opérateur, tandis que l'œuvre et la doctrine de Lebert et de Broca, diamétralement opposées, sont non pas discutées, critiquées, mais anathématisées. A quoi bon, quand ces célèbres auteurs modernes sont connus universellement du public médical et peuvent être consultés avec bien plus de profit dans leur texte même? Il suffisait d'en faire mention.

C'est en invoquant sans cesse par de longues citations les témoignages des différents auteurs qui ont écrit sur le cancer et en les rappelant quant à la définition, l'histoire l'unité, l'origine, l'étiologie, la nature, la dégénérescence, la contagion, la localisation, l'infection, la spécificité, la malignité et la récidive du cancer, son diagnostic, son pronostic, sa nomenclature, sa statistique et surtout son traitement, en général, — formant autant de chapitres séparés et distincts, au nombre de 29 et entremêlés de 88 histoires de guérison, — que l'auteur a réussi à composer un si volumineux ouvrage. Ce n'en est là en effet que la première partie, contenant 415 pages de grand et petit texte, sans compter la série des cancroides, qui ne contient pas moins de 45 pages et 26 ob-

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servations. Il n'y a donc pas lieu d'en faire l'analyse.

La seconde partie est exclusivement consacrée au traitement, divisé en médical, chirurgical et caustique. La méthode et le procédé de l'auteur pour la préparation et l'application de son caustique élastique et adhérent ne viennent qu'ensuite, et c'est en y ajoutant 36 nouvelles guérisons aux premières qu'un total de 124 est obtenu de 1867 à 1879, attendant la consécration du temps pour affirmer les succès obtenus depuis.

Cette statistique incomparable est opposée victorieusement à toutes celles des chirurgiens, de Billroth en particulier. Les caustiques n'avaient jamais donné tant de succès. Et pourtant celui-ci n'est pas absolument infaillible. 127 récidives après son emploi, relatées comme les succès, en sont la démonstration. Mais cet aveu d'impuissance est atténué aussitôt par une simple explication : la généralisation du mal avant l'application du remède. La condition du succès est de l'employer à la première période du cancer. Et, si l'on oppose les nombreux insuccès de l'instrument tranchant à cette période, l'auteur répond que c'est parce qu'il ouvre aussi facilement la porte à la généralisation du mal, parla division des vaisseaux, que le caustique la ferme. C'est bientôt dit, plutôt que démontré. Voilà pourtant tout le secret du succès de cet agent merveilleux, joint à son mode d'application par couches successives renouvelées d'un jour à l'autre, jusqu'à la destruction complète du mal.

Une contradiction formelle de cette interprétation est la preuve même que l'auteur donne de l'authenticité irréfutable de ses succès : c'est la guérison immédiate, obtenue dans quelques cas, avec son caustique, après la troisième et même la quatrième récidive avec le bistouri. Très bien; mais comment admettre que le cancer fût alors toujours à sa première période? C'est donc là une pure équivoque. Si des cancers restent longtemps localisés, ce ne sont ordinairement pas ceux qui récidivent même sur place.

Le fond de ce gros livre est donc aussi justiciable de la critique que sa forme même par trop exubérante. Il y a trop de répétitions. Qui veut trop prouver.... Une bonne vérité suffit à être dite une fois pour rester. 30 ob-

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servations bien authentiques et probantes, recueillies cliniquement, serviraient plus à î'élucidation du sujet en question que les 350 histoires qui s'y trouvent relatées et figurées en tableaux synoptiques. Nul doute qu'il n'y ait des guérisons de vrais cancers; mais la plus grande partie n'en sont pas assurément. En opérant systématiquement tout avec son caustique, l'auteur en a fait un véritable antidote du cancer, comme autrefois l'arsenic et le cinabre qui entrent dans sa composition.

Carcinose miltaire primitive. Ce cancer particulier des vieillards, très rare et sans hérédité, apparaît sur les séreuses, le péritoine notamment, comme la tuberculose pulmonaire. Un petit nombre d'observations en sont connues et c'est pourquoi la suivante, recuellie par le docteur Raymond aux Incurables, offre un certain intérêt quant au diagnostic, car il n'est pas douteux qu'elle passe souvent inaperçue à cette période ultime de la vie.

Un homme de soixante-seize ans, n'ayant jamais été malade et dont les parents sont morts âgés, entre à l'infirmerie le 15 décembre 1881, après neuf ans de séjour à l'hospice des Incurables d'Ivry pour faiblesse de la vue. Sans avoir jamais souffert de l'estomac, ni vomissements, ni diarrhée, l'appétit diminue lentement, sans cause appréciable, avec dégoût de la viande et mauvaises digestions. Il maigrit, et, à l'examen, il a le ventre globuleux, comme les batraciens, avec veines dilatées à la surface. A la palpation, la main éprouve un tremblement comme en pressant une vessie remplie de matières gélatineuses. De petites nodosités, comme un pois ou un haricot, se sentent au creux épigastrique, les flancs et les fosses iliaques. Absence d'ascite, foie et rate à l'état normal, ainsi que les poumons et le cœur, sans sucre ni albumine dans les urines.

On soutient cet homme avec le lait, lorsque des accès fébriles intermittents se montrent; le sulfate de quinine les fait cesser. Mais l'amaigrissement et l'affaiblissement augmentent, sans aucun autre symptôme, et la mort survient un mois après.

L'autopsie montre du liquide séro-sanguinolent dans le péritoine, dont la surface est couverte de petites no-

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dosités grosses comme une amande à un grain de chenevis. Injection uniforme du péritoine. Les nodosités sont arrondies, légèrement aplaties, d'autres allongées et comme pédiculées. L'aspect en est lisse et la couleur rougeâtre, sans ombilication. Rien à l'estomac m aux autres organes. Les plèvres seules présentent des traînées de granulations grisâtres, lisses, comme celles du péritoine. C'était là la seule lésion appréciable, que l'examen histologique démontra être composée de cellules à très gros noyaux, rangées en séries linéaires, comme dans le carcinome des muqueuses.

Ces granulations constituent donc toute la maladie, à cette période de la vie où les fonctions organiques languissent avec un mouvement de décroissance qui rend leur accomplissement de plus en plus précaire. C'est aux signes observés chez ce malade qu'on peut la reconnaître. Il ne faut pas la confondre avec la péritonite ni les affections organiques de l'estomac 'par l'absence des vomissements. Soutenir les forces du malade est l'unique moyen de retarder la cachexie ultime. {Archiv. ■de mêd., août.)

Cancer du cardia. En se confondant souvent pendant la vie avec ceux des autres parties de l'estomac, et devant la difficulté d'en préciser le siège, il ne sera pas inutile de signaler les remarques cliniques faites par le docteur Hanot, à propos de deux cas observés à l'hôpital provisoire des Tournelles en 1881 : le premier sur un homme de peine de soixante ans, le second sur une ménagère de soixante-six ans, tous deux exempts d'hérédité connue et d'alcoolisme. Ils succombèrent l'un et l'autre de dix-huit à vingt-deux jours après leur entrée.

La dysphagie, symptôme des plus importants et presque constant, ressemble beaucoup à celle du rétrécissement de l'œsophage; mais la gêne de la déglutition se fait sentir bien plus bas que le gosier. Une sensation pénible, sinon une vive douleur, en résulte parle passage ■des aliments, dont le siège est fixé ordinairement à la pointe de l'appendice xyphoïde ou derrière le sternum.

Le cathétérisme n'indique souvent aucun obstacle, malgré cette dysphagie et une apparence cachectique ma-

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nifeste. Ce n'est que par exclusion que l'on en peut lixer le siège exact. La tumeur est si profondément située qu'il est impossible de la constater au toucher.

L'enfoncement ou la dépression marquée du creux épigastrique est un bon signe, par la réduction, l'atrophie extrême que subit l'estomac réduit souvent à un cylindre analogue au gros intestin. L'appétit est pourtant moins troublé que dans le cancer des autres parties de l'estomac. La soif est ordinairement très vive vers la fin. en raison même de l'inanition. De là la marche rapide du mal.

Le cardia séparant la muqueuse de l'œsophage à épithélium pavimenteux de celle de l'estomac à épithélium cylindrique, on doit s'attendre à trouver deux formes d'épithéliomes, suivant que la lésion aura débuté en haut ou en bas. Les pièces anatomiques fournissaient en effet ces deux caractères différents. (Archiv. de méd., octobre 1881.)

Cancer du pylore. Gastro-entêrostomie. Nouvelle opération, exécutée par Wolfler, sur un homme de trentehuit ans , présentant depuis six mois dans la région pylorique une tumeur grosse comme un citron et mobile dans tous les sens.

Une incision exploratrice ayant montré le repli duodéno-hépatique et la tête du pancréas envahis par la néoplasie du pylore, l'excision n'en pouvait être faite. L'auteur établit une communication directe entre l'estomac et l'intestin grêle, afin de laisser les parties maladesen repos. Une incision de 5 centimètres, pratiquée sur la face antérieure de l'estomac, à un travers de doigt au-dessus de l'insertion du grand épiploon, fut mise en rapport avec une incision semblable, faite sur une anse voisine de l'intestin grêle, le long de son bord opposé à l'insertion mésentérique , une anse de gros fil de soie jetée sur les deux bouts de l'intestin ayant prévenu l'issue de son contenu. Ces deux ouvertures furent réunies par des points de suture. Méthode antiseptique sans spray ni drainage péritonéal. Suites parfaitement simples et sans complication ni fièvre. Les vomissements ayant cessé, des aliments liquides, puis solides sont pris et

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suivis de selles solides colorées en brun un mois après.

La même opération a été pratiquée dans un cas analogue par le professeur Billroth sur un homme de quarante-cinq ans; mais les vomissements bilieux persistèrent jusqu'à la mort, arrivée le dixième jour.

L'autopsie montra l'absence de péritonite. L'ouverture de l'intestin, située à 11 centimètres environ du duodénum, était solidement soudée à l'ouverture stomacale. Mais un éperon partageait l'orifice gastro-intestinal en deux moitiés inégales, dont la plus grande menait la bile et le suc pancréatique directement dans l'estomac : ce qui déterminait les vomissements. D'où l'indication de distinguer avec soin les deux bouts de l'intestin réunis à l'estomac et de recouvrir avec de l'estomac sain la plus grande partie de la lumière du bout afférent, afin que celle du bout efférent s'ouvre largement dans -la cavité de l'estomac. (Centralblatt fur chivurg., n° 45, 1881.)

C'est en réséquant une portion elliptique de l'estomac ayant 12 centimètres clans son plus grand diamètre que le professeur Caselli put enlever, pour la première fois, en Italie, un cancer du pylore. Le diagnostic porté par le professeur de clinique médicale Maragliano était : « Dilatation de l'estomac avec formation de deux diverticulum dans la grande courbure. Sténose partielle de l'orifice pylorique par un néoplasme cancéreux. Oligœmie marquée. » L'opération fut pratiquée sans accidents remarquables, en dehors d'un léger choc survenu au début et qui dura deux heures. L'examen anatomique confirma l'exactitude du diagnostic.

L'opéré succomba le jour même, et son autopsie confirma la réussite de l'opération. L'estomac dilaté avait sa forme et ses dimensions physiologiques, et le duodénum, par des sutures exécutées avec une rare perfection, était solidement fixé à l'extrémité de la plaie de la grande courbure de l'estomac, avec lequel il correspondait exactement.

Cancer de l'iléon. Cet épithéliome cylindrique siège le plus souvent, d'après le docteur Ducastel, dans la portion terminale de l'intestin grêle, en vertu de cette loi pathogénique qui en favorise surtout le développement

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au niveau de l'extrémité rétrécie des différents canaux de l'économie. L'étude du cancer dans le tube digestif confirme particulièrement cette loi. Le cancer du cardia siège ainsi à la fin de l'œsophage, duquel il participe évidemment par sa nature pavimenteuse. A la fin de l'estomac est le cancer du pylore; l'épithélioma de l'S iliaque et du rectum, terminant l'iléon et le côlon, a été le plus fréquemment rencontré. L'immense majorité des cancers, sinon la presque totalité, occupent donc ce siège d'élection, et, s'ils peuvent se rencontrer dans d'autres points, c'est une véritable exception à cette règle.

Dan 3 les cinq observations relatées et suivies d'autopsie, recueillies à la clinique de l'hôpital Necker, cet épithéliome siégeait ou à la fin de l'iléon ou à son union avec le côlon; la valvule de Bauhin ou iléo-ccecale étant envahie dans trois cas. C'est donc bien son siège de prédilection.

Ce n'est pas d'après un si petit nombre de faits que l'on peut en tracer les caractères cliniques, à moins de tenir compte des faits antérieurs. Le seul point nouveau de ce mémoire est sa localisation dans une étendue qui ne dépasse pas 5 à 10 centimètres. La mort arrive ainsi par obstruction ou par péritonite, sinon par cachexie, après une durée d'un an, si la complication de l'hémorrhagie ne l'avance pas.

D'où l'auteur infère, au point de vue du traitement, qu'il sera peut-être possible à l'avenir d'intervenir chirurgicalement par l'entérectomie, comme de récents succès semblent le présager; les huit colectomies faites sur des cancéreux ayant donné trois succès, il est bien permis d'espérer le même résultat de Viléonectomîe. (Archiv. de mèd., juillet.)

Cancer du rectum. Rectolomie linéaire. Entre les diverses méthodes applicables à cette affection : la dilatation, l'extirpation remplacée aujourd'hui par la colotomie, il en est une autre, due au professeur Verneuil, dont l'emploi est indiqué en dehors des précédentes. M. Trélat l'a bien mise en lumière dans le cas suivant :

C'était un homme de cinquante ans, atteint d'un épithélioma du rectum, dépassant les limites du doigt, avec

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ténesme, diarrhée et douleurs très vives . L'état de dépérissement avoué où il était et sa faiblesse ne permettant pas de lui faire subir la colotomie, la rectotomie linéaire fut pratiquée, en remontant sur les côtés du coccyx. Quoique mourant lors de l'opération et paraissant n'y devoir survivre que quelques jours, cet opéré a encore vécu sept mois et demi. Les douleurs cessèrent comme par enchantement, le ténesme disparut, et le malade put vaquer à ses affaires, en se doutant à peine de la gravité de son affection. D'où la confirmation que, dans certains cas graves de cancer de l'extrémité inférieure du rectum, cette opération palliative donne parfois une survie plus longue que l'extirpation même.

Quand donc les tentatives de dilatation sont insuffisantes à rémédier au ténesme et aux douleurs insupportables et que l'extirpation est inapplicable, la rectotomie peut encore être employée avec succès. Son exécution, généralement facile, est à peu près inoffensive avec le thermo-cautère. C'est une opération simple, sans danger et à la portée de tous les praticiens, comme s'il s'agissait d'un simple rétrécissement fibreux. Depuis qu'un certain nombre de cas confirment son innocuité , il est toujours permis de la pratiquer pour prévenir le phlegmon diffus du bassin constituant la complication la plus redoutable de cette coarctation. Loin de donner le coup de fouet classique à la maladie, en portant en plein sur le tissu cancéreux, elle supprime les causes d'irritation les plus actives : l'obstruction intestinale, la leucorrhée anale et les vives douleurs ; elle semble plutôt modérer l'évolution néoplasique et reste ainsi, à tous les points de vue, une méthode vraiment palliative. (Soc. de chir., juillet.) Voy. Colotomie lombaire.

Contribution à Vhistoire du cancer de Vintestin, étiologie et anatomie pathologique. Thèse inaugurale, par le docteur Ernest Haussmann, préparateur du cours de pathologie externe à la Faculté de médecine de Paris. In-8 de 93 pages.

Cancer primitif du foie. Un homme entre à l'hôpital, le 23 février, avec une ascite assez considérable, dont le

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début ne remontait qu'à une semaine environ. Urines rares, colorées en rouge foncé et briquetées. Bien portant jusqu'au mois de janvier, il avait été pris de quelques vomissements bilieux et pituiteux et avait maigri si rapidement qu'il avait perdu 25 livres de son poids depuis six semaines.

M. le docteur Sévestre crut à une cirrhose, et une ponction donna 10 litres de liquide citrin. La percussion pratiquée ensuite ne révélait aucune modification du volume normal du foie. L'épuisement s'accentua si vite que le malade mourut trois jours après.

L'autopsie montra un foie pesant 2 390 grammes, sillonné à sa surface de noyaux et de saillies linéaires, analogues aux productions cancéreuses. Au niveau du hile, un caillot oblitérait la veine-porte en se prolongeant dans ses ramifications, sans autre coagulation. La rate pesait 155 grammes. L'examen histologique établit qu'il s'agissait bien d'un cancer du foie. La pyléphlébite avait déterminé la mort. (Soc. méd. des hôp., 10 mars.)

cancer du sein. Extirpation des ganglions axillaires. Etendant la règle posée par Kocher d'enlever tous les ganglions sous-maxillaires dans l'extirpation de l'épithélioma lingual (Voy. année 1881), le docteur Kirmisson l'applique aux ganglions de l'aisselle dans l'amputation du cancer du sein. Tandis queVelpeauet la plupart des chirurgiens après lui les enlevaient seulement quand ils étaient engorgés, il les pédiculise et les lie en masse, en prolongeant son incision dans l'aisselle, dans tous les cas sans exception. Lors même que l'exploration clinique ne révèle aucun ganglion, ce nouveau procédé opératoire est de règle pour lui, comme mettant plus sûrement les malades à l'abri de la récidive. Il a pratiqué trois opérations de ce genre dans le service de M. Séeà la Maison municipale de santé. (Soc. de chir., février.)

Si le premier, en France, il a consacré cette pratique, il ne saurait en réclamer la priorité. Gross, de Philadelphie, a depuis longtemps promulgué la doctrine que le carcinome du sein repullule surtout par les ganglions adjacents et il les enlève.

M. Sayre a rappelé le conseil d'Atlee de donner l'ar-

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■senic à l'intérieur après l'extirpation, clans l'espoir de modifier la tendance à la récidive. Il l'a suivi depuis longtemps et croit en avoir tiré bénéfice.

On cancer of the breast (sur le cancer du sein), par Thomas W. Nunn, chirurgien consultant de l'hôpital Middlesex. Un vol. in-4° de 230 pages, avec planches •coloriées. Londres.

A juger de cette œuvre illustrée par les chiffres qui à'émaillent et les nombreuses citations d'auteurs allemands, français et anglais, dont la plupart ont vieilli, il est facile de prévoir que son auteur ne date pas d'hier. Elle paraît ainsi comme le résultat de toute une vie d'observations et d'annotations qui remontent au commencement de ce siècle. Elle est empreinte du caractère et de la forme statistique et bibliographique de cette époque, dont elle conserve l'esprit et les traditions. En tenant compte des données histologiques les plus récentes, ce livre a le rare mérite aujourd'hui de relier le présent au passé.

1300 observations cliniques recueillies à l'hôpital et 123 autopsies forment la base de cet ouvrage, avec le résumé de la célèbre discussion qui eut lieu à la Société pathologique de Londres sur ce sujet en 1874. C'est la première partie clinique et pratique. La seconde, pathologique et spéculative ou critique, est comme l'expression scientifique, l'extrait concentré de ces nombreux faits, •dont voici quelques résultats :

Sur les 123 autopsies, les lymphatiques ont été trouvés envahis 73 fois, et la plèvre et les poumons y contribuaient ensemble ou séparément dans 52 cas. L'épanchement pleurétique a été souvent ainsi la cause de la mort.

Sur 268 cancéreux de la consultation externe de l'hôpital Middlesex, il y avait 157 cancers du sein et 47 de l'utérus, tandis que, sur 1 000 cancéreux internes de cet hôpital, 260 étaient atteints au sein et 380 à l'utérus. Sur les 159 amputations faites par le docteur MasonWarren aux Etats-Unis, il n'y avait que 59 cancers du sein. Dans le tableau des 520 cas de M. Sibley figurent .192 cancers du sein et 156 de l'utérus. Dans celui de

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M. Paget, 276 cancers du sein figurent sur 500. D'où les fallacités de la statistique à ce sujet.

En Angleterre, les seins et l'utérus sont les organes les plus fréquemment atteints. En Allemagne, c'est l'estomac. L'ordre de fréquence en France est l'estomac, l'utérus, le foie, les seins, le rectum, la bouche et les testicules.

L'hérédité, qui peut être invoquée comme la principale cause de ces variations, n'a été que de 16 à 29 pour 100 sur 1 160 cas de la statistique actuelle.

On peut juger par ces extraits de la valeur du livre, qui forme ainsi une source précieuse de renseignements sur tout ce qui concerne le traitement de cetteaffection .

Cancer de l'utérus. Hystèrectomie. Une femme de trente-quatre ans fut admise à l'hôpital Saint-Thomaspour une constipation opiniâtre et tous les signes d'une obstruction intestinale. L'examen découvrit une masse cancéreuse du col, avec une tumeur pressant sur le rectum. Une incision abdominale, pratiquée le 3 janvier par sir W. Mac Cormac, montra le bassin rempli par une niasse charnue, adhérente, comprimant le rectum et cachant l'utérus et ses annexes. Une ponction de la tumeur donna issue à du pus fétide. Les adhérences furent détruites, et le kyste fut enlevé avec l'utérus et les ovaires. Un gros tube à drainage en T fut placé dans la cavité de l'abdomen, permettant de pratiquer de fréquentes irrigations.

Cinq jours après l'opération, la température s'élevant à 102°, 6 F., avec des marques de suppuration de l'extrémité inférieure de l'incision abdominale, le chirurgien rompit les adhérences déjà établies entre les lèvres de la plaie, du pus s'échappa, et la cavité fut dès lors lavée, irriguée tous les jours avec une solution d'eucalyptus. Aussitôt, la température tomba à 99», et le dixième jour l'état de l'opérée était assez satisfaisant pour espérer une prompte convalescence, sans aucune trace de péritonite. C'est clone là un nouvel exemple de l'innocuité de cette mutilation complète de la femme. (Lancet, n° 2.)

Cette opération radicale a pris une grande extension

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en Allemagne dans ces derniers temps. De très nombreux travaux ont été publiés Tannée dernière à ce sujet et la discussion survenue au Congrès international de Londres en a encore accru l'intérêt et l'actualité. On a discuté les indications et les méthodes opératoires, et c'est d'après les faits que ce traitement chirurgical doit surtout être jugé. La pratique de l'ovariotomie ayant conduit le professeur Freund (de Strasbourg) à formuler un procédé opératoire, de manière à exécuter méthodiquement l'ablation totale de l'utérus cancéreux par la voie abdominale, il s'agit de décrire l'opération qui porte son nom et dont voici les détails :

La cavité de l'utérus étant désinfectée préalablement avec l'acide phénique, et l'incision médiane du ventre étant faite avec toutes les précautions antiseptiques, on relève les intestins, et le corps de la matrice est traversé d'un fil ou mieux saisi avec la pince de Freund. Trois ligatures en masse et étagées sont placées latéralement de haut en bas pour oblitérer les vaisseaux. Le col de la vessie étant détaché, on ouvre le sommet du vagin et le cul-de-sac de Douglas en arrière, puis les ligaments étant coupés en dedans des ligatures, l'extirpation est complète.

Reste le pansement. Freund rapproche le péritoine par des points de suture dont les fils sont placés dans le vagin avec un tampon d'huile phéniquée. D'autres ont négligé ces sutures en drainant le péritoine par le vagin, pour éviter des péritonites septiques très fréquentes. 66 applications de cette méthode ont donné, d'après Ahlfeld, 49 morts et 13 guérisons, les autres cas ayant été incomplets ou récidivés. Mais la plupart des guérisons n'ayant été constatées comme telles que peu après l'opération ne peuvent être regardées comme définitives. {Deutsch. med. Wocli., 1880.)

La statistique postérieure de Kleinwachter, comprenant 94 cas, ne compte plus que 24 succès opératoires. {Wiener med. Press, 1881.) Encore la même réserve estelle à faire pour les guérisons que dans la précédente. La généralisation ordinaire du cancer de l'utérus ne permet de considérer comme guéries .définitivement que les femmes observées au moins cinq années ensuite.

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Cette mortalité élevée et la blessure fréquente des uretères dans cette opération ont conduit Czerny et Billroth notamment à exécuter l'extirpation totale par le vagin. Elle consiste, après avoir pris les précautions antiseptiques, à abaisser le col de l'utérus avec un fil, en incisant la muqueuse vaginale en rond. On ouvre à petits coups jusqu'au cul-de-sac antérieur ou postérieur, suivant les cas. Le doigt va chercher le fond de l'utérus et le fait basculer, en l'attirant dans la plaie. Les ligaments larges sont divisés en trois portions liées en masse. L'utérus extirpé, la plaie est lavée largement à l'eau phéniquée faible, et Billroth place un drain en T à branche horizontale dans le péritoine et verticale dans le vagin.

55 cas de cette opération ont donné 20 décès et 35 guérisons;mais celles-ci, ne remontant qu'à quelques semaines ou quelques mois à l'opération, n'étaient pas exemptes de récidive. Elle est cependant préférable à la précédente, car le collapsus ni les hémorrhagies ne sont presque jamais une cause de mort; la péritonite l'a terminée le plus souvent, comme dans la première, et, malgré la tolérance bien établie de cette membrane, c'est encore là le plus grand danger. Brillamment exécutée par Billroth dans un cas exceptionnellement difficile, cette opération reste sans grand avenir, par la difficulté même du diagnostic du cancer utérin au début, seule époque où elle puisse être pratiquée avec quelques chances de succès. Même avec le microscope, ce diagnostic reste le plus souvent incertain, et l'extirpation de l'utérus est toujours une opération formidable avec Tune et l'autre méthode. Les résultats précédents, obtenus par les chirurgiens les plus habiles, en témoignent, quoique toutes les récidives ne soient pas connues. D'après un assistant de la clinique de Vienne, sur 6 cas remontant à dix-huit mois, un seul en était exempt. On peut donc se demander, en pareil cas, si le diagnostic était bien établi. Les plus grandes réserves sont dès lors à faire, et c'est dans les modifications sur les ligatures des parties latérales qu'il convient surtout d'appeler l'attention.

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H y stéréotomie partielle. Le cancer de la matrice commençant par la muqueuse, il semble difficile d'admettre qu'il reste localisé, limité à une partie quelconque de cet organe. Mais, comme la chirurgie n'a en vue que d'enlever les parties malades au début, Schrœder a imaginé de recourir à l'hystérectomie partielle, soit en la pratiquant par la voie abdominale, quand le corps est atteint, ou par le vagin, quand c'est le col. De là les variétés sus-vaginale et supra-vaginale, distinction bien allemande, comme on voit, autant que les opérations elles-mêmes.

L'observation ayant montré que cette néoplasie débute le plus souvent par le col, son ablation directe par le vagin est la plus fréquente. A la méthode simple de Lisfranc qui n'effeurait parfois que cette partie et dont les succès n'ont été que des erreurs de diagnostic, le chirurgien allemand ajoute bien des complications. C'est la désinfection préalable du champ opératoire. Une anse •de fil est passée de chaque côté dans le col, aussi haut que possible au-dessus du mal, et, l'utérus étant attiré ainsi fortement en bas, le vagin est circulairement incisé, de manière à séparer facilement le col avec le doigt et la spatule. De nouvelles anses de fil sont ensuite- passées au-dessus des premières, et l'on sectionne encore audessous d'elles. Ces fils servent à suturer l'utérus au vagin, comme les deux parois de celui-ci le sont ensuite. Un petit drain peut être placé en bas, quand le cul-desac postérieur du péritoine n'a pas été ouvert.

37 cas de cette amputation supra-vaginale auraient donné, d'après l'auteur, 4 morts immédiates, dont trois de septicémie, 17 récidives, 9 résultats inconnus et 7 guérisons. Mais une seule de ces sept femmes soidisant guéries l'aurait été sept mois après l'opération. .' Des 4 applications par Czerny, il y avait eu trois guérisons et une mort; mais, des trois femmes prétendues guéries, l'une mourut bientôt de récidive, et une autre n'en valait pas mieux.

Les gynécologistes américains ayant une grande expérience de cette amputation partielle avec le galvano-cautère, ont abandonné cet instrument par les hémorrhagies réitérées et souvent mortelles qui s'ensuivent. Emmet,

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Munde, Lusk, Pallen préfèrent les ciseaux ou le thermocautère pour l'ablation conoïde du col. Baker seul l'a fait de telle sorte que la base du cône répond à l'orifice interne et le sommet au fond de la cavité du corps. Toute la muqueuse en est ainsi enlevée.

Il est à peine nécessaire de signaler l'amputation susvaginale par la laparotomie pour la résection du corps seul de l'utérus. Outre que son application est relativement rare, elle a tous les dangers, sinon plus, que l'amputation totale, car Schrœder sectionne au-dessous du mal ou plutôt excise la muqueuse du col, par crainte de la récidive. Il l'a pratiquée 5 fois avec une mort et une récidive connue, et les 5 cas de Baum auraient donné cinq guérisons. Mais trois récidives connues ensuite montrent assez ce qu'il faut penser des autres.

L'hystérectomie totale, aussi bien que partielle, contre le cancer utérin, restera donc une intervention exceptionnelle, assimilable à l'excision du cancer du larynx, du pharynx et de l'estomac, dont les chirurgiens allemands ont presque le privilège que les autres nations paraissent de moins en moins disposées à leur disputer. (Ann. de la Soc. mèd. chir. de Liège; Revue méd., noS 20 et 21, et Revue de chir., juin.)

Dans un mémoire sur le traitement du cancer, M. Polaillon réagit énergiquement contre cette pratique de l'hystérectomie sus ou sous-pubienne. Quoique, depuis Récamier, les perfectionnements opératoires modernes aient diminué la mortalité de cette ablation totale de l'utérus de 88 à 37 pour 100, le résultat final n'en reste pas moins déplorable, en laissant presque toujours une partie du mal. Les opérées qui échappent au traumatisme opératoire succombent le plus souvent à la récidive. Celle-ci étant activée ordinairement par l'opération, on se demande si la mort n'en est pas accélérée et si la survie que l'on cherche n'est pas une simple illusion. Il rejette donc cette opération radicale.

Il n'en est pas de même du cancer à son début, limité aux lèvres du col. L'amputation au-dessus des limites.du mal peut amener une guérison, comme il en relate deux exemples, après la section avec l'anse galvanique, qu'il considère comme le meilleur procédé. {Acad.de mèd,, sep J

CÉPHALÉMATOME TARDIF 85

CÉPIIALÉMATOME TARDIF. La découverte de cette nouvelle espèce est due au professeur Gosselin par l'observation d'un garçon de dix-sept ans portant sur le pariétal droit, à 3 centimètres de la ligne médiane, une tumeur arrondie, mollasse, grosse comme une noix, un peu dépressible et comme fluctuante. Une sorte de bourrelet circulaire, analogue à certaines bosses sanguines comme le céphalématome des nouveau-nés, existait à la périphérie; mais l'absence cle douleur, même à la pression, en était la différence. Depuis deux ans à peine qu'elle avait été découverte par le jeune homme en soignant sa chevelure, aucune cause traumatique ne pouvait être invoquée. La mère n'avait jamais rien observé de semblable à l'époque de la naissance ni pendant la première année. Cependant elle grossissait, et c'est par crainte d'un volume apparent que l'on en demandait la nature.

t Bien que cette tumeur parût communiquer avec l'intérieur du crâne, aucune pulsation isochrone aux battements du pouls n'était perçue, ni aucune impulsion par 1 expiration forcée ou l'action de se moucher L'incli naison de la tête en bas et à droite ne produisait aucun changement de volume ni cle consistance. L'indolence était contradictoire d'un abcès froid, et la mollesse d'un osteo-sarcome ou d'un fongus de la dure-mère

En prévoyance d'une tumeur sanguine, une compression modérée avec deux larges lamelles d'amadou superposées fut établie pendant la nuit, maintenue par des bandes horizontales et verticales avec un mouchoir par-

Uf m°iS après de 06 ^ment, sans accident m malaise, la grosseur avait diminué notablement. Au eu cle la saillie anormale, c'était une dépression circulaire mollasse, avec un contour osseux décelant ïrès

dTuntrc'L'T Prfr"f dU Pariéta1' ^lamèïr « L ^ ? deSSUS était soulevé à chaque pulsation, appréciable même à la vue etl la neau se

soulevait en se mouchant. C'était donc Wen une tumeur sanguine dont le contenu s'était résorbé

van^cZiZ8^1 rn"nuée Pendant les "trois ™™ «al-

chirurgie

comblée spontanément par une lame fibreuse et épaisse. L'impulsion communiquée par l'effort d'expiration était seule perceptible. C'était comme une perte de substance produite par une couronne de trépan.

Un second fait est bientôt venu corroborer celui-ci. A la fm de 1880, un garçon de huit à neuf ans fut amené à la consultation de la Charité, avec une tumeur mollasse, fluctuante et très légèrement pulsatile, sur la partie postérieure et supérieure du pariétal droit. On s'en était aperçu depuis quelques mois seulement, sans aucune chute vérifiée ni rien d'apparent depuis la naissance. Le même diagnostic fut porté avec le même traitement. Six à huit semaines après, la saillie avait disparu et une perforation grande comme une pièce de 50 centimes laissait percevoir très nettement les deux variétés de battements du cerveau. Bientôt l'ouverture se resserra comme dans le premier cas.

Dans l'impossibilité d'admettre une fracture et après avoir discuté la théorie de l'atrophie ou de la résorption osseuse, M. Gosselin arrive à interpréter cette lésion par une ostéite-raréfiante, caractérisée au début par la congestion et la vascularisation, ayant détruit d'abord la table externe du pariétal. Les vaisseaux anormaux du dinloé se sont rompus, soit spontanément, soit par le nassao-e du peigne, l'action des doigts ou tout autre choc°puis un épanchement de sang est survenu entre le périoste et l'os érodé, et, la raréfaction continuant, la table interne s'est résorbée et a déterminé la perforation Sans pouvoir être démontrée, cette interprétation est encore plus scientifique qu'une destruction spontanée par atrophie ou résorption. [Archiv. de med., novembre.)

CHANCRES. Destruction abortive. Voy. Iodoforme, Syphilis.

CHIRURGIE. Elle se simplifie en devenant de plus en plus hardie et même audacieuse. Toutes les lésions hi+Prnes des principales cavités sont traitées actuellement d'après ce principe uniforme de les découvrir les mettre à nu, afin de les réduire à des plaies simples.

CHIRURGIE

Au lieu d'agir, comme autrefois, à l'aveuglette, en tâtonnant, par crainte d'exposer certains organes à Faction de l'air, on prétend tout faire au grand jour, sans péril, grâce aux antiseptiques. De là le discrédit et l'abandon cle la chirurgie sous-cutanée, en si grande vogue et honneur il y a moins d'un demi-siècle, et en faveur de laquelle M. J. Guérin est l'unique défenseur survivant.

On a commencé par ouvrir les articulations sous le nuage phéniqué, puis on a ouvert le ventre et les organes creux qui s'y trouvent renfermés : intestin, vessie et jusqu'à l'estomac. On voit si peu de limites à cette redoutable opération qu'elle est pratiquée couramment pour l'excision de la rate, des reins, du pylore, et qu'on l'emploie même comme moyen d'exploration. Aujourd'hui, les accidents des plaies de tête sont traités par des couronnes de trépan multiples, afin d'y voir clair d'en faire des lésions superficielles. Le même procédéesi suivi pour la poitrine par la résection des côtes. L'intervention chirurgicale est ainsi à l'ordre du jour pour les affections des organes qu'elle renferme, les poumons et le cœur. L'ouverture et le drainage de cette cavité ne sont plus seulement tentés pour l'empyème et les affections de la plèvre. On la réalise même, avec quelques succès, contre les kystes hydatiques du poumon, les cavernes tuberculeuses ou non.(Voy. Résection des côtes.) . Ce n'est plus la ponction du péricarde que l'on tente contre son hydropisie. Celle-ci ne suffisant pas à guérir une collection purulente de 620 grammes, chez un garçon de dix ans, Rosenstein n'hésita pas à inciser cette membrane et à la drainer ensuite, tellement que le pouls ne redevint perceptible que deux heures après. (Voy. Coeur, 1881 .)

Toutes ces opérations ont bien pu être tentées autrefois exceptionnellement; actuellement, elles forment la règle, et ce sont là les principaux perfectionnements de la chirurgie nouvelle. Les chirurgiens allemands se montrent surtout d'une audace sans bornes, malgré des résultats souvent déplorables. A la ponction et l'incision de la vésicule biliaire distendue par des calculs, Langenbuch de Berlin, se fondant sur ce que le cheval et l'éléphant sont privés de ce réservoir et que son

CHIRURGIE

absence congénitale se rencontre même chez l'homme, comme l'oblitération du canal cystique à l'autopsie, a cru devoir en tenter l'excision avec succès chez un homme de quarante-deux ans. Il est vrai que cette poche ne renfermait que deux concrétions très petites, les autres ayant été préalablement évacuées par l'emploi des purgatifs ; cette grave opération était donc superflue. (Berlin, klin. Woch., n° 47.) Voy. Lithiase biliaire, page 66.

L'évidement du corps des vertèbres est encore plus hardie. (Voy. Abcès ossifluents.)

La résorption des séquestres a été démontrée expérimentalement sur les lapins, par M. Lannelongue, pour en rendre la réalité plus évidente sur l'homme. Une cheville de 7 millimètres et demi de longueur sur 3 de diamètre, prise dans l'humérus d'un squelette, a été enfoncée dans, un tibia de lapin mis à nu et pansé antiseptiquement, en même temps qu'une cheville semblable d'ivoire étaitf placée comparativement dans le tibia opposé. Deux moiss ettrois jours après, l'animal, sacrifié, montra que la cheville osseuse était presque complètement résorbée, lesj huit dixièmes étant disparus et les deux autres restant dans la substance compacte, tandis que celle d'ivoire était à peine entamée. C'est donc le discrédit de cellesci dans le traitement des fractures, au profit de celles des os, qui devront être employées de préférence à l'avenir. [Soc. de chirurg., 17 mai.)

Tel est le résultat pratique de cette expérience renouvelée. Mais il reste à savoir si l'os n'est pas plus fragile que l'ivoire.

Eléments de pathologie chirurgicale de A. Nélaton, revus par A. Després, chirurgien de l'hôpital de la Charité, etc. Tome V et avant-dernier. 2e édition, très augmentée, avec 61 figures dans le texte. Un vol. grand inl 8o de 844 pages. Librairie Germer Baillière.

On sait que le célèbre chirurgien, qui a tenu le sceptre de la renommée, procédait par régions dans son œuvre. Cette méthode en a fait le mérite, et ce volume contient ainsi les maladies chirurgicales du tronc : celles de la

CHIRURGIE 89

poitrine, de l'abdomen, de l'anus et du rectum en particulier. Décrivant tour à tour, avec le soin minutieux et la clairvoyance qui le distinguaient, toutes les affections et les lésions susceptibles de s'y manifester sur chaque organe ou tissu, il les caractérisait aussitôt avec cette sûreté de vue qui en établissait tacitement pour ainsi dire le diagnostic différentiel entre elles. Il était dès lors impossible de ne pas les reconnaître ni les confondre. De là le mérite de cet ouvrage et son succès.

Les hernies, dont M. Després s'est occupé spécialement en se trouvant dans ce volume, en forment la partie principale. Plus de 300 pages y sont consacrées, plus du tiers de l'ouvrage. C'en est donc un véritable traité, et c est ce qui en fait le mérite particulier et le recommande à l'attention.

Manuel de pathologie chirurgicale de A. Jamain, continue revu et augmenté par F. Terrier, agrégé de la faculté, chirurgien des hôpitaux et membre de la Société de chirurgie, etc. 3e édition, premier fascicule du tome III. Un vol. in-12 de 383 pages. Librairie Germer Bailhère. Paris.

En suivant à deux ans d'intervalle le deuxième volume, paru en 1880, ce nouveau fascicule montre que la nn de cette troisième édition ne se fera pas attendre. Il contient exclusivement les maladies de l'appareil de la vision et forme presque un traité complet d'ophthalmologie, en comprenant successivement les maladies de la conjonctive, de la cornée, de la sclérotique, de l'iris, du

Un^M*00^ Vitr<§' de la rétine etdu nerf optique, mettent £\* PreC1 u°n q-Ui distin^ent cet ouvrage perder ■ consulter sûrement sur toutes les affections thodes r Part!6S constituantes de l'œil, avec les inétM^te?0!?68 aPPlicables à leur traitement. Une dïuSïfïp ?G' terminant chaque partie, permet rannorte r! ?°nsnltr Plus amplement tout ce qui s'y donc fr^nl SC,C+Ule iS°Ié' du Prix de * francs/ suffit

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