‹ Dictionnaire annuel des progrès des sciences et institutions médicales [electronic resource] (volume 2)Chapitre 30 sur 69 · GLOTTE · texte numérisé non relu

GLOTTE

irienne. Il ne la considère que comme remplaçant la

première.

Puis viennent ceuxjcomme Bowman, Teale et Critchett, qui, sans l'avoir essayée, font des réserves ou accordent la préférence à l'iridectomie. Ce dernier ne trouve l'opération de Wecker indiquée que dans le glaucome traumatique, avec extraction du cristallin. Lawson ne lui accorde également que des applications très restreintes, et c'est ainsi que la plupart des orateurs en ont parlé à priori, sans aucune expérience. La technique leur paraît surtout imparfaite, et M. Cowell ne rejette l'opération que pour cette cause. Plusieurs insuccès sont attribués à ce procédé. La question reste donc sub judice. (Ophthalmological Society et Lancet, 17 juin.)

GLOTTE. La fréquence des accidents nerveux graves, multiples et variés, résultant, chez l'adulte, de l'occlusion totale ou partielle de ce vestibule des voies respiratoires, les rend souvent difficiles à interpréter dans leur mécanisme physiologique et pathologique. La distinction suivante du docteur Krishaber aidera sans doute à les mieux comprendre.

L'occlusion physiologique des voies respiratoires aussi bien que le spasme pathologique de la glotte résultent du jeu d'un sphincter virtuel, à deux plans, dont l'inférieur correspond aux lèvres de la glotte et le supérieur à celles de l'orifice sus-glottique.

Le spasme de ce sphincter intercepte l'inspiration, alors même qu'un seul des nerfs récurrents qui l'animent est excité.

Sa paralysie au contraire produit des phénomènes très différents et même opposés, selon que tels filets nerveux ou tels muscles sont atteints et suivant qu'elle est unilatérale ou bilatérale, récente ou ancienne, celle-ci se compliquant de contracture dans les muscles antagonistes.

Qu'il s'agisse de spasme ou de paralysie, l'état de la muqueuse glottique a peu ou point de signification, si l'altération est légère.

D'où la classification de ces spasmes en trois ordres : idiopathiques, symptomatiques ou prémonitoires et accidentels ou irritatifs.

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Les premiers comprennent : 1° le laryngisme de l'enfance et de l'adulte, spasme essentiel ou ictus laryngé, appelé vertige laryngé par M. Charcot; 2° la paralysie des muscles respiratoires du larynx, variant dans sa symptomatologie et son traitement suivant qu'elle existe d'un seul côté ou des deux.

Les seconds comprennent les spasmes et la paralysie se manifestant dans l'hystérie et l'ataxie locomotrice : Id'où l'aphonie et l'hyperexcitabilité, la toux nerveuse et hystérique, l'aboiement. La compression des nerfs régcurrents par une tumeur quelconque peut produire les jmêmes effets.

Enfin les derniers résultent de la présence passagère des corps étrangers ou des polypes flottants, des végétations du larynx. Leur mobilité seule est la cause des accidents, car un corps étranger, fixe et immobile, peut séjourner longtemps sans en déterminer : ce qui prouve le peu de réaction de la muqueuse laringo-trachéale à tout ce qui ne la chatouille pas. (Ann, des malad. du

*ynx, septembre.)

GREFFES. La peau des cadavres peut servir à cet effet peu de temps après la mort. Le cadavre d'un jeune Allemand qui s'était suicidé en se coupant la gorge, ayant été apporté à l'hôpital, M. Girdner découpa une large portion de la peau de la face interne de la cuisse et, en la découpant en petits fragments, les appliqua sur une égale surface, dénudée et granuleuse, d'un blessé. Recouvertes de la protective de Lister, ces greffes furent fixées par un pansement modérément serré.

En levant le bandage quatre jours après, un quart des greffes se détachèrent par le lavage. Les autres donnèrent lieu à une peau mince, et, malgré un érysipèle intercurrent, qui entraîna la mortification de cette nouvelle peau, la cicatrisation finit par s'opérer.

Ce procédé n'a pas l'avenir que l'auteur lui prête pour la réparation des cicatrices. La peau d'un cadavre sain n'est pas si commune. Les blessés ou les suicidés peuvent servir exclusivement à cet effet, et il est assez délicat de faire une plaie étendue sur ces cadavres immédiatement après la mort. Comment s'assurer d'ailleurs qu'ils

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sont exempts de toute infection diathésique ou spécifique? C'est donc là une découverte à la manière allemande.

Greffes musculaires. Un exemple unique en est relaté par M. Helferich (de Munich), chez un homme à qui Ton avait dû réséquer une portion du deltoïde. Pour compenser cette perte de substance, il transporta un deltoïde de chien, qu'il inséra, grâce au catgut, au milieu du muscle humain autochtone. Trois mois après, les fonctions du bras s'exécutaient presque normalement. (Congrès des chirurgiens allemands.)

Greffes spongieuses. Les chirurgiens ont depuis longtemps reconnu la difficulté d'enlever des éponges appliquées peu d'heures auparavant dans la profondeur des plaies, comme moyen de compression contre les hémorrhagies. Des granulations s'insinuent dans leurs interstices, avec la plus grande rapidité, qu'il faut rompre, pour séparer l'éponge de la surface charnue.

Des éponges très fines, débarrassées de leurs parties siliceuses et calcaires, lavées dans une solution de potasse et macérées ensuite dans une solution phéniquee à 5 pour 100 d'acide, ont donné les résultats suivants au docteur J. Hamilton : Des fragments, étant déposés dans les cavités séreuses ou les espaces intermusculaires d'animaux, sont devenus si intimement adhérents aux parois des plaies traitées antiseptiquement qu'il était impossible de les distinguer des tissus vivants. Bientôt, l'éponge saignait en la pinçant, quoique privée de sensibilité, et devenait complètement organisée, en se recouvrant de peau. L'éponge subit les mêmes changements dans la cavité abdominale, en devenant rapidement adhérente aux viscères infiltrés de lymphe plastique vascularisée et organisée. Tel est le résultat brut.

Au microscope, on voit les loges de l'éponge se remplir graduellement de lymphe fibrineuse, avec des lambeaux vasculaires et une lymphe organisatrice, venant des tissus environnants, s'y infiltrer après que les matériaux fibrineux ont disparu. Le tissu propre de l'éponge et les parois de ses loges s'imprègnent ainsi très lentement

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de grosses cellules nucléées qui y adhèrent, sans qu'il soit Impossible de rendre leur absorption évidente. | Il serait prématuré de voir, comme Fauteur, dans le [résultat de ces curieuses expériences, une négation de la vieille théorie de Faction irritante per se des corps [étrangers. Une réserve peut être faite en faveur de Faction de certaines matières animales, comme le catgut, la soie, les crins, les caillots, dont Fobservation est devenue familière. Cette nouvelle observation de l'éponge paraît donner une telle consécration à cette vérité, qu'à preimière vue elle paraît presque une découverte. Mais il jsera plus pratique de savoir quelles en seront les apjplications possibles à la chirurgie. Le processus semble «très lent, mais il a l'immense avantage de ne déterminer aucune rétraction, comme dans la cicatrisation naturelle des plaies. Ce procédé pourrait donc être mis à profit après l'excision de volumineuses tumeurs ou la destruction de certains clapiers purulents, fongueux. Ce sera à l'avenir de prononcer. (Edinburg med. joum., novembre 4881.)

Greffes osseuses. A défaut d'avoir pu les réaliser le [premier sur Fhomme, M. Ollier a tenu à rappeler, par l'historique de la question, qu'il avait tenté de le faire :| expérimentalement avec le périoste. Elles n'ont échoué I: autrefois que par les emprunts faits à des os d'animaux, li bœuf, veau ou chien. L'insuccès des greffes entre anii maux d'espèce différente en est la preuve. La transplantation de fragments d'os humains munis de leur périoste, surtout de sujets jeunes, sont les conditions essentielles pour les réaliser, soit qu'on les emprunte au sujet même, soit à une personne ou un membre étranger. En prévenant la suppuration avec la méthode phéniquée, la greffe s'opère, le fragment osseux se soude et reprend ses adhérences avec les tissus vasculaires qui l'entourent, comme les essais de Macewen Font démontré. (Voy. année 1881.)

Elles seront le plus faciles avec des lambeaux osseux régulièrement taillés et placés dans une loge méthodiquement délimitée avec le bistouri, sous le nuage phéniqué, au milieu de tissus sains et non contusionnés.

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Les transplants devront être pris sur des sujets jeunes et constitués par des tissus ayant un grand accroissement en puissance. La prolifération cellulaire, dans ces conditions, sera la plus effective et abondante. Les éléments de la couche ostéogène du périoste, organe de! l'accroissement de l'os en épaisseur, contribueront surtout à ce résultat. (Acad. des sciences, 1881.)

Greffes conjonctivaies. Déjà réalisée par Wolf en Angleterre, cette transplantation de la conjonctive du lapin a' été faite sur l'œil humain par le docteur Marc Dufour, dans quatre cas, dont deuxsymblépharons. L'adhérence étant disséquée, on applique sur la surface dénudée un lambeau de la muqueuse oculaire du lapin fixée en place par des sutures. L'opération échoua sur une femme âgée, quoique le lambeau eût été suturé avec des fils de soie; il se nécrosa.

Sur un enfant de onze ans, le lambeau transplanté fut fixé à la fois sur l'œil et la paupière. Le succès fut complet, et, deux mois après, le lambeau vivait parfaitement.

Après l'ablation d'un épithélioma des lèvres chez un homme, la muqueuse buccale prise sur le malade même fut transplantée sur une petite tumeur de la lèvre inférieure. Succès complet; mais une récidive survenue un an après exigea la même opération, avec un fragment de la muqueuse labiale, qui réussit également.

Il s'agit seulement de ne pas faire la transplantation immédiatement après l'incision et de fixer d'avance les fils de soie au lambeau à transplanter. (Revue mèd. de la Suisse romande.)

GROSSESSE. Frottement péritonéal. Chez deux femmes à terme et dont le travail avait même commencé avec des accidents de péritonite, M. A. Herrgott fils a perçu par l'auscultation et la palpation de l'abdomen, en le déprimant légèrement, un bruit de frottement rugueux, isochrone à la respiration. Il résulte manifestement des deux surfaces internes du péritoine, enflammées, distendu s par l'utérus gravide et ayant perdu leur poli habituel. Ce nouveau signe du début de la péritonite serait donc une indication, en pareil cas, de terminer rapidement l'accouchement, afin de soustraire l'utérus et

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