PARIS
LIBRAIRIE GERMER BAILL1ÈRE ET Gie
108, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 1 08 An coin de la rue Dautefeuillc.
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Des microbes! toujours et partout des microbes!! Rien que des microbes! ! 1 est l'épigraphe qui convient bien à cette année médicale, la plus féconde en investigations de tout genre sur ces infiniment petits. Tous les principaux efforts des médecins, les jeunes surtout, sont maintenant dirigés et concentrés sur ce sujet par des recherches actives, des cultures, des inoculations, des expériences. On en découvre sans cesse de nouveaux sur l'homme et les animaux, et la présence des anciens est confirmée et corroborée en en précisant les caractères. Ceux de la fièvre typhoïde, des fièvres paludéennes et de la fièvre jaune ont ainsi été revus, corrigés et augmentés, absolument comme certains livres. Keating a confirmé celui de la rougeole, et le microbe du cowpox a été rencontré dans les pustules vaccinales du veau aux diverses périodes de son évolution. Des organismes ont aussi été constatés dans le sang des malades atteints d'oreillons, clans la pneumonie croupale, par Friedlander; il n'est pas jusqu'au microbe rabique que l'on persiste à localiser dans le système
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nerveux, et celle étiologie parasitique des maladies est en si grande vogue qu'un médecin égyptien l'a étendue, sans rire, jusqu'aux calculs. Annonçons enfin que le passage de la bactéridie charbonneuse du sang de la mère au fœtus, nié jusqu'ici, vient d'être constaté par les collaborateurs de M. Pasteur, et que la transmission de la morve, par les liquides de culture de son microbe, a été obtenue authentiquement. On serait même parvenu, par ce procédé, à produire expérimentalement l'érysipèle en Allemagne. Autant de confirmations éclatantes de la nature parasitaire et infectieuse de ces maladies.
La liste des microbes pathogéniques s'accroît ain^i tous les jours. Sa longueur permet déjà d'affirmer la doctrine parasitaire des maladies, et les succès dans cette recherche de la petite bête sont assez fréquents pour attribuer exclusivement leur absence au défaut de la technique ou du réactif employés pour la déceler. On en trouve la preuve dans ceux qui ont servi à mettre en évidence la nouvelle bactérie tuberculeuse après l'insuccès de tant d'autres essais. Les microbes de la syphilis, constatés par Birch Hirschfeld en Allemagne et transmis soi-disant au cochon et au singe en France, pourraient aussi être invoqués à l'appui, si des réserves formelles n'étaient à faire plus loin sur leur identité.
Toutes ces découvertes imperceptibles, en reposant sur des interprétations systématiques plutôt que des réalités évidentes, ne sont pas en effet sans conteste. Elles ne se démontrent jusqu'ici que par leurs résultats sur les animaux, qui en sont la base exclusive, et les variations extrêmes, les irrégularités, les changements et les contradictions de ces résultats ne sont pas de nature à inspirer une confiance absolue dans leurs
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applications à l'homme.. Le charbon étant la base la plus solide et pratique de cette doctrine ne peut même servir à la généraliser, puisqu'il n'est pas également possible de le prévenir par l'inoculation vaccinale chez les divers animaux susceptibles de le contracter. La récente statistique des 85 000 bœufs et moutons vaccinés préventivement en Normandie, promulguée par M. Pasteur à l'Académie des sciences, n'est donc pas une garantie que la pustule maligne, l'œdème charbonneux ni la septicémie de l'homme en sont également justiciables.
Au contraire, la bactéridie septicémique, l'une des premières incriminées en Allemagne sous le nom de Sepsin, s'y trouve actuellement en discrédit. Au lieu d'être primitive, sa présence ne serait que secondaire, d'après les expériences de Rosenberger confirmant l'observation de Rossbach : qu'elle est engendrée par les organismes en permanence dans les liquides du corps humain. Steinberg a réussi à faire éclore la septicémie chez le lapin en lui inoculant sa propre salive, quoique jouissant de lapins parfaite santé.
Le vaccin jennérien n'est pas susceptible, heureusement, de ces variations et ces mécomptes, comme le prouve la découverte faite cette année d'un nouveau cowpox spontané, ayant parfaitement réussi.
L'application de ces découvertes et de ces expériences aux maladies de l'homme semble donc un vrai leurre, d'autant plus que le grand initiateur de cette méthode et ses adeptes persistent à instrumenter exclusivement sur les animaux, comme le prouvent les dernières communications sur le rouget du porc et la rage canine. L'augmentation de la virulence du microbe tuberculeux par sa culture est la contre-indication formelle de cette inoculation, bien que, faite en série sur
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les animaux, elle démontre incontestablement l'identité de la scrofulose avec le tubercule.
Rien de plus décevant et fallacieux que ces assertions, ces affirmations absolues des faiseurs de systèmes se contredisant mutuellement. Les plus ingénieux n'ont jamais donné qu'une parcelle de la vérité qu'ils prétendaient contenir tout entière, comme l'histoire le prouve. Sur ce terrain exclusif des microbes, il suffit d'entendre MM. Béchamp et Pasteur se contredire pour prévoir l'avenir de ce nouveau système. Mais la recherche et la connaissance de la vérité s'imposent si impérieusement au médecin qu'aucun n'y peut rester indifférent par le rôle étiologique capital attribué à ces organismes dans la production des maladies, autant que par le bruit retentissant fait sur tous les travaux qui s'y rapportent, dans les journaux, revues, conférences, sociétés, académies, congrès, partout. La pathologie bactéridienne est à l'ordre du jour, et quiconque n'a ni le goût ni le loisir de regarder de près à ces microbes est ainsi forcé d'y penser et de s'en préoccuper, au risque de négliger des recherches cliniques et thérapeutiques plus importantes à l'art de guérir.
En s'étendant sans cesse et à l'infini, cette voie d'expériences et d'analyses microscopiques, hérissée d'équations et de chiffres, paraît bien plutôt conduire à l'obtention du nouveau titre de docteur ès- sciences médicales, proposé officiellement aux Facultés françaises pour rendre apte à l'enseignement, que pour traiter les malades. Aussi a-t-il été repoussé à l'unanimité; car un tel enseignement exclurait bientôt, toufe instruction pratique, comme on peut en juger déjà par les cours des professeurs émérites qui suivent ces principes.
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L'esprit pratique des Anglais ne paraît pas s'être laissé prendre à si peu. Dans son Annus medicus de 1882, la Lancet constate que la bactérie a encore absorbé les énergies des pathologistes allemands et français. L'importance de cette étude est suffisamment attestée, dit-elle, par les brillantes investigations qui ont ajouté un nouveau mot à la littérature pathologique. Et c'est pour féliciter spécialement le docteur Koch de sa découverte du bacillus tuberculeux dont tant de pathologistes s'étaient vainement occupés avant lui. De là la sensation générale et profonde qu'elle a produite, car, en ces matières délicates et inexplorées, la raison est toujours au dernier entendu. La nouvelle technique par coloration, en conférant une réalité plus authentique et sensible à cet organisme au milieu des autres éléments suspects : la cellule géante et le follicule tuberculeux notamment, venant de la même source, lui assurait dès lors une attention spéciale.
Aucune valeur pratique ne doit cependant lui être accordée quant au diagnostic, au pronostic ni au traitement de la maladie, d'après les essais déjà tentés à cet égard. On peut même douter qu'il soit le vrai et dernier mot de l'énigme, après le fiasco de ceux proposés avant lui. Il est donc prudent d'attendre qu'il ait fait ses preuves pour lui accorder ses lettres de naturalisation. Jusqu'à plus ample informé, l'avantage de cette découverte sera de mettre fin à toutes les expériences de contagion et d'inoculation des animaux pour constater la tuberculose sur l'homme, en les remplaçant par la technique, minutieuse et difficile, de l'auteur.
Un grand et nouveau crédit est ainsi justement acquis au docteur Koch, lui permettant de discuter au-
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jourd'hui, non sans avantage, avec l'inventeur même de la méthode sur ses procédés. Initié, en vertu de son titre, aux lois immanentes de la pathogénie, il s'élève et combat la plupart des propositions avancées par M. Pasteur. L'action uniforme /les micro-organismes sur la production de toutes les maladies infectieuses et le pouvoir de les annihiler par une vaccination préventive sont ainsi convaincus d'exagération et d'erreur par des exemples contradictoires pris dans sa propre pratique. Telle est l'inoculation de la rage humaine et de la fièvre typhoïde du cheval au lapin. La mort subite de cet animal en résultant vingt-quatre heures après l'inoculation est la démonstration même — d'après tout ce qui est positivement acquis sur l'incubation et le cours de ces maladies — que l'on en a inoculé une autre : soit une forme de la septicémie, comme M. Colin, d'Alfort, l'avait objecté aussitôt. Méprise grossière des auteurs de ces expériences, faute d'avoir reconnu d'avance, comme celles de M. Vulpian l'ont bientôt prouvé, que plusieurs variétés de bactéries existaient dans le mucus nasal et la salive inoculés. Il eût suffi de prendre le chien comme le meilleur et le plus sûr réactif de la rage pour éviter cette équivoque et s'assurer comparativement que ce n'était pas cette maladie qui avait été communiquée au lapin, suivant l'objection immédiate du professeur Gosselin. Tout cela était aussi invraisemblable, impossible même que l'apparition subite du bacillus syphilitique dans le sang du porc, le lendemain même de sa prétendue inoculation. L'état antérieur du spore ou germe de ces microbes, constituant l'incubation, en est la conlradiction positive, formelle, à moins de le supprimer.
L'immunité de ces maladies infectieuses et parasi-
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taires par la vaccination préventive avec le microbe atténué par l'oxygène n'est pas mieux fondée. Elle n'est pas réalisable pour la lèpre, l'érysipèle, la gonorrhée, la fièvre récurrente, cle nature essentiellement parasitaire. La récidive en est toujours imminente, malgré une vaccination antérieure par la maladie même. Il en sera fatalement de même du bacillus tuberculeux, d'après l'observation. Une personne frappée de la diathèse tuberculeuse sous une forme atténuée quelconque : tuberculose articulaire ou scrofulose, peut en effet en guérir, sans être à l'abri d'autres manifestations plus graves des poumons, même à un âge avancé, comme on en voit des exemples.
Cette immunité est si exceptionnelle et inconstante qu'elle ne se réalise pas, pour le charbon même en offrant le type, sur les petits animaux qui le contractent spontanément ou artificiellement. Le cheval s'y montre réfractaire ainsi que l'homme, et le mouton même offre des exceptions. Sur les 400 000 vaccinés jusqu'ici, il est constaté authentiquement qu'un certain nombre sont morts dans l'année, après une ou deux vaccinations antérieures, du charbon spontané ou communiqué. De même des 40 000 bêies à cornes. Attribués à l'insuffisance du vaccin inoculé par ses mauvaises préparations , son atténuation trop faible ou trop forte, ces résultats n'en déposent pas moins contre les prétentions exagérées sur la valeur des inoculations préventives (Semaine méd., n°9 o et 6.)
Attaqué si vivement sur tous les points cle sa doctrine, l'illustre panspermiste n'a pas manqué de répondre aussitôt, suivant son habitude, avec autant de vigueur et de succès qu'envers tous ses contradicteurs. Sa glorieuse découverte des ferments animés, établie sur ses ingénieuses expériences et ses nombreuses applica-
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tions confirmalives, ayant ruiné la théorie albuminoïde des fermentations, lui sert de base avec les faits et les dates à l'appui. Incité, provoqué par l'exemple des médecins français et étrangers à entrer sur le domaine pathologique pour justifier et vérifier sa doctrine, il rappelle ses expériences précises, rigoureuses qui ont éclairé et assuré sa marche en avant jusqu'à la vaccination charbonneuse. Tous les résultats obtenus ici et là, en Prusse comme en Italie, sont établis par des chiffres officiels, montrant les altérations manifestes que leur a fait subir son contradicteur, dont il triomphe aisément par cette exposition logique et serrée, n'abordant pas l'étiologie parasitaire des maladies de l'homme. {Revue scientifique, 20 janvier 1883.)
D'ailleurs, le discrédit et l'abandon croissant partout du pansement phéniqué en chirurgie est l'infirmation même de ce système absolu, dont il formait le palladium par ses bons effets sur les plaies et les brillants résultats des opérations faites avec son emploi. L'acide phénique était considéré comme le toxique par excellence des microbes infectieux et leur insecticide spécifique. Les résultats du listérisme semblaient la démonstration de la panspermie, ainsi que le pansement occlusif ouaté. Depuis que de nombreux chirurgiens les ont remplacés par l'alcool, l'iodoforme et divers autres produits, les résultats sont les mêmes sinon supérieurs. On en obtient d'analogues par des soins minutieux et une extrême propreté. Preuve que l'action parasiticide serait un mythe comme les microbes.
En faveur de cette étiologie parasitaire qui hante tous les esprits, la clinique et la thérapeutique au lit
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du malade ont perdu leur crédit. La médecine humaine ne se fait plus qu'à l'aide des animaux dans les établissements hospitaliers. Le diagnostic et le traitement ne sont plus mis hors de doute et de contestation qUe par des expériences, des inoculations, des réactions physico-chimiques exécutées au laboratoire. C'est, le critérium suprême, la démonstration indispensable, la preuve convaincante. La séméiologie, l'investigation minutieuse, les antécédents, le coup d'œil ne sont employés que pour la forme, comme ne donnant que des probabilités. Le corps objectif du délit, si microscopique soit-il, donne seul la foi aux positivistes actuels, et c'est sur ces bases éphémères que sont principalement édifiées les variétés nosologiques des maladies protéiformes, comme les arthrites, les cirrhoses, les néphrites et tant d'autres.
Encore passe si ces expériences étaient faites subsidiairement et comme un supplément auxiliaire d'information. La vérité n'est jamais trop brillante et bien établie. Mais l'erreur est, suivant nous, de les considérer comme principales et les signes physiques comme accessoires. Les rôles sont ainsi renversés, et c'est par exception que des médecins distingués s'en tiennent encore aux signes cliniques, en montrant que l'on peut en obtenir les plus féconds résultats. Les excellentes études de M. Grancher sur les épanchements pleurétiques et le diagnostic précoce de la phthisie, celles du professeur Potain sur la signification de l'œdème sus-claviculaire , d'autres sur la méningite suffisent à en démontrer la prééminence. Les deux singulières manifestations pathologiques de Yhém.oglobinurie et du myxœdème devront s'élucider de cette manière, à défaut de pouvoir les inoculer ni les reproduire sur les animaux.
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Il est permis de juger de la valeur de ces expériences par les résultais qu'elles donnent lorsqu'elles sont seules applicables. Après s'être longtemps ingénié à localiser la leucocythémie dans divers organes, on en revient à la placer dans le sang, son vrai siège suivant les cliniciens. L'examen histologique de ce liquide pour trouver le secret et la raison des phénomènes morbides confirme ainsi les données acquises par la clinique pour l'acclimatement comme pour l'hémostase. Numérer les hématies et évaluer leur proportion d'hémoglobine, constater la variation des hématoblastes à telle période de la maladie est très bien comme curiosité scientifique;- mais cela n'apprend rien pour changer ces conditions, ni les effets pathologiques en résultant. Un simple remède/comme le fer, découvert par la clinique en l'absence de ces connaissances scientifiques, ferait bien mieux l'affaire des malades, en les guérissant, et celle du médecin.
Les médications essayées contre la diphthérite et la fièvre typhoïde, comme l'acide phénique et salicylique, en vue de détruire le principe sep tique qui les produit, représenté par un prétendu microbe, n'ont donné aucun résultat satisfaisant. Elles ne paraissent agir, comme le sulfate de quinine, qu'en abaissant la température plutôt que comme désinfectants ou antiseptiques. Si les micro-organismes sont détruits, c'est par le refroidissement du corps, et l'eau froide, en bains surtout, pourrait être aussi efficace, si leur emploi n'était malfaisant. Aucune action spécifique n'est donc a ttendre de ces moyens contre les microbes, et c'est surtout en combattant les symptômes prédominants, comme l'excès de température, l'adynamie, en évacuant l'intestin et en alimentant le malade, que l'on arrive le plus sûrement à la guérison.
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De môme des maladies nerveuses généralisées, comme Yataxie locomotrice et la paralysie générale, n'ayant qu'une seule chance de guérison : être reconnues et traitées activement dès leur début, à leur première période. En saisir et signaler les prodromes, les signes hâtifs est donc plus utile aux malades et important à la considération du médecin pour ën prévenir ou retarder, par un traitement précoce, les manifestations plus graves, que d'attendre les périodes ultérieures ou la mort, pour en distinguer scientifiquement les différentes formes et les lésions. M. Brown- Séquard triomphe ainsi sur tous les localisateurs, malgré leurs expériences sur les chiens et les chats, par cette simple observation clinique que tous les hémiplégiques sont plus ou moins diplégiques : observation ratifiée explicitement par M. Gharcot. Gomment admettre, après cela, les centres spéciaux et indépendants, comme celui de la soif, fixé hypothétiquement par les Allemands dans la polydipsie? Un moyen de ramener l'humidité de la bouche, comme l'atropine, est infiniment préférable.
On peut en dire autant du diabète, dont l'origine nerveuse, scientifiquement constatée, n'est d'aucun secours pour le traitement ni la guérison. Etudier les différentes causes éloignées qui le produisent, comme le paludisme, en agissant sur le système nerveux, et les médicaments propres à contrebalancer cette action, est aussi plus utile et pratique. Les observations du docteur Lamarre sur les palpitations essentielles du cœur en sont la preuve.
Les cultures du microbe de la rage, dont le siège est fixé au voisinage du bulbe, faites en vue d'atténuer sa virulence et le neutraliser par l'inoculation vaccinale, menacent ainsi de rester stériles.' On ne guérit les
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affections nerveuses que par une action directe sur leur siège central ou périphérique. Exemple, l'action de Y hypnotisme sur les hallucinations, dont l'origine psychique est ainsi démontrée en les provoquant, comme le somnambulisme dans Yhystérie. La rareté de la chorée parmi la race noire, aux Etats-Unis, est une autre preuve indirecte qu'elle est surtout produite par les abus, les excès de la civilisation sur le système nerveux des blancs. L'action élective de certains médicaments, comme l'électricité sur le système nerveux, et leur emploi contre les névroses et les névralgies les mieux connues, l'étirement des nerfs surtout, est une démonstration évidente qu'une modification locale est indispensable à leur guérison.
De là l'enquête, ouverte en permanence dans ce Dictionnaire, sur les nouveaux signes physiques des maladies, comme le meilleur moyen d'en distinguer les formes et les variétés, de préférence à leurs causes microscopiques. Un diagnostic bien établi est la meilleure base pour instituer un traitement efficace et arriver à la guérison, tandis que l'étiologie, souvent obscure, problématique, sans contrôle ni vérification possibles, n'est qu'un phare incertain et trompeur. L'adage du sublata causa est très juste sans doute, mais bien difficile à réaliser par la variété et la multiplication de ces causes morbides, agissant simultanément en sens inverse, opposé. Les nouveaux signes indiqués de Yataxie locomotrice, du cancer du cardia, de la conjonctivite purulente, de Yépanchement du péricarde, de Itiméningile, du rhumatisme osseux et de la syphilis héréditaire, en pathologie interne, et ceux des arthrophytes traumatiques , des calculs de la vésicule biliaire, des synovites tuberculeuses, de la tuberculose articulaire et tant d'autres signes perceptibles, en pathologie externe,
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sont exempts de ces méprises et de ces erreurs redoutables. En promulguant, avec ces connaissances, la découverte des variétés pathologiques nouvelles et des formes rares, comme le céphalœmatome tardif, les kystes du pancréas, avec les observations à l'appui, des guides plus sûrs que les réactifs physico-chimiques microscopiques et physiologiques ou vitaux sont offerts au praticien pour atteindre son but.
La thérapeutique, qui conduit le plus sûrement a ce but, est toute simple, selon les panspermistes. Le microbe invisible étant l'unique ennemi, au dedans comme au dehors, en santé et en maladie, il s'agit de s'en préserver, s'en prémunir dans le premier cas, de le tuer et le détruire impitoyablement dans le second. On remplit ces deux indications par l'inoculation vaccinale empêchant l'invasion, la prolifération ou segmentation du monstre, et les nouveaux remèdes dits antiseptiques, parasiticides, désinfectants, pour le détruire. C'est tout simple et logique, comme la conception du système même.
. Mais pour arriver à ces infiniment petits, répandus, disséminés au sein de l'organisme vivant qu'ils infectent, il faut y faire passer des remèdes actifs à haute dose que les malades ne peuvent souvent supporter. Dans les maladies infectieuses, la diphthérite et les fièvres typhoïde, jaune, puerpérale, récurrente, la rage notamment, les acides borique, phénique, salicylique, les sels de quinine, la pilocarpine ont été dirigés contre ces microbes invisibles, hypothétiques, en faisant perdre de vue les autres symptômes et négliger l'état
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réel des malados. Pour un qui résiste et guérit, coinbien succombent par la pratique aveugle de <•<■ Système et sous les coups de ses adeptes! Le rasoriHnc on contro-stimulisme et le broussaïsme, qui ont passé les derniers, en témoignent. Un médecin qui saignerai! aujourd'hui aussi inconsidérément qu'il y a un demi siècle serait traité d'assassin. Appliquée aux maladies de l'homme, la panspermie ou micromanie est destinée au même sort, en produisant des effets aussi déplorables, car, absolue dans son principe, elle ne repose que sur des idées théoriques et des expériences in vitro. De l'air et du simple minéral, d'où l'on est parti, on est passé aux végétaux, aux fruits, pour arriver graduellement des petits animaux, comme les vers à soie, l'œuf et les poules, jusqu'aux grands mammifères, et de l'uniformité des résultats obtenus dans ces trois règnes de la nature vivante, on prétend y assimiler l'homme, sans considérer toute la différence des procédés employés ici pour la réalisation de la vie et ses diverses manifestations. N'est-il pas évident et démontré que ses troubles, ses altérations sont également soumis à d'autres lois, des changements et des complications qui peuvent bien modifier le rôle du microbe dans les maladies? Heureusement, M. Pasteur et ses adeptes les plus ardents s'en tiennent aux animaux. Ils sont occupés actuellement à atténuer le virus ou microbe du rouget, ou mal rouge des porcs, pour les vacciner. Pauvres bêtes !
Sans être réduite à ces étroites limites, la thérapeutique actuelle s'amoindrit néanmoins de plus en plus par le positivisme qu'elle emprunte aux autres branches de la science. L'empirisme est à l'index, et il n'est plus permis d'invoquer les bienfaits d'un remède ou d'une médication, sans en expliquer rationnellement
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et en démontrer expérimentalement l'action, ûe serait-ce que sur des cobayes ou des lapins. Tout peut être admis dans ces conditions, surtout si le produit est simple, bien analysé, d'une action rapide, précise et fixe contre une maladie ou un symptôme. Exemples, les extraits de muguet et la caféine, prêts à détrôner la. digitale et son alcaloïde, contre les maladies du cœur. La spécificité du bromure de potassium et de Yiodoforme contre le diabète, celle du nitrite de sodium et la ligature des artères vertébrales contre l'épilepsie ne paraissent avoir d'autre raison que les succès invoqués à l'appui. L'atropine contre la sécheresse de la bouche, la pilocarpine contre la polyurie et les inhalations phéniquées dans la diphthérite ont été employées au contraire comme de vrais antidotes.
Autrement, une réputation séculaire, comme celle de l'opium et du quinquina, est requise pour être admise sur parole. Le seigle ergoté a reçu ainsi plusieurs applications nouvelles, en vertu de sa bonne renommée contre l'adynamie typhoïde, l'arthrite scrofuleuse et le rhumatisme articulaire, dont il abrégerait la durée, en prévenant les complications cardiaques. Combiné aux bromures, il calmerait l'excitation mentale, ce qui est contredit par les effets de la mixture exhilarante signalés l'année dernière et confirmés par les résultats de l'ergotine sur certains troubles nerveux de la parole.
L'absorption du péritoine, étudiée au point de vue de la transfusion du sang défibriné, ainsi que l'emploi de Veau oxygénée et de Yiodo forme, intus et extra, rentrent dans les méthodes générales auxquelles on donne aujourd'hui la préférence pour l'administration des médicaments. La voie hypodermique et interstitielle, au moyen d'injections, est ainsi choisie dajis une infinité
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de cas à l'exclusion de celle de l'estomac. La syphilis est traitée exclusivement de cette manière dans les hôpitaux spéciaux, et les injections d'éther acquièrent de nouvelles indications par leurs effets résurrectionnels surprenants. Celles de strychnine sont môme employées contre les myélites stationnaires, et celles de morphine ont été utilisées contre l'irréductibilité des hernies. Plusieurs médicaments sont soumis à cette voie d'introduction, et l'on va jusqu'à essayer d'en simplifier les procédés pour la rendre plus fréquente.
De là aussi l'introduction artificielle dans l'estomac des aliments qu'il ne peut recevoir autrement par anorexie, obstacle à la déglutition ou vomissements. Le lavage de l'estomac a conduit à cette méthode qui permet de se nourrir et vivre sans manger. Des malades en sont même guéris, en luttant avantageusement par ce procédé de gavage contre la faiblesse, les vomissements, les hémorrhagies, l'amaigrissement et la consomption, certaines hystériques et phthisiques en particulier .
La poudre de lait serait aussi applicable à l'ulcère de l'estomac pour les malades qui ne peuvent tolérer ce liquide; c'est assurément l'une des plus importantes innovations thérapeutiques de l'année, heureusement complétée par l'allaitement au lait d'ânesse, surtout chez les nouveau-nés syphilitiques. Avec Y isolement croissant dans les hôpitaux et les maternités, par crainte des microbes dans les maladies contagio-infectieuses, celles des enfants surtout, la thérapeutique actuelle se réduit presque à l'hygiène. L'influence de Yacidité dans F alimentation sur le développement des coliques de plomb n'est que cela, en effet, comme l'usage des antiseptiques et des désinfectants.
Ces exemples sont démonstratifs des profondes mo-
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difîcations, des changements opérés dans la pharmacologie thérapeutique. Nos anciens formulaires ont vieilli, à moins de se mettre au courant des nouvelles formules par 1' 'Annuaire thérapeutique du professeur Bouchardat. Aussi bien signalerons-nous à l'attention de nos lecteurs les Etudes de thérapeutique générale et spéciale, avec application aux maladies les plus usuelles, du docteur Luton. C'est l'œuvre d'un praticien convaincu, d'un esprit novateur, tendant à se rendre compte de certains médicaments par les effets qu'il en obtient et en observe, pour en étendre et en préciser les indications; le résumé de toute une vie d'observation sagace et savante, sans aucun esprit de système ni de parti pris.
La chirurgie est cultivée au contraire des plus activement et s'agrandit sans cesse. Ce n'est pas par les grandes découvertes faites en pathologie externe. Celle du siège de V aï douloureux et la trouvaille des fistulettes de la région ano-coccygienne, bien en rapport avec les recherches microscopiques, sont, avec le céphalœmatome tardif, à peu près les seules à signaler ; mais les innovations chirurgicales abondent. Outre les modifications et les perfectionnements des opérations anciennes, celles-ci sont remplacées par de plus simples et moins nocives. Tel est le perfectionnement continu des résections sur les amputations, — sans que la méthode sous-périostée paraisse devoir rajeunir celles-ci, — de la lithotritie sur la taille et de la litholapaxie ensuite. On parle môme de substituer la laryngotomie crico-thyroidienne à la trachéotomie.
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Ainsi s'encombre le champ opératoire de méthodes et de procédés divers. Peu d'opérations disparaissent absolument, dès qu'elles sont nées et ont trouvé utilement leur application, tandis qu'il s'en crée sans cesse de nouvelles par le progrès des connaissances, l'habileté des opérateurs et surtout leur audace. Tous les organes, internes et externes, en sont devenus tributaires, en vertu de l'expérimentation permise in anima
Des expériences barbares et insensées ont ainsi été faites par un chirurgien allemand, ouvrant la poitrine des animaux vivants pour mettre leur cœur à nu, le piquer, le déchirer, l'écraser cruellement, afin de montrer qu'en cas d'accident analogue chez l'homme, la suture du cœur et du poumon est praticable en vue d'y remédier avec succès. Le fait montre bien le délire matérialiste qui pousse certains chirurgiens d'outre- Rhin à tant d'excentricités, d'atrocités opératoires, par analogie de ce qui se fait sur l'estomac, ses annexes et toute l'étendue de l'intestin. On pique, on divise la vésicule biliaire et les reins pour en extraire les calculs, comme dans la vessie. La vésicule a même été extirpée par Langenbuch, de Berlin, clans un cas de lithiase biliaire, et l'examen montra qu'il ne restait plus que deux très petites concrétions. L'opération avait donc été inutile, et, quoique ayant parfaitement réussi, l'opéré est mort, comme dans les excisions du pylore et de l'estomac, qui se font couramment en Angleterre et aux États-Unis, d'après l'exemple des Allemands.
La néphrolithotomie est ainsi née de la néphrotomic et la néphrectomie, par l'emploi fréquent qui en est fait à l'étranger. Les exemples de cette nouvelle opération se multiplient assez en Angleterre pour que
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trois succès authentiques en soient relatés et lui donnent droit de cité.
La gastro-entérostomie est une autre opération nouvelle de même genre, avec ou sans résection du pylore, née également de l'entérectomie et la colotomie. Cette innovation ingénieuse mérite d'être signalée, mais quels succès est-il permis d'espérer d'une telle réunion de l'intestin grêle à l'estomac? La gastrostomie en deux temps paraît destinée à bien plus d'avenir.
La colotomie lombaire ou anus contre nature, opposée au cancer du rectum, selon la pratique anglo-américaine, fait de rapides progrès en France. De nouveaux succès en sont relatés. Son emploi s'est même étendu aux rétrécissements cicatriciels de cet organe. Mais les chirurgiens anglais sont allés plus loin, en opposant une opération radicale aux rétrécissements fibreux ou cancéreux du gros intestin. C'est l'excision même de l'occlusion ou colectomie, suivie de la suture des deux bouts de l'intestin. Une modification opératoire ingénieuse a même été imaginée et appliquée à ce sujet.
L'hy stéréotomie, mise en suspicion obstétricale par les Allemands qui lui préfèrent l'opération césarienne, est au contraire pratiquée résolument par eux, totale ou partielle, contre le cancer utérin. La statistique des succès et des revers, dans ces deux cas, montre qu'ils prennent encore à ce sujet le contre-pied de la vraie chirurgie conservatrice. Deux récents exemples de son emploi dans l'ovariotomie pour des fibromes coexistants attestent bien mieux la contre-indication formelle de cette mutilation.
La résection partielle de la vessie, avec réunion consécutive déterminée par l'expansion adhérente de cet organe à un kyste de l'ovaire, a été pratiquée avec succès, comme l'une des plus graves complications de
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1,'ovariotomie. Vuréthrotomie externe a aussi été érigée en méthode spéciale pour l'exploration digitale de l'intérieur de la vessie, permettant d'en constater les tumeurs, polypes ou fongosités, et de les extirper au besoin.
Une nouvelle opération curative du varicocèle s'est encore fait jour, et les vigoureux efforts tentés pour introduire la tarsotomie en France ont trouvé une résistance assez forte pour prévoir qu'elle ne s'y acclimatera pas de sitôt. L ' ètirement ou élongation des nerfs reste font discutée, tout en perdant du terrain ; tandis que la compression élastique contre les anévrismes semble en gagner, comme la thoracoplastie dans l'empyème. L'extirpation du cancer devient aussi de plus en plus radicale par l'ablation des ganglions de la zone suspecte.
En s'appliquant à ces affections générales localisées, la chirurgie étend maintenant son domaine jusqu'aux tuberculoses locales. Avec l'assimilation de la scrofulose, on prévoit tout le développement qu'elle va prendre. Le tubercule du sein, récemment découvert, en sera le premier justiciable, comme les tumeurs blanches augmentées des arthrites fongueuses, très fréquentes de par le microscope. Nous avons vu ainsi en Amérique, dès 1851, amputer des doigts et même des membres à des scrofuleux pour des articulations gonflées, douloureuses, ce qui hâtait leur trépas. Les ulcérations de la bouche et de la langue en sont aussi tributaires, comme des exemples le prouvent. On a même proposé d'enlever un œil tuberculeux, comme on excise le testicule, afin que l'autre ne le devienne pas sympathiquement. De là le titre de tuberculose chirurgicale, introduit dans ce volume. Vexcision du chancre induré procède évidemment de ce système.
INTRODUCTION XXI
Il serait superflu d'énumérer après ces citations toutes les remarques pratiques faites sur les opérations usuelles -.ouverture d'abcès, amputations, fistules, fractures hernies, kystes, luxations, résections, tumeurs, m les modifications qui leur sont proposées ou appliquées. Elles sont le résultat de la liberté d'appréciation et d'interprétation qui règne plus que jamais souverainement dans l'observation individuelle. La discussion solennelle sur le chloroforme et la chloroformisation l'a bien prouvé par les divergences d'opinion qui se sont manifestées et comme en témoigne encore celle qui se produit sur la fièvre typhoïde. Mais, si elle est une garantie du progrès, on observe que ces contradictions sont aussi souvent une cause de trouble et d'anarchie dans la science, de doute et de scepticisme dans les esprits. La diversité des pansements usités en est une preuve éclatante. Bientôt, comme en religion, on ne croira plus à rien de ce qui ne se démontre pas plus ou moins objectivement, ni à l'autorité de personne en dehors de sa propre raison.
A ces trois parties capitales s'ajoutent des observations intéressantes d'accidents rares et peu connus en obstétrique, pendant la grossesse et durant l'accouchement. Un bruit de souffle péritonéal annonçant la péritonite et la substitution du bromure iïéthyle au chloroforme pour l'anesthésie à la reine méritent d'être spécialement cités. Des remarques analogues sont faites sur les néoplasmes coïncidents ou consécutifs, fibromes, kystes, tumeurs, avec les opérations gynécologiques ayant servi à leur traitement.
XXII INTRODUCTION
Les nouvelles investigations exécutées sur les voies urinaires des deux sexes, la vessie en particulier, sont aussi signalées avec leurs résultats.
L'ophthalmologie n'a pas été négligée. L'étiologie rhumatismale de la conjonctivite blennorrhagique et les nouveaux topiques spécifiques indiqués dans les formes granuleuse, diphthéritique et scrofuieuse en témoignent. De là le nouveau titre de scrofulose oculaire. Le choix à donner à la sclérotomie sur l'iridectomie dans le glaucome a été aussi éclairé par le résumé de la grande discussion anglaise à ce sujet. V atrophie des nerfs optiques dans l'ataxie a même servi à rejeter l'étiologie spécifique.
L'odontologie, niant par ses organes les plus autorisés les maladies de la dentition, a été aussi l'objet d'une réfutation en règle.
Les recherches sur les variétés protéiformes, locales et disséminées de la syphilis et la prétendue découverte de son microbe, sont également signalées. Son antagonisme avec celui de la vaccine se justifiera- t-il? Les développements cliniques sur la syphilis céré brale et héréditaire pour eh assurer le diagnostic et le traitement nous ont paru plus importants à consulter.
En médecine légale, la question des empoisonnements par les alcaloïdes végétaux, obscurcie par la découverte des ptomaïnes, tend à s'élucider. Un cas de viol par hypnotisation appelle l'attention sur ce sujet nouveau, comme sur la mort subite par coliques hépatiques, observée par M. Brouardel. \J erreur du sexe, résultant de l'hermaphrodisme apparent à la naissance, exige aussi une restriction explicite à l'article 57 du Code civil. Démontré par des faits nombreux dans notre Traité de la stérilité humaine, ce danger est de nouveau signalé ici pour prévenir le mariage mons-
INTRODUCTION xxni
trueux de deux hommes ou de deux femmes, consacré par la loi, comme nous en avons relaté des exemples
autKentiques.
Avec les lois, ordonnances et règlements modifiant renseignement et Vexercice professionnels, le régime des hôpitaux civils et militaires, le programme des concours et des prix internationaux, la biographie succincte des médecins morts au champ d'honneur, Ton aura le résumé" de L'année médicale de 1882. A voir Les compendieux recueils et les gros volumes in-8° qui en exposent au jour le jour les travaux de plus en plus nombreux, on trouvera que c'est peu, bien peu. On ne tient compte ni des expériences ni des analyses encombrantes, des redites et des revues sans fin, de la chronique et des variétés du jour, étrangères à ce Dictionnaire des progrès. L'histoire du passé n'est utile que pour éclairer le présent ou l'avenir; le reste est de pure curiosité, comme les faits du jour. En se bornant à ceux qui se rapportent immédiatement à la pratique, par les recherches, les acquisitions ou les découvertes nouvelles, il réussit, sous ce modeste format, à intéresser et à satisfaire de nombreux praticiens depuis 1864.
P. Garnier»
db lévrier 1883.